06 décembre 2016

Le lycée Corneille vu par Louis Mouret

Chaud

La cour du lycée pendant la pause du midi (13 heures 20 un Jeudi en Septembre). Le panneau de bois qui couvre le lycée à une couleur chaude. Comme le soleil qui rayonne en dessus de nos têtes et sur les vitres. L’été, les panneaux de bois nous cachent de la chaleur mais à l’intérieur, c’est tout autre chose.

A la manière d’Alain Robbe-Grillet, La Jalousie, 1957
Les piliers forment une droite continue qui se projette vers l’horizon de la photo. Les ombres suivent la forme de la contre-allée, superposées au toit d’acier. Au dessus, perpendiculairement au toit, se trouve les panneaux de bois de couleurs rouges qui amènent de la chaleur au bâtiment austère. Les fenêtres reflètent les couleurs du ciel. En bas des fenêtres, on perçoit des petits rectangles bleus qui semblent amener de la fraîcheur à l’intérieur du bâtiment déjà bien chaud. L’arbre, tout de jaune vêtu, égaye le bas du bâtiment qui est à ce moment de la journée à l’ombre dans le fond de cour. Les droites du toit qui se prolongent de droite à gauche de la photo sont toutes parallèles entre elles. Le bâtiment est dans un brouillard de chaleur, où la réalité se perd dans l’abstraction. L’ombre au fond du bâtiment, nous apporte un semblant de fraîcheur qui semble être bien accueilli par l’ensemble des lycéens.
 

 

Le lycée Corneille vu par Louis Vermersch

Coloré

Il s’agit d’une photographie des puits de lumière du CDI à 12h03 le jeudi 16 septembre.

 
 
A la manière d’Alain Robbe-Grillet, La Jalousie, 1957
 
Maintenant le plafond est troué par des puits de lumière de forme carrée, de couleur rouge, jaune, et bleu ce qui apporte de la gaieté et un côté moderne au CDI, qui est pour tous, un lieu convivial et chaleureux. Ces couleurs primaires, simples, avec leurs dispositions variées, apportent un côté non conventionnel à ces ouvertures peu communes. Le plafond, outre ces puits de lumière, est parsemé de luminaires qui apportent la lumière en cas de mauvais temps. Les baies vitrées, réparties en nombreux carrés, rappellent la forme des puits de couleurs et nous apportent aussi la lumière, la chaleur ainsi que la joie provenant de la cour.
 

 

Le lycée Corneille vu par Benjamin Mahon

Agréable

Cette photo a été prise le vendredi 23 septembre au foyer du lycée Corneille.

 
A la manière d’Alain Robbe-Grillet, La Jalousie, 1957
Le foyer du lycée Corneille se situe au rez-de-chaussée, non loin de la cantine. La pièce est orientée vers l’Est et a une forme de parallélépipède rectangle. De surcroît elle a une aire assez grande pouvant accueillir environ 35 élèves. Au sol, le mobilier est ordonné, par exemple les tables sont alignées et elles sont en forme de rectangles. Le piano est parallèle au mur et toutes ses touches sont des rectangles parallèles entre eux. Il y a aussi les fenêtres qui ont une forme rectangulaire ; les arêtes de leurs côtés sont parallèles et forment des angles droits. On peut également voir sur la longueur de cette pièce des piliers circulaires de couleur blanche. Enfin, les lampes en forme de cercle et le puits de lumière qui forme un carré bleu apporte un éclairage naturel à la pièce.     
 

 

Le lycée Corneille vu par Antoine NEVES

Original

Lycée Pierre Corneille, photo prise dans la cour, le 27 septembre 2016.

A la manière d’Alain Robbe-Grillet, La Jalousie, 1957

Le lycée Corneille a une architecture originale, nous pouvons voir cela grâce au puits de lumière présent sur le toit. On peut apercevoir beaucoup de lignes parallèles et perpendiculaires, grâce à celles-ci le bâtiment ne fais plus qu’un avec l'horizon. Le lycée possède beaucoup d’angles droits ce qui donne à l’édifice un air strict, sérieux et à la fois studieux. Ensuite, les piliers de la cour viennent couper la ligne horizontale de la toiture. Le puits de lumière présent sur le toit du préau permet le transport et la transformation de la lumière extérieure vers l’intérieur en couleur chaude et agréable. De plus, la couleur de la façade n’est pas commune: rares sont les bâtiments scolaires ayant une couleur bordeaux, ce qui donne une touche singulière.

 

 

Le lycée Corneille vu par Benjamin Neveu

SPACIEUX

La cour du lycée Corneille, le 11 octobre 2016, à 12:27 sous le préau près du réfectoire.

 
 
A la manière d’Alain Robbe-Grillet, La Jalousie, 1957...
 

Maintenant l’ombre du préau - le préau qui est contre le réfectoire - forme une ligne parallèle à l'arête du préau. Les poteaux  - ceux qui maintiennent le préau - forment deux droites parallèles entre elles. La notion d’espace est représenté une cour de récréation s'étendant jusqu’aux terrains de basket qui sont sur les deux terrains de football. Sur la gauche, on peut apercevoir l’aile gauche du gymnase du lycée qui est adjacent du terrain ovale d’athlétisme. On distingue à peine l’extrémité du lycée alors que la photo n’est pas prise au niveau du bâtiment mais plus avancé dans la cour.

 

Le lycée Corneille vu par Vincent Mouret

SIMPLE

 

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Photo de la façade Ouest du lycée Pierre Corneille prise le mardi 27 septembre 2016 depuis la cour.
 
 
 
A la manière d’Alain Robbe-Grillet, La Jalousie, 1957
 

Maintenant, le pavé droit de couleur bicolore que forme le lycée est superposé d’une bande de couleur blanche. Cette bande, entrecoupée de colonnes, blanches elles aussi, est percée, sur sa partie supérieure, de plusieurs cubes de couleurs qui éclairent l’intérieur du lycée.

Le pavé droit initial est aussi entrecoupé de deux rangées de fenêtres formant deux droites parallèles entre elles. Ces rangées sont exclusivement formées de petits carrés et surmontées de pare-soleil qui établissent deux droites rectilignes également parallèles entre elles.

 

 

Le lycée Corneille vu par Oscar Quintart

ACCUEILLANT

 

Cette photo a été prise le 11 octobre 2016 à 13h dans la cour du lycée Pierre Corneille.

 
A la manière d’Alain Robbe-Grillet, La Jalousie, 1957
 
La cour de récréation se situe sur la face nord du lycée,on peut y voir des étudiants qui s’amusent durant leur intercours. Ils se situent en majorité sur la face claire de la cour. Le ciel, très blanc, accentue fortement la clarté de la partie gris clair de la cour. Ces élèves peuvent se distraire en jouant au basketball sur un panier de forme rectangulaire. Ils peuvent également jouer au foot. Nous pouvons rejoindre les autres élèves en suivant des lignes horizontales au bout desquelles se trouvent des marches d’escalier. Les autres élèves sur la face foncée de la cour sont positionnés dans des rectangles délimités par des lignes droites de pavés.   Elles se croisent perpendiculairement. Parallèlement à l’une de ces lignes de pavés se situe un muret qui longe la partie droite de la cour. Les élèves s’y arrêtent pour s'asseoir et finir expressément leur devoir. Au premier plan nous pouvons voir d’anciennes lignes de basketball qui devaient former un ancien terrain au moment de la création du lycée. Les arbres présents dans la partie plus foncée de la cour se situent sur les lignes de pavés et donnent un peu de verdure à la grise cour de récréation.
 
 

 

 
 
 

29 septembre 2014

La rentrée littéraire, suite...

Le rapport de brodeck de Philippe Claudel


Avec le rapport de Brodeck, Philippe Claudel, l’un des meilleurs auteurs contemporains, nous livre un roman sur la noirceur humaine et sur la mémoire vu au travers des yeux de son héros Brodeck un homme simple empreint d’une grande sagesse.


