10 décembre 2019

Appel à contributions pour réaliser des recensions sur l’oeil de Minerve - Liste des nouveautés automne 2019.

Chères et chers collègues, 
Si vous souhaitez apporter votre contribution à l’œil de Minerve, choisissez un ouvrage  et faites-en la demande à l’éditeur au nom de l’œil de Minerve puis retirez le titre de la liste. Sous un délai raisonnable (2 à 3 mois), envoyez votre recension à Jeanne Szpirglas (jeanne.szpirglas@ac-versailles.fr) avec si possible l’image de la couverture. 
Votre recension sera relue, directement corrigée s’il s’agit de modifications mineures, puis publiée sur le site Œil de Minerve. 
Avec tous nos remerciements par avance, 
L’œil de Minerve

Le document collaboratif permettant d'accéder à la liste des ouvrages et de retirer des titres de la liste est en ligne sur ce lien : http://acver.fr/f3a

09 décembre 2019

Dessibourg Olivier, Mon ADN, oracle de ma santé ?, édition Planète santé, 2018, lu par Jonathan Racine

Olivier Dessibourg, Mon ADN, oracle de ma santé ? Santé personnalisée : tous des malades en puissance, vol. 1, édition Planète santé, 2018, 108 pages

 

La notion de médecine personnalisée a pris récemment un nouveau sens : certes, au sens le plus intuitif, toute médecine est personnalisée, dans la mesure où c’est toujours un patient singulier qu’il s’agit de soigner. Ce constat élémentaire engage de nombreux problèmes philosophiques (par exemple, qu’est-ce que le jugement médical ? Comment articuler des connaissances générales et la singularité de chaque cas ?). Mais le vocable à la mode ‘médecine personnalisée’ désigne tout autre chose : grâce à certaines innovations technologiques et scientifiques, nous serions en train d’entrer dans une nouvelle ère de la médecine, une ère où précisément le fossé entre connaissance générale et cas singulier pourrait être comblé grâce à des connaissances plus précises des mécanismes génétiques qui sous-tendent les maladies, et surtout grâce à la possibilité d’accéder au génome individuel.

Des questions tout à fait nouvelles se posent alors. De nouveaux facteurs de risques font leur apparition dans la mesure où posséder tel variant génétique augmente la probabilité de subir telle maladie. Mais n’est-ce pas alors la séparation entre risque et maladie qui s’estompe ? En possédant ce variant, ne suis-je pas déjà quelque peu malade – un malade asymptomatique, qui ne développera peut-être jamais la maladie ?

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18 novembre 2019

Étienne Helmer, Ici et là. Une philosophie des lieux, Lagrasse, Verdier, 2019, 140 pages, lu par Matthieu Guyot.

Étienne Helmer, Ici et là. Une philosophie des lieux, Lagrasse, Verdier, 2019, 140 pages, lu par Matthieu Guyot.

 

Depuis une dizaine d’années, Étienne Helmer, professeur de philosophie à l’Université de Porto Rico (États-Unis), développe une œuvre novatrice, qui ménage une grande place à la philosophie grecque mais avec le constant souci d’y faire entendre des pensées qui éclairent nos propres interrogations, en particulier sur les questions politiques, économiques et sociales. Après un premier ouvrage, issu de sa thèse et consacré à l’économie chez Platon (La part du bronze), il s’est par exemple penché sur le statut des exclus dans la philosophie ancienne (Le dernier des hommes. Figures du mendiant dans la Grèce ancienne) ou sur l’éthique de la frugalité chez Épicure et Diogène le Cynique. On lui doit également un court essai sur la photographie (Parler la photographie), qui n’est pas sans rapports avec les précédents (puisqu’il y analysait notamment les ressorts du « pouvoir subversif et plus généralement politique » de la photographie) ni avec celui que l’on présente ici, tant est étroit le lien entre la photographie d’art et « l’esprit d’un lieu » qui se dégage si fortement de certaines photos.

Dans ce nouvel ouvrage, c’est en effet sur le thème du lieu qu’Étienne Helmer entend porter la lumière de la philosophie.

