s'exprimer, partager, créer, échanger...au lycée Marie Curie de Versailles

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - atelier_écriture

Fil des billets - Fil des commentaires

22 mars 2018

Spécial Cécile Oumhani - classes à PEAC 2017

Classes à PEAC 2017-2018

Une émission réalisée par, Clément, Thomas,Allan, Badia, Lia, Amandine, Diane, Matthis, Emilie, Aurore, Pauline, Typhaine, Mathéo, Adrien, Maxime,   

Montage, Clément et Maxime

élèves de 1eS3                                                                           

03ACCEC9-EAEB-4B80-8AA5-F125D076D43E.jpeg
 

              

  

16 octobre 2017

Atelier d'écriture

DSC06733.JPG
 

        Cet enseignement d’exploration constitue un cadre dans lequel chaque élève peut créer, expérimenter, jouer avec les mots, partager et échanger autour de ses productions.   

Participer à un atelier d’écriture permet aux élèves  de développer leur goût pour les mots et d’explorer leur imaginaire. Participer à un atelier d’écriture permet de progresser en expression écrite, de se familiariser avec la littérature dans sa diversité et de prendre confiance dans ses capacités créatrices.

Il s’agit essentiellement de

  • Dédramatiser l’exercice d’écriture (On écrit pour soi, pour partager avec les autres pas pour la note !)
  • Laisser la place à l’imaginaire et à l’inattendu
  • S’attacher à produire un travail de qualité : pour cela la plupart des textes seront publiés sur le blog du lycée et proposés à la lecture de tous.
  • Accepter de partager ses productions
  • Apprendre à écouter les propositions de l’autre

 

 

11 mai 2017

Si La Fontaine m'était joué LE LOUP ET LE CHIEN

Le loup et le chien

Chien : Très cher allez-vous bien ? Vous avez l’air affamé !

Loup : C’est vrai, j’ai très faim, les temps sont durs.  Mais pourquoi pensez-vous cela ?

Chien : Vous êtes si maigre, si faible.

Loup : Je tente de subvenir à mes besoins du mieux que je peux chaque jour.

Chien : Désirez-vous une abondance de gibiers ?

Loup : Non, sir, merci de votre gentillesse bien que je sois un pauvre et malheureux vagabond,  je préfère suivre le sort.

Chien : Je travaille aux ordres du roi, ça ne me dérangerait aucunement.

Loup : Après réflexions, je ne verrais aucun inconvénient de manger un morceau avant la route. 

Chien : Très bien, mais sachez que vous serez satisfait, si vous obéissez au roi.

Loup : Obéir ?

Chien : Vous avez l’air instable alors que si vous venez avec moi, vous serez bien servi.

Loup : Non, sir, je ne souhaite pas sacrifier ma liberté en échange de ma sécurité et de mon bien-être.

Chien : C’est tout à votre honneur.

Si La Fontaine m'était joué Le loup et le chien

Le Loup et le Chien

 

Le loup arrive

Le loup : en aparté : Enfin un chien à attaquer (se frotte les mains)… Je vais pouvoir le déguster lentement… J’ai tellement faim  (Choqué) Ce chien est tellement mastoc !

Le chien : s’approchant : Alors le loup… on a un petit creux ? (se moquant) Tu es si maigre que l’on dirait un clou.

Le loup : craintif  Bonjour monsieur le chien,

Que vous êtes beau !

Que vous êtes robuste !

Que vous êtes grand !

Que vous êtes majestueux !

Le chien : fier de lui  Avec un peu d’exercices et quelques brebis à dévorer, ton physique sera pareil au mien. Le meilleur serait que je t’aide à devenir  plus puissant.

Le loup : hésitant Mais... mais que faire ?

Le chien : Presque rien. Il te suffira d’être comme un chaton tout mignon, te faire aimer des autres, te rendre indispensable aux hommes et te faire apprécier de toutes les familles.

Le loup : Mais au fait, qu’as-tu autour du cou ?

 Le chien : embarrassé Euh…Euh…  Ce n’est rien.

Le loup : s’interrogeant A quoi sert cela ?

Le chien : Je suis juste attaché à simple crochet relié par une corde… Je garde la maison de mes maitres.

Le loup : surpris De tes maîtres ? Tu ne cours donc point !

Le chien : Pour quoi faire ?

Le loup : Tu me donnes donc des leçons mais tu n’y connais rien ! Ma liberté est plus importante à mes yeux que la solidité de mon corps  (s’en va en courant)


     Tiffany et Elisa

27 avril 2017

Si La Fontaine m'était joué La chattemite, La beurette et le petit crétin

La chattemite, la beurette et le petit crétin

Dans une salle de tribunal, le chœur, le crétin, la beurette et la chattemite débattent.