              


Philippe Claudel est né en 1962 en Lorraine. Il fait partie des auteurs contemporains les plus renommés. Agrégé de lettres moderne il a  enseigné dans des prisons et centres pour handicapés. Il est actuellement maître de conférence à Nancy 2. Il a écrit son premier livre, Meuse d’oubli, en 1999, mais c’est en 2003 que sa carrière décolle grâce à l’écriture de son livre Les âmes grises qui remporte le prix Renaudot.  En 2007, il publie Le rapport de Brodeck pour lequel il obtient le prix Goncourt des lycéens. Aujourd’hui il a à son actif une vingtaine d’ouvrages traduit dans une trentaine de langue.


Dans Le rapport de Brodeck, Philippe Claudel nous fait partager la vie présente et les mémoires de son héros, Brodeck. Celui-ci, de retour dans son village après avoir été déporté dans un camp, est chargé par le maire de rédiger un rapport sur un évènement survenu au village, l’Ereignis. La rédaction de ce rapport suite à la mort de l’Anderer amène Brodeck à se pencher sur son passé, sa vie d’étudiant, sa rencontre et son amour pour Emélia, le rôle joué par les villageois dans sa déportation, sa vie au camp.


L’un des atouts de ce livre est le fait qu’il n’y ait pas de cadre spatio-temporel précis. On peut juste faire des suppositions, des déductions. Les noms des personnages et des lieux étant fictifs et ayant une consonance allemande, on peut imaginer que l’intrigue se passe en Allemagne ou dans une région comme l’Alsace par exemple, après la seconde guerre mondiale.  Toutes ces réflexions permettent de laisser une plus grande part à l’imagination. Ce mystère permet également de rendre ce roman universel, car même si l’on s’imagine en Allemagne après la nazisme, le fait que l’auteur nous laisse sans cadre spatio-temporel précis m’amène à me dire que cette histoire peut arriver n’importe ou, n’importe quand y compris dans notre futur.

La façon d’écrire de l’auteur est agréable à lire. Son style parait léger. A travers ce style Philippe Claudel nous dépeind Brodeck comme un homme simple, qui ne demande rien au autres. Au départ on a l’impression qu’il est là un peu par hasard, que s’il n’avait pas été obligé par les autres habitants du village d’écrire ce rapport suite à l’Ereignis, il n’aurait peut être pas eu l’idée d’écrire en parallèle l’histoire de sa vie.

Brodeck est un personnage très attachant. Malgré les choses horribles qui lui sont arrivées, il reste quelqu’un de bon et surtout d’humain.

Si au début du livre, on peut avoir l’impression que Brodeck est très timide, qu’il n’est pas à l’aise et qu’il n’ose pas “nous” raconter certaines choses de sa vie dont il a sûrement honte, au fil de l’oeuvre, il devient de plus en plus confiant et se dévoile alors complètement.

C’est ce personnage, sa mémoire et sa vie présente qui rendent ce roman passionnant.

Daniela Micic




Le Sermon sur la chute de Rome, Jérôme Ferrari


Image Le sermon sur la chute de rome.jpg


Avec Le sermon sur la chute de Rome, Jérôme Ferrari a obtenu le prix Goncourt 2012. Né à Paris en 1968, auteur de plusieurs romans publiés chez Actes Sud (Dans le secret, Un  dieu un animal…), il a enseigné la philosophie en Corse et en Algérie.

C’est justement des études en philosophie que ses héros choisissent d’abandonner pour reprendre la gestion d’un bar, le transformer en un monde prospère et convivial. Un monde qui, comme tant d’autres – comme la Rome Antique – connaîtra un début et une fin. Mais “peut-être Rome n’a-t-elle pas péri si les Romains ne périssent pas”, suggère saint Augustin lors de son sermon, des siècles auparavant. Et peut-être les hommes sont-ils destinés à reproduire les mêmes actions indéfiniment… Les mots de Jérôme Ferrari nous dépeignent une boucle infernale, prouvant que l’Histoire peut se répéter malgré nos efforts.

Il manque au roman cette touche d’espoir qui permet aux lecteurs de prolonger le livre, de rendre l’univers plus vaste et de repousser les limites de l’imagination. Tous les personnages sont des êtres résignés, ou de faux optimistes – qui se mentent à eux-mêmes. La plupart cherchent vainement le bonheur, se persuadent qu’ils l’ont trouvé sans parvenir à se faire d’illusions, sans laisser le lecteur s’en faire lui-même.

L’un des personnages principaux manque de vivacité et de réaction. On s’attendrait à plus de remous dans certaines scènes où il reste les bras ballants.

On trouve aussi quelques longueurs, notamment lorsqu’on suit le personnage de Marcel Antonetti, qui a participé à la guerre d’Algérie. Une abondance de dates, lieux et événements rendent bien souvent le récit ennuyeux. Dommage.

Le dénouement, enfin, pourrait manquer de vraisemblance.

Cependant, le point de vue de l’auteur sur le monde est intéressant ; et de jolies métaphores doublées d’un superbe style d’écriture posent les décors entre deux inspirations, absorbent le lecteur et l’entraînent aux côtés des héros, lorsqu’il accepte de les suivre.

Marie Semin



Le voyage de Chihiro, Hayao Miyazaki


        


Hayao Miyazaki nous montre, une fois encore, toute la beauté des mangas à travers son livre, Le Voyage de Chihiro. Il est connu pour ses autres oeuvres telles que , Princesse Mononoké ou Kiki la petite sorcière, qui ont été adaptées au cinéma. Hayao essaye de nous montrer à travers ses livres, la relation de l’humanité avec la nature, l’écologie ainsi que la difficulté du pacifisme dans un monde de guerre.

 

        L’histoire parle de Chihiro, une fille de 10 ans, qui , part un “portail”, arrive dans le monde des esprits. Ses parents, étant transformés dans ce monde en porcs, elle est condamnée à travailler chez une sorcière, Yubaba, en échange de retrouver ses parents et repartir dans le monde des humains. La tache s'avère plus compliquée que cela lorsqu’elle se rend compte que la sorcière ne veut en fait pas la laisser partir. Elle rencontrera alors un garçon, Haku, qui cache un secret bien à lui… Au fur et à mesure de la lecture chaque secret sera dévoilé et l’histoire comprendra alors des révélations inattendues.


       Ayant lu le livre et vu le film, j’avoue avoir préféré la version cinématographique de cette histoire. J’ai pu ainsi mieux comprendre certaines choses. Cependant quelques éléments du livre ne sont pas insérés dans le film, comme tout bon lecteur qui se respecte nous savons bien que les films ne sont jamais fidèles à 100%. Dans tous les cas, livre ou film, les deux sont tout aussi bien. Chacun ses préférences.


        Hayao Miyazaki donnera une leçon de morale aux lecteurs et pour ceux qui connaissent déjà cet auteur, beaucoup savent que ses histoires veulent dénoncer des événements ou des faits qui nous entourent au quotidien. Le voyage de Chihiro, est accessible aux enfants tout comme aux adultes. Une belle histoire pleine de rebondissements et de magie qui fera rêver petits et grands. Ce “voyage” est édité en plusieurs “tomes” et bien entendu, adapté au cinéma. A lire !  


                                                                                    Baptiste VIOLLE.    

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

       

Le Diable au corps, Raymond Radiguet


Raymond Radiguet, enfant prodige de la littérature, souvent comparé à Arthur Rimbaud, écrit Le Diable au corps à l’âge de 16 ans, peu de temps avant sa mort en 1923. Il écrit également, trois années avant son chef-d’oeuvre, Les Joues en Feu, recueil de poèmes.


Roman d’amour, roman autobiographique, roman à scandale et bien plus encore, Le Diable au corpsraconte l’histoire que va vivre ce jeune adolescent de seize ans avec une femme plus âgée que lui en 1918. La jeune femme, Marthe est mariée à un homme, Jacques, qui est au front. C’est l’amour fou, absolu entre les deux amants. Malheureusement, l’aventure d’un homme va devenir très difficile à vivre pour ce jeune homme. Au fur et à mesure du livre, le narrateur tente d’expliquer ses actions et les sentiments qu’il éprouve. Il devient de plus en plus froid, puéril avec Marthe.


