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06 septembre 2018

Jacques Schlanger, De l'usage de soi, Hermann, 2017, lu par Guillaume Fohr

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Jacques Schlanger, De l'usage de soi, Hermann, 2017 (146 pages). Lu par Guillaume Fohr.

Jacques Schlanger est actuellement professeur émérite de philosophie à l'université hébraïque de Jérusalem. Dans son ouvrage De l'usage de soi, il propose au lecteur une pérégrination autour du « je » en sept intervalles. Le chiffre sept n'est pas sans évoquer la menorah, chandelier à sept branches de la tradition juive dont l'étymologie désigne la racine de la lumière. Le « je » se donne parfois à voir ou reste caché, toujours est-il qu'il demeure à l'origine de toute pensée, de toute action, de toute communication. Aussi, nos sentiments, nos idées, nos savoirs, nos croyances ne font pas exception en la matière. Ce livre propose une mise en abîme des diverses modalités de l'usage de soi en philosophie.

 

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31 octobre 2017

Cherlonneix (dir.), Nouvelles représentations de la vie en biologie et philosophie du vivant, lu par Cyril Gayet

Laurent Cherlonneix (dir.), Nouvelles représentations de la vie en biologie et philosophie du vivant. La sculpture du vivant à l’épreuve de l’interdisciplinarité, , avec la participation de Jean Claude Ameisen, éditions De Boeck, avril 2013. 

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Ce livre regroupe un ensemble de contributions écrites à l’occasion d’un séminaire interdisciplinaire sur le thème du vivant, dirigé par Laurent Cherlonneix. Son objet principal est d’évaluer la pertinence et la portée de l’idée de « mort cellulaire programmée » pour une nouvelle pensée de la vie. 

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16 mai 2017

Ruwen Ogien, Mes mille et une nuits. La maladie comme drame et comme comédie, Paris, Albin Michel, 2017, lu par Alexandre Klein.

L'équipe de l'Œil de Minerve se joint à l'hommage rendu à la mémoire de Ruwen Ogien, disparu le 4 mai dernier.

 

Ruwen Ogien, Mes mille et une nuits. La maladie comme drame et comme comédie, Paris, Albin Michel, 2017, 254 p.

              

À l’origine de la philosophie, de l’acte de philosopher, il y a un étonnement, une surprise, le surgissement d’une nouveauté qui déplace les repères, transforme les représentations et suscite l’interrogation. Celle-ci peut-être un bruissement infime, un évènement anodin ou encore une rencontre décisive. Parce qu’elle bouleverse le cours de l’existence, tant dans son quotidien que dans son devenir, la maladie est de ces éléments qui engendrent le questionnement, engagent la réflexion et conduisent à la remise en question. C’est ce qu’a découvert le philosophe français Ruwen Ogien lorsqu’il a été diagnostiqué, en 2013, d’un cancer du pancréas. Ce spécialiste de philosophie morale, directeur de recherche au CNRS, s’est trouvé plongé dans un monde nouveau : celui des rendez-vous médicaux, des diagnostics difficiles à annoncer (et à entendre), des traitements de chimiothérapie épuisants, des opérations lourdes, des séjours à l’hôpital qui s’éternisent. Un monde fait de peur, de tristesse, d’inquiétude, d’angoisse et parfois d’espoir. Un monde où le temps change de rythme et où les autres changent d’attitude à mesure que l’on change d’apparence. De cette expérience singulière, le philosophe a tiré une réflexion nouvelle et un livre particulièrement intime.

 

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23 juin 2013

J.-B. Pontalis, Marée basse, marée haute, Gallimard, 2013, lu par Mariane Foeillet-Perruche

J.-B. Pontalis, Marée basse, marée haute, Gallimard, 2013

Un livre posthume : telle est la forme sans doute la plus aboutie de la résurrection. Beaucoup en ont rêvé, toute leur vie étant orientée par ce rêve. Certains y sont parvenus, Chateaubriand par ambition et orgueil, Camus, au hasard d’un accident de voiture et malgré lui.

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21 janvier 2013

Hart Nibbrig, Esthétique des fins dernières, Klincksieck 2012, lu par Karim Oukaci

Hart Nibbrig, Christiaan Lucas, Esthétique des fins dernières, Ästhetik der letzten Dinge (1989), traduit par Françoise L'Homer-Lebleu, Klincksieck, Paris, 2012.

   Dans l'Esthétique des fins dernières, il est rarement question de fins dernières. C'est que l'expression allemande, die letzte Dinge, que la traductrice a choisi de restituer de façon conventionnelle, peut aussi avoir une acception bien plus banale (« les derniers moments ») et tout à fait extérieure au sens eschatologique ordinairement associé aux novissima depuis le Siracide et le Deutéronome.

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