Éthique

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12 décembre 2017

Antoine Vidalin, L’éthique de la vie, Ed. Desclée de Brouwer, lu par Damien Auvray

Antoine Vidalin, L’éthique de la vie, Ed. Desclée de Brouwer, 2017, 192 pages

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51wRMpdOeZL._SX311_BO1,204,203,200_.jpgL’éthique de la vie n’est pas une nouvelle contribution à une réflexion bioéthique sur les problèmes moraux posés par l’avancée des biotechnologies, dont l’auteur remarque dans son introduction l’inflation et la perspective relativiste, mais tout au contraire la recherche d’un fondement à l’éthique, en l’enracinant dans le phénomène de la vie, ou, si l’on veut, une vie phénoménologique, si l’on entend par là la vie telle qu’elle est sentie et qui précède et porte la subjectivité. Le projet s’inscrit donc dans la phénoménologie de la chair telle qu’elle est esquissée par Husserl, développée par Merleau-Ponty, et surtout, chez l’auteur, dans un prolongement explicite de la phénoménologie de Michel Henry, qui fait de la vie un donné antérieur à toute manifestation, à toute phénoménalité particulière, et pense le sujet comme « auto-affectation », capacité à éprouver la vie et se sentir soi-même. L’originalité de l’ouvrage d’Antoine Vidalin, sorti de l’École des Mines, mais aussi prêtre, philosophe et docteur en théologie, consiste à déduire une éthique de cette vie, à partir d’une réflexion sur l’agir. L’action est en effet manifestation de la vie, renvoyant à des réalités et à des puissances qui la précèdent, en particulier corporelles, de sorte qu’elle n’est pas (d’abord) un agir rationnel mais la mobilisation d’un « Je peux » dans le temps. L’éthique sera alors pensée comme ce qui permet le développement de la vie, non dans un vague appel à une plénitude d’être, mais en en tirant toutes les implications normatives, en se donnant donc comme une morale, pour utiliser une distinction que l’auteur ne mobilise pas.

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14 novembre 2017

Gilbert Larochelle, Françoise Courville, La course à la performance, Beauchesne, 2016, lu par Gilles Barroux

Gilbert Larochelle, Françoise Courville, La course à la performance, Beauchesne, 2016, lu par Gilles Barroux.

Parmi les grandes thématiques contemporaines qui se situent à l’intersection de plusieurs champs disciplinaires – éthique, médecine et sciences, épistémologie, sociologie sans oublier la philosophie – figure en bonne place la performance, terme non exempt de fortes et sensibles ambivalences. La performance désigne en un sens un parcours de progression, individuel ou collectif, un projet, une ascension, mais aussi l’obsession de toujours plus : plus haut, plus loin, plus vite. Aurait-on affaire à l’histoire d’un processus de corruption d’une notion au départ noble et digne mais, au fur et à mesure des évolutions de nos sociétés, imprégnée d’exigences produites par une vision du monde avec comme seul et unique curseur le court terme ?

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03 novembre 2017

Cyrulnik, de Fontenay & Singer, Les animaux aussi ont des droits, Seuil 2013, lu par Laurence Harang

B. Cyrulnik, É. de Fontenay, P. Singer, Les animaux aussi ont des droits, Seuil, mai 2013.

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Le titre du livre semble affirmer le caractère évident des droits des animaux : si en effet l’homme a des droits en vertu de sa nature, l’animal de fait a des droits « aussi » !

 

 

 

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20 juillet 2017

Michel Malherbe, Alzheimer. La vie, la mort, la reconnaissance, Vrin 2015, lu par François Godeluck

Michel Malherbe, Alzheimer. La vie, la mort, la reconnaissance, sept. 2015, Vrin (300 p.). Lu par François Godeluck.

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La philosophie impose de questionner et de prendre son temps. Un temps qui va bien au-delà de l’événement et au-delà de l’existence individuelle d’un homme. Elle sert la vie en la rendant moins étrange. Mais la vie est parfois si singulière qu’elle heurte la philosophie et la laisse sans voix ni raison. En particulier face au mal et à la violence. La maladie d’Alzheimer est dans notre société contemporaine une des manifestations du mal. Elle nous impose le devoir d’assister notre prochain. Mais il s’avère que nous sommes impuissants à aider, à enrayer le déclin ou à remédier à la décomposition de l’autre. Annie, l’épouse de Michel Malherbe, fut atteinte de la maladie d’Alzheimer à l’âge de soixante ans passés.

