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11 novembre 2016

Laurence Devillairs, Les 100 citations de la philosophie, Que sais-je, 2015, lu par Alexandra Barral

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRzeEEMkSzf2xO4qZe4AG7jlCbw9g16GHC4EDp3yhn2x9KW4kzhLaurence Devillairs, Les 100 citations de la philosophie, Que sais-je, 2015

Ce petit livre de 124 pages paraît aux éditions PUF dans la collection des « Que sais-je ».  Il a pour objectif de rassembler les citations les plus connues de l’histoire de la philosophie et de donner une explication concise à ces formules. Le format est strict : un page d’explication pour chacune des citations, ce qui a pour double conséquence la nécessité d’être très synthétique dans les explications et de ce fait relativement bref et clair d’une part ; et de l’autre de  passer sous silence des explications plus exhaustives et plus approfondies.

Après un bref avant propos, les citations sont déclinées par ordre chronologique, en commençant par Héraclite d’Éphèse, et en terminant par Sloterdijk. Dans l’avant propos, l’auteur rappelle que la philosophie, même si elle n’est pas littérature, peut être belle, et les formules de langage trouvées par les philosophes, riches, vibrantes, fécondes et heureuses. Les philosophes veulent aussi toucher la pensée par la formule et de se contentent pas simplement de concepts et de démonstrations

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30 janvier 2016

Paulin Ismard, L’événement Socrate, Flammarion, Lu par Nazim Siblot

Paulin Ismard, L’événement Socrate, Flammarion, coll. « Au fil de l’histoire », 2013, 300 pages.

Figure tutélaire de notre discipline, Socrate incarne, par sa remise en cause de la doxa et son interrogation sur l’essence, le questionnement philosophique par excellence. Archétype universel du philosophe, il reste pourtant en bonne partie une énigme, qui nous apparaît à travers le prisme du platonisme et des réinterprétations successives de sa démarche – en particulier celle des Lumières, qui voit dans le fameux procès de 399 la préfiguration de la lutte de la raison en butte à l’obscurantisme des prêtres, et dans le philosophe le prototype du penseur engagé dans l’espace public, prêt à défendre ses principes au péril de sa vie.

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06 avril 2015

Alain Seguy-Duclot, Platon, l'invention de la philosophie, lu par Sidonie Dastillung.

Alain Seguy-Duclot, Platon, l'invention de la philosophie, Belin

Déjà reconnu pour ces travaux portant sur la philosophie platonicienne, notamment pour les commentaires qu’il a produits de deux dialogues, le Parménide, Le Parménide ou le Jeu des hypothèses (1998), et celui du Théétète, Dialogue sur le Théétète de Platon (2008), Alain Séguy-Duclot, professeur chercheur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, propose cette fois dans Platon, l’Invention de la Philosophie une appréciation beaucoup plus globale de l’œuvre de Platon. Même si l’ouvrage propose dans sa troisième partie un commentaire détaillé du Gorgias, il s’agit de comprendre la philosophie platonicienne dans sa logique de constitution, dans l’objectif de déterminer sa portée pour l’avenir de la philosophie. N’adoptant pas une approche purement historique, Alain Séguy Duclot nomme « invention » de la philosophie par Platon, non pas la naissance du discours philosophique mais son désir de confrontation permanente à ce qui s’oppose à lui. A ce titre, la philosophie consiste en un geste d’ouverture à ce qui n’est pas elle, ce que l’auteur considère comme la tâche même qu’elle a aujourd’hui à accomplir, dans le contexte du développement de la science moderne. Cet ouvrage se présente comme le complément théorique de celui qui le précède, Le réalisme Physique (2013), dans lequel l’auteur analyse l’avènement de la physique moderne. L’auteur souhaite trouver en Platon les principes de la redéfinition du projet d’explication rationnelle du monde, requise depuis la consécration du principe de vérité relative par la physique probabiliste. En même temps que disparaît l’attachement au concept d’ontologie rationnelle, la philosophie doit se rapprocher, selon lui, de son origine platonicienne, en se définissant comme ouverture non dogmatique à la pluralité des savoirs. Aux trois premières parties où l’auteur s’attache à dégager le sens de cette invention platonicienne, succède la quatrième partie de l’ouvrage où l’auteur considère le devenir de la philosophie.

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17 janvier 2014

Comédie et philosophie, A. Laks et R. Saetta Cottone, éd. Rue d’Ulm, lu par Jérôme Jardry

Comédie et philosophie, sous la direction d’André Laks et Rossella Saetta Cottone, Éditions Rue d’Ulm, Études de littérature ancienne, 2013.

Le recueil Comédie et philosophie, dirigé par A. Laks et R. Saetta Cottone réconcilie la philosophie avec la fréquentation de la figure aristophanienne du Socrate des Nuées

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03 juin 2013

J.-F. Balaudé et P. Wotling (dir.), «L’art de bien lire», Nietzsche et la philologie, Vrin, lu par Jérôme Jardry

Balaudé, J.-F. et Wotling, P. (sous la dir.), «L’art de bien lire», Nietzsche et la philologie, Vrin, Tradition de la pensée classique, 2013.

La citation de Nietzsche est souvent répétée, selon plusieurs formulations. La lecture (et l’écriture) constitue un souci constant dans la philosophie de Nietzsche et pourrait bien constituer une «unité» de sa pensée, ou un fil directeur, si tant est que ces termes puissent avoir une validité pour une pensée par nature multiple et intempestive. 

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