09 mars 2022

Le Pavillon de la maison d’Edgar Allan Poe

  Si je vous écris aujourd’hui, c'est pour vous raconter ce qui m'est arrivé mercredi dernier.

    Je m'appelle Timothée, j'ai 13 ans, je vis en Amérique à Los Angeles. J'ai de nombreux amis, je respecte tout le monde, je ne suis pas méchant. et je bavarde beaucoup. 

    Comme chaque mercredi je fais de l’athlétisme. Mercredi dernier, en rentrant de ma séance sport, épuisé et vidé de mon énergie, je pris un raccourci par le parc du « Old Oak » et j'atterrissais dans une ruelle sombre, où seul une maison était habitée, les autres étaient abandonnées.

    Arrivé à la hauteur de cette maison, j'ai croisé un vieil homme. Il était ridé, et pâle du visage. Il avait le dos courbé et une barbe blanche qui me faisait penser aux personnages Gollum et le magicien du Seigneur des Anneaux Gandalf.

    Cependant il avait l'air sympathique et gentil, un petit vieux sans défense, affaibli par les années. En plus on aurait dit qu'il était malade portant avec peine ses courses dans un vieux cabas usé.

    Soudain il m'adressa la parole : 

- Jeune homme peut tu m'aider à ramener mes courses dans ma maison.

Je répondis :

- D'accord Monsieur, où voulez-vous que je les dépose ?

- Juste dans ma cuisine, s'il vous plaît jeune homme.

    Son jardin était joli et bien entretenu, il y avait de nombreuses variétés de plantes bien taillées, et des statues un peu étranges. Leurs postures et leurs regards me perturbaient.

    Une fois dans la maison, je fus envahi par un sentiment de trouble, de gêne, d'inquiétude. Mais je ne savais expliquer cela.

    J'entendis la voix du vieil homme me dire :

- Mettez les courses dans la cuisine tout au fond du couloir.

Sa voix avait changé, elle était devenue caverneuse et froide. Au même moment, j'entendis la lourde porte en bois se fermer derrière moi.

Avec un sentiment d'angoisse, de frayeur, je m'aventurai dans ce long couloir menant à la cuisine. Je commençais à m'y perdre malgré le fait que sa maison paraissait petite de l’extérieur. Finalement celle-ci paraissait immense à présent de l’intérieur.

    Je me perdais dans les couloirs de sa maison qui était devenu un vrai labyrinthe. Je ne trouvais ni la cuisine, ni la sortie.

Le temps ne s’écoulait plus normalement, j'avais l'impression d'être resté pendant un an dans ce lieu maudit.

    J'arpentais la maison de pièce en pièce, sans jamais m’arrêter ni oser me retourner. Cependant j'avais l'impression que j'étais suivi, j'entendais les pas lourds d'un homme robuste et non plus ceux d'un vieillard.

Je transpirais de sueurs froides, je sentais que mon cœur allait exploser tant il battait fort.

    À chaque fois que je rentrais dans une nouvelle pièce, je désespérais davantage je ne savais pas si j'allais m'en sortir de ce piège et retrouver ma famille et mes amis. Je m’effondrai en larmes. Pourquoi ai-je été si naïf ? Pourquoi avais-je aidé ce vieil homme ? Pourquoi cela m’arrivait-il ?

 

    Le bruit de pas s'approchait de plus en plus et augmentait mon angoisse. Au même moment, je commençais à entendre une voix d'enfant rassurante. Bien que je ne comprenais pas ce qu'elle disait, elle venait d'une pièce où je n'étais pas encore entré.

 

    Dans cette pièce, je trouvais une boîte à musique, c'est de là que semblait venir la voix. Je pensais que j'allais trouver une aide, un indice, une clé pour sortir, mais en l'ouvrant un clown surgit et se jeta sur moi et me blessa au visage. J'avais plusieurs coupures au front et aux joues.

 

    Je commençais à courir par peur que le clown ne se détache de sa boîte puis je me cogna contre une porte gothique énorme qui avait des contours en or. Soudain cette porte s’ouvrit en dévoilant une grande pièce où je vis un coffre fort.

    Ce coffre fort m'attirait, je sentais que cette fois était la bonne, cette fois il y aurait vraiment quelque chose qui pourrait m'aider à m'échapper. J’y croyais très fort. Hélas encore une fois cette infernale demeure allait continuer à me tourmenter.

 

    Malheureusement il fallait une clé pour ouvrir le coffre fort et pour rajouter de la difficulté, ce coffre fort se recomposait sans cesse tel un puzzle qui se construisait et se déconstruisait. Il changeait à chaque fois de forme sans que je ne puisse mettre la main sur sa manette. 

