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12 janvier 2020

" La Bataille d'Hernani ", téléfilm réalisé par Jean-Daniel Verhaeghe en 2002 (2ème partie)

Bataille d'Hernani est un téléfilm de fiction de 90 minutes réalisé par Jean-Daniel Verhaeghe, coproduit par France 5, France 2 et GMT production, d'après un scénario de Claude Allègre et Jean-Claude Carrière, qui raconte l'histoire de la création d'Hernani de Victor Hugo, jusqu'au scandale qui éclata le soir de la première, le 25 février 1830.

Il fut diffusé le 29 avril 2002 à 20 h 50 sur France 2, le 16 novembre 2002 à 22 h 10 sur le câble et le satellite et ultérieurement sur France 5.

" Hernani " de Victor Hugo, réalisation Jean Kerchbron, diffusion du 24 avril 1961

10 janvier 2020

Victor Hugo - " Hernani " - Analyse détaillée par scène (Acte 5)

Écoutez l’histoire que voici. Trois galants, un bandit que l’échafaud réclame, Puis un duc, puis un roi, d’un même coeur de femme Font le siège à la fois. L’assaut donné, qui l’a ? C’est le bandit.

Avec humour, Victor Hugo s’amuse à résumer sa propre pièce en trois vers et quatre pieds. C’est bien sûr une marque de complicité avec le spectateur.

09 janvier 2020

Victor Hugo - " Hernani " - Analyse détaillée par scène (Acte 4)

Les caveaux qui renferment le tombeau de Charlemagne, à Aix-la-Chapelle. De grandes voûtes d’architecture lombarde. ... À droite, le tombeau de Charlemagne avec une petite porte de bronze ... On ne voit pas le fond du souterrain ; l’oeil se perd dans les arcades, les escaliers et les piliers qui s’entrecroisent dans l’ombre.

Historiquement, l’élection de Charles Quint a eu lieu à Francfort, mais son couronnement a bien eu lieu à Aix-la-Chapelle. Pour l’effet dramatique, c’est ce dernier lieu que retient Victor Hugo.

Une fois à Aix-la-Chapelle, Don Carlos a découvert qu’une ligue se réunit dans les caveaux du tombeau de Charlemagne pour préparer son assassinat. Il s’y rend donc pour les surprendre et les arrêter. Bien sûr, il n’est pas seul, Don Ricardo l’accompagne à l’intérieur, et le duc de Bavière reste à l’extérieur avec des soldats...

08 janvier 2020

Victor Hugo - " Hernani " - Analyse détaillée par scène (Acte 3)

Dans les montagnes d’Aragon. La galerie des portraits de famille de Silva ; grand salle, dont ces portraits, entourés de riches bordures et surmontés de couronnes ducales et d’écussons dorés, font la décoration. Au fond une haute porte gothique. Entre chaque portrait une panoplie complète, toutes ces armures de siècles différents.

Scène 1, c’est le jour des noces de Doña Sol avec son vieil oncle Don Ruy Gomez. Mais c'est sans compter la série de coups de théâtre que Victor Hugo réserve à son spectateur...

07 janvier 2020

Victor Hugo - " Hernani " - Analyse détaillée par scène (Acte 2)

Saragosse, un patio du palais de Silva. À gauche, les grands murs du palais, avec une fenêtre à balcon. Au-dessous de la fenêtre, une petite porte. À droite et au fond, des maisons et des rues. — Il est nuit. On voit briller çà et là, aux façades des édifices, quelques fenêtres encore éclairées.

Chaque acte se passe dans un décor différent. Dans sa préface de Cromwell, Victor Hugo remet en cause explicitement l’unité de temps et l’unité de lieu, pour mieux défendre l’unité d’action :

"Il suffirait enfin, pour démontrer l’absurdité de la règle des deux unités, d’une dernière raison, prise dans les entrailles de l’art. C’est l’existence de la troisième unité, l’unité d’action ... Celle-là est aussi nécessaire que les deux autres sont inutiles. C’est elle qui marque le point de vue du drame ; or, par cela même, elle exclut les deux autres. Il ne peut pas plus y avoir trois unités dans le drame que trois horizons dans un tableau." Victor Hugo, Préface de Cromwell, 1827.