Celle-ci, note d’abord l’auteur, arrive sur les lieux, si l’on peut dire, un peu en retard par rapport à d’autres disciplines (sociologie, anthropologie…) qui s’y sont déjà largement intéressées depuis les années 50. La philosophie a en effet globalement délaissé le lieu, sans doute parce que, vouée à la recherche de l’universel, elle se consacre à l’être-là, à l’être-au-monde ou à l’être en général, mais non à l’être-ici, et à la dimension particulière que celui-ci enveloppe. Pourtant, si cet « ici » est par nature variable et particulier, il n’en reste pas moins que nous sommes tous ici ou là, dans un lieu donné, et que le lieu constitue donc lui-même une dimension de notre être-au-monde, irréductible par ailleurs à l’espace du fait même de sa particularisation.

L’auteur se propose donc dans cet ouvrage de « cerner les traits fondamentaux » du lieu et de « comprendre en quoi il renvoie à une dimension fondamentale de notre être-au-monde » (p. 14).

Dans le premier chapitre (« Le lieu identitaire »), qui mobilise notamment Hippocrate, Platon, Aristote et Heidegger, Étienne Helmer met d’abord en lumière ce qu’il appelle la « logique identitaire » du lieu, logique sous laquelle la philosophie l’a appréhendé dans ses rares analyses consacrées à cette notion, à savoir comme un espace doté d’une identité unique. Cette identité, définie à partir de ses limites spatiales et par « l’esprit du lieu » spécifique qui est censé le singulariser, marque de son empreinte le corps et l’esprit de ceux qui y habitent, lesquels auront aussi contribué à forger, par leurs pratiques, l’identité spécifique du lieu (ce que l’auteur désigne comme « co-participation »).

Dans le second chapitre (« “Faire lieu” : événement et utopie »), l’auteur montre que cette logique identitaire ne suffit pas à penser le lieu. À s’en tenir à elle, en effet, on ne saisit pas le caractère pluriel et événementiel du lieu. Celui-ci est toujours au moins le cadre d’une infinité de micro-événements – comme il apparaît dans l’impossible Tentative d’épuisement d’un lieu parisien de G. Pérec –, quand ce n’est pas de grands événements, comme les lieux de catastrophes ou les grands lieux historiques. Il peut même constituer lui-même l’événement quand il devient le champ d’expérimentation d’un projet politique (ainsi la « ZAD » de Notre-Dame des Landes ou la place de la République, à Paris, investie par le mouvement « Nuit Debout »).

Mais le lieu habité, à l’échelle individuelle ou collective, est en fait toujours, montre l’auteur, l’objet d’une tentative plus ou moins poussée d’« utopisation », qui vise à incarner un idéal dans un ici réel qui est alors un bon lieu (eu-topos), pour qu’il ne demeure pas sans lieu (atopique). Certains philosophes, de fait, ont cru avoir trouvé le lieu du bonheur, ou du moins de leur bonheur : ainsi Rousseau sur l’île Saint-Pierre (« 5e Promenade »). Chez Platon, par contre, à qui l’auteur consacre de longues et riches analyses qu’on ne peut résumer ici, le bien et son opérateur, la philosophie, demeurent toujours à distance des lieux réels, au mieux dans une « proximité distante », en sorte que « quelque chose du lieu, pour [Platon], semble échouer à sa parfaite utopisation par la philosophie » (p. 85).

Pour Diogène le Cynique, à l’inverse, qui affirmait et illustrait en des actes fameux « l’usage de tout lieu pour tout », l’utopisation du lieu semble en droit totale, puisque tout lieu se prête à l’exercice de la liberté du sage et à son bonheur. Mais si Diogène peut faire coïncider utopie et lieu réel, exercer sa liberté n’importe où, n’est-ce pas – même si certains lieux, comme l’agora, se prêtent particulièrement à une démonstration de ses principes – au prix d’une indifférence totale au lieu dans sa particularité, d’un abandon total de toute dimension identitaire du lieu, qui dissipe finalement l’être ici « dans la généralité de l’être-là » (p. 94) ? Ces pensées et leurs limites conduisent donc à se demander « comment penser dans le lieu même l’articulation du local et de l’universel » idéal conçu par la raison (p. 114).