J’essayais de garder mon calme en me disant qu'avec de la bonne volonté et du courage on peut accomplir tout ce qu'on veut. Je m’élançai avec une détermination mêlée d'angoisse et de détermination à la recherche d'une solution dans une autre pièce, en évitant de tomber face à face avec mon geôlier.

    Finalement j’eus une idée pour m'orienter dans cette maudite maison.

Dans chaque pièce, j'avais remarqué qu'il y avait des vases, je décidais donc de casser un vase dans chaque pièce où je passais. De cette façon je ne repassais plus dans les mêmes pièces, comme le Petit Poucet.

    En allant dans la première salle, je cassai le vase présent dans celle-ci. Ce vase contenait une partie de clé.

    J'entrai dans la deuxième salle qui était située à gauche de la première. J’explosai le vase sur le sol, en espérant que le bruit n'attire pas le vieux. Dans les débris se trouvaient à nouveau, un autre morceau de clé : c'était l’anneau !

    Quand je rassemblai les deux morceaux, tout à coup la clé se forma. Je me précipitai au coffre-fort pour m'évader de cette maison de fou, j’ouvris la porte et à l’intérieur se trouvait une grande clé en or.

À ce moment-là, j'entendis encore une fois les lourds pas de cet être malveillant, qui me poursuivait sans cesse. Je courus vers la porte de sortie, j'avais du mal à l’ouvrir tant mes mains tremblaient. Dans cette panique totale, je fus aveuglé par un flash qui brûla mes yeux, je sentais mon corps se désintégrer.

    Où suis-je ? Qu'est-ce que je fais ici ? Pourquoi suis-je allongé sur un trottoir ? J'ai tout oublié. Pourquoi ai-je des coupures au visage et au front. Que s'est-il passé ?

    Je commençais à regarder autour de moi, en essayant de reprendre mes esprits.

    En me retournant j'ai compris que j'étais devant la maison du vieux que j'avais aidé pour ses courses. C'était à présent la seule maison abandonnée de la rue. Ses murs semblaient froids et tristes, ses fenêtres sans vitres et sa porte démolie me faisaient penser à une tête de mort sans orbites.

    En effet, j'étais devant la seule demeure délaissée de la rue Edgard Allan Poe.

Un séjour qui rend fou

    Un matin, je me réveillai dans mon manoir. Il était fait de bois et de pierre, les pièces étaient vastes et lumineuses. Tous les meubles étaient en bois et ornés d’or. L’entrée était grande et donnait sur un immense escalier de marbre qui menait au premier étage. Je me levais pour aller prendre mon petit-déjeuner, passais devant mon miroir où je vis mes cheveux bruns en bataille, comme toujours, et me dirigeais vers la cuisine. Ma domestique entra dans la pièce et me donna une lettre envoyée par mon ami le Duc de Monbéliart sur laquelle était écrit : 

        « Cher Emile, 

    Je t’invite à une partie de chasse cet après-midi, à deux heures et demi dans mon domaine. 

    En espérant que tu viennes.

                        Le Duc de Monbéliart »

    Je lui répondis que je viendrais avec plaisir, et commençais à me préparer. Deux heures et demi arrivaient, je sortis de mon manoir et allai dans mon écurie. Mon cheval récupéré et scellé, je le montai et partais au galop en direction de chez mon ami. Le duc n’habitait pas très loin de ma résidence, le trajet était donc assez rapide. 

    En chemin, je remarquais que le ciel était couvert et me dis que ce n’était pas un temps idéal pour chasser. Mais il ne pleuvait pas, du moins pas encore. J’arrivai dans son domaine et le trouvai sur son cheval, son fusil en main. 

    « Bonjour Emile, cela fait longtemps que nous n'avions pas chassé ensemble, me lança-t-il. Je suis ravi de te revoir.

      - Moi aussi, lui répondis-je. Ne perdons pas de temps, commençons notre partie de chasse. »

    Nous nous élançantes au trot en direction de la forêt de Montargis. Autrefois, nous y allions régulièrement car c’était notre forêt favorite. Elle dominait la colline de notre petit village nommé Chambercy. Nous passâmes par une plaine boueuse où nos chevaux butèrent dans la terre et en ressortirent mouillés. Nous arrivâmes enfin à la lisière de la forêt. Les arbres étaient hauts, leurs feuilles étaient tombées car nous étions en automne. Elles recouvraient le sol de toute la forêt. Celle-ci était peu lumineuse et nos chevaux ne semblaient pas rassurés d’y pénétrer. Leurs oreilles étaient dressées, quelque chose semblait les perturber. Nous débutâmes notre partie de chasse. Le Duc de Montbéliart ouvrit la chasse en abattant un faisan. Le vent commençait à se lever, les arbres bougeaient dangereusement. Le ciel devenait de plus en plus sombre, il n’y avait presque plus de luminosité. Quelques heures passèrent et nous décidâmes de rentrer car nous ne distinguions plus rien autour de nous à cause du brouillard. Le vent était de plus en plus intense, la pluie vint s’ajouter à cela. Nos habits s’humidifiaient, nous étions trempés. Nous choisîmes de rester côte à côte pour ne pas se perdre de vue et nous dirigeâmes au trot vers le manoir du duc.