Raymond Radiguet dit de cette oeuvre que c’est une “fausse autobiographie” ; je cite : “Ce petit roman d'amour n'est pas une confession, et surtout au moment où il semble davantage en être une. C'est un travers trop humain de ne croire qu'à la sincérité de celui qui s'accuse ; or, le roman exigeant un relief qui se trouve rarement dans la vie, il est naturel que ce soit justement une fausse autobiographie qui semble la plus vraie.”


Ce que j’ai beaucoup apprécié dans ce livre, c’est le scandale qu’a provoqué ce livre à cette époque : en effet les relations de ce type étaient mal vues. Certaines profitaient de l’absence de leur compagnon pour se divertir avec d’autres hommes.

De plus, c’est un roman rétrospectif et Raymond Radiguet rejette ce fait que son histoire puisse être possible car il était jeune lors ce l’écriture de son livre : c’est la polémique suscitant les critiques qui m’a surtout attiré.


C’est la raison pour laquelle je vous conseille ce livre.

             

                                                                                Arthur Lemonier






Corniche Kennedy (2012) Maylis de Kerangal

Maylis de Kerangal est une auteur du 20e siècle. Elle fut couronnée en 2010 par le prix Franz Hessel et par le prix Médicis pour Naissance d’un pont. Ses oeuvres sont toujours en rapport avec la réalité vue ou vécue.

    Corniche Kennedy raconte la vie intrépide de jeunes vivants sur la Côte d’Azur française et d’un vieux commissaire envahi par son travail et qui ne cesse de les surveiller. Il consacre sa vie à la justice et au bien d’autrui, c’est pour cela qu’il intervient directement avec ces jeunes de la corniche mais aussi en mission périlleuse. Ce roman est à la fois prenant, bouleversant, et touchant par son côté enfantin qui nous remémore notre passé.

    Pour ma part je trouve cette oeuvre très intéressante, par son écriture très  ressente, fluide mais aussi pour la simplicité du vocabulaire employé, ce qui de surcroît est rare pour un roman dédié aux “grandes personnes” qui pour la plupart du temps sont très difficiles , de compréhension. Je finirais par dire que ce roman est idéal pour un large publique habitué ou non à la lecture de roman.


                                                                           Edgard Pagès

Hygiène de l’assassin, Amélie Notomb


Hygiène de l’assassin, premier roman d’Amélie Notomb (1992), va marquer le début de 23 ans d’écriture romanesque et décalée qu'apprécient particulièrement les lecteurs de cette dernière.

Avec un humour subtil et parfois même des oeuvres autobiographiques (Métaphysique des tubes par exemple), les roman de l'écrivain ont tous du succès dès leur partition.


Hyginène de l’assassin est un roman qui a été adapté au cinéma, et au théâtre. Mais, c’est au livre que se dirige ma critique aujourd’hui.


Prétextat Tach est un évrivain mondialement connu et adoré de tous. Atteint d’un cancer, il sait que ses jours sont comptés et des journalistes vont s’empresser de se rendre à son domocile afin d’obtenir une interview. Prétextat est un homme qui cache bien des secrets et Nina, une journaliste qui a déjà fait des recherches sur le passé de l’écrivain, est bien décidée à les découvrir.


Surprise : dès le premier chapitre de l’oeuvre configuré principalement en dialogues, j’ai tout de suite été happée par ce personnage odieux qu’est Prétextat Tach.

Je pense que, pour apprécier un livre, il est important d'éprouver de l’affection pour son personnage principal. Certes Monsieur Tacht est un homme méchant et qui se joue des faiblesses de ses interlocuteurs, mais c’est en cela qu’il est passionnant. A chaque nouveau journaliste, une question se pose : Comment va-t-il encore se comporter pour faire fuire tous les journalistes qui osent se présenter à lui ? Car Tacht est un manipulateur qui sait qu’il n’a plus rien à perdre en raison de son décès imminent. Et c’est  principalement ce côté du personnage qui m’a plu et qui a fait que j’ai lu cette oeuvre en seulement quelques heures. Passionnant, et particulièrement bien écrit, ce roman d’Amélie Notomb nous plonge dans un univers cependant  sombre et lugubre.

Une fin étonnante et un personnage principal révélé au fil des chapitres, c’est un livre que je conseille pour son originalité et pour son humour. Oui, Pretextat Tach est un homme odieux mais c’est justement par sa méchanceté qu’il en devient drôle. Un grand Oui pour Hygiene de l’assassin d’Amélie Notomb !



Mathilde L. Première L

 J.R.R. Tolkien, Le Silmarillion




Publié en 1977 à titre posthume, Le Silmarillion fut rédigé par le célèbre écrivain britannique J.R.R. Tolkien durant toute sa vie.

En effet, cette grande oeuvre prend place dans l’univers non moins célèbre des Terres du Milieu, univers cher à l’écrivain britannique puisqu’il y introduisit sa trilogie du Seigneur des Anneaux, oeuvre maintes fois récompensée, et adaptée au cinéma par le réalisateur néo-zélandais Peter Jackson.

Cependant, Tolkien n’aura jamais eu l’occasion de parachever son oeuvre, ne la trouvant jamais assez complète. Il s’éteignit en 1973 à l’âge de 81 ans, laissant derrière lui son oeuvre incomplète.

C’est en 1977 que son fils Christopher décida de publier l’oeuvre sous forme de roman - encyclopédie, afin que le travail de son père ne soit pas oublié. Le livre obtint un an plus tard le Prix Locus du meilleur roman de fantasy.


Le Silmarillion conte l’histoire d’Eä, l’univers de Tolkien, de sa création par les Valars, des divinités, au temps du retour de Sauron, sorte de maître du mal (époque du Seigneur des Anneaux). Avec très peu de dialogues, Tolkien narre le destin de nombreux personnages, parfois éphémères, parfois déterminants au futur d’Eä.


C’est donc sous la forme d’une grande légende, d’un mythe géant, d’un conte féerique que Tolkien narre l’immense histoire qui accompagne ce monde imaginaire. Batailles épiques, évènements magiques, tragiques et héroïques ; le Silmarillion ravira tout passionné du genre Heroic-Fantasy, et plus encore donnera idées et imagination au lecteur découvrant cette univers si unique, si réel et pourtant impossible.

Bref, même si l’oeuvre n’est pas à mettre dans les mains de tout le monde, elle servira de base du genre, et symbolisera l’imagination débordante que possédait l’auteur britannique, de son retour de guerre à sa mort.



Thomas LESTEVEN

Le diable au corps de Raymond Radiguet


L’auteur:


http://actualitte.com/blog/hervebel/files/2014/05/Radiguet.jpg

Raymond Radiguet né en Juin 1903 et mort en Décembre 1923, est un écrivain romancier et poète aîné de ses 6 frères et soeurs en grandissant ,il se désintéressera des études.

A l’âge de quatorze ans , celui-ci aura une liaison avec Alice la fille de ses voisins elle est alors mariée à un soldat partit pour le front,

cela lui inspirera le Diable au corps. Il écrira son deuxième et dernier roman le bal du compte d’Orgel en 1921.


Synopsis:

http://a395.idata.over-blog.com/300x300/0/38/45/71/08-08/diable_au_corps.jpg


Lors de la première guerre mondiale , le narrateur de l’histoire François âgé de quinze ans, fait la rencontre de Marthe une jeune femme de dix-huit ans. Celle-ci est mariée à un soldat, Jacques qui a été mobilisé sur le front.

Marthe “traitera” François comme un enfant , ce qui lui déplaira il décidera donc de la séduire pour la “provoquer” et obtenir d’elle qu’elle le voit comme un homme.

S’ensuivra donc une liaison secrète et interdite.


Mon point de vue:


C’est un livre que je conseille, car les émotions qui y sont transcrites sont intenses, plus on le lit plus on veut savoir ce qu’il adviendra de ces jeunes amants malmenés par le “monde” , en particulier leur entourage.

Ce livre m’a énormément touchée surtout par la situation de Marthe qui est manipulée et malmenée par son amant  , elle rejette finalement son mari sa famille pour lui alors que c’est un enfant immature et égoïste.