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18 juillet 2017

Simone Weil, Amitié. L’art du bien aimer, Rivages Poche 2016, lu par Florence Salvetti

Simone Weil, Amitié. L’art du bien aimer, Rivages Poche, Petite Bibliothèque, Paris, 2016. Lu par Florence Salvetti.

           

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   Le petit ouvrage intitulé Amitié. L’art de bien aimer, édité chez Payot & Rivages en Poche, Petite Bibliothèque, et précédé de la préface de Valérie Gérard, est un extrait des Formes de l’amour implicite de Dieu. Cet écrit rédigé par Simone Weil en 1942 fait lui-même partie du recueil Attente de Dieu, paru à titre posthume en 1950. Tous les travaux de l’auteur ont été publiés sous son nom après sa mort, excepté les Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale (1934) datant de la période durant laquelle elle suspend son métier de professeur de philosophie pour défendre la cause ouvrière. Amitié est le titre de l’avant dernier point traité dans les Formes.

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13 juillet 2017

Michael J. Sandel, Contre la perfection. L’éthique à l’âge du génie génétique, Vrin 2016, lu par Guillaume Lillet

Michael J. Sandel, Contre la perfection. L’éthique à l’âge du génie génétique, éd. VRIN, Matière étrangère. Lu par Guillaume Lillet.

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Dans ce court essai truffé d’exemples, qui servent de point de départ à la réflexion, Sandel oppose une éthique du don à une éthique de l’augmentation et de la perfection encouragée par le génie génétique. Il n’est pas question d’écarter ce dernier d’un revers de la main, mais bien de comprendre dans quelle démarche éthique il doit s’inscrire : une éthique qui prenne en considération le respect de la vie comme don. Ainsi, le génie génétique n’est pas mauvais en soi et n’a pas le monopole de l’augmentation ; tant s’en faut, certains de ses usages sont extrêmement bénéfiques à l’humanité quand d’autres pratiques courantes, loués sur un malentendu, ne seraient pourtant pas moins condamnables qu’une forme d’eugénisme.

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11 juillet 2017

Monique CASTILLO, Faire renaissance. Une éthique publique pour demain, Vrin 2016, lu par Béatrice Allouche-Pourcel

Monique CASTILLO, Faire renaissance. Une éthique publique pour demain, VRIN, Collection «Moments philosophiques», janvier 2016 (253 pages). Préface de Philippe HERZOG. Lu par Béatrice Allouche-Pourcel.

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Monique CASTILLO, Professeur émérite de l’Université Paris-Est Créteil, questionne depuis longtemps la philosophie morale et politique à travers le prisme de l’éthique appliquée. Son dernier opus ne fait pas exception à la règle, qui est né du constat du «désarroi moral» des réactions «moralisatrices ou démoralisées de l’opinion». Partant de ce constat, elle en cherche l’origine dans les nombreuses contradictions de notre héritage culturel et en particulier dans le travers paradoxal consistant à faire s’opposer la morale à elle-même. En effet, l’héritage des Lumières poussait la condition humaine à la responsabilité : tout individu pouvait prendre conscience d’être la cause de son ignorance, de sa bêtise ou de sa lâcheté. Mais un second héritage critique apparaît avec les philosophies du soupçon et détruit l’élan du premier avec la mise en doute de «la liberté de la subjectivité», de la «neutralité de la raison» et de la «moralité de l’humanisme».

 

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07 mars 2017

Contre la perfection – L’éthique à l’âge du génie génétique de Michaël J Sandel, éd. VRIN matière étrangère , Lu par Guillaume Lillet

 Contre la perfection – L’éthique à l’âge du génie génétique  de Michaël J Sandel, éd. VRIN matière étrangère Lu par Guillaume Lillet

Dans ce court essai truffé d’exemples, qui servent de point de départ à la réflexion, Sandel oppose une éthique du don à une éthique de l’augmentation et de la perfection encouragée par le génie génétique. Il n’est pas question d’écarter ce dernier d’un revers de la main, mais bien de comprendre dans quelle démarche éthique il doit s’inscrire : une éthique qui prenne en considération le respect de la vie comme don. Ainsi, le génie génétique n’est pas mauvais en soi et n’a pas le monopole de l’augmentation ; tant s’en faut, certains de ses usages sont extrêmement bénéfiques à l’humanité quand d’autres pratiques courantes, loués sur un malentendu, ne seraient pourtant pas moins condamnables qu’une forme d’eugénisme.