Dans le troisième et dernier chapitre (« Du non-lieu au local comme universel »), l’auteur aborde, de manière préliminaire et pour finalement la retoquer dans sa littéralité, la notion de « non-lieu », qui désigne un lieu qui serait privé des caractéristiques précédemment dégagées. Partant des analyses de Marc Augé (Non-lieux. Introduction à une anthropologie de la surmodernité), qui dénonce sous la catégorie de « non-lieux » ces lieux de passage standardisés et « sans âme » (hôtels de chaînes, centre commerciaux, clubs de vacances…) apparus au XXe siècle, É. Helmer en marque la pertinence mais aussi les limites. Car tout uniformisées qu’elles soient, ces installations nouvelles n’en sont pas moins des lieux, et leur caractère « aseptisé » et impersonnel peut même être recherché pour lui-même. Il montre en outre que la catégorie cartographique apparentée de non-lieu (espace vide) reflète en fait surtout leur abandon par les pouvoirs politiques. Mais si tout lieu est vraiment lieu, comment chacun s’articule-t-il aux autres lieux et à l’ensemble du monde ?

Partant de la notion foucaldienne d’hétérotopie, qu’il étend à l’ensemble des lieux, É. Helmer montre que le lieu est toujours occupé ou habité en relation avec d’autres lieux, hétérotopes, dans un réseau qui ouvre in fine sur le monde, et que, du point de vue « géopolitique », sur lequel il conclut, ces relations ont oscillé, historiquement, entre le cloisonnement des sociétés traditionnelles – qui reconnaissent l’altérité irréductible des différents groupes mais au prix d’un état de guerre permanent – et l’universalisme occidental qui prend son lieu pour le lieu du vrai et qui entend imposer ses valeurs à tous en demeurant aveugle au caractère local de son propre universel. Au-delà de ces deux écueils, É. Helmer en appelle finalement à un rapport au lieu qui délivre « toute sa puissance », qui est celle d’un « opérateur de construction de l’universel parce qu’il est par nature un principe de différence et de négociation des différences » (p. 129). Pour cela, il faut comprendre la nature plurielle et relationnelle de l’universel et que l’universel pensé ici où là « n’est pas l’universel et que ce dernier, loin d’être l’empire indistinct du même réside dans le rapport d’ouverture entre des lieux toujours autres » (p. 130).

On pourra sans doute discuter certains points (par exemple l’identification au concept de lieu de la notion platonicienne de khôra, qui désigne peut-être plus le principe unique des lieux que les lieux eux-mêmes dans leur particularité, ou l’affirmation paradoxale que Diogène ne procède pas vraiment, comme il peut sembler, à une neutralisation des lieux), mais ce livre ambitieux qui déploie de multiples problématiques en sollicitant de nombreux auteurs et de nombreuses disciplines (dont on aimerait peut-être que leur différenciation et leur articulation avec la philosophie soit davantage thématisée), aura assurément atteint son objectif : « dresser la carte [du lieu] et faire droit à son caractère philosophique fondamental » (p. 17). Il fait souhaiter, aussi, que l’auteur poursuive les réflexions engagées ici, par exemple par une approche typologique, seulement esquissée ici, des différents lieux (le « chez soi », le territoire politique, le lieu de travail, les lieux clos, les espaces de loisir, les lieux de passage, l’univers, même, comme il le suggère…) et une analyse des modes d’être-à ou d’être-dans (et au premier chef l’habiter) qu’ils impliquent, ainsi que des questions spécifiques qu’ils peuvent soulever.

 

                                                      Matthieu Guyot.

05 novembre 2019

Maël Lemoine, Introduction à la philosophie des sciences médicales, Hermann, 2017, lu par Jonathan Racine

M. Lemoine, auteur d’un ouvrage pointu sur les valeurs explicatives en médecine (La désunité de la médecine) et d’une anthologie de textes clés de philosophie de la médecine (avec E. Giroux) nous propose ici, sous le format d’un court manuel, une Introduction à la philosophie des sciences médicales. De quoi s’agit-il ? Que faut-il entendre par « philosophie des sciences médicales » ?

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14 octobre 2019

Laurent Loison et Michel Morange (dir.), L’invention de la régulation génétique. Les Nobel 1965 (Jacob, Lwoff, Monod) et le modèle de l’opéron dans l’histoire de la biologie, Edition Rue d’Ulm, 2017, lu par Jonathan Racine.

Laurent Loison et Michel Morange (dir.), L’invention de la régulation génétique. Les Nobel 1965 (Jacob, Lwoff, Monod) et le modèle de l’opéron dans l’histoire de la biologie, Edition Rue d’Ulm, 2017, lu par Jonathan Racine.