    Soudain, quelque chose me heurta et je tombai de mon cheval, à quelques mètres de lui. Je remarquai une branche à l’endroit où j’étais tombé. Celle-i avait déchiré mes vêtements. Je remontai su mon cheval mais je ne voyais plus mon ami. Je le cherchais quelques mètres autour et l’appelais, mais aucune réponse ne me parvint. Je repris mon chemin pour rentrer chez moi. La nuit était tombée, noire désormais. Seule la lune m’envoyait de la lumière. Le vent était toujours aussi fort. Tout à coup, j’aperçus au loin l’ombre d’une grande demeure. J’étais soulager d’avoir enfin trouvé un endroit où m’abriter, ce soir du moins. 

    J’approchai de la porte d’entrée et découvris un abri où j’attelai mon cheval. Puis j’entrai pour visiter le manoir. La grande entrée menait à un escalier, je m’arrêtai et demandai en haussant la voix : 

     « Y a-t-il quelqu’un ? Répondez-moi, je me suis perdu à cause de la tempête ».

    Personne ne me répondit. Je commençais alors à monter l’escalier en marbre. À l’étage, je trouvai plusieurs chambres, des salles de bain et un grand salon dont un fauteuil qui retint mon attention, il m’était familier. Je ne saurais où je l’avais déjà vu. Troublé par ce mobilier, je continuais ma visite et descendais l’escalier pour visiter le rez-de-chaussée. J’y trouvais une dernière chambre, une autre salle de bain, un grand salon et un bureau. Ce manoir paraissait accueillant pour y rester quelques jours, la nuit pour sûr, le temps que la tempête se calme. Je rentrais chez moi après cela.

    J’étais très fatigué après tous ces événements, j’allais donc me coucher. Je choisis la chambre du rez-de-chaussée et m’endormis. Au milieu de la nuit, je ne saurais dire quelle heure il était, je me réveillai brutalement à cause d’un bruit, du moins c’est ce que je supposais car je n’étais pas très réveillé. J’étais de toute façon trop fatigué pour aller vérifier ce que c’était. Je me rendormis donc. Plus tard dans la nuit, j’entendis un grand bruit et me réveillai en sursaut. Je me levai et découvris que c’était la porte du bureau qui avait claqué, sûrement à cause du vent des intempéries. Celles-ci ne s’était pas calmée et le vent continuait de souffler. 

    Le lendemain matin, je me réveillais de bonne humeur, la nuit m’avait malgré tout redonné des forces. J’allais déjeuner et trouvais le garde-manger plein, je me servis donc. La tempête était toujours aussi forte alors je décidais de rester jusqu’au lendemain pour repartir sûrement. Je passais ma journée à lire des livres trouvés dans la bibliothèque du bureau, dont un nommé « La maison d’Usher », et m’assis dans un fauteuil. Soudain, un objet tomba par terre et me fit sursauter. J’allais ramasser ce cadre et le remettre à sa place pour reprendre ma lecture que j’avais laissé la page 34. La nuit arriva et je partis me coucher. J’eus soudain soif et allai prendre un verre d’eau puis le laissa sur ma table de nuit. 

    À mon réveil, je regardais si la tempête était moins violente. C’était un peu le cas mais pas encore assez pour pouvoir sortir. Je remarquais aussi que mon verre d'eau se trouvait sur le bureau, or je l'avais laissé la table de nuit la veille. L’avais-je vraiment fait ou perdais-je la mémoire ? Personne d’autre ne semblait être présent dans ce manoir, j’étais donc le seul à avoir pu le changer de place. Je continuais de lire pour ne plus me tourmenter avec cette histoire de verre. 

    Midi arriva et je commençais à avoir faim. Je posais mon livre sur le fauteuil et allai dans la cuisine. Une fois mon repas achevé, je retournais dans le bureau. Je restais perplexe quand je découvris mon livre posé sur la table. J’étais certain de l’avoir posé sur le fauteuil. Y avait-il quelqu’un dans cette maison qui déplaçait mes objets ? Le livre et le verre d’eau ne pouvaient pas être une hallucination. D’une voix timide et inquiète, j’appelai :

   « Y a-t-il quelqu’un ? Répondez ! »

    Un long silence suivit ma question. 