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10 janvier 2017

Simone Weil, Amitié. L’art du bien aimer, Rivages Poche, Petite Bibliothèque, Paris, 2016, lu par Florence Salvetti.

Simone Weil, Amitié. L’art du bien aimer, Rivages Poche, Petite Bibliothèque, Paris, 2016, lu par Florence Salvetti.

           

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   Le petit ouvrage intitulé Amitié. L’art de bien aimer, édité chez Payot & Rivages en Poche, Petite Bibliothèque, et précédé de la préface de Valérie Gérard, est un extrait des Formes de l’amour implicite de Dieu. Cet écrit rédigé par Simone Weil en 1942 fait lui-même partie du recueil Attente de Dieu, paru à titre posthume en 1950. Tous les travaux de l’auteur ont été publiés sous son nom après sa mort, excepté les Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale (1934) datant de la période durant laquelle elle suspend son métier de professeur de philosophie pour défendre la cause ouvrière. Amitié est le titre de l’avant dernier point traité dans les Formes. La mention « L’art de bien aimer » n’y figure pas et a donc probablement été ajoutée par l’éditeur.

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23 mai 2016

Fabrice Gzil, La maladie du temps. Sur la maladie d’Alzheimer, PUF, 2014, lu par Ester Barbieri

https://www.puf.com/sites/default/files/styles/ouvrage_couverture/public/9782130621430_v100.jpg?itok=_kG3g2k4Fabrice Gzil, La maladie du temps. Sur la maladie d’Alzheimer, Paris, PUF, 2014.

Presque inconnue du grand public avant les années 2000, la Maladie d’Alzheimer semble aujourd’hui omniprésente. Abordée en continuation par les journaux, elle est même devenue un topos cinématographique à part entière, comme le démontrent les nombreux films et séries télévisées où trouvent place des personnages atteints par ce particulier « handicap cognitif évolutif ». Pour Fabrice Gzil, auteur de La maladie du temps. Sur la maladie d’Alzheimer (PUF), cette exposition sans précédents, si elle n’est pas fortuite, ne serait cependant pas synonyme d’une pleine compréhension théorique de cette affection et de ses répercussions sur le vécu des personnes atteintes.

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16 mai 2016

Roger-Pol Droit, La philosophie ne fait pas le bonheur, Édition Flammarion, lu par Caroline Forgit

https://books.google.fr/books/content?id=qPhzBgAAQBAJ&printsec=frontcover&img=1&zoom=1&edge=curl&imgtk=AFLRE70SXMd6SVqXkAfQYv8jPqBbVFPzLCxMQZ2DtbiLQ57fjrLSKjumCmYL3N30mgY-4RYNEUJ_NipGWCz4uz7h1Uqy2PLvzHRX4rsTUrB0BCZ4G0Uld80-JHqrK0IBJL1cmH6sRzMDRoger-Pol Droit, La philosophie ne fait pas le bonheur, Paris, Flammarion, 2015.

Cet ouvrage part d’un constat, et même d’une colère : la philosophie aujourd’hui se préoccupe essentiellement de la question du bonheur, on ne compte plus les ouvrages qui prétendent que la philosophie peut conduire au bonheur. Pour Roger-Pol Droit, « cette rengaine de la philo-bonheur » (p.11) est tout à la fois fausse, dangereuse, et ridicule. Il s’oppose donc, dans cet ouvrage, à cette nouvelle conception de la philosophie, et précise bien que c’est cette image générale qui l’intéresse ; c’est pourquoi il laissera de côté les nuances, les points de détail, les petites divergences pour mieux percevoir un tableau d’ensemble.

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11 avril 2016

Michel Malherbe, Alzheimer. La vie, la mort, la reconnaissance, sept. 2015, Vrin, 300 p., lu par François Godeluck

 La philosophie impose de questionner et de prendre son temps. Un temps qui va bien au-delà de l’événement et au-delà de l’existence individuelle d’un homme. Elle sert la vie en la rendant moins étrange. Mais la vie est parfois si singulière qu’elle heurte la philosophie et la laisse sans voix ni raison. En particulier face au mal et à la violence. La maladie d’Alzheimer est dans notre société contemporaine une des manifestations du mal. Elle nous impose le devoir d’assister notre prochain. Mais il s’avère que nous sommes impuissants à aider, à enrayer le déclin ou à remédier à la décomposition de l’autre. Annie, l’épouse de Michel Malherbe, fut atteinte de la maladie d’Alzheimer à l’âge de soixante ans passés. Le mal qui touche son épouse est aussi son affaire. Une affaire d’expérience. Une expérience qui ne se partage pas car c’est chaque fois l’expérience d’un seul. Néanmoins, dans son livre, intitulé Alzheimer, M. Malherbe philosophe à la première personne et entend tirer un enseignement qui se tient dans les limites de son expérience. Présence de la mort au sein de la vie, la maladie d’Alzheimer est un mal qui défait et touche l’homme jusque dans son intégrité d’individu et sa dignité de personne responsable, de sorte qu’il est nécessaire de poser la question de la reconnaissance.