Toutes ces tragédies ne seraient pas arrivées  si la guerre n’avait pas eu lieu, celle-ci a ravagé le coeur des hommes les a rongés, mais a aussi détruit les familles , touchées par l’absence  d’un père, d’un fils, d’un frère ou en l'occurrence  ici d’un mari.

On y voit l’autre côté des conséquences de la guerre.



PONCELET Lorène


                    Zéro le monde


Auteur du romanSauf quand on les aimede Frédérique Martin paru en août 2014, ou encore Grand Prix Littéraire Villepreux 2012 Roman épistolaire. Le vase où meurt cette verveine, aussi auteur du roman Zéro le monde et bien d’autres. Dans tous ces romans, elle dénonce ou créer une morale autour d’un thème choisit (comme celui sur une jeunesse meurtrie en quête de liberté et d'avenir qui est un thème commun entre Sauf quand on les aime et  Zéro le monde ).Elle montre les portraits de personnages subtils en détaillant les relations complexes qu'ils nouent du point de vue de la psychologie, de l'affectif, de la solidarité.


Zéro le monde ou un livre qui a touché beaucoup de jeunes, écrit en langage courant. L’intrigue nous prend des le début du livre avec cette question “ Pourquoi ruine-t-il sa vie?“ et plus nous avançons dans le livre plus l’intrigue change d’aspect. A 12 ans, Dominic a la haine. La haine contre le monde injuste qui l'entoure et auquel il a décidé d'administrer un "zéro pointé" bien mérité. Et rien ne saurait lui faire changer d'avis et de regard. Certainement pas son père qui noie son mal-être dans ses innombrables canettes de bière quotidiennes, qui offre à Dominic une première fois qu'il conclura laconiquement d'un "Bienvenue chez les fous". Certainement pas sa mère non plus, dépressive et à la recherche d'un emploi.


je m'attendais à quelque chose d'extraordinaire quand j'ai ouvert Zéro le Monde. Et c’est ce que j’ai ressenti car c’est une oeuvre très émouvante, et la manière d’écrire de Fédérique Martin nous introduit directement dans le contexte. Même si c’est une oeuvre destiné au adolescents. Mais la tournure du récit est inédite, et le livre n’est pas lourd et vraiment rapide a lire. Je conseillerai ce livre, car l’histoire est intéressante et reflète des problèmes de tous les jours et se lit comme passe temps dans le train, bus ect…

Melaab W L

Première L



Corniche Kennedy,Maylis de Kerangal

   Maylis de Kerangal est l’auteur de quatre oeuvres aux Éditions Verticales dont Je marche sous un ciel de traîne (2000), La vie voyageuse (2003), Corniche Kennedy (2008), Réparer les vivants (2014), et d’un recueil de nouvelles Ni fleurs ni couronnes (“Minimales”, 2006). Aux Éditions Naïve, elle a conçu une fiction en hommage à Kate Bush et Blondie, Dans les rapides (2007). Elle est d’ailleurs membre de la revue Inculte. Naissance d’un pont a été couronné en 2010 par le prix Franz Hessel et par le prix Médicis.

    L’histoire se déroule dans les sous-quartiers de Marseille, plus exactement un dénivelé de rochers séparant des villas huppées d’une mer sans plage aménagée nommé “Corniche Kennedy” dont le nom est le titre du roman. C’est à cet endroit que des adolescents vont y trouver refuge pour accomplir des sauts périlleux, interdits par les forces de l’ordre. Plusieurs bandes vont se former dont celle d’Eddy qui va transformer ces sauts en une sorte de rite initiatique. Profitant de l’adrénaline et des chassés-croisés avec les forces de l’ordre, ces adolescents vont s’attirer des ennuis plus rapidement qu’ils ne le pensent.

       Pour ma part, Maylis de Kerangal a parfaitement su nous transmettre l’aspiration à la liberté et à la lumière de ces adolescents intemporels. Leur volonté d’oublier leurs tracas, le temps d’un été, ainsi que le saut initiatique qui n’est pas qu’un rite mais une conquête, “comme une figure libre qui ferait le pari de la transcendance inversée”. En contrebas, elle intègre le monde des adultes via un commissaire qui est aussi ténébreux et terre à terre que les adolescents solaires et aériens. La lecture est assez facile malgré la multitude d’images. Je vous conseille ce roman.



Sariaka Rabesohely

 

22 septembre 2014

La rentrée littéraire du lycée Corneille, par les élèves de première littéraire

Le rapport de brodeck de Philippe Claudel


Avec le rapport de Brodeck, Philippe Claudel, l’un des meilleurs auteurs contemporains, nous livre un roman sur la noirceur humaine et sur la mémoire vu au travers des yeux de son héros Brodeck un homme simple empreint d’une grande sagesse.


              


Philippe Claudel est né en 1962 en Lorraine. Il fait partie des auteurs contemporains les plus renommés. Agrégé de lettres moderne il a  enseigné dans des prisons et centres pour handicapés. Il est actuellement maître de conférence à Nancy 2. Il a écrit son premier livre, Meuse d’oubli, en 1999, mais c’est en 2003 que sa carrière décolle grâce à l’écriture de son livre Les âmes grises qui remporte le prix Renaudot.  En 2007, il publie Le rapport de Brodeck pour lequel il obtient le prix Goncourt des lycéens. Aujourd’hui il a à son actif une vingtaine d’ouvrages traduit dans une trentaine de langue.

Dans Le rapport de Brodeck, Philippe Claudel nous fait partager la vie présente et les mémoires de son héros, Brodeck. Celui-ci, de retour dans son village après avoir été déporté dans un camp, est chargé par le maire de rédiger un rapport sur un évènement survenu au village, l’Ereignis. La rédaction de ce rapport suite à la mort de l’Anderer amène Brodeck à se pencher sur son passé, sa vie d’étudiant, sa rencontre et son amour pour Emélia, le rôle joué par les villageois dans sa déportation, sa vie au camp.

L’un des atouts de ce livre est le fait qu’il n’y ait pas de cadre spatio-temporel précis. On peut juste faire des suppositions, des déductions. Les noms des personnages et des lieux étant fictifs et ayant une consonance allemande, on peut imaginer que l’intrigue se passe en Allemagne ou dans une région comme l’Alsace par exemple, après la seconde guerre mondiale.  Toutes ces réflexions permettent de laisser une plus grande part à l’imagination. Ce mystère permet également de rendre ce roman universel, car même si l’on s’imagine en Allemagne après la nazisme, le fait que l’auteur nous laisse sans cadre spatio-temporel précis m’amène à me dire que cette histoire peut arriver n’importe ou, n’importe quand y compris dans notre futur.

La façon d’écrire de l’auteur est agréable à lire. Son style parait léger. A travers ce style Philippe Claudel nous dépeind Brodeck comme un homme simple, qui ne demande rien au autres. Au départ on a l’impression qu’il est là un peu par hasard, que s’il n’avait pas été obligé par les autres habitants du village d’écrire ce rapport suite à l’Ereignis, il n’aurait peut être pas eu l’idée d’écrire en parallèle l’histoire de sa vie.

Brodeck est un personnage très attachant. Malgré les choses horribles qui lui sont arrivées, il reste quelqu’un de bon et surtout d’humain.

Si au début du livre, on peut avoir l’impression que Brodeck est très timide, qu’il n’est pas à l’aise et qu’il n’ose pas “nous” raconter certaines choses de sa vie dont il a sûrement honte, au fil de l’oeuvre, il devient de plus en plus confiant et se dévoile alors complètement.

C’est ce personnage, sa mémoire et sa vie présente qui rendent ce roman passionnant.

Daniela Micic




Le Sermon sur la chute de Rome, Jérôme Ferrari


Image Le sermon sur la chute de rome.jpg


Avec Le sermon sur la chute de Rome, Jérôme Ferrari a obtenu le prix Goncourt 2012. Né à Paris en 1968, auteur de plusieurs romans publiés chez Actes Sud (Dans le secret, Un  dieu un animal…), il a enseigné la philosophie en Corse et en Algérie.

