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Première

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Inventaire des fables : petit tour d'horizon

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Lorsqu'on évoque les fables , on hésite entre diversité et unité. En effet, rien, en apparence , ne ressemble plus à une fable , qu'une autre fable : même forme courte ( quelques dizaines de vers )  même usage du vers libres , même goût de plaire et d'instruire à partir d'une anecdote dont on va tirer une morale , même regard critique et parfois pessimiste sur la société de l'époque et sur l'homme en général. Mais pourtant , à y regarder d'un peu plus près, on peut apercevoir certaines différences ; Pour vous aider à pouvoir estimer un peu plus précisément la diversité des fables , je vous propose de faire une petite visite guidée d'une trentaine de fables . Prêts ? 

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La Cour du lion

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La dimension  satirique est l'une des dimensions les plus commentées des fables mais elles ne comportent pas toutes le même degré de satire et surtout , ne font pas la satire des mêmes objets; tantôt le fabuliste se moque des défauts des hommes , soit sur le plan individuel (l'appât du gain, l'avarice, le manque de générosité ) , soit sur un plan plus collectif ( la flatterie  des courtisans, les femmes incapables de garder un secret , la vénalité des juges  ) tantôt il met en évidence une anecdote qui débouche sur une philosophie de l'existence (leçon de sagesse , de prudence ou de modestie ) ; La fable est alors davantage un enseignement et le trait satirique se  fait plus discret . Dans la Cour du lion, la satire occupe une place importante : les animaux sont utilisés pour reproduire et dénoncer  le fonctionnement  féroce de la Cour . Vous trouverez dans l'article ci-dessous la lecture linéaire de la Cour du ion et quelques réflexions sur le fonctionnement de la satire ainsi que le poème de La Fontaine qui a déclenché la colère de Louis XIV.

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Phèdre : une trahison triplement mortelle

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 Jean Racine est un dramaturge du dix-septième siècle dont les pièces s'inspirent à la fois du théâtre antique et des théories jansénistes . D'Aristote, il s'efforce de respecter les règles des trois unités , de la bienséance et met en scène la catharsis , ce mélange pour le spectateur de terreur et de pitié qui doit purger ses passions et le libérer  de sa violence . Des Anciens, il reprend les  mythes , récits symboliques chargés d'enseignement pour ses contemporains mais les modifie afin q'iil soient plus proches des théories jansénistes dont il est le défenseur. A la différence du catholicisme  inspiré des jésuites, qui  considère que l'homme dispose d'une liberté de choix, les jansénistes croient en la prédestination et pensent que tous les hommes n'ont pas la possibilité de sauver leur âme; Certains sont donc fatalement voués à la damnation . Racine s'accorde, ainsi, en partie avec la fatalité antique mais il va toutefois modifier le déroulement de l'intrigue .  Ainsi  l'héroïne Phèdre, dans la tragédie éponyme de Racine, se suicide à la fin de la pièce, comme dans la version antique  mais seulement après avoir longuement  exprimé ses remords et avoué ses fautes et  son mensonge. En effet, dans les versions d'Euripide et de Sénéque, Phèdre s'empoisonne sans jamais avoir avoué qu'elle a menti . Racine atténue donc , en quelque sorte, la noirceur du personnage afin de la rendre un peu moins coupable aux yeux du spectateur . 

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Le philosophe Scythe : lecture linéaire

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  Au fur et à mesure qu'il écrit les Fables , La Fontaine se rapproche d'une  forme de sagesse qui caractérise l'idéal de l'honnête homme au dix-septième siècle; Il y défend la conception antique du juste milieu : il faut se méfier des excès en toutes choses et prôner la modération. Cette leçon s'applique également à l'exercice du pouvoir et en dédiant son recueil au jeune  Duc de Bourgogne, qui pourrait régner un jour, il entend lui montrer la voie de la sagesse . Dans cette fable intitulée le Philosophe Scythe , le fabuliste  évoque une certaine  conception du bonheur incarnée par un sage jardinier grec qui s'emploie à corriger la Nature avec modération pour la rendre plus belle . La Fontaine  place son débat dans l'univers antique mais il fait, en réalité, référence à une opposition toute contemporaine entre les  adeptes du parti dévot et le courant libertin qui apparait à la Cour . Avec ces personnages du Scythe et du Grec, il nous renvoie au débat entre stoïcisme et épicurisme, courants majeurs de l’Antiquité et rend ainsi hommage à l'Antiquité car il y puise une grande partie de son inspiration , en adaptant notamment les apologues d' Esope. 
     

