Esthétique

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16 avril 2019

Victor Hugo, De l’utilité du beau et autres textes, Manucius 2018, lu par François Collet

Victor Hugo, De l’utilité du beau et autres textes, éditions Manucius, 2018. Lu par François Collet.

 

« Dans (ses) premiers poèmes, Victor Hugo pense encore, au lieu de se contenter, comme la nature, de donner à penser. »

Proust, Le côté de Guermantes.

 

Cet ouvrage rassemble trois textes de Victor Hugo, tous trois tirés des Post-scriptum de ma vie. Dans ce livre posthume, ainsi que dans son William Shakespeare de 1864, on trouve en quelques sorte un condensé de ce que l’on pourrait appeler l’esthétique de Hugo. On y voit l’articulation de notions décrivant une poétique, et des considérations métaphysiques sur l’âme et la destinée humaine.

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21 janvier 2019

Arild Michel Bakken, La Présence de Mallarmé, Honoré Champion 2018, lu par Paul Sereni

Arild Michel Bakken, La Présence de Mallarmé, collection Romantisme et modernités, Honoré Champion, Paris, 2018 (264 pages). Lu par Paul Sereni.


Le livre, issu d'une thèse soutenue à Oslo en 2015, s’inscrit dans le renouvellement des études sur Mallarmé largement initié en France par Bertrand Marchal (Lectures de Mallarmé, 1983) qui fut codirecteur de la thèse. L’ouvrage, contrairement à ce que le titre pourrait suggérer, ne porte pas sur la présence de l'œuvre de Mallarmé dans la poésie ultérieure, mais sur la présence de l'auteur dans son œuvre ; on met ainsi l’accent sur la communication du texte, alors même que Mallarmé passe souvent non sans raison pour un auteur impersonnel, qui s'efface presque totalement derrière ses textes.

 

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07 janvier 2019

Éva Martin, Esthétiques de Port-Royal, Classiques Garnier 2018, lu par Nicolas Combettes

Éva Martin, Esthétiques de Port-Royal, collection Univers Port-Royal, Classiques Garnier, Paris, mars 2018 (620 pages). Lu par Nicolas Combettes.


Il peut sembler au premier abord étrange d’associer le nom de Port-Royal à une étude sur les arts dans la France de la Contre-réforme : le nom même de l’abbaye n’évoque-t-il pas le foyer du jansénisme et une forme de spiritualité ascétique, hostile à la beauté sensible ? Le livre d’Éva Martin s’ouvre précisément sur ce paradoxe, à la faveur d’une brève description du portrait de la mère Angélique par Philippe de Champaigne (1654) : comment concilier l’existence de cette œuvre donnée au couvent, avec les déclarations antérieures de la réformatrice et modèle condamnant l’orgueil de ceux qui aspirent à se faire représenter ? Plus généralement, quelle est la place des arts dans la vie religieuse et les pratiques de dévotion ?

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06 juillet 2018

Frédéric Schiffter, La Beauté - Une éducation esthétique, Autrement 2012, lu par Laetitia Vidal

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Frédéric Schiffter, La Beauté - Une éducation esthétique, Éditions Autrement, collection Les grands mots, septembre 2012 (128 pages).

 

Comme le suggère le sous-titre de l’ouvrage, l’auteur, Frédéric Schiffter, se propose ici de faire partager à son lecteur certaines étapes décisives de sa propre initiation esthétique, ayant forgé son approche du beau, entre mémoire et imaginaire.

 

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05 juillet 2018

Jean-Marie Schaeffer, L’Expérience esthétique, Gallimard 2015, lu par Dimitri Desurmon

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Jean-Marie Schaeffer, L’Expérience esthétique, Gallimard, NRF essais, 2015 (384 p.). Lu par Dimitri Desurmon.

Réinscrire la relation esthétique dans le champ de l’expérience en général et comprendre ce qui fait la spécificité d’une « expérience esthétique » dont l’existence reste à prouver, telle est l’ambition de l’ouvrage intitulé L’Expérience esthétique de Jean-Marie Schaeffer, spécialiste des questions d’esthétique et de la philosophie de l’art, chercheur au CNRS et directeur d’études à l’EHESS.

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04 juillet 2018

Marc Jimenes (dir.) L’Art dans tous ses extrêmes, Klincksieck 2012, lu par Sylvain Lapo

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Marc Jimenes (dir.), L’Art dans tous ses extrêmes, collection L'université des arts, Klincksieck, juin 2012 (211 pages). 