06 janvier 2020

Victor Hugo - " Hernani " - Analyse détaillée par scène (Acte 1)

Saragosse, une chambre à coucher, la nuit. Une lampe sur la table. Dona Josefa Duarte, vieille, en noir, avec le corps de sa jupe cousu de jais, à la mode d’Isabelle la Catholique. Elle ferme les rideaux cramoisis de la fenêtre et met en place quelques fauteuils ...

Dans ses pièces, Victor Hugo utilise des didascalies très précises pour mettre en place le décor et les personnages. C’est une démarche propre aux romantiques : on va créer des tableaux, avec des clair-obscurs, une atmosphère mystérieuse, des objets symboliques, une couleur locale et historique. Dès le début, Victor Hugo nous plonge dans l’Espagne du XVIe siècle.

07 octobre 2019

Video : " Hernani " - Victor Hugo - Réalisation Jean Kerchbron

Livre audio : "La Princesse de Montpensier" - Madame de Lafayette

06 décembre 2017

"La Belle personne" (2008) de Christophe Honoré d'après "La Princesse de Clèves" (1678) de Madame de Lafayette

À la mort de sa mère, Junie, 16 ans, change de lycée en cours d'année. Dans son nouvel établissement, elle retrouve son cousin Mathias, qui l'aide à s'intégrer dans la classe en lui présentant sa bande d'amis. Austère et fascinante, Junie est vite courtisée par de nombreux garçons. Parmi ses différents prétendants, le timide et sage Otto est celui qu'elle accepte comme fiancé. Mais une passion vive et soudaine ne tarde pas à naître entre Junie et Nemours, jeune et séduisant professeur d'italien. Face au grand amour, mais ne voulant pas céder à ses sentiments, Junie s'obstine à refuser le bonheur, car il n'est à ses yeux qu'une illusion...

« Jamais cour n'a eu tant de belles personnes » : la phrase de Mme de Lafayette a servi de déclic à Christophe Honoré pour passer de la cour royale du xvie siècle décrite par le roman à une cour de lycée d'aujourd'hui. L'idée, qui pourrait sembler théorique, s'incarne parfaitement. D'abord par la vertu d'un décor, le lycée Molière du 16e arrondissement parisien, tout en galeries ouvertes et balcons : un théâtre où chacun est à la fois en représentation et à l'affût du spectacle d'autrui. Ensuite par le nombre de « belles personnes », en effet, qui s'y épient, s'y désirent et s'y empoignent. Une autre passerelle évidente avec le texte pourrait être la peur de perdre la face devant son groupe, si violente à l'adolescence, et décisive dans les rebondissements du récit. Mais Honoré ajoute l'essentiel, son style, en filmant les lycéens comme des demi-dieux, avec une sorte de ravissement élégiaque, communicatif — pas si loin d'un Gus Van Sant, dans Elephant, mais sans les arrière-pensées funèbres. La Belle Personne devient ainsi le portrait d'une jeunesse rêvée, fantasmée, qui n'a sans doute jamais existé nulle part. Une jeunesse dont la grande affaire est encore l'amour. Et qui casse ou bien passe — comme le suggère l'apparition émouvante d'une ancienne « princesse de Clèves » (chez Manoel de Oliveira), Chiara Mastroianni. Cet irrésistible portrait de groupe est illuminé par un visage neuf — celui de Léa Seydoux, dont le film est l'acte de naissance — et irradié par une chanson sublime du suicidé Nick Drake, Way to blue, au romantisme aérien. — Louis Guichard (Télérama.fr).

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