    Durant tout l’après-midi, je restais préoccupé par cel mais vaguais à d’autres occupations en me disant que la tempête était presque terminée et que je rentrerais bientôt chez moi. En fin d’après-midi, la tempête s’apaisa enfin. Je partis donc de ce manoir étrange et allai retrouver mon cheval là où je l’avais attaché. Je ne le trouvais pas aux alentours et pris la décision de faire le chemin à pied. Après quelques minutes de marche, je fus étonné de trouver mon cheval, trottant seul au milieu de la forêt. J’essayai de l’approcher mais il était effrayé. Après l’avoir rassuré, je réussi enfin à le monter. Le temps commençait à se couvrir de nouveau, je voulus me dépêcher et ordonna à mon cheval de rentrer à la maison, il connaissait le chemin par coeur car nous venions souvent dans les parages avec le duc, autrefois. 

    Je reconnus l’itinéraire qui menait à mon manoir et le trouvais saccagé par les dégâts de la tempête. J’entrai pas la porte, soulagé de retrouver mon habitat. Quand j’ouvris la porte,  je retrouvais les lieux comme je les avais laissés quelques jours auparavant. Pour me délasser, j’eus l’idée d’aller lire. En arrivant dans mon bureau, je découvris le livre « La maison d’Usher » par terre. Je le ramassais et vis que le marque-page était placé à la page 34.

 

The Mysterious house

    Un matin, Lola se réveilla et vit une annonce à la télévision d’un jeu à l’occasion d’Halloween. Elle en parla à son meilleur ami Benjamin, pour qu’ils s’y inscrivent ensemble. Une semaine plus tard, ils reçurent un mail expliquant qu’ils étaient choisis pour y participer. Le fameux jeu avait lieu la nuit d’Halloween. 

    Cette nuit arriva, Lola et Benjamin décidèrent de se rejoindre devant le château hanté. Ils étaient six participants car il y avait trois duo en tout, dont celui de Benjamin et Lola. Les autres joueurs se nommaient Diane, Noah, Benoît et Loriane. 

    L’extérieur était très grand et effrayant. Il y avait de nombreux décors en rapport avec Halloween. Sur la façade, il devait y avoir des centaines d’araignées, de petites citrouilles, de squelettes et de sorcières. C’était vraiment terrifiant car tout paraissait réel. Lola et Benjamin allèrent parler aux autres participants pour faire leur connaissance. Une des filles rappelait énormément quelqu’un à Lola mais elle ne savait plus qui. Tout était confus. 

    Après de longues minutes, l’organisatrice arriva et les fit entrer. Elle les dirigea vers une pièce où chacun se trouvait seul avec un maquilleur et un styliste. Ils furent transformés, maquillés, déguisés pour ne pas être reconnus et agrémenter l’ambiance. Une fois la préparation finie, Lola traversa le couloir pour rejoindre son ami. Au bout du couloir, elle reconnut le visage familier qu’elle avait cru reconnaître auparavant. Mais avec le maquillage, elle n’arrivait pas à clairement distinguer les traits de son visage, notamment parce qu’il faisait extrêmement sombre. Elle aperçut les autres joueurs et leur fit signe au loin. La soirée passait vite et se déroulait extrêmement bien. 

    Minuit passé, la dernière étape du jeu arriva. L’organisatrice leur en expliqua les règles et ils commencèrent. Tout d’abord, le jeu consistait à ce que chaque binôme joue en tant qu’adversaires. Lola était contre Benjamin, Diane contre Noah et Benoît contre Loriane. Le jeu commença, Benoît et Loriane s’affrontèrent mais aucun ne perdit. Il en fut de même pour Benoît et Loriane. Vint alors le tour de Benjamin et Lola, malheureusement ce dernier se fit éliminer par son amie. Les règles étaient claires : Benjamin devait mourir. Alors l’adolescent mourut, quand soudain quelqu’un frappa à la porte et Lola se réveilla en sursaut. Était-ce un rêve ? Une hallucination ? Elle n’en savait rien, tout ceci paraissait tellement réaliste. Elle mit cet étrange cauchemar de côté et se prépara pour aller au collège. Arrivée au collège, elle se souvint qu’auparavant elle retrouvait Benjamin sous le préau avant d’entrer en cours. Mais ce jour-là il n’était pas présent. Elle trouvais cette absence étrange donc elle alla demander à la proviseure si elle avait eu de ses nouvelles.  Mais elle lui répondit qu’elle ne savait pas de qui elle parlait. La jeune fille se remit en question et se dit qu’il ne s’agissait que d’un simple rêve. Elle alla quand même demander à ses camarades s’ils avaient des nouvelles de son ami, mais eux non plus ne savaient pas de qui il s’agissait. Perdue, elle marchait dans la cour et vit au loin Diane, l’une de ses copines. Elle l’aperçut en train de fouiller dans son sac. La jeune fille lui fit signe et Lola la rejoint. Diane lui demanda comment elle allait.