 

         On ne saurait exagérer l’importance historique du modèle de l’opéron dans l’histoire de la biologie. En effet, il s’agit d’une étape essentielle dans l’élaboration de la vision moléculaire de la vie, selon le titre de l’ouvrage classique de Kay (The Molecular Vision of Life). Ce qu’il s’agit d’expliquer avec ce modèle, c’est le détail du mécanisme moléculaire du contrôle de régulation des gènes. Or cette régulation des gènes est une pièce centrale dans l’édifice de la biologie moléculaire : si en 1953, avec la découverte de la structure de l’ADN, on identifie le support d’une information au cœur de la cellule, cela ne nous dit rien sur la manière dont cette information est « manipulée » par l’organisme. Ce qui se met en place dans les années 1960 avec les travaux sur la régulation, ce n’est rien de moins que la métaphore du programme, complémentaire de celle d’information (sur ces points, on peut se référer à l’ouvrage, lui aussi classique, de E. Fox Keller, Le siècle du gène)

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12 juillet 2019

Franck Varenne, Théorie, réalité, modèle. Matériologiques 2012, lu par Arnaud Rosset

Franck Varenne, Théorie, réalité, modèle. Épistémologie des théories et des modèles face au réalisme dans les sciences, Éditions matériologiques, 2012 (259 pages). Lu par Arnaud Rosset.

 

Cet ouvrage vise à rendre compte des circonstances dans lesquelles l'évolution de la physique a amené le retour d'un questionnement sur le réalisme scientifique et à mettre en valeur la façon dont la valorisation récente des modèles, saisis comme des représentations intermédiaires entre la théorie et les données de l'expérience, a permis de réorienter ce questionnement.

               The purpose of this book is to report on the circumstances in which the evolution of physics brought about a reexamination of scientific realism and to highlight how the recent valorisation of models, as intermediate representations between theory and data, redirects this reexamination.

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11 juillet 2019

J.-M. Salanskis, Le monde du computationnel, Encre Marine 2011, lu par Magali Lombard

Jean-Michel Salanskis, Le monde du computationnel, Encre Marine, collection À présent, octobre 2011 (200 pages).

Dans une phénoménologie de la chose computationnelle et une pensée du calcul, l'auteur interroge le sens d'un "monde" du calcul, et plus profondément des transformations que l'informatique implique pour notre rapport au monde. 

This essay written by Jean-Michel Salanskis analyses the influence of computing and information technology on the ways men relate to the world in their everyday lives. The book, based on a phenomenological approach, describes the transformation of our existence in the era of computer science and machines manipulating data. It sheds light on the relationship between calculus, computer programs and machines in order to understand the essence of technology.  

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10 juillet 2019

Christian Sachse, Philosophie de la biologie, PPUR 2011, lu par Jonathan Racine

Christian Sachse, Philosophie de la biologie. Enjeux et perspectives, Presses polytechniques et universiraires romandes, octobre 2011 (226pages).

 

L’ouvrage se présente comme un manuel d’introduction à la philosophie de la biologie – domaine florissant de la philosophie contemporaine, mais pour lequel les ouvrages d’introduction sont quasiment tous en langue anglaise (il est difficile de considérer Duchesneau, Philosophie de la biologie, Puf, comme un manuel d’introduction).

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09 juillet 2019

Barberousse, Bonnay & Cozic (dir.), Précis de philosophie des sciences, Vuibert 2011, lu par Jonathan Racine

Barberousse, Bonnay et Cozic (dir.), Précis de philosophie des sciences, Vuibert, 2011.

Anouk Barberousse était déjà l’auteur (en collaboration) d’une utile introduction à la philosophie des sciences au 20ème siècle au format poche (Champs-Flammarion). Il s’agit ici d’un ouvrage bien plus imposant, qui se veut plus qu’un simple manuel d’introduction : les auteurs le conçoivent comme « le chaînon manquant entre l’initiation et la recherche ».

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08 juillet 2019

Fichant & Roux (dir.), Louis Couturat, Classiques Garnier 2017, lu par Vincent Alain

Fichant, M., Roux, S., (dir.), Louis Couturat (1869-1914), Mathématiques, langage, philosophie, Paris, Éditions Classiques Garnier, collection Histoire et Philosophie des Sciences, 2017 (363 pages).

