Métaphysique

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09 octobre 2015

Heidegger, Phénoménologie de l’intuition et de l’expression, Gallimard, 2014, Lu par Mathieu Cochereau

Heidegger, Phénoménologie de l’intuition et de l’expression, trad. fr. G. Fagniez, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de philosophie », 2014.

Les éditions Gallimard, après l’Ontologie. Herméneutique de la factivité en 2012 et l’Introduction à la recherche phénoménologique, poursuivent leur travail de publication des œuvres de jeunesse de Heidegger ou, du moins, des œuvres d’avant Être et temps (1927). Loin de n’être que de simples préparations à l’analytique existentale d’Être et Temps ces ouvrages sont une véritable réflexion sur la phénoménologie de la vie. Telle est l’ambition de Heidegger dans sa Phénoménologie de l’intuition et de l’expression, cours prononcé lors du semestre d’été 1920 à Fribourg. La traduction est assurée par Guillaume Fagniez.

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07 septembre 2015

Michel Foucault, Qu’est-ce que la critique, suivi de La Culture de soi, Vrin, 2015, lu par Jérôme Jardry

Michel Foucault, Qu’est-ce que la critique, suivi de La Culture de soi, Vrin, 2015. 

         Cette édition présente deux conférences de Michel Foucault : une conférence prononcée le 27 mai 1978 à la Sorbonne : « Qu’est-ce que le critique ? », et une conférence prononcée le 12 avril 1983, à Berkeley en Californie : « La culture de soi ». L’édition publie également trois débats qui ont suivi de quelques jours la dernière conférence. Michel Foucault revient sur quelques points de la conférence.

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13 juillet 2015

Fosca Mariani Zini, La pensée de Ficin. Itinéraires néoplatoniciens, Vrin, 2014, lu par Jonathan Racine.

Cet ouvrage entend proposer une présentation d’ensemble de la pensée de Ficin. Pour cela, il s’agit de prendre en compte d’une part le fait que Ficin est le premier philosophe de l’Occident latin à mener « une réflexion systématique métaphysique, en suivant l’ordre des problèmes ‘endogènes’ de la tradition néoplatonicienne » (p. 9) ; mais d’autre part, qu’il n’est pas un philosophe de l’antiquité : il utilise les ressources conceptuelles du néoplatonisme, mais « pour résoudre les problèmes philosophiques contemporains ou hérités de la tradition médiévale » (p. 10). L’auteur souhaite alors insister sur « l’usage créatif de la tradition néoplatonicienne de la part de Ficin » (p. 11).

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04 mai 2015

Philippe Riviale, Johann Fichte, Éveil à l’autonomie, Payot, lu par Thierry de Toffoli

Philippe Riviale, Johann Fichte, Éveil à l’autonomie, Éditions Payot, collection Critique de la politique Payot, 2012, 349p.

Montrer en quoi la Leçon de Fichte est actuelle en ce qu’elle nous interroge sur ce que nous sommes, et davantage encore sur ce que nous faisons de nous, en ce qu’elle nous invite à agir et à entendre en nous l’exigence éthique, est une manière non seulement légitime mais fondamentale pour qui s’essaye à écrire sur le philosophe.

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15 avril 2015

Barbara Cassin, La Nostalgie, Quand donc est-on chez soi ?, lu par Stéphane Jach et Jérôme Jardry

Barbara CASSIN, La Nostalgie, Quand donc est-on chez soi ? Éditions Autrement, Paris, 2013. 

Où se sent-on chez soi et pour quelles raisons ? Barbara Cassin répond à cette question suscitée par son histoire personnelle, et l’ « hospité » corse, en s’appuyant sur la lecture de L’Odyssée, de L’Enéide et de textes de Hannah Arendt. Barbara Cassin s’appuie sur ces textes pour évoquer l’envie de revenir, malgré les obstacles, à l’endroit où l’on s’enracine. 