Le chœur : nous sommes  présents  ici en ce jour car, un beau matin, dame beurette s’est emparée du palais d’un jeune crétin. C’est une rusée. Ce jour-là, le maitre est absent. Il est parti faire ses tours. Cela a donc été chose aisée, elle porte chez lui son bazar. Ils expliquent actuellement  leur point de vue.

Le crétin en s’emportant : Moi, Jannot crétin, après avoir brouté, trotté et fait mes tours, je retourne à mon ter-ter. Oh my god ! Que vois-je ? Une beurette !             

En reprenant son calme avec arrogance                                                                        

  Je veux qu’elle soit virée de ma tanière.

La beurette en le narguant : Pour mon plus grand plaisir, tu es parti de cette demeure que je te prends avec honneur.

La chattemite les regarde avec un regard affamé

Le crétin s’adressant directement à la beurette : Si tu ne plies pas bagages, j’ramène mes cousins, ce trou m’appartient.

La beurette  de façon ironique : je voudrais bien savoir quelle loi t’en a pour toujours fait l’octroi.

Le crétin : Ce sont leurs lois qui m’ont de ce bercail rendu maitre et seigneur, de père en fils.

La beurette : Cher crétin laissons donc la chattemite, ce chat râblé, gros et gras, arbitrer de son choix : lequel de nous deux sera  privé de son domaine. Maintenant que c’est moi qui possède à la fois mes  biens et les tiens, je ne pense pas que ta peau pourra te sauver, au contraire.

La chattemite, un peu déconcertée mais se ressaisissant, lance un léger sourire

La chattemite : Approchez je suis sourd ! Approchez, approchez ! La chattemite s’approche

La beurette recule. Le crétin s’approche aussi.

La chattemite : Beurette, votre monnaie toute entière ne vaut rien comparerà mon estomac.

La chattemite jette deux griffes à l’un et à l’autre, met les plaideurs d’accord en les croquant l’un et l’autre.

Le chœur : Ceci ressemble fort aux débats qu’ont parfois

                  Les petits souverains se rapportant aux Rois

 

 

E.A et Julie.D et Marguerite.C

29 mars 2017

Une rencontre inattendue

  http://images.freeimages.com/images/previews/2b7/macro-moss-1636255.jpg                    

C’était un samedi comme tant d’autres, au speed-dating le plus en vue de  Tours. Mes amis me conseillent d’y aller arguant du bien-fondé de la démarche mais je savais ou plutôt pensais que je n’y trouverai pas l’amour. Pour moi, l’amour doit venir sans que l’on ne le cherche forcément.

En arrivant dans le bar je reconnus les visages familiers des habitués.

Néanmoins, je ne remarquai pas immédiatement une personne que je n’avais jamais vue auparavant. C’était une femme avec des beaux cheveux longs, des yeux en forme d’amande, son corps avait une plastique parfaite. Jamais je n’ai vu une telle créature. Très vite, elle vit que je la fixai, confus, je me mis à rougir et fis semblant de regarder le tableau représentant une tortue géante suspendu derrière elle.

Avant de commencer le speed-dating un repas fut servi. J’avais opté pour un tartare de langoustines aux fines herbes. Pendant le dîner je ne pouvais m’empêcher encore et encore de la regarder d’autant plus qu’elle avait choisi  le même plat que moi. La fin de soirée approchait, d’un coup, je vis la femme s’avancer vers moi, je sentis les battements de mon cœur s’accélérer. Dès la première seconde, la discussion fut naturelle, aisée, facile, comme si l’on se connaissait depuis toujours. J’admirai ce qu’elle me racontait, ses missions humanitaire, le fait qu’elle ne sortait jamais sans son thermomètre.

De mon côté, je lui expliquai que dans ma famille nous étions agriculteurs de père en fils, que dès mon plus jeune âge je m’amusais sur les genoux de mon père à faire des tours de tracteurs. Contrairement à ce qu’on pourrait croire je sentis que Sophie était réceptive et très séduite par l'univers agricole.