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Perrette et le pot au lait : lecture linéaire

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Jean de La Fontaine est un     auteur et  poète  français du courant classique  dont l'histoire littéraire retient essentiellement les Fables ,inspirées d’Esope  et dans une moindre mesure les  contes libertins. La plupart de ses fables, en nous donnant des leçons de sagesse , confirment son ambition de   moraliste. Proche de Fouquet, son premier mécène mais également son ami  , Jean de La Fontaine restera longtemps  à l'écart de la cour royale après sa disgrâce .  Il fut, en effet, écarté de la Cour pour avoir pris la défense du surintendant des finances contre le roi en écrivant un poème satirique : Elégie aux nymphes de Vaux ( Vaux le Vicomte était la demeure de Fouquet). De retour à la Cour, il fréquente alors les  salons et les cercles  littéraires   comme celui de Madame de La Sablière qui deviendra l’une de ses protectrices.
Composé à partir de 1878, le second recueil de fables, dédié à Madame de Montespan  comporte 4 livres  et plus de 70 fables. La laitière et le pot au lait : appartient au Livre VII des Fables. L'animal n'est plus ici le personnage central du récit : le fabuliste met en scène une jeune paysanne entreprenante qui se rend à la ville et rêve de fortune.  Comment l’auteur met-il en scène le bonheur et ensuite le malheur de Perrette  et quelle leçon devons-nous retenir ? 

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La Fontaine: un moraliste ? Quelle est la morale des animaux malades de la peste ?

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La fable à étudier racontait une histoire édifiante car, comme se plaisait à le répéter La Fontaine, "le conte fait passer le précepte avec lui". Autrement dit, on doit d'abord intéresser les lecteurs grâce à une histoire amusante avant de pouvoir leur proposer une leçon de vie . Cette fable évoque tout d'abord une situation initiale dramatique : une épidémie de peste frappe les animaux et chacun craint pour sa vie. Le monde entier semble se paralyser sous l'effet de cette menace et le roi des animaux propose une solution. Il relie l'origine de la maladie à une cause divine et pour apaiser la colère des Dieux, envisage que chaque animal vienne publiquement confesser ses péchés . Le plus coupable servira ainsi de bouc-émissaire à la collectivité . Dans les faits, les animaux les plus puissants confessent leurs fautes mais on finit par sacrifier un âne qui a avoué, simplement  avoir mangé de l'herbe dans un pré qui ne lui appartenait pas. Le lecteur comprend alors que cet animal n'est pas celui qui a commis la plus grosse faute (le lion a par exemple dévoré des bergers ) mais qu'il a été choisi comme une victime idéale. 

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Les obsèques de la lionne : une satire qui fait réfléchir...

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La Fontaine reprend un modèle antique: celui de la fable et l'adapte à son époque :celle du siècle de Louis XIV. La société est encore marquée par un fort héritage médiéval et la noblesse méprise les paysans . Le roi installe progressivement sa cour et ses courtisans à Versailles et ces derniers rivalisent de flatteries pour ne pas lui déplaire. Dans Les Obsèques de la Lionne qui fait partie du septième livre des Fables, Jean de La Fontaine dépeint une cour d'animaux qui , par bien des traits, ressemble à la cour du roi. Il invente une histoire plaisante dont l'objectif est de nous faire réfléchir à la manière dont fonctionnait le pouvoir royal . La dimension satirique de la fable vise essentiellement les courtisans et la naïveté des puissants habitués à n'entendre que ce qui les arrange . Voyons comment le fabuliste met en place la satire ...

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Le livre VII des Fables : une première approche

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L’oeuvre à étudier cette année se compose de 5 recueils de fables : le livre VII comporte 17 fables et s’ouvre par une  forme de préface destinée à Madame de Montespan qui fait partie du cercle proche de Louis XIV dont elle fut la maîtresse et la favorite durant de nombreuses années avant de tomber en disgrâce à la Cour. Dix ans après la parution du premier recueil de Fables qui comportait sept livres, le fabuliste revient dans l’actualité littéraire avec 70 nouvelles fables dans lesquelles il introduit de nouveaux thèmes et surtout de nouveaux personnages humains. Voyons ce qu’il en est en analysant le livre VII qui comporte 17 apologues.

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Les nouveaux programmes de première générale

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L’ année  de première en français reste marquée par les épreuves  dites anticipées du baccalauréat ; vous les connaîtrez bien tôt sous le nom d’EAF qui est l’acronyme de Épreuves Anticipées de Français. C’est la dernière année du cycle secondaire où l’enseignement du français est obligatoire. Mais si la matière en elle-même disparaît en terminale au lycée  , beaucoup d’écoles dans l’enseignement supérieur intégrent des  cours de français ou de communication, que ce soit en BTS, en IUT , dans les écoles d’ingénieurs et même à l’université.

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Qui est Monsieur Jean de La Fontaine ?

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Il est souvent question de La Fontaine et de ses Fables dès l'école primaire  et pour beaucoup d'entre vous, ce nom est connu . Mais savez-vous qui est l'homme qui se cache derrière l'écrivain ? Et surtout que retenir d'une vie lorsqu'on souhaite mieux comprendre une oeuvre ? Autrement dit quels événements biographiques ont pu avoir des conséquences sur le travail entrepris par le fabuliste ? Né en 1621 à Château-Thierry, petit ville de province , le fils d'un conseiller du roi, et maître des eaux et forêts, va devenir en quelques années , un poète réputé, adoré à la Cour , et disgracié .Le roi Louis XIV  qui lui gardait quelque peu rancune acceptera finalement son élection à l'académie française en 1684, 10 ans avant sa mort en 1695 au terme d'un siècle que l'on qualifie de classique. 

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