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04 mars 2015

Youri Mamleev Destin de l’être éditions L’Âge d’Homme 2012 Lu par Bruno Fung Kwok Chine

Youri MamleevDestin de l’être éditions L’Âge d’Homme 2012 Lu par Bruno Fung Kwok Chine

  

         Youri Mamleev (né en 1931) s’initie, dans Destin de l’être, à un exercice extrêmement périlleux pour l’Europe contemporaine : Rendre compte des convergences à la fois philosophique et spirituelle entre la sagesse indienne et le christianisme, notamment celui pratiqué selon la liturgie orthodoxe. Notre auteur se propose de constituer ce qu’il appelle « Métaphysique du Soi », ou encore « Outrisme du soi » ; ce qui ne fait pas l’économie d’un certain nombre de difficultés lorsqu’il s’agit d’appliquer de tels concepts à une compréhension des spéculations hindouistes et bouddhistes. Sans doute, Mamleev songe-t-il à la manifestation d’une logique de l’immanence ; un moyen pour la conscience de se saisir dans un même geste comme un Soi-individuel et un Soi-absolu. Cette logique de l’immanence prendrait donc la forme, selon lui, de « l’amour du Soi ».

 



 

 

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19 janvier 2015

Guillaume Carron, La désillusion créatrice, Merleau-Ponty ou l’expérience du réel, éditions MétisPresses, 2014, lu par Agathe Arnold

Les contradictions de la doxa contemporaine à l’égard de la philosophie – celle-ci serait aussi bien nécessaire et irremplaçable que stérile, aussi bien omniprésente et capable de parler de tout que réservée à une élite et éloignée du monde – sont pour Guillaume Carron un signe que le lien entre philosophie et réel a perdu de sa consistance, et invitent ainsi à réinterroger ce lien. Là où il pourrait sembler que cette interrogation a toujours déjà été le sens-même de la philosophie et de toute l’histoire de l’ontologie, Guillaume Carron insiste sur l’historicité du terme « le réel », en soulignant la rareté et la caractère tardif de son occurrence dans le vocable philosophique et ce jusqu’au 20e siècle, où il prendra au contraire une place prépondérante. Il faut alors remonter à son apparition dans la pensée hégélienne pour comprendre pourquoi nous avons tendance à avoir une foi spontanée dans la rationalité du réel et à occulter la résistance du réel au concept. L’enjeu revendiqué de l’ouvrage est de montrer la place particulière que tient la pensée de Merleau-Ponty dans l’histoire de la philosophie, dans la mesure où elle se confronte explicitement à cette résistance du réel et au bouleversement méthodologique qu’elle exige. Consciente des impasses de toute « pensée objective », qu’elle soit réaliste ou idéaliste, la philosophie qui interroge le réel et en accepte dès lors l’énigme devra se déployer hors des concepts rationalistes traditionnels et se faire « philosophie concrète (…) qui s’applique, chaque instant, à garder le contact avec l’expérience du réel ». Aussi l’ouvrage de Guillaume Carron insiste-t-il sur les dimensions critique et éthique de la philosophie de Merleau-Ponty, en ce que celle-ci montre les failles du réalisme et de l’intellectualisme, au fond deux manifestations d’une même incapacité à s’étonner devant le réel, à s’interroger sur la possibilité de son évidence, et à remettre en question le critère de l’évidence comme fondement premier du réel et de la vérité. Mais il s’agit également pour l’auteur de souligner l’apport philosophique de Merleau-Ponty par sa convocation du corps, de l’imaginaire et de la structure pour appréhender de manière inédite l’expérience de réel. A la faveur de l’exploration de la notion de réel, on suit l’évolution de la pensée de Merleau-Ponty, confrontée à diverses influences et forgeant peu à peu un nouveau type de discours philosophique. Ainsi sa « philosophie concrète » abordera d’abord le réel comme ce qui résiste à toute tentative d’arraisonnement : ni donné brut ni stricte construction subjective, il est une dimension originelle de l’expérience, « plénitude insurpassable ». Puis l’exploration de la possibilité de l’illusion l’amènera à réenvisager le réel et à reconnaître son rapport chiasmatique avec l’imaginaire, et enfin à l’inscrire « dans la structure charnelle si particulière de la réversibilité ».

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14 janvier 2015

Jean Vioulac, Apocalypse de la vérité, Ad Solem, 2014 – lu par Ugo Batini

C’est dans le contexte agité de la publication des Carnets Noirs que paraît aux éditions Ad Solem le dernier ouvrage de Jean Vioulac qui semble venir achever une trilogie commencée chez Epiméthée (PUF) par L’époque de la technique et La logique totalitaire. Si Apocalypse de la vérité peut très bien se lire seul, il est clair cependant qu’il prendra toute sa mesure dans la prolongation des deux premiers essais puisqu’il semble en constituer une sorte de conclusion voire de récapitulation. C’est donc un parcours herméneutique complet de la pensée de Heidegger qui finalement se dessine au fil de ces livres.

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09 juin 2014

Meillassoux, Métaphysique et fiction des mondes hors-science, Édition Aux forges de Vulcain, Paris, 2013, lu par Ugo Batini

Quentin Meillassoux, Métaphysique et fiction des mondes hors-science, suivi de « La boule de billard d’Isaac Asimov, Éditions Aux forges de Vulcain, Paris, Février 2013.

Reprise d’une conférence prononcée le 18 mai 2006 à Paris au sein de l’ENS, Métaphysique et fiction des mondes hors-science constitue une remarquable petite introduction à la spécificité de la pensée de Q. Meillassoux.

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10 février 2014

Pierre Guenancia, Liberté cartésienne et découverte de soi. Encre Marine, 2013. Lu par Baptiste Klockenbring

Pierre Guenancia, Liberté cartésienne et découverte de soi, Encre Marine, 2013. Lu par Baptiste Klockenbring.

Au départ, le propos s’annonce d’un grand classicisme : un retour sur l’un des aspects les plus rebattus de la querelle entre Descartes et Hobbes, la question du libre-arbitre. Sur la forme, il se présente comme une conférence prononcée lors des Rencontres philosophiques de Langres en 2010, là encore d’un classicisme achevé, presque scolaire : une introduction, trois parties, une conclusion, le tout sans laisser prévoir de révolution dans les études cartésiennes. 

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30 septembre 2013

Frédéric Worms, La vie qui unit et qui sépare, lu par Pascal Chantier

Frédéric Worms, La vie qui unit et qui sépare, éd. Payot & Rivages, 2013, lu par Pascal Chantier.

L’ouvrage relativement court (90 pages), présente un texte revu et enrichi d’abord publié en 2004 dans la revue Kairos de l’université de Toulouse sous le titre « La vie qui unit et qui sépare ? La question philosophique du sens de la vie aujourd’hui ». 

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31 mai 2013

Jean-Baptiste Échivard, La culture nous aide-t-elle à vivre ? Artège Editions, lu par Laetitia Vidal

Jean-Baptiste ÉCHIVARD, La culture nous aide-t-elle à vivre ? Artège Editions, Les essentiels de la philo, Perpignan, 2012.

Cet ouvrage ressemble de prime abord à un « manuel » de Terminale qui serait exclusivement consacré à la culture. Le langage, le travail et la technique, l’histoire, l’art et la religion y sont en effet traités successivement, de façon simple, claire, et convoquant nombre de textes connus. 

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26 avril 2013

Dominique Quessada, L’inséparé, Essai sur un monde sans Autre, P.U.F., lu par Agathe Arnold

Dominique Quessada, L’inséparé, Essai sur un monde sans Autre, P.U.F, « Perspectives critiques », 2013. 

L’ouvrage, sous-titré « Essai sur un monde sans Autre », se veut « le plan, le code et l’histoire » de notre monde actuel, qui, pour l’auteur, est celui de la sortie hors du régime métaphysique marqué par la séparation (séparation de l’homme et du monde, séparation de la vérité et du réel).

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24 février 2013

H. D. Thoreau, Sept jours sur le fleuve, Fayard, 2012, lu par Marion Jannot

H. D. Thoreau, Sept jours sur le fleuve, Fayard, 2012. 

Dans cet ouvrage, Henri David Thoreau raconte le périple de sept jours effectué avec son frère, à la fin de l’été 1840, sur la rivière Concord et le fleuve Merrimack

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15 février 2013

Natalie Depraz : Avatar « Je te vois ». Une expérience philosophique, éditions Ellipses, 2012, lu par François Chomarat

Natalie Depraz : Avatar « Je te vois ». Une expérience philosophique, éditions Ellipses, 183 pages, 2012 (Collection Culture Pop)

Cet ouvrage se présente comme une approche philosophique du film de James Cameron Avatar, et prend sa place dans une collection des éditions Ellipses (« Culture Pop ») dans laquelle on trouve plusieurs volumes sur les séries télévisées. 

This book written by Natalie Depraz is a philosophical reading of the movie Avatar directed by James Cameron: it is less a critical study of the movie than an essay exploring its philosophical issues, such as experiences of virtual reality, mind-body relationship and metamorphosis at the time of major technological changes. The book revisits Husserl’s and Merleau-Ponty’s phenomenologies and discusses theoretical problems raised by contemporary cognitive sciences in order to question the links between body and technology.

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