L’Art dans tous ses extrêmes rassemble les dix-sept contributions d’universitaires et chercheurs qui sont intervenus dans le cadre du séminaire Interarts de Paris durant la session 2009/2010. 

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03 juillet 2018

Collectif, Esthétique et philosophie de l’art, De Boeck 2014, lu par Alain Ricci

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Collectif regroupé sous le nom d'Atelier d'esthétique, Esthétique et philosophie de l’art - Repères historiques et thématiques, collection L'Atelier philosophique, De Boeck, 2014 (524 p.). Lu par Alain Ricci. 

 

Esthétique et philosophie de l’art « repères historiques et thématiques », est la seconde édition parue en 2014 d’un précédent manuel. Ce recueil a été réalisé par une douzaine de professeurs et chercheurs, presque tous issus des universités belges, qui ont contribué chacun, selon leur spécialité, à la rédaction des chapitres.

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02 juillet 2018

Lambert Wiesing, La Visibilité de l’image, Vrin 2014, lu par Jean Colrat

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Lambert Wiesing, La Visibilité de l’image - Histoire et perspectives de l’esthétique formelle, tr. fr. Carole Maigné, Paris, Vrin, 2014 (320 p.). Lu par Jean Colrat.

La Visibilité de l’image. Histoire et perspectives de l’esthétique formelle permet de lire en français Lambert Wiesing. Le titre est explicite : l’auteur pose la question de l’essence de l’image, donne une réponse d’un nouveau genre et propose de la comprendre dans la perspective d’une esthétique formelle dont il construit un historique. Ce texte fut d’abord la thèse d’habilitation du philosophe allemand né en 1963, aujourd’hui professeur à Iéna. Il fut publié en allemand en 1996 et réédité en 2008. Depuis, au fil de nombreux ouvrages et articles, Lambert Wiesing est devenu une figure majeure de la bildtheorie qui, grâce à cette traduction établie par Carole Maigné, sera moins méconnue en France.

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16 novembre 2017

Stanley Cavell, À la Recherche du bonheur, Vrin 2017, lu par Antoine Hazard

Stanley Cavell, À la Recherche du bonheur. Hollywood et la comédie du remariage, Vrin, juin 2017, lu par Antoine Hazard.

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Vingt-cinq ans après sa première parution française, la réédition d’A la Recherche du Bonheur de Stanley Cavell ressuscite un sous-genre du cinéma hollywoodien, ayant fait florès dans les années 1930, sous le nom de « comédie loufoque » (ou screwball comedy). Ces films ont pour thème commun la rupture, le divorce et le remariage. Ils mettent en scène un couple se disputant à coup de répliques piquantes, évoluant dans des décors luxueux dignes du rêve américain. L’auteur de La Philosophie des salles obscures (1), cinéphile averti et philosophe du langage ordinaire, inspiré de Wittgenstein et d’Austin, nous replonge dans l’expérience filmique de ce genre qu’il rebaptise plus spécifiquement de « comédie du remariage », et qu’il considère comme étant « le noyau central de la comédie hollywoodienne à partir de l’avènement du son »(2).

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03 novembre 2017

Marc Jimenez, Art et technosciences. Bioart et neuroesthétique, Klincksieck 2016, lu par Olivier Koettlitz

Marc Jimenez,  Art et technosciences. Bioart et neuroesthétique, Klincksieck, 2016, collection «50 questions». Lu par Olivier Koettlitz.

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Qu’il devait être doux le temps où régnait une séparation bien étanche entre les formes d’activité des hommes. Chacun devait avoir son territoire, avec sa cartographie propre, et tous devaient en bonne intelligence communiquer les résultats de leurs recherches aux autres, faire profiter autrui des progrès ou des bienfaits laborieusement acquis, non certes sans quelque suffisance ou auto-satisfaction bien légitime.