C’est justement des études en philosophie que ses héros choisissent d’abandonner pour reprendre la gestion d’un bar, le transformer en un monde prospère et convivial. Un monde qui, comme tant d’autres – comme la Rome Antique – connaîtra un début et une fin. Mais “peut-être Rome n’a-t-elle pas péri si les Romains ne périssent pas”, suggère saint Augustin lors de son sermon, des siècles auparavant. Et peut-être les hommes sont-ils destinés à reproduire les mêmes actions indéfiniment… Les mots de Jérôme Ferrari nous dépeignent une boucle infernale, prouvant que l’Histoire peut se répéter malgré nos efforts.

Il manque au roman cette touche d’espoir qui permet aux lecteurs de prolonger le livre, de rendre l’univers plus vaste et de repousser les limites de l’imagination. Tous les personnages sont des êtres résignés, ou de faux optimistes – qui se mentent à eux-mêmes. La plupart cherchent vainement le bonheur, se persuadent qu’ils l’ont trouvé sans parvenir à se faire d’illusions, sans laisser le lecteur s’en faire lui-même.

L’un des personnages principaux manque de vivacité et de réaction. On s’attendrait à plus de remous dans certaines scènes où il reste les bras ballants.

On trouve aussi quelques longueurs, notamment lorsqu’on suit le personnage de Marcel Antonetti, qui a participé à la guerre d’Algérie. Une abondance de dates, lieux et événements rendent bien souvent le récit ennuyeux. Dommage.

Le dénouement, enfin, pourrait manquer de vraisemblance.

Cependant, le point de vue de l’auteur sur le monde est intéressant ; et de jolies métaphores doublées d’un superbe style d’écriture posent les décors entre deux inspirations, absorbent le lecteur et l’entraînent aux côtés des héros, lorsqu’il accepte de les suivre.

Marie Semin



Le voyage de Chihiro, Hayao Miyazaki


        


Hayao Miyazaki nous montre, une fois encore, toute la beauté des mangas à travers son livre, Le Voyage de Chihiro. Il est connu pour ses autres oeuvres telles que , Princesse Mononoké ou Kiki la petite sorcière, qui ont été adaptées au cinéma. Hayao essaye de nous montrer à travers ses livres, la relation de l’humanité avec la nature, l’écologie ainsi que la difficulté du pacifisme dans un monde de guerre.

 

        L’histoire parle de Chihiro, une fille de 10 ans, qui , part un “portail”, arrive dans le monde des esprits. Ses parents, étant transformés dans ce monde en porcs, elle est condamnée à travailler chez une sorcière, Yubaba, en échange de retrouver ses parents et repartir dans le monde des humains. La tache s'avère plus compliquée que cela lorsqu’elle se rend compte que la sorcière ne veut en fait pas la laisser partir. Elle rencontrera alors un garçon, Haku, qui cache un secret bien à lui… Au fur et à mesure de la lecture chaque secret sera dévoilé et l’histoire comprendra alors des révélations inattendues.

       Ayant lu le livre et vu le film, j’avoue avoir préféré la version cinématographique de cette histoire. J’ai pu ainsi mieux comprendre certaines choses. Cependant quelques éléments du livre ne sont pas insérés dans le film, comme tout bon lecteur qui se respecte nous savons bien que les films ne sont jamais fidèles à 100%. Dans tous les cas, livre ou film, les deux sont tout aussi bien. Chacun ses préférences.

        Hayao Miyazaki donnera une leçon de morale aux lecteurs et pour ceux qui connaissent déjà cet auteur, beaucoup savent que ses histoires veulent dénoncer des événements ou des faits qui nous entourent au quotidien. Le voyage de Chihiro, est accessible aux enfants tout comme aux adultes. Une belle histoire pleine de rebondissements et de magie qui fera rêver petits et grands. Ce “voyage” est édité en plusieurs “tomes” et bien entendu, adapté au cinéma. A lire !  

                                                                                    Baptiste VIOLLE.    

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

       

Le Diable au corps, Raymond Radiguet


Raymond Radiguet, enfant prodige de la littérature, souvent comparé à Arthur Rimbaud, écrit Le Diable au corps à l’âge de 16 ans, peu de temps avant sa mort en 1923. Il écrit également, trois années avant son chef-d’oeuvre, Les Joues en Feu, recueil de poèmes.

Roman d’amour, roman autobiographique, roman à scandale et bien plus encore, Le Diable au corpsraconte l’histoire que va vivre ce jeune adolescent de seize ans avec une femme plus âgée que lui en 1918. La jeune femme, Marthe est mariée à un homme, Jacques, qui est au front. C’est l’amour fou, absolu entre les deux amants. Malheureusement, l’aventure d’un homme va devenir très difficile à vivre pour ce jeune homme. Au fur et à mesure du livre, le narrateur tente d’expliquer ses actions et les sentiments qu’il éprouve. Il devient de plus en plus froid, puéril avec Marthe.

Raymond Radiguet dit de cette oeuvre que c’est une “fausse autobiographie” ; je cite : “Ce petit roman d'amour n'est pas une confession, et surtout au moment où il semble davantage en être une. C'est un travers trop humain de ne croire qu'à la sincérité de celui qui s'accuse ; or, le roman exigeant un relief qui se trouve rarement dans la vie, il est naturel que ce soit justement une fausse autobiographie qui semble la plus vraie.”

Ce que j’ai beaucoup apprécié dans ce livre, c’est le scandale qu’a provoqué ce livre à cette époque : en effet les relations de ce type étaient mal vues. Certaines profitaient de l’absence de leur compagnon pour se divertir avec d’autres hommes.

De plus, c’est un roman rétrospectif et Raymond Radiguet rejette ce fait que son histoire puisse être possible car il était jeune lors ce l’écriture de son livre : c’est la polémique suscitant les critiques qui m’a surtout attiré.

C’est la raison pour laquelle je vous conseille ce livre.

             

                                                                                Arthur Lemonier






Corniche Kennedy (2012) Maylis de Kerangal


Maylis de Kerangal est une auteur du 20e siècle. Elle fut couronnée en 2010 par le prix Franz Hessel et par le prix Médicis pour Naissance d’un pont. Ses oeuvres sont toujours en rapport avec la réalité vue ou vécue.

    Corniche Kennedy raconte la vie intrépide de jeunes vivants sur la Côte d’Azur française et d’un vieux commissaire envahi par son travail et qui ne cesse de les surveiller. Il consacre sa vie à la justice et au bien d’autrui, c’est pour cela qu’il intervient directement avec ces jeunes de la corniche mais aussi en mission périlleuse. Ce roman est à la fois prenant, bouleversant, et touchant par son côté enfantin qui nous remémore notre passé.

    Pour ma part je trouve cette oeuvre très intéressante, par son écriture très  ressente, fluide mais aussi pour la simplicité du vocabulaire employé, ce qui de surcroît est rare pour un roman dédié aux “grandes personnes” qui pour la plupart du temps sont très difficiles , de compréhension. Je finirais par dire que ce roman est idéal pour un large publique habitué ou non à la lecture de roman.


                                                                           Edgard Pagès




Hygiène de l’assassin, Amélie Notomb


Hygiène de l’assassin, premier roman d’Amélie Notomb (1992), va marquer le début de 23 ans d’écriture romanesque et décalée qu'apprécient particulièrement les lecteurs de cette dernière.

Avec un humour subtil et parfois même des oeuvres autobiographiques (Métaphysique des tubes par exemple), les roman de l'écrivain ont tous du succès dès leur partition.

Hyginène de l’assassin est un roman qui a été adapté au cinéma, et au théâtre. Mais, c’est au livre que se dirige ma critique aujourd’hui.

Prétextat Tach est un évrivain mondialement connu et adoré de tous. Atteint d’un cancer, il sait que ses jours sont comptés et des journalistes vont s’empresser de se rendre à son domocile afin d’obtenir une interview. Prétextat est un homme qui cache bien des secrets et Nina, une journaliste qui a déjà fait des recherches sur le passé de l’écrivain, est bien décidée à les découvrir.