« On ne saurait lui (Kant) reprocher de n’avoir pas prévu l’avenir, encore que sur ce point, Leibniz ait vu plus clair et plus loin » écrivit Louis Couturat en 1905 à propos de la philosophie des mathématiques de Kant inaugurant ainsi « un retour à Leibniz » concurrent du « zurück zu Kant » de l’École de Marbourg. De l’œuvre de Louis Couturat, on ne retient, le plus souvent, que la classique et incontournable étude sur la Logique de Leibniz d’après des documents inédits et la thèse d’un Leibniz précurseur de la logique moderne. Pourtant, Louis Couturat n’a jamais voulu être un historien de la philosophie au sens strict, mais bien un philosophe à part entière cherchant à distinguer la vérité des systèmes de leur roman.

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05 juillet 2019

Régis Courtray (dir.), Regard et représentation dans l'Antiquité, P.U.M. 2013, lu par Catherine Rezaei

Regard et représentation dans l'Antiquité, sous la direction de Régis Courtray, Pallas, N° 92, 2013 (329 pages).

Ce volume de la revue d'études antiques Pallas présente des textes réunis par Régis Courtray, suite à une journée d'étude et un séminaire organisés à l'Université Toulouse II-Le Mirail. L'ambition du recueil est de rendre compte de la manière dont les Anciens définissent le phénomène de la vision puis, sur ce fondement,  d'interroger les représentations du regard, du monde, de l'intelligible, de l'intelligence en quête de savoir qu'ils formulent.

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04 juillet 2019

Ugo Batini, Schopenhauer, Ellipses 2016, lu par Jean Kessler

Ugo Batini, Schopenhauer. Une philosophie de la désillusion, Ellipses, avril 2016, collection « Aimer les philosophes » (256 pages). Lu par Jean Kessler.

Premier d’une nouvelle série intitulée « aimer les philosophes », l’ouvrage d’U. Batini se propose donc de nous faire aimer Schopenhauer. La tâche peut sembler aisée, car autant la cohérence et l’unité des thèmes abordés par l’auteur du Monde comme volonté et représentation, que son style clair, exempt de néologismes et de jargon, font depuis plus d’un siècle de la lecture de ce philosophe (sans doute un des plus lus et des plus influents) un plaisir indéniable.

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03 juillet 2019

Jean-Michel Le Lannou, L’Excès du représentatif, Hermann 2015, lu par Jean Colrat

Jean-Michel Le Lannou, L’Excès du représentatif, coll. « Philosophie », Hermann Éditeurs, octobre 2015 (98 pages). Lu par Jean Colrat.

L’ouvrage que Jean-Michel Le Lannou a publié en octobre 2015 est la meilleure introduction à la connaissance de son œuvre en même temps qu’une forme d’accomplissement d’un travail ambitieux.


 

 

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02 juillet 2019

Monique Dixsaut, Nietzsche, Vrin 2012, lu par Jérôme Jardry

Monique Dixsaut, Nietzsche. Par-delà les antinomies, collection Bibliothèque d'Histoire de la Philosophie, Vrin, septembre 2012, réimpression de l'édition 2006 chez Transparence (480 pages). Lu par Jérôme Jardry.

Contredire n’est pas seulement dialectique, au sens hégélien, et il faut apprendre à lire, par-delà les interprétations qui recouvrent la philosophie de Nietzsche. Il est, après Platon, l'autre auteur de prédilection de Monique Dixsaut.

 

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01 juillet 2019

Guillaume Tonning, Nietzsche, Ellipses 2016, lu par Lynda Paillard

Guillaume Tonning, Nietzsche. Une philosophie de l’épreuve, Ellipses, collection Aimer les philosophes, 2016, lu par Lynda Paillard.

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Présenter la philosophie de Nietzsche en moins de 200 pages, c’est ce qu’entreprend  Guillaume Tonning, dans le prolongement de sa thèse, soutenue en 2006, sous la direction de Didier Franck (Nietzsche et l’ombre de Dieu). Sous le titre « Nietzsche, une philosophie de l’épreuve », il fait paraître chez Ellipses, ce vade-mecum qui sera utile à tous ceux qui veulent découvrir ou en savoir plus sur cette pensée mobile et protéiforme. Selon le principe de la collection « Aimer les philosophes », l’ouvrage se donne comme un « parcours de pensée » en dix chapitres, encadré par une introduction et un corpus de textes, suivi d’un glossaire et d’éléments de bibliographie.

    

 

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