Quelques instants plus tard, nous nous quittions en nous promettant de nous revoir…

LF et KA

22 mars 2017

Matin d'hiver

Matin d'hiver

Ce matin d'hiver, en Dordogne, je me promenais dans la campagne, équipée d'une doudoune, d'une écharpe et de gants car il faisait froid. Mon chien, fidèle compagnon, m'accompagnait dans la contemplation de ce beau paysage.

http://images.freeimages.com/images/thumbs/853/snow-landscape-paysage-de-neige-1578329.jpgEn marchant, je vis, à ma grande surprise,  une ferme où se trouvaient étonnamment des dindons, mon chien, tout excité, partit en courant. Prise par cet élan, je fis tomber mon sac à main de l'autre coté de la clôture tout en m'étalant piteusement de tout mon long dans une marre boueuse. Au loin, j'aperçus un charmant jeune homme accourir, il était grand, brun aux yeux verts. Arrivé à ma hauteur, il interrompit sa course pour me secourir, quand, fascinée,  je l'ai regardé dans les yeux, les miens se sont mis à briller comme des diamants. Mon chien est revenu aussitôt quand il a senti l'odeur des dattes qu'avait cet homme dans sa sacoche, nous avons ri. Je ne cessais de le regarder, je souriais bêtement. Je ne savais pas trop ce que cela signifiait, pourquoi est-ce-que mon coeur s'emballait quand il me parlait, sa voix me donnait des frissons. J'étais comme attirée, sa façon de penser me transportait dans un voyage fabuleux, j'étais subjuguée par sa musculature. Face à lui, j'avais perdu toute perception du monde extérieur, lui seul occupait mon esprit.

5 ans après notre rencontre, il s'agenouilla devant moi. Il me demanda de devenir sa femme, je répondis affirmativement dans un élan d'amour et d'admiration et il  passa cette bague si magnifique à mon annulaire....

EG&CR

Un samedi de printemps

http://images.freeimages.com/images/thumbs/0b9/bevel-2-1636414.jpgC'était un samedi de printemps. Le ciel était bleu, les oiseaux chantaient, les fleurs coloraient la nature. Comme tous les matins, assis sur le même banc, je lisais mon livre en mangeant des dattes. J'avais cette habitude de me retrouver seul dans ce magnifique parc.

Quand tout à coup, je l'aperçus. Cette femme me semblait irréelle. Elle était habillée d'une robe à fleurs jaunes et vertes et d'une doudoune en plumes de dindon blanc. Elle portait un béret violet et des chaussures rouges vernies. Je n'avais jamais vu autant de couleurs sur une même personne en même temps. Mais elles se mariaient parfaitement avec le  paysage.

Elle tenait dans sa main un guide et une carte de la ville. Je compris immédiatement qu'elle était perdue. Je ne puis m'empêcher de m'approcher d'elle. Après quelques échanges elle m'expliqua que cela faisait des heures qu'elle recherchait le parc national de Dordogne. Je lui expliquai alors que cela faisait des heures qu'elle était entrée dans ce fameux parc. Confuse et gênée elle ne put s'empêcher de rire nerveusement. Son sourire était tellement rayonnant, ses yeux vert diamant et son visage rond étaient d'une telle beauté que j'en étais bouleversé. Je n'avais jamais vu une femme aussi belle.

Ne voulant pas l'effrayer je lui demandai si elle ne voyait pas d'inconvénient à faire une partie du chemin avec moi. Un peu timide elle accepta cette proposition d'un hochement de la tête.

Au début je trouvai ça assez agréable de marcher aux côtés d'une inconnue sans avoir besoin de parler. Une fois la glace brisée, nous ne marchâmes plus en silence très longtemps. Après un moment je ne pouvais plus l'arrêter. C'était tellement intéressant de l'entendre parler de tous ses grands projets que je fus émerveillé. Je ne saisis absolument rien de ce qu'elle disait, incapable de me concentrer sur ses propos,  mais je ne pouvais m'empêcher d'aimer sa façon de s'exprimer.

C'est à cet instant, lorsque je ressentis un frisson me parcourant des orteils au sommet du crâne, que je compris que j'étais tombé amoureux d'elle. La vie telle que je la connaissais avait désormais changé. Lorsque nous nous quittâmes, j'avais cet étrange certitude que nos chemins allaient se recroiser...

 

M-L.S-G

14 mars 2017

Nouveau départ Elisa

https://visualhunt.com/photos/s/7/vespa-vehicle-wheel-motoring.jpgLe jour de notre départ était arrivé, tout était prêt, valises, papiers.

Ma mère était terrifiée à l’idée de nous voir partir travailler dans un autre pays. Elle disait toujours que c’était insensé et risqué. Mon cousin et moi, nous étions sûrs de notre coup, lui allait faire le pain et les pâtisseries et moi j’allais servir les clients.  

On avait trouvé un  local depuis la France, il était situé dans le centre de Manhattan, dans une petite rue commerçante. Le monsieur nous l’avait vendu vraiment peu.

A l’aéroport nous quittâmes notre famille, attristée et apeurée, pour construire notre rêve. Quelques heures plus tard nous le touchions du doigt.

Nous nous installâmes le plus vite possible dans notre appartement, trop pressés de voir notre nouvelle boulangerie.

Enfin devant notre rêve, l’émotion était énorme. Les larmes nous montaient aux yeux, de voir enfin notre projet commencé depuis si longtemps.

Si le local était prêt, il ne restait plus que la marchandise à acheter. Dès le départ de l’homme qui nous avait donné les clefs, nous commençâmes à nous installer. Par chance nous avions trouvé un local où tout était prêt, aucuns travaux n’étaient à prévoir. Nous rajoutions quelques éléments de décoration.

Quelques jours plus tard, le moment de l’ouverture était arrivé, toutes les viennoiseries et pâtisseries étaient bien rangées sur les présentoirs, les baguettes alignées derrière le comptoir et notre employé et moi habillés d’un tablier doré.

Ce jour-là, la boutique n’a pas désempli. Tout le monde achetait nos pâtisseries qui venaient du bout du monde. Les américains nous félicitaient pour cette remarquable idée, nous disant qu'auparavant la boulangerie la plus proche était à 50km.

Notre boulangerie était une ambition depuis très jeune, et voila que cela faisait maintenant un an que nous l'avions ouverte. Même si nous pouvions dire que les premiers mois étaient parfaits, les suivants n'étaient pas comme nous l'avions espéré.

Les dettes et les problèmes se sont peu à peu accumulés, mon cousin sombrait dans une nouvelle dépression et les clients se faisaient de moins en moins nombreux. Alors que faire, poursuivre mon destin ou rentrer en France ?

E.C 

 

Le travail (Tiffany)

http://cache2.asset-cache.net/xt/459958883.jpg?v=1&g=fs1|0|SKP176|58|883&s=1&b=NTE2Ce jour-là, nous étions le 7octobre 2001, et c’était mon premier jour de travail dans une grande entreprise américaine . J’étais très excitée à l’idée de découvrir, enfin, le monde du travail. J’avais 25ans, j’étais sortie de mon école il y a tout juste un an mais il m’avait été difficile de trouver un emploi depuis. Le patron de l’entreprise m’avait finalement rappelée en me disant qu’il avait aimé mon ambition et ma motivation mais également afin de m’annoncer que je commençais dans une semaine. Depuis cet appel, sept jours étaient passés, nous étions lundi et il était sept heures et demie. J’enfilai un chemisier blanc, une jupe crayon noir, un blazer foncé, je mis ma plus belle paire d’escarpins noirs, remontai mes cheveux, pris mon sac à main et je partis prendre un taxi. Sur le chemin je m’arrêtai au café. Je voulais ressembler à une vraie femme d’affaire, une femme des films américains.

En arrivant devant le gratte-ciel de l’entreprise, je fus accueillie par Catherine, mon assistante. Elle allait m’aider pour les appels, la paperasse ... Catherine me fit visiter l’entreprise et me présenta tous mes nouveaux collègues. Avant de commencer à travailler, M. Charles, le directeur voulait s’entretenir avec moi. Il me parla sévèrement, m’expliqua qu’il n’accepterait aucune erreur et que le travail devait être fait selon ses règles. M. Charles paraissait beaucoup plus dur que lors des premiers entretiens. J’angoissais. Allais-je réussir le travail demandé ? Je ne le savais pas. Je suivis mon assistante vers mon bureau. En ouvrant, la porte je découvris un grand bureau lumineux et une magnifique vue sur Paris et la Tour Eiffel. Je me sentais bien et j’étais heureuse d’être là.

Au bout d’un an de travail en entreprise, je fis le constat que cet emploi me plaisait vraiment, j’étais épanouie. Je commençais à avoir beaucoup de travail afin de préparer les publicités des fêtes de fin d’année. M. Charles m’avait proposé de travailler sur un gros projet : une affiche publicitaire numérique sur Time Square. J’étais  enchantée que le directeur me fasse confiance, mais cette proposition n’enchanta pas mes collègues qui attendaient cette proposition depuis plusieurs années. Je travaillais sans cesse, je ne sortais plus, je ne vis plus personne durant des semaines. Mon projet avait finalement été approuvé, je ne regrettais pas d’avoir mis ma vie privée entre parenthèses le temps de finaliser le projet.

Au bout de sept ans je n’étais plus épanouie. J’avais de plus en plus de travail. Ni mon assistante, ni mes collègues ne voulaient m’aider. M. Charles était de plus en plus sévère avec moi malgré tous les efforts que je fournissais. Je tombai en dépression. Je ne voulais plus travailler, plus sortir… Je fus mise en congé maladie pendant dix mois, je prenais différentes sortes de médicaments… Je ne savais pas si je reviendrais dans cette entreprise où l’enfer était roi. Je ne savais pas si j’aurais la force de recommencer…

TB

- page 1 de 5