Surprise : dès le premier chapitre de l’oeuvre configuré principalement en dialogues, j’ai tout de suite été happée par ce personnage odieux qu’est Prétextat Tach.

Je pense que, pour apprécier un livre, il est important d'éprouver de l’affection pour son personnage principal. Certes Monsieur Tacht est un homme méchant et qui se joue des faiblesses de ses interlocuteurs, mais c’est en cela qu’il est passionnant. A chaque nouveau journaliste, une question se pose : Comment va-t-il encore se comporter pour faire fuire tous les journalistes qui osent se présenter à lui ? Car Tacht est un manipulateur qui sait qu’il n’a plus rien à perdre en raison de son décès imminent. Et c’est  principalement ce côté du personnage qui m’a plu et qui a fait que j’ai lu cette oeuvre en seulement quelques heures. Passionnant, et particulièrement bien écrit, ce roman d’Amélie Notomb nous plonge dans un univers cependant  sombre et lugubre.

Une fin étonnante et un personnage principal révélé au fil des chapitres, c’est un livre que je conseille pour son originalité et pour son humour. Oui, Pretextat Tach est un homme odieux mais c’est justement par sa méchanceté qu’il en devient drôle. Un grand Oui pour Hygiene de l’assassin d’Amélie Notomb !

Mathilde L. Première L



 J.R.R. Tolkien, Le Silmarillion




Publié en 1977 à titre posthume, Le Silmarillion fut rédigé par le célèbre écrivain britannique J.R.R. Tolkien durant toute sa vie.

En effet, cette grande oeuvre prend place dans l’univers non moins célèbre des Terres du Milieu, univers cher à l’écrivain britannique puisqu’il y introduisit sa trilogie du Seigneur des Anneaux, oeuvre maintes fois récompensée, et adaptée au cinéma par le réalisateur néo-zélandais Peter Jackson.

Cependant, Tolkien n’aura jamais eu l’occasion de parachever son oeuvre, ne la trouvant jamais assez complète. Il s’éteignit en 1973 à l’âge de 81 ans, laissant derrière lui son oeuvre incomplète.

C’est en 1977 que son fils Christopher décida de publier l’oeuvre sous forme de roman - encyclopédie, afin que le travail de son père ne soit pas oublié. Le livre obtint un an plus tard le Prix Locus du meilleur roman de fantasy.

Le Silmarillion conte l’histoire d’Eä, l’univers de Tolkien, de sa création par les Valars, des divinités, au temps du retour de Sauron, sorte de maître du mal (époque du Seigneur des Anneaux). Avec très peu de dialogues, Tolkien narre le destin de nombreux personnages, parfois éphémères, parfois déterminants au futur d’Eä.

C’est donc sous la forme d’une grande légende, d’un mythe géant, d’un conte féerique que Tolkien narre l’immense histoire qui accompagne ce monde imaginaire. Batailles épiques, évènements magiques, tragiques et héroïques ; le Silmarillion ravira tout passionné du genre Heroic-Fantasy, et plus encore donnera idées et imagination au lecteur découvrant cette univers si unique, si réel et pourtant impossible.

Bref, même si l’oeuvre n’est pas à mettre dans les mains de tout le monde, elle servira de base du genre, et symbolisera l’imagination débordante que possédait l’auteur britannique, de son retour de guerre à sa mort.

Thomas LESTEVEN



Le diable au corps de Raymond Radiguet


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Raymond Radiguet né en Juin 1903 et mort en Décembre 1923, est un écrivain romancier et poète aîné de ses 6 frères et soeurs en grandissant ,il se désintéressera des études.

A l’âge de quatorze ans , celui-ci aura une liaison avec Alice la fille de ses voisins elle est alors mariée à un soldat partit pour le front,

cela lui inspirera le Diable au corps. Il écrira son deuxième et dernier roman le bal du compte d’Orgel en 1921.



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Lors de la première guerre mondiale , le narrateur de l’histoire François âgé de quinze ans, fait la rencontre de Marthe une jeune femme de dix-huit ans. Celle-ci est mariée à un soldat, Jacques qui a été mobilisé sur le front.

Marthe “traitera” François comme un enfant , ce qui lui déplaira il décidera donc de la séduire pour la “provoquer” et obtenir d’elle qu’elle le voit comme un homme.

S’ensuivra donc une liaison secrète et interdite.



C’est un livre que je conseille, car les émotions qui y sont transcrites sont intenses, plus on le lit plus on veut savoir ce qu’il adviendra de ces jeunes amants malmenés par le “monde” , en particulier leur entourage.

Ce livre m’a énormément touchée surtout par la situation de Marthe qui est manipulée et malmenée par son amant  , elle rejette finalement son mari sa famille pour lui alors que c’est un enfant immature et égoïste.

Toutes ces tragédies ne seraient pas arrivées  si la guerre n’avait pas eu lieu, celle-ci a ravagé le coeur des hommes les a rongés, mais a aussi détruit les familles , touchées par l’absence  d’un père, d’un fils, d’un frère ou en l'occurrence  ici d’un mari.

On y voit l’autre côté des conséquences de la guerre.


PONCELET Lorène



Zéro le monde


Auteur du roman Sauf quand on les aime de Frédérique Martin paru en août 2014, ou encore Grand Prix Littéraire Villepreux 2012 Roman épistolaire. Le vase où meurt cette verveine, aussi auteur du roman Zéro le monde et bien d’autres. Dans tous ces romans, elle dénonce ou créer une morale autour d’un thème choisit (comme celui sur une jeunesse meurtrie en quête de liberté et d'avenir qui est un thème commun entre Sauf quand on les aime et  Zéro le monde ).Elle montre les portraits de personnages subtils en détaillant les relations complexes qu'ils nouent du point de vue de la psychologie, de l'affectif, de la solidarité.

Zéro le monde ou un livre qui a touché beaucoup de jeunes, écrit en langage courant. L’intrigue nous prend des le début du livre avec cette question “ Pourquoi ruine-t-il sa vie?“ et plus nous avançons dans le livre plus l’intrigue change d’aspect. A 12 ans, Dominic a la haine. La haine contre le monde injuste qui l'entoure et auquel il a décidé d'administrer un "zéro pointé" bien mérité. Et rien ne saurait lui faire changer d'avis et de regard. Certainement pas son père qui noie son mal-être dans ses innombrables canettes de bière quotidiennes, qui offre à Dominic une première fois qu'il conclura laconiquement d'un "Bienvenue chez les fous". Certainement pas sa mère non plus, dépressive et à la recherche d'un emploi.

je m'attendais à quelque chose d'extraordinaire quand j'ai ouvert Zéro le Monde. Et c’est ce que j’ai ressenti car c’est une oeuvre très émouvante, et la manière d’écrire de Fédérique Martin nous introduit directement dans le contexte. Même si c’est une oeuvre destiné au adolescents. Mais la tournure du récit est inédite, et le livre n’est pas lourd et vraiment rapide a lire. Je conseillerai ce livre, car l’histoire est intéressante et reflète des problèmes de tous les jours et se lit comme passe temps dans le train, bus ect…

Melaab W L




Corniche Kennedy,Maylis de Kerangal

   Maylis de Kerangal est l’auteur de quatre oeuvres aux Éditions Verticales dont Je marche sous un ciel de traîne (2000), La vie voyageuse (2003), Corniche Kennedy (2008), Réparer les vivants (2014), et d’un recueil de nouvelles Ni fleurs ni couronnes (“Minimales”, 2006). Aux Éditions Naïve, elle a conçu une fiction en hommage à Kate Bush et Blondie, Dans les rapides (2007). Elle est d’ailleurs membre de la revue Inculte. Naissance d’un pont a été couronné en 2010 par le prix Franz Hessel et par le prix Médicis.

    L’histoire se déroule dans les sous-quartiers de Marseille, plus exactement un dénivelé de rochers séparant des villas huppées d’une mer sans plage aménagée nommé “Corniche Kennedy” dont le nom est le titre du roman. C’est à cet endroit que des adolescents vont y trouver refuge pour accomplir des sauts périlleux, interdits par les forces de l’ordre. Plusieurs bandes vont se former dont celle d’Eddy qui va transformer ces sauts en une sorte de rite initiatique. Profitant de l’adrénaline et des chassés-croisés avec les forces de l’ordre, ces adolescents vont s’attirer des ennuis plus rapidement qu’ils ne le pensent.

