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21 novembre 2017

Jean- Baptiste de Panafieu , Etienne Lécroart L’homme est-il un animal comme les autres ? » Ed la ville brûle , 61 pages Lu par Valérie Ronceray

Jean- Baptiste de Panafieu,  Etienne Lécroart  L’homme est-il un animal comme les autres ? »  Ed la ville brûle , 61 pages Lu par Valérie Ronceray

« L’ homme est- il un animal comme les autres ?» est un petit livre sur l’origine des humains  destiné aux jeunes adolescents . Il est écrit par Jean-Baptiste de Panafieu agrégé de sciences naturelles et le texte est complété par des  illustrations d' Etienne Lécroart .
       A l’origine de l’espèce humaine  il y a un  groupe d’hominidés (groupe zoologique qui réunit les chimpanzés, les orangs-outangs, les bonobos et les hommes)  qui a connu une évolution distincte des autres. Il est faux de dire que nous descendons du singe ,d’ailleurs il n’existe pas UN singe,  mais nous avons gardé des points communs avec l’ensemble des singes comme nos pouces opposables et nous avons quelques similitudes morphologiques avec nos plus proches cousins, les chimpanzés communs et les chimpanzés nains (les bonobos) : la fusion de deux os du palais. Par ailleurs,  les chimpanzés et les bonobos ont  un patrimoine génétique commun avec l’homme à près de 99 %. L’homme fait donc partie de la famille des hominidés, au même titre que les gorilles, les chimpanzés et nous  avons un ancêtre commun avec les chimpanzés dont nous nous sommes séparés il y a environ 7 millions d’années.  Cette séparation n ‘a pas été brutale :  les premiers hommes , les homo habilis n’étaient pas très différents d’ autres hominidés contemporains à tel point qu’il est parfois difficile de dire qu’un crâne fossile appartient à telle espèce d’hominidés ou à telle autre.   Au cours de l’évolution certaines espèces ont acquis de nouveaux organes, de nouvelles capacités : les descendants de l’homo habilis, l’ homo erectus (qui a formé en Europe l’homme de Neandertal) possèdent un plus gros cerveau et l’homo sapiens a commencé à dessiner sur les parois. Mais, si le cerveau de l’homme  a évolué, sa main est semblable à celle des singes d’il y a 50 millions d’année et  notre corps garde des traces de notre lointain passé : notre coccyx rappelle, par exemple,  la queue de nos ancêtres.    

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13 décembre 2016

Paul Valéry, La crise de l’esprit, suivi de Note (ou l’Européen), Manucius, Le philosophe, Paris, 2016, lu par Florence Salvetti.

Paul Valéry, La crise de l’esprit, suivi de Note (ou l’Européen), Manucius, Le philosophe, Paris, 2016, lu par Florence Salvetti.

On connaît le fameux Fragment 53 d’Héraclite selon lequel « la guerre est le père de toute chose ». Il est une de ces choses dont, en tant qu’expérience capitale et douloureuse, elle est assurément le père, c’est de la pensée. La guerre détruit, mais il reste encore des hommes, dans la mêlée ou non, pour la penser. Nous ne pensons d’ailleurs jamais autant qu’en temps de guerre, à proprement parler ou métaphoriquement parlant, parce que notre monde est remis en question, que nous savons que demain sera ce que nous aurons choisi d’en faire aujourd’hui, et que nous ne nous contentons pas de vivre la douleur, nous l’intellectualisons pour lui donner sens. Nombreux sont à ce titre les écrivains (historiens, poètes, philosophes) auxquels la guerre a donné à penser. Paul Valéry, dont la vie (1871-1945) est rythmée par les guerres, est de ceux-là. Avec quelques autres, dont pour certains nous serons amenés à évoquer le nom, il pense la guerre, sans être de la mêlée, car il n’est pas mobilisé. Valéry demeure à Paris pendant les deux périodes d’affrontements mondiaux.

 

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05 mars 2016

Monique Dixsaut, Nietzsche par-delà les antinomies, Vrin, lu par Jérôme Jardry

Chers lecteurs, chères lectrices, 

 

Les recensions paraissent et disparaissent très vite ; il est ainsi fort possible que certaines vous aient échappé en dépit de l'intérêt qu'elles présentaient pour vous. Nous avons donc décidé de leur donner, à elles comme à vous, une seconde chance. Nous avons réparti en cinq champs philosophiques, les recensions : philosophie antique, philosophie morale, philosophie esthétique, philosophie des sciences et philosophique politiques. Pendant cinq semaines correspondant à ces champs, nous publierons l'index thématique des recensions publiées cette année et proposerons chaque jour une recension à la relecture. Au terme de ce temps de reprise, nous reprendrons à notre rythme habituel la publication de nouvelles recensions. 

Recensions d'ouvrages portant sur l'histoire de la philosophie 

Recensions d'esthétique 

Recensions de philosophie politique

Recensions de philosophie antique

Recensions de philosophie morale

Recensions d'épistémologie



Monique Dixsaut, Nietzsche par-delà les antinomies, Vrin, 2012. 

Contredire n’est pas seulement dialectique, au sens hégélien, et il faut apprendre à lire, par-delà les interprétations qui recouvrent la philosophie de Nietzsche. Il est, après Platon, l'autre auteur de prédilection de Monique Dixsaut.

 

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29 juin 2015

Philippe Descola, La composition des mondes, 2014, lu par Jean-Baptiste Chaumié

Philippe Descola, La composition des mondes, Paris, Flammarion, 2014, 377 pages.