      « Très bien, et toi ? répondit Lola.

      - Ca va. Tu as des nouvelles de Benjamin ? s’inquiéta-t-elle.

   - Non, pas vraiment. J’ai l’impression d’avoir des hallucinations car tout le monde prétend qu’il n’existe pas… confia Lola.

       - Ah bon ? Benjamin existe, voyons ! »

    Lola ne savait plus quoi penser. Elle n’eut pas le temps de lui répondre car la mère de Diane l’appela. L’appel dura quelques minutes et quand elle raccrocha, elle resta concentrée sur son téléphone, comme si elle cherchait quelque chose. Lola s’approcha pour voir ce qui retenait son attention et la vit fait défiler des photos. Elle lui demanda ce qui se passait et son amie lui répondit qu’elle voulait retrouver une photo, une preuve que la soirée avait eu lieu. Tout à coup, elle stoppa net sur une photo de la maison décorée. On y voyait les six enfants posant devant la façade du manoir hanté, preuve que tout ceci avait bien existé. 

 

Le collier de perles

    Je me réveillais comme d’habitude en pleine nuit, stressé. J’allais boire un verre d’eau pour me détendre. Je regardais par la fenêtre, tout était calme dans le quartier pavillonnaire où j’habitais. Quand je finis mon verre, je regardais à nouveau par la fenêtre et je vis une femme qui avait l’air perdue. Mais ma fatigue m’ordonna d’aller me recoucher. En passant devant ma porte d’entrée pour regagner ma chambre, cette femme revint dans mon esprit et je me dis que j’aurais peut-être dû l’aider. Je décidais donc d’enfiler mon manteau pour aller la voir.

    Je la saluai mais je n’eus aucune réponse de sa part. Avait-elle peur ? Ou froid ? Je la rassurais tout en lui posant mon manteau sur les épaules. Je souhaitais seulement l’aider. Après quelques minutes de silence, elle se retourna vers moi, son beau visage était révélé par la lumière que la lune projetait. Son visage reflétait cette lumière et ses grands yeux marron profond m’hypnotisaient. Elle m’adressa ensuite un beau sourire. Elle tendit ses mains pour m’offrir un objet, un magnifique collier de perles. Elle se rendit ensuite devant la maison qui se trouvait en face de la mienne.

    Je restais un instant devant chez elle en fixant le collier de perles. Je décidais ensuite de rentrer chez moi. En me dirigeant vers ma chambre, avant de me coucher, je regardais par la fenêtre si les lumières étaient allumées. Maus aucune d’elles ne l’était. Cependant, une lueur qui se trouvait devant la fenêtre en semblait m’observer. Malgré la fatigue, je pus y distinguer cette femme. En comprenant que je l’avais vue, elle se retira et disparut.

    Le lendemain, en descendant pour prendre mon petit-déjeuner, mon regard se posa sur mon porte-manteau. Je mon manteau, celui qui la recouvrait hier soir. Était-ce donc… un rêve ? N’était-elle qu’un simple rêve ?

    Sans rien avaler, je retournai dans ma chambre pour retrouver ce collier de perles, son collier de perles. Je fouillais dans mon lit, mais rien. En cherchant dans toute la pièce, je commençais à perdre espoir. Je m’assis sur mon lit en essayant de réfléchit à ce qui s’était passé. Étais-je fou ? J’étais pourtant sûr de moi. Je redescendais pour aller boire, mais en me levant quelque chose tomba par terre. En me retournant, je vis le collier. Ne suis-je donc pas fou ? En tenant fermement le collier, je décidais d’aller la voir. Je voulais être sûr de son existence.

    À ce moment-là, j’hésitais beaucoup à la déranger, mais je voulais savoir la vérité. En sonnant à sa porte, une passante s’arrêta derrière moi.

       « Jeune homme, que faites-vous ? me demanda-t-elle ?

      - Je cherche à joindre la jeune femme qui vit ici, répondis-je.

      - Oh, mais vous n’êtes pas au courant ? Cette jeune femme est morte depuis maintenant cinq ans…

      - Morte..? Depuis… cinq ans..? »