       Pour ma part, Maylis de Kerangal a parfaitement su nous transmettre l’aspiration à la liberté et à la lumière de ces adolescents intemporels. Leur volonté d’oublier leurs tracas, le temps d’un été, ainsi que le saut initiatique qui n’est pas qu’un rite mais une conquête, “comme une figure libre qui ferait le pari de la transcendance inversée”. En contrebas, elle intègre le monde des adultes via un commissaire qui est aussi ténébreux et terre à terre que les adolescents solaires et aériens. La lecture est assez facile malgré la multitude d’images. Je vous conseille ce roman.

Sariaka Rabesohely

 

Une fille est une fille de Henri Lenormand

La Grande odalisque, 1814, Ingres, Paris, musée du Louvre

L’humanisme à son paroxysme dans une oeuvre où même l’auteur reste méconnu : Écrivain de l’entre-deux guerres, Henri Lenormand nous fait partager la vie de Renée, une jeune femme nocturne qui travaille dans les décombres de Rouen. Favorite des officiers, elle vit paisiblement loin des bombardements dans une vie où la luxure se monnaie, jusqu’à ce qu’elle le rencontre. Lui, le libéré de camp artiste-graveur qui avait été traumatisé par la guerre, qu’elle aurait tout fait pour changer. Mais alors qu’il était censé lui apporter plus de sérénité dans ce monde de vices et de fous, il ne fait que l’empirer à ses détriments.

Une fille est une fille : un ascenseur émotionnel qui fait monter au septième ciel, où l’on redécouvre la solitude d’un instant, la jalousie de posséder un corps et l’amour d’une passion dangereuse qui traverse une époque explosive ; Lenormand place dans un contexte sombre la plus vieille profession du monde sans pour autant lui ôter ses charmes.

Par DOS SANTOS Eliana.

Patrick Süskind, Le Parfum

Patrick Süskind est un auteur allemand contemporain au style pourtant très classique. C’est néanmoins un touche à tout qui écrit aussi bien pour le théâtre que pour la télévision, en passant par le roman, bien sûr. Résultat de recherche d'images pour "suskind"


Malheureusement, à l’heure actuelle, l’histoire de l’oeuvre de Patrick Süskind Le Parfum se fait connaître grâce au film éponyme. Le roman n’a pourtant rien à envier au film, au contraire. Jean-Baptiste Grenouille transmet bien mieux son don sur papier qu’à travers le cinéma.


France, XVIIIe siècle. Jean-Baptiste Grenouille est un orphelin parmi tant d’autres à Paris, ce gamin a tué sans le vouloir sa mère, à cause de quelques pleurs. Le monde le prend pour un imbécile. Mais Grenouille cache un don que personne n’a et n’aura jamais après lui. Grenouille sent, Grenouille intériorise et Grenouille retient. Il retient absolument toutes les odeurs, du plus atroce relent d’égout à la plus agréable odeur de rose. Alors Grenouille veut apprendre, apprendre à faire les parfums qu’il a créés à partir de ses souvenirs. Seulement, Grenouille est un monstre, et les essences à sa disposition ne lui suffisent plus…


Avec Le Parfum, Süskind nous réconcilie avec un sens oublié, souvent rejeté, prit pour accessoire. Il nous offre une vision neuve du roman en général, nous forçant à fouiller dans des souvenirs que nous avons omis de juger importants… Essayez donc de vous rappeler l’odeur de la rue où vous habitiez enfant, de vous remémorer le parfum de votre grand-mère ou simplement l’odeur que vous associez à votre plat favori ! Süskind va au delà :  il détaille avec brio tous les effets d’un sens qui pourtant nous est très difficile à exprimer en temps normal. Il n’est pas rare de s’arrêter à certains passages pour essayer de “visualiser” une odeur.


Il n’est pas désagréable de se laisser manipuler par l’auteur qui nous plonge dans un univers à la fois si délicat et si sombre où l’on se perd à la fois dans une douce nostalgie et dans un flot d’idées noires... 
Hortense Belmer


Jérôme Ferrari, Le Sermon sur la chute de Rome.




L’action se déroule dans un bar, situé dans un village de Corse. Deux amis d’enfance, Matthieu et Libero, natifs de l’île, abandonnent leurs études suite à la mauvaise gérance de l’endroit pour venir le sauver de la faillite.

La tête pleine de rêves, ils veulent faire de cet endroit le “meilleur des mondes possibles”.

En parallèle, le grand-père de Matthieu, Marcel, très âgé, nous dévoile son passé. Nous apprenons alors que, si les aïeux de la famille souhaitaient à tout prix quitter la Corse, la nouvelle génération, au contraire, n’aspire qu’à y revenir.


Ce livre émouvant retrace la désillusion des deux jeunes hommes, décidés à vivre leur jeunesse jusqu’au bout. Abreuvés d’amour, d’amitié et d’argent, ils ne voient pas l’étau qui se resserre petit à petit sur eux, celui de la fatalité, “qui conduit les mortels à voir s’effondrer les mondes qu’ils édifient et à refonder sans trêve”.

Jérôme Ferrari nous pousse ici à nous interroger sur un évènement antique, celui de la chute de Rome, qu’il définit comme un éternel recommencement.

Jérôme Ferrari a reçu le prix Goncourt en 2012 pour son roman Le Sermon sur la chute de Rome. Écrivain depuis 2001, il a toujours été passionné par la philosophie, matière qu’il enseigne, et a vécu en Corse, langue dans laquelle il réalise des traductions. Son écriture est très accessible et parvient à emmener le lecteur dans son univers et à faire passer des émotions intenses.


Par Marine Drille

Corniche Kennedy, de Maylis de Kerangal


Maylis de Kerangal est l’auteur de quatre romans aux Éditions Verticales, dont La Vie Voyageuse (2003), Je Marche Sous Un Ciel De Traîne (2000), et également d’un recueil de nouvelles intitulé Ni Fleurs Ni Couronnes (2006). Aux Éditions Naïves, elle a écrit une fiction en hommage à Kate Bush et Blondie : Dans Les Rapides (2007).



Reconnue par Le Figaro comme “nouveau phénomène littéraire”, Maylis de Kerangal, avec son roman Corniche Kennedy, nous offre, le temps d’un été, les différentes visions de la vie vues par les adolescents et les adultes. Elle traite ce sujet avec légèreté, et utilise un registre de langage particulièrement familier, ce qui permet de rentrer dans la peau des jeunes personnages très facilement. Maylis de Kerangal nous explique, en quelques sortes, comment l’adolescent “fonctionne”, sa soif de liberté, le goût de l’interdit, ses rêves et ses espoirs.

L’auteur partage également le point de vue des adultes, incarné par le commissaire, qui est chargé de la surveillance de la dite Corniche. Partisan de l’autoritarisme, celui-ci représente les adultes de nos jours : l’inquiétude vis-à-vis de la génération d’aujourd’hui, cette tendance chez les jeunes à provoquer, tester ses limites, et parfois même braver l’interdit, dans l’espoir de “découvrir le monde”.

Dans Corniche Kennedy, l’auteur porte un oeil neuf et moderne sur la jeunesse. Elle comprend le besoin de liberté des jeunes du XXIe siècle, qu’ils viennent de milieux aisés ou défavorisés, d’origines et de cultures différentes. Ces adolescents sont fascinants, débordants d’imagination, et parfois même attachants. Maylis de Kerangal, avec son roman, nous plonge dans les réflexions adolescentes, et nous fait partager son point de vue très intéressant sur les héros de la Corniche.