Dans ce livre d’entretiens avec Pierre Charbonnier, l’anthropologue Philippe Descola revient sur les étapes de son parcours de chercheur, sur les principaux résultats de son travail,  ainsi que sur le regard que son expérience et ses connaissances lui font porter sur le monde contemporain.

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10 octobre 2014

Yohan Ariffin, Généalogie de l’idée de progrès, histoire d’une philosophie cruelle sous un nom consolant, Le Félin (Kiron), 2012, lu par Astrid Silvan

Yohan Ariffin, Généalogie de l’idée de progrès, histoire d’une philosophie cruelle sous un nom consolant, Le Félin (Kiron), 2012

Le progrès est souvent conçu comme norme mais c’est alors comme si cela allait de soi, comme si la représentation du temps qui était sous-entendue avait toujours été la même, comme s’il allait de soi que la fin de l’action humaine était le bien de l’homme et qu’ainsi la somme des maux serait toujours compensée par un plus grand bien pour l’humanité, comme si enfin l’humanité tout entière profitait de ce mouvement global voulu finalement par une certaine civilisation.

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22 janvier 2014

Sophie Guérard de Latour, Vers la république des différences. Presses Universitaires du Mirail, lu par Lucas Scrive

Sophie Guérard de Latour, Vers la république des différences. Presses Universitaires du Mirail : Toulouse,  2009, 305 pages.


Vers la république des différences de Sophie Guérard de Latour est une contribution au débat philosophique sur le multiculturalisme à travers laquelle l'auteur défend la possibilité d'un « multiculturalisme républicain ». 

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04 octobre 2013

H-S Afeissa, Portraits de philosophes en écologistes, éditions DEHORS, 2012, lu par François Chomarat

HICHAM-STÉPHANE AFEISSA, PORTRAITS DE PHILOSOPHES EN ÉCOLOGISTES, paru aux éditions DEHORS, en novembre 2012

Hicham-Stéphane Afeissa, bien connu désormais pour ses textes sur Arne Naess et l'écosophie, sur l’éthique environnementale, ou encore la « philosophie animale », et dont le dernier essai personnel s'intitulait : La communauté des êtres de nature (avril 2010, éditions MF), a publié en novembre dernier aux éditions Dehors un nouveau recueil d'études intitulé : Portraits de philosophes en écologistes. Certains des textes, réécrits, proviennent d'articles déjà parus dans des revues ou des collectifs.

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04 septembre 2013

Denis Kambouchner, L’École, question philosophique, Editions Fayard, 2013, lu par Etienne Akamatsu

Denis Kambouchner, L'École, question philosophique, Editions Fayard, 2013. 

L’Ecole est une question philosophique : une telle affirmation nous est familière ; et nous savons, comme le dit l’auteur, que « philosopher » signifie d’emblée « enseigner », ou du moins « statuer sur un enseignement possible ». Pourtant, comme le dit aussi Denis Kambouchner, « l’éducation est chez les philosophes une question délaissée ».  Il y a là un paradoxe, mais aussi un défi, que relève cet ouvrage : s’efforcer de dresser un bilan approfondi et circonstancié des controverses appelées par l’évolution récente du monde scolaire.


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31 mai 2013

Jean-Baptiste Échivard, La culture nous aide-t-elle à vivre ? Artège Editions, lu par Laetitia Vidal

Jean-Baptiste ÉCHIVARD, La culture nous aide-t-elle à vivre ? Artège Editions, Les essentiels de la philo, Perpignan, 2012.

Cet ouvrage ressemble de prime abord à un « manuel » de Terminale qui serait exclusivement consacré à la culture. Le langage, le travail et la technique, l’histoire, l’art et la religion y sont en effet traités successivement, de façon simple, claire, et convoquant nombre de textes connus. 

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18 février 2013

Raffaele Simone, Pris dans la toile, Gallimard, 2012, lu par Romain Couderc

Raffaele Simone, Pris dans la toile, Gallimard, 2012, lu par Romain Couderc

L’essai de Simone propose une perspective anthropologique, sémiotique et politique sur la nouvelle révolution numérique dont nous sommes les témoins.

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17 janvier 2013

Sylvain Bosselet, On ne parle pas de politique à table, Ed. Bréal, 2011 (lu par Jean-Jacques Sarfati)

Sylvain Bosselet, On ne parle pas de politique à table, Éd. Bréal, 2011, 126p. 

Dans ce texte, Sylvain Bosselet, se propose d’interroger la chose politique en nous offrant une relecture de la pensée philosophique et psychologique, de Platon à Freud, souhaitant ainsi recréer le lien (souvent rompu) entre philosophie, psychanalyse et politique.

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12 janvier 2013

Sandor FERENCZI, Un petit homme-coq, Suivi de Les enfants qui ont la phobie des animaux de Sigmund FREUD, Petite Bibliothèque Payot, 2012 (lu par Michel Cardin)

Sandor FERENCZI, Un petit homme-coq, Suivi de Les enfants qui ont la phobie des animaux de Sigmund FREUD, Petite Bibliothèque Payot, n° 870, septembre 2012

Pour tous ceux qui voudraient connaître le mouvement psychanalytique dans l’histoire de la formation de ses concepts et de ses méthodes par l’intermédiaire d’un exemple, ce petit livre est « un régal ».

Nous reprendrons ainsi le jugement que Freud avait émis sur le remarquable texte placé au début de cette nouvelle publication : Un petit homme-coq, paru en 1913, et édité ici avec deux autres articles de Ferenczi, Conséquences psychiques d’une castration, paru en 1916, etContribution à l’étude de l’onanisme, paru en 1912.

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