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07 juillet 2017

Walter Benjamin, Sur le concept d’histoire, suivi de Eduard Fuchs, le collectionneur et l’historien et de Paris, la capitale du XIXème siècle, Traduction inédite, Petite Bibliothèque Payot, lu par Guillaume Fohr

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Il faut quitter Paris, coûte que coûte ! La fuite de Walter Benjamin à l’arrivée des chars allemands le 15 juin 1940 interroge une existence tout entière malmenée par la violence de l’époque, à laquelle il n’était sans doute pas préparé. Aussi, la confusion entre la vie et les textes de Walter Benjamin, en plus de questionner le rapport à l’histoire, permet sans doute d’y voir le parangon tout autant que la tentative désespérée d’un sauvetage du passé.  Collectionner, habiter, se sauver, c’est là tout l’enjeu à l’œuvre dans les trois textes rassemblés dans la présente édition.

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05 juillet 2017

Jacques Aumont, Le Montage, « la seule invention du cinéma », Vrin 2015, lu par Didier Lemaire

Jacques Aumont, Le Montage, « la seule invention du cinéma », Vrin, oct. 2015 (107 pages). Lu par Didier Lemaire.

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 « UN JOLI MOT : IL A TOUT POUR RÉUSSIR »

L'image cinématographique ne doit pas être confondue avec le tournage. Car l'image en mouvement, qui apparaît successivement – du moins après les frères Lumière, quand le cinéma est devenu une industrie à fiction –, n'est jamais qu'un élément parmi l'ensemble des données narratives du film. Le saut d'un plan à l'autre avec l'enchaînement des différents points de vue permet en effet  de raconter une histoire en image. Le cinéma n'est donc pas véritablement un art mimétique. Le montage constitue bien au contraire, selon le mot de Godard, « la seule invention du cinéma ».

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04 juillet 2017

Michel Makarius, Une histoire du flou, Aux frontières du visible, Éditions du Félin, 2016, lu par François Collet

http://www.editionsdufelin.com/a_avt/phlivre/photo/exe_makarius_11-01.jpgMichel Makarius, Une histoire du flou, Aux frontières du visible, Éditions du Félin, 2016. Lu par François Collet.

 

Michel Makarius, professeur d’esthétique et de philosophie de l’art à l’Université Paris I, nous a quittés en 2009 alors qu’il travaillait à une vaste relecture de l’histoire de l’art à partir du flou comme fil conducteur.

De ce projet nous restent une mise au point introductive et trois chapitres – l’un consacré à la peinture, le second centré sur le thème du portrait et le troisième portant sur la photographie et la vidéo.

 

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03 juillet 2017

Esthétique de l’environnement, appréciation, connaissance, devoir. Textes réunis et traduits par H.-S. Afeissa et Y. Lafolie, Vrin, lu par Jean Kessler

Esthétique de l’environnement, appréciation, connaissance, devoir. Textes réunis et traduits par H.-S. Afeissa et Y. Lafolie, Vrin 2015. Lu par Jean Kessler.

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L’ensemble des essais rassemblés dans ce volume tourne autour de la question suivante : comment apprécier la beauté de la nature ? Selon quelle esthétique, selon quel modèle jugeons-nous les beautés naturelles ?

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19 mai 2016

Stéphane Lambert, Mark Rothko. Rêver de ne pas être, éd. Arléa, 2014, lu par Pascal Chantier

http://www.babelio.com/couv/CVT_Mark-Rothko-rever-de-ne-pas-etre_992.jpegStéphane Lambert, Mark Rothko. Rêver de ne pas être, éd. Arléa, 2014.

Cet ouvrage est la nouvelle édition, revue par l’auteur, d’un texte publié en 2011. Il est construit en deux parties. La première, intitulée « Allo Houston ? Ici, Daugavpils »,  est de nature biographique et retrace le parcours singulier - « la navigation d’une vie » - du peintre Mark Rothko, né Markus Rothkowitz le 25 septembre 1903 à Dvinsk dans l’Empire Russe (aujourd’hui Daugavpils en Lettonie) et mort suicidé à Houston le 25 février 1970. La deuxième partie, titrée « De l’effacement du lieu au lieu de l’effacement », s’attache quant à elle à décrire et commenter l’oeuvre, du moins quelques œuvres majeures mais tardives du peintre, plus particulièrement les Dark Paintings (de Four Darks in Red (1958) jusqu’aux Black on Grey (1969) en passant par les Seagrams (1958)). L’auteur s’efforce d’y verbaliser ses propres émotions devant ces œuvres contemplées tour à tour à Londres lors de l’exposition de l’hiver 2008-2009 à la Tate Gallery et à Houston à la Chapelle Rothko.

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