Alexia Barthy de Courtenay

Nos étoiles contraires  de John Green


John Green est  un auteur américain de fiction pour jeunes adultes et blogger sur YouTube. Il a été numéro un de la liste des meilleures ventes duNew York TimespourNos étoiles contraires en 2011. Le titre original qui est “The fault in our stars”est tiré d’une scéne de Shakespeare,Jules César (1599), oùCassius dit àBrutus : “ The fault, dear Brutus, is not in our stars, / But in ourselves, that we are underlings”(« Si nous ne sommes que des subalternes, cher Brutus, la faute en est à nous et non à nos étoiles .”

 


L’histoire se déroule à Indianapolis. C’est un livre destiné plutôt aux  adultes qui  raconte l’histoire de  deux jeunes âgés de 16-17 ans atteints d’un cancer qui se sont rencontrés un jour dans une réunion de soutien. Augustus Waters tombe sous le charme de Hazel Grace grâce a son originalité et sa  beauté .C'est le début d'une grande histoire d'amour et d'amitié.


J'ai aimé ce livre car tout d'abord , j'ai trouvé l'histoire originale et attirante. Le livre est plein d’espoir , on pleure  mais on rit à la fois, on referme le livre avec l’envie de profiter de la vie. Suite à cette lecture, on se rend compte de notre chance comme l’indique la phrase suivante : “je crois qu’on peut choisir dans la vie comment on a envie de raconter une histoire triste , et Augustus et moi avons choisi la manière drôle”. Ensuite, j’ai adoré l’humour qui se dégage de ce livre, les personnages sont extraordinaires mais pourtant ils sont loin d'être parfaits.

Nos étoiles contrairescomme le dit l’auteur n’est pas un simple livre sur le cancer mais c’est avant tout un livre sur l’amour, l’amour entre deux êtres, l’amour de parents envers leur enfant, l’amour entre deux amis et l’amour pour ces deux étoiles pour la vie.

Et pour finir, je partage avec vous une très belle citation qui m’a beaucoup marqué de Augustus qui dit : “ Tant qu’on ne l’allume pas, la cigarette ne tue pas [...] Et je n’en ai jamais allumé une seule de ma vie. C’est un sorte de métaphore. Tu glisses le truc qui tue entre tes lèvres mais tu lui donnes pas le pouvoir de te tuer” ou encore “Tu m’as offert une éternité dans un  monde de jours limités, et j’en suis heureuse”.

Maysan GACEM

                                                                 


12 juin 2014

Rencontre avec M. Huitorel

Rencontre avec M. Huitorel, metteur en scène de Bérénice de Racine

au théâtre de La-Celle-Saint-Cloud

 

Le jeudi 27 mars, M. Huitorel, metteur en scène de la tragédie Bérénice de Racine, a rendu visite à notre classe pour répondre à nos questions portant sur ladite pièce, son métier et son parcours personnel. En effet, une représentation a eu lieu au théâtre de La-Celle-Saint-Cloud le vendredi 4 avril, une semaine plus tard.

Voici donc un compte-rendu de cette rencontre, qui nous a permis de mieux appréhender la pièce.

 

La pièce Bérénice a été écrite au XVIIème siècle, par l’un des plus grands dramaturges de l’époque, Racine. M. Huitorel a longuement parlé de l’auteur, dont il qualifie l’écriture de « sublime ».

Jeune et ambitieux, Racine a vécu sous le règne de Louis XIV, dont il était très proche, et écrit plusieurs pièces à sa gloire. Il était également un contemporain de Corneille et Molière. Le trio de dramaturges, à l’origine très proches les uns des autres, s’est disloqué et une forte rivalité s’est peu à peu installée entre Racine et Corneille ; celui-ci a d’ailleurs écrit une tragédie du nom de Tite et Bérénice quelques années avant la Bérénice de Racine. Ce dernier, cependant, eut plus de succès que son aîné.

Outre cette pièce, on retrouve parmi ses œuvres les célèbres Phèdre, Andromaque, Iphigénie, toutes inspirées de la mythologie grecque (contrairement à Bérénice, pièce se déroulant dans la Rome antique). Mais il a également écrit des pièces religieuses, notamment pour les pensionnaires de Saint-Cyr.

 

Pour effectuer sa mise en scène, M. Huitorel a beaucoup travaillé sur l’Empire romain, sur Louis XIV, sur Racine. Il explique qu’il ne s’inspire jamais du travail d’autres metteurs en scène, qu’il essaie au contraire d’avancer avec son propre regard.

 

Bérénice s’inscrit dans le répertoire des tragédies classiques. Ses thèmes principaux sont le déchirement, le désespoir amoureux, l’opposition entre la raison d’état et la passion amoureuse. Elle raconte l’amour impossible entre Titus, Empereur romain, et Bérénice, reine de Palestine. Titus va être confronté à un dur choix, celui d’épouser Bérénice ou de rester au pouvoir. En effet, depuis le viol de Lucrèce par l’un des fils du roi Tarquin le Superbe, la monarchie est interdite à Rome, et Titus ne peut se marier avec une reine sans subir la colère du peuple.

Cependant, si la fin est malheureuse, c’est la seule tragédie de Racine où le sang ne coule pas.

Il ne se passe presque rien dans la pièce, mais les émotions ressenties sont très fortes ; c’est en partie ce qui a attiré l’attention du metteur en scène. L’intime l’intéressait beaucoup, ainsi que le paradoxe du lieu : le cabinet où se déroule la pièce est à la fois un endroit propice aux discussions intimes et un lieu de passage, car il se situe entre l’appartement de Bérénice et celui de Titus.

 

Au XVIIème siècle, Bérénice fut dite « un succès de larmes ». Conformément à cela, M. Huitorel déclare qu’il souhaite émouvoir le public.

Cette pièce, comme il le fait remarquer, est intemporelle : il y a encore de nos jours des choses qu’on aimerait réaliser malgré leur difficulté, et qui nous amènent à faire des choix, choix qui vont bien souvent provoquer frustration et culpabilité. Parfois, la vie publique prend le pas sur la vie privée, et inversement.

Le metteur en scène apprécie cette pérennité des pièces classiques, et la force qu’elles transmettent. Il aime également le fait qu’elles racontent des histoires complètes, de la scène d’exposition jusqu’au dénouement, contrairement aux pièces contemporaines qui peuvent n’être que de simples scénettes. « Avec le théâtre classique, on est dans la couleur des choses », affirme-t-il.

Quant au genre, il n’a pas de préférence, et monte des tragédies comme des comédies. Selon lui, le plus important reste le style de l’écriture.

 

M. Huitorel n’a jamais écrit pour le théâtre : « Peut-être un jour, je ne sais pas. »

Il a commencé sa carrière comme comédien dans une troupe d’amateurs, dans des théâtres obscurs puis dans de grands théâtres, et joue encore aujourd’hui. Il a poursuivi ses études au conservatoire de Rennes, puis dans une grande école.

 

Il vit maintenant de son métier de metteur en scène. C’est une grande responsabilité que de réunir les fonds pour monter le spectacle, choisir  des comédiens, travailler sur la pièce elle-même…

 

Un spectacle coûte très cher, entre les comédiens à rémunérer, les costumes et décors à concevoir… C’est la partie la plus longue, qui peut prendre entre un an et demi et deux ans. C’est pourquoi M. Huitorel ne s’engage jamais dans un projet sans avoir réuni les moyens de le financer… et la réputation d’un metteur en scène aide alors à susciter la confiance d’un théâtre.

Ainsi, les places de spectacles pourraient coûter bien plus cher si les théâtres n’étaient pas financés par la mairie, le département ou la région, voire l’État.

 

Le metteur en scène doit ensuite compter six mois environ pour réaliser une synthèse du projet, et deux de plus pour le travail du jeu avec les comédiens. Il aime la mécanique, la dynamique d’une mise en scène. Il y a des moments de doute, de peur, mais d’autres merveilleux, lorsque le public assiste à la représentation et applaudit…

 

Pour choisir ses comédiens, M. Huitorel a deux possibilités : il peut contacter un comédien avec lequel il a déjà travaillé, ou bien passer des auditions. Celles-ci se déroulent sur trois rencontres entre le metteur en scène et le postulant. Une première pour le « feeling » ; une deuxième pour tester l’appréhension de la pièce par le comédