16 novembre 2017

Stanley Cavell, À la Recherche du bonheur, Vrin 2017, lu par Antoine Hazard

Stanley Cavell, À la Recherche du bonheur. Hollywood et la comédie du remariage, Vrin, juin 2017, lu par Antoine Hazard.

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Vingt-cinq ans après sa première parution française, la réédition d’A la Recherche du Bonheur de Stanley Cavell ressuscite un sous-genre du cinéma hollywoodien, ayant fait florès dans les années 1930, sous le nom de « comédie loufoque » (ou screwball comedy). Ces films ont pour thème commun la rupture, le divorce et le remariage. Ils mettent en scène un couple se disputant à coup de répliques piquantes, évoluant dans des décors luxueux dignes du rêve américain. L’auteur de La Philosophie des salles obscures (1), cinéphile averti et philosophe du langage ordinaire, inspiré de Wittgenstein et d’Austin, nous replonge dans l’expérience filmique de ce genre qu’il rebaptise plus spécifiquement de « comédie du remariage », et qu’il considère comme étant « le noyau central de la comédie hollywoodienne à partir de l’avènement du son »(2).

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14 novembre 2017

G. Larochelle & F. Courville, La course à la performance, Beauchesne 2016, lu par Gilles Barroux

Gilbert Larochelle, Françoise Courville, La course à la performance, Beauchesne, 2016, lu par Gilles Barroux.

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Parmi les grandes thématiques contemporaines qui se situent à l’intersection de plusieurs champs disciplinaires – éthique, médecine et sciences, épistémologie, sociologie sans oublier la philosophie – figure en bonne place la performance, terme non exempt de fortes et sensibles ambivalences. La performance désigne en un sens un parcours de progression, individuel ou collectif, un projet, une ascension, mais aussi l’obsession de toujours plus : plus haut, plus loin, plus vite. Aurait-on affaire à l’histoire d’un processus de corruption d’une notion au départ noble et digne mais, au fur et à mesure des évolutions de nos sociétés, imprégnée d’exigences produites par une vision du monde avec comme seul et unique curseur le court terme ?

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07 novembre 2017

Dans les parages de Nicolas de Cues : trois lectures de Jocelyne Sfez

 

Exceptionnellement, nous publions trois recensions portant sur la pensée de Nicolas de Cues : le lecteur pourra ainsi se faire une idée plus précise de l'oeuvre du philosophe de la Renaissance. Nous remercions vivement Jocelyne Sfez pour ce travail riche et substantiel.

 

Federici Vescovini Graziella, Nicolas de Cues. L’homme, atome spirituel, Paris, Vrin, « Bibliothèque des philosophies », 2016.

Participation et vision de Dieu chez Nicolas de Cues (éd. Isabelle Moulin), Paris, Vrin, « Publications de l’Institut d’études médiévales de l’Institut catholique de Paris », 2017.

L’humilité chez les mystiques rhénans et Nicolas de Cues (éd. Marie-Anne Vannier), Paris, Beauchesne, « Mystiques chrétiens d’Orient et d’Occident », 2015.

Lus par Jocelyne Sfez

 

Les toutes dernières années, nous avons vu fleurir en langue française les ouvrages consacrés à Nicolas de Cues, ce grand penseur du XVe siècle. Si, depuis la réception de l’ouvrage d’Ernst Cassirer, Individu et cosmos à la Renaissance, tout public francophone un tant soit peu cultivé connaît au moins de nom ce cardinal philosophe, son immense œuvre philosophique et théologique, aux ramifications métaphysiques, scientifiques et épistémologiques, morales et politiques, est restée longtemps cachée derrière une seule et mauvaise traduction de la Docte ignorance (1440). C’est une chose curieuse si l’on veut bien se rappeler que l’édition de Paris, publiée sous la direction de Lefèvre d’Étaples dès 1514, a été l’édition de référence jusqu’à la publication de l’édition scientifique et critique, initiée, entre autres, par Raymond Klibansky dans les années 30 à l’Académie des sciences de Heidelberg, et aujourd’hui achevée.

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03 novembre 2017

Marc Jimenez, Art et technosciences. Bioart et neuroesthétique, Klincksieck 2016, lu par Olivier Koettlitz

Marc Jimenez,  Art et technosciences. Bioart et neuroesthétique, Klincksieck, 2016, collection «50 questions». Lu par Olivier Koettlitz.

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Qu’il devait être doux le temps où régnait une séparation bien étanche entre les formes d’activité des hommes. Chacun devait avoir son territoire, avec sa cartographie propre, et tous devaient en bonne intelligence communiquer les résultats de leurs recherches aux autres, faire profiter autrui des progrès ou des bienfaits laborieusement acquis, non certes sans quelque suffisance ou auto-satisfaction bien légitime.

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Cyrulnik, de Fontenay & Singer, Les animaux aussi ont des droits, Seuil 2013, lu par Laurence Harang

B. Cyrulnik, É. de Fontenay, P. Singer, Les animaux aussi ont des droits, Seuil, mai 2013.

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Le titre du livre semble affirmer le caractère évident des droits des animaux : si en effet l’homme a des droits en vertu de sa nature, l’animal de fait a des droits « aussi » !

 

 

 

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01 novembre 2017

Baptiste Morizot, Pour une théorie de la rencontre. Hasard et individuation chez Gilbert Simondon, Vrin 2016, lu par Thierry de Toffoli

Baptiste Morizot, Pour une théorie de la rencontre. Hasard et individuation chez Gilbert Simondon, Éditions Vrin, 2016 (245 p.), lu par Thierry de Toffoli.

 

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L’ambition du présent ouvrage n’est pas de nous offrir une lecture exégétique et exhaustive d’un des ouvrages phares de Gilbert Simondon (L’individuation à la lumière des notions de forme et d’information). Il s’agit plutôt de proposer un travail de recherche s’inscrivant dans le prolongement des thèses simondoniennes. Plus précisément, l’auteur enracine sa réflexion dans le texte même de Simondon, avec précision, mais aussi cette distance minimale nécessaire pour l’examiner sous une autre perspective afin d’y débusquer un élément ignoré jusque-là, mais qui pourtant serait exigé par les thèses mêmes de Simondon : le hasard. « Oublié » par Simondon dans son effort pour en réfuter les formes classiques, il s’avère cependant incontournable lorsqu’il s’agit de penser dans toutes ses dimensions et conséquences le processus d’individuation. Ainsi, il est manifeste que l’ouvrage s’adresse d’abord au lecteur averti, même si, par son effort pédagogique et ses nombreuses reprises il constitue une manière d’entrer dans la lecture du philosophe. En mesurer la portée, l’effort de relecture, parfois critique, ou encore la fécondité dans la confrontation à d’autres thèses, implique cependant d’être familier de l’œuvre source.

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Xavier Roth, Georges Canguilhem et l'unité de l'expérience. Juger et agir 1926-1939, Vrin 2013, lu par Thibault Clément

Xavier Roth, Georges Canguilhem et l'unité de l'expérience, Juger et agir, 1926-1939, Librairie Philosophique J. Vrin, « L'Histoire des Sciences - Textes et Études », 2013. 250 p.

 

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Nous voudrions commencer par indiquer ce qui, pour un professeur de philosophie, pourrait être à l’initiative de la lecture de ce livre. Pour ce faire, nous tenons à citer l’ « avertissement » que Georges Canguilhem et son collègue Camille Planet donnent en 1939 à leur Traité de logique et de morale : « Un recueil de renseignements et d’opinions disparates peut former, s’il est habilement ordonné, un travail documentaire utile, et à ce titre prendre quelque valeur didactique ; mais il ne donnera qu’une idée lointaine de la réflexion philosophique.

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31 octobre 2017

Richard Dawkins, Le gène égoïste (1976, 1989), lu par Sylvain Bosselet

Richard Dawkins, Le gène égoïste (1976, 1989), Odile Jacob, 2013, lu par Sylvain Bosselet.

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Cet ouvrage de (philosophie de la) biologie a largement dépassé l’audience des spécialistes et étudiants, pour atteindre les « profanes », que son auteur vise en préface comme troisième type de public. Il s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires, traduit en 25 langues. Richard Dawkins, biologiste, éthologiste et théoricien de l’évolution, y présente trois de ses principales théories : 1/ la sélection naturelle interprétée du point de vue du gène (dit « égoïste »), qu’il appelle un « néodarwinisme orthodoxe » ; 2/ sa transposition sur le plan mental avec la notion de « mème » ; 3/ le concept de « phénotype étendu ».

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Cherlonneix (dir.), Nouvelles représentations de la vie en biologie et philosophie du vivant, lu par Cyril Gayet

Laurent Cherlonneix (dir.), Nouvelles représentations de la vie en biologie et philosophie du vivant. La sculpture du vivant à l’épreuve de l’interdisciplinarité, , avec la participation de Jean Claude Ameisen, éditions De Boeck, avril 2013. 

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Ce livre regroupe un ensemble de contributions écrites à l’occasion d’un séminaire interdisciplinaire sur le thème du vivant, dirigé par Laurent Cherlonneix. Son objet principal est d’évaluer la pertinence et la portée de l’idée de « mort cellulaire programmée » pour une nouvelle pensée de la vie. 

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30 octobre 2017

Huneman, Heams, Lecointre & Silberstein (dir.), Les mondes darwiniens, Éditions Matériologiques 2011, lu par Sylvain Bosselet

Philippe Huneman, Thomas Heams, Guillaume Lecointre, Marc Silberstein (dir.), Les mondes darwiniens, Paris, Éditions Matériologiques, 2011, lu par Sylvain Bosselet.

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Ce livre est une somme de près de 1600 pages sur le darwinisme contemporain, par cinquante des meilleurs spécialistes francophones. Nous proposons dans cette première recension de résumer l’introduction, la préface et la première partie intitulée « Les notions » (chapitres 1 à 9).

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Debru, Morange & Worms (dir.), Une nouvelle connaissance du vivant, lu par David Lebreton

Recueil d'articles établi sous la direction de Claude DEBRU, Michel MORANGE et Frédéric WORMS, Une nouvelle connaissance du vivant - François JACOB, André LWOFF et Jacques MONOD, avec un avant-propos de Pierre NORA, Éditions Rue d'Ulm (Les rencontres de Normale Sup'), 2012. 

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Ce recueil, assez bref (environ 110 pages), entend revenir sur un fait marquant de l'histoire intellectuelle et scientifique au XXème siècle : la publication, concentrée sur deux années (1969 et 1970), des ouvrages des trois biologistes récipiendaires du Prix Nobel de 1965 : L’Ordre biologique, d'André LWOFF, La Logique du vivant de François JACOB et Le Hasard et la nécessité de Jacques MONOD. Les huit articles réunis dressent le bilan de l'impact de ce qui est décrit comme un « moment biologique » en envisageant successivement les différents aspects de cette postérité (contexte scientifique, culturel, philosophique ou encore politique et idéologique).

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21 octobre 2017

Bonnes vacances à tous

L'équipe de l'Œil de Minerve vous souhaite à tous de bonnes vacances d'automne.

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12 octobre 2017

Thierry Ménissier, Machiavel. Ombres et lumières du politique, Ellipses 2017, lu par Éric Delassus

Thierry Ménissier, Machiavel. Ombres et lumières du politique, Éditions Ellipses 2017, lu par Éric Delassus.

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Si cet ouvrage de T. Ménissier peut apparaître comme une introduction à la lecture de Machiavel, il ne s’y réduit pas. Composé d’une analyse et d’une présentation des principales idées qui traversent cette œuvre, ainsi que d’un corpus de textes auxquels l’auteur renvoie régulièrement, puis d’un glossaire, son objectif principal, son titre l’indique, est d’interroger le paradoxe qui traverse l’œuvre de Machiavel et qui tient en ce que tout en éclairant les relations entre les hommes, elle les assombrit au point que leur intelligibilité semble parfois nous échapper.

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10 octobre 2017

Bergson, Histoire de l’idée de temps, PUF 2016, lu par Thierry de Toffoli

Henri Bergson, Histoire de l’idée de temps - Cours au Collège de France 1902-1903, publié sous la direction scientifique de Frédéric Worms, présenté par Camille Riquier, 393 p., PUF 2016, lu par Thierry de Toffoli.

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Bergson, par voie testamentaire, avait formellement interdit toute publication autre que l’œuvre philosophique. Vœu pieux comme nous le savons puisque lettres, notes manuscrites et cours ont déjà été abondamment publiés. Et l’entorse aux dernières volontés de notre philosophe est appelée à se poursuivre puisque l’ouvrage que nous présentons est le premier d’une nouvelle série de cours à paraître aux Presses Universitaires de France.

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29 septembre 2017

Guillaume Tonning, Nietzsche. Une philosophie de l’épreuve, Ellipses 2016, lu par Lynda Paillard

Guillaume Tonning, Nietzsche. Une philosophie de l’épreuve, Ellipses, collection Aimer les philosophes, 2016, lu par Lynda Paillard.

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Présenter la philosophie de Nietzsche en moins de 200 pages, c’est ce qu’entreprend  Guillaume Tonning, dans le prolongement de sa thèse, soutenue en 2006, sous la direction de Didier Franck (Nietzsche et l’ombre de Dieu). Sous le titre « Nietzsche, une philosophie de l’épreuve », il fait paraître chez Ellipses, ce vade-mecum qui sera utile à tous ceux qui veulent découvrir ou en savoir plus sur cette pensée mobile et protéiforme. Selon le principe de la collection « Aimer les philosophes », l’ouvrage se donne comme un « parcours de pensée » en dix chapitres, encadré par une introduction et un corpus de textes, suivi d’un glossaire et d’éléments de bibliographie.

    

 

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