 

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09 février 2016

Karine Wurtz, Crimes de guerre – L’apport des théories morales de la responsabilité, Classiques GARNIER, 2014, lu par Lény Oumraou

Chers lecteurs, chères lectrices, 

 

Les recensions paraissent et disparaissent très vite ; il est ainsi fort possible que certaines vous aient échappé en dépit de l'intérêt qu'elles présentaient pour vous. Nous avons donc décidé de leur donner, à elles comme à vous, une seconde chance. Nous avons réparti en cinq champs philosophiques, les recensions : philosophie antique, philosophie morale, philosophie esthétique, philosophie des sciences et philosophique politiques. Pendant cinq semaines correspondant à ces champs, nous publierons l'index thématique des recensions publiées cette année et proposerons chaque jour une recension à la relecture. Au terme de ce temps de reprise, nous reprendrons à notre rythme habituel la publication de nouvelles recensions. 

Recensions de philosophie morale.

Index des recensions de philosophie antique.

En vous souhaitant de bonnes lectures, recevez nos très cordiales salutations, 

L'équipe de l'Oeil de Minerve



L’ouvrage de Karine Wurtz n’aborde qu’indirectement la question de la définition des crimes de guerre. Le problème central est ici davantage celui de l’imputabilité de ces crimes.

 

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08 février 2016

Adrien Candiard, En finir avec la tolérance ? Différences religieuses et rêve andalou, PUF, Paris, 2014, 112 p., lu par Dimitri Desurmon

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Recensions de philosophie morale.

Index des recensions de philosophie antique.


Adrien Candiard, En finir avec la tolérance ? Différences religieuses et rêve andalou, PUF, Paris, 2014, 112 p., lu par Dimitri Desurmon 

L’actualité brûlante, le discours des politiques, les questions sociétales ou encore les relations interpersonnelles, tout cela converge aujourd’hui vers une seule question fondamentale et décisive : notre concept de tolérance est-il encore viable ? Il est assené à tours de bras dans les argumentaires les plus divers, symptôme de son ambigüité, qui pourtant résonnent tous comme des rengaines poussiéreuses et sans effet. Des écrits défendant l’esprit des Lumières aux éditos invoquant « l’esprit andalou » pour tenter de réconcilier l’Orient et l’Occident, le concept de tolérance est partout et nulle part à la fois car toujours convoqué mais jamais interrogé. Comment orienter l’action politique avec ce qui désormais, il faut bien le dire, n’est plus qu’un mot ? Adrien Candiard est un jeune frère dominicain au Caire, ancien élève de l’ENS et de Sciences Po Paris, il se propose dans En finir avec la tolérance ? d’apporter quelques éléments de réponse aux questions formulées plus haut. En toute modestie, ce qui n’enlève rien à la pertinence de la démarche, il analyse les différents paradoxes que recèle le concept de tolérance en partant d’une question à laquelle il a, dit-il, souvent été confronté : faut-il avoir peur de l’Islam ? Premier constat : cette question n’est jamais soulevée directement. Autre chose, cette « peur » est une peur au second degré, « on ne sait même pas s’il faut avoir peur, et c’est peut-être le plus inquiétant. » (p. 3)

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07 février 2016

Primo Levi, La zone grise. Entretien avec Anna bravo et Federico Cereja, lu par Laurent Gryn

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Recensions de philosophie morale.

Index des recensions de philosophie antique.

Primo Levi, La zone grise. Entretien avec Anna bravo et Federico Cereja, traduit de l’italien par Martin Rueff et Celia Lévi. Préface de Carlo Guinzburg, Payot, janvier 2014.

La zone grise est un volume qui comprend quatre textes, dont un entretien de Primo Lévi avec les historiens Anna Bravo et Federico Cereja. Avec ces textes, nous naviguons dans l’œuvre et la vie de Primo Lévi avec cependant un point de convergence, la métaphore de la « zone grise ».

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