14 octobre 2019

Laurent Loison et Michel Morange (dir.), L’invention de la régulation génétique. Les Nobel 1965 (Jacob, Lwoff, Monod) et le modèle de l’opéron dans l’histoire de la biologie, Edition Rue d’Ulm, 2017, lu par Jonathan Racine.

Laurent Loison et Michel Morange (dir.), L’invention de la régulation génétique. Les Nobel 1965 (Jacob, Lwoff, Monod) et le modèle de l’opéron dans l’histoire de la biologie, Edition Rue d’Ulm, 2017, lu par Jonathan Racine.

 

         On ne saurait exagérer l’importance historique du modèle de l’opéron dans l’histoire de la biologie. En effet, il s’agit d’une étape essentielle dans l’élaboration de la vision moléculaire de la vie, selon le titre de l’ouvrage classique de Kay (The Molecular Vision of Life). Ce qu’il s’agit d’expliquer avec ce modèle, c’est le détail du mécanisme moléculaire du contrôle de régulation des gènes. Or cette régulation des gènes est une pièce centrale dans l’édifice de la biologie moléculaire : si en 1953, avec la découverte de la structure de l’ADN, on identifie le support d’une information au cœur de la cellule, cela ne nous dit rien sur la manière dont cette information est « manipulée » par l’organisme. Ce qui se met en place dans les années 1960 avec les travaux sur la régulation, ce n’est rien de moins que la métaphore du programme, complémentaire de celle d’information (sur ces points, on peut se référer à l’ouvrage, lui aussi classique, de E. Fox Keller, Le siècle du gène)

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12 juillet 2019

Franck Varenne, Théorie, réalité, modèle. Matériologiques 2012, lu par Arnaud Rosset

Franck Varenne, Théorie, réalité, modèle. Épistémologie des théories et des modèles face au réalisme dans les sciences, Éditions matériologiques, 2012 (259 pages). Lu par Arnaud Rosset.

 

Cet ouvrage vise à rendre compte des circonstances dans lesquelles l'évolution de la physique a amené le retour d'un questionnement sur le réalisme scientifique et à mettre en valeur la façon dont la valorisation récente des modèles, saisis comme des représentations intermédiaires entre la théorie et les données de l'expérience, a permis de réorienter ce questionnement.

               The purpose of this book is to report on the circumstances in which the evolution of physics brought about a reexamination of scientific realism and to highlight how the recent valorisation of models, as intermediate representations between theory and data, redirects this reexamination.

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11 juillet 2019

J.-M. Salanskis, Le monde du computationnel, Encre Marine 2011, lu par Magali Lombard

Jean-Michel Salanskis, Le monde du computationnel, Encre Marine, collection À présent, octobre 2011 (200 pages).

Dans une phénoménologie de la chose computationnelle et une pensée du calcul, l'auteur interroge le sens d'un "monde" du calcul, et plus profondément des transformations que l'informatique implique pour notre rapport au monde. 

This essay written by Jean-Michel Salanskis analyses the influence of computing and information technology on the ways men relate to the world in their everyday lives. The book, based on a phenomenological approach, describes the transformation of our existence in the era of computer science and machines manipulating data. It sheds light on the relationship between calculus, computer programs and machines in order to understand the essence of technology.  

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10 juillet 2019

Christian Sachse, Philosophie de la biologie, PPUR 2011, lu par Jonathan Racine

Christian Sachse, Philosophie de la biologie. Enjeux et perspectives, Presses polytechniques et universiraires romandes, octobre 2011 (226pages).

 

L’ouvrage se présente comme un manuel d’introduction à la philosophie de la biologie – domaine florissant de la philosophie contemporaine, mais pour lequel les ouvrages d’introduction sont quasiment tous en langue anglaise (il est difficile de considérer Duchesneau, Philosophie de la biologie, Puf, comme un manuel d’introduction).

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09 juillet 2019

Barberousse, Bonnay & Cozic (dir.), Précis de philosophie des sciences, Vuibert 2011, lu par Jonathan Racine

Barberousse, Bonnay et Cozic (dir.), Précis de philosophie des sciences, Vuibert, 2011.

Anouk Barberousse était déjà l’auteur (en collaboration) d’une utile introduction à la philosophie des sciences au 20ème siècle au format poche (Champs-Flammarion). Il s’agit ici d’un ouvrage bien plus imposant, qui se veut plus qu’un simple manuel d’introduction : les auteurs le conçoivent comme « le chaînon manquant entre l’initiation et la recherche ».

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08 juillet 2019

Fichant & Roux (dir.), Louis Couturat, Classiques Garnier 2017, lu par Vincent Alain

Fichant, M., Roux, S., (dir.), Louis Couturat (1869-1914), Mathématiques, langage, philosophie, Paris, Éditions Classiques Garnier, collection Histoire et Philosophie des Sciences, 2017 (363 pages).

« On ne saurait lui (Kant) reprocher de n’avoir pas prévu l’avenir, encore que sur ce point, Leibniz ait vu plus clair et plus loin » écrivit Louis Couturat en 1905 à propos de la philosophie des mathématiques de Kant inaugurant ainsi « un retour à Leibniz » concurrent du « zurück zu Kant » de l’École de Marbourg. De l’œuvre de Louis Couturat, on ne retient, le plus souvent, que la classique et incontournable étude sur la Logique de Leibniz d’après des documents inédits et la thèse d’un Leibniz précurseur de la logique moderne. Pourtant, Louis Couturat n’a jamais voulu être un historien de la philosophie au sens strict, mais bien un philosophe à part entière cherchant à distinguer la vérité des systèmes de leur roman.

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05 juillet 2019

Régis Courtray (dir.), Regard et représentation dans l'Antiquité, P.U.M. 2013, lu par Catherine Rezaei

Regard et représentation dans l'Antiquité, sous la direction de Régis Courtray, Pallas, N° 92, 2013 (329 pages).

Ce volume de la revue d'études antiques Pallas présente des textes réunis par Régis Courtray, suite à une journée d'étude et un séminaire organisés à l'Université Toulouse II-Le Mirail. L'ambition du recueil est de rendre compte de la manière dont les Anciens définissent le phénomène de la vision puis, sur ce fondement,  d'interroger les représentations du regard, du monde, de l'intelligible, de l'intelligence en quête de savoir qu'ils formulent.

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04 juillet 2019

Ugo Batini, Schopenhauer, Ellipses 2016, lu par Jean Kessler

Ugo Batini, Schopenhauer. Une philosophie de la désillusion, Ellipses, avril 2016, collection « Aimer les philosophes » (256 pages). Lu par Jean Kessler.

Premier d’une nouvelle série intitulée « aimer les philosophes », l’ouvrage d’U. Batini se propose donc de nous faire aimer Schopenhauer. La tâche peut sembler aisée, car autant la cohérence et l’unité des thèmes abordés par l’auteur du Monde comme volonté et représentation, que son style clair, exempt de néologismes et de jargon, font depuis plus d’un siècle de la lecture de ce philosophe (sans doute un des plus lus et des plus influents) un plaisir indéniable.

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03 juillet 2019

Jean-Michel Le Lannou, L’Excès du représentatif, Hermann 2015, lu par Jean Colrat

Jean-Michel Le Lannou, L’Excès du représentatif, coll. « Philosophie », Hermann Éditeurs, octobre 2015 (98 pages). Lu par Jean Colrat.

L’ouvrage que Jean-Michel Le Lannou a publié en octobre 2015 est la meilleure introduction à la connaissance de son œuvre en même temps qu’une forme d’accomplissement d’un travail ambitieux.


 

 

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02 juillet 2019

Monique Dixsaut, Nietzsche, Vrin 2012, lu par Jérôme Jardry

Monique Dixsaut, Nietzsche. Par-delà les antinomies, collection Bibliothèque d'Histoire de la Philosophie, Vrin, septembre 2012, réimpression de l'édition 2006 chez Transparence (480 pages). Lu par Jérôme Jardry.

Contredire n’est pas seulement dialectique, au sens hégélien, et il faut apprendre à lire, par-delà les interprétations qui recouvrent la philosophie de Nietzsche. Il est, après Platon, l'autre auteur de prédilection de Monique Dixsaut.

 

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01 juillet 2019

Guillaume Tonning, Nietzsche, Ellipses 2016, lu par Lynda Paillard

Guillaume Tonning, Nietzsche. Une philosophie de l’épreuve, Ellipses, collection Aimer les philosophes, 2016, lu par Lynda Paillard.

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Présenter la philosophie de Nietzsche en moins de 200 pages, c’est ce qu’entreprend  Guillaume Tonning, dans le prolongement de sa thèse, soutenue en 2006, sous la direction de Didier Franck (Nietzsche et l’ombre de Dieu). Sous le titre « Nietzsche, une philosophie de l’épreuve », il fait paraître chez Ellipses, ce vade-mecum qui sera utile à tous ceux qui veulent découvrir ou en savoir plus sur cette pensée mobile et protéiforme. Selon le principe de la collection « Aimer les philosophes », l’ouvrage se donne comme un « parcours de pensée » en dix chapitres, encadré par une introduction et un corpus de textes, suivi d’un glossaire et d’éléments de bibliographie.

    

 

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28 juin 2019

Olivier Ponton, Le Gai savoir de Nietzsche, CNRS 2018, lu par Juliette Chiche

Olivier Ponton, Le Gai savoir de Nietzsche. Une Manière divine de penser, CNRS éditions, mars 2018 (395 pages). Lu par Juliette Chiche.

 

Qu’est-ce que le gai savoir de Nietzsche ? Comment comprendre les deux pensées majeures qu’il risque, la mort de Dieu et l’éternel retour ? Et surtout comment les concilier ?

 

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27 juin 2019

Alain Seguy-Duclot, Platon, Belin 2014, lu par Sidonie Dastillung

Alain Seguy-Duclot, Platon. L'Invention de la philosophie, collection Le Chemin des philosophes, Belin, octobre 2014 (288 pages). Lu par Sidonie Dastillung.

Déjà reconnu pour ces travaux portant sur la philosophie platonicienne, notamment pour les commentaires qu’il a produits de deux dialogues, le Parménide, Le Parménide ou le Jeu des hypothèses (1998), et celui du Théétète, Dialogue sur le Théétète de Platon (2008), Alain Séguy-Duclot, professeur chercheur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, propose cette fois dans Platon, l’Invention de la Philosophie une appréciation beaucoup plus globale de l’œuvre de Platon.

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26 juin 2019

Anne Merker, Une morale pour les mortels, Belles-Lettres 2011, lu par Baptiste Klockenbring

Anne Merker, Une morale pour les mortels. L’éthique de Platon et d’Aristote, collection L’Âne d’or, Les Belles-Lettres, Paris, 2011 (407 pages). Lu par Baptiste Klockenbring.

Là où la philosophie scolaire nous avait habitués à voir sinon une opposition, du moins de profondes divergences entre Platon et Aristote, Anne Merker entreprend, dans une vaste et profonde étude de leur philosophie morale respective, de montrer la profonde unité des éthiques grecques, sous le motif central d’une éthique enracinée dans la nature même de l’homme écartelée entre désir et logos, c’est-à-dire une éthique pour les mortels.

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25 juin 2019

Dimitri El Murr (dir.), La Mesure du savoir, Vrin 2013, lu par Catherine Rezaei

Dimitri El Murr (dir.), La Mesure du savoir : études sur le Théétète de Platon, collection Tradition de la Pensée Classique, Vrin, août 2013 (432 pages). Lu par Catherine Rezaei.

   Un ouvrage riche et stimulant, qui invite à une relecture personnelle et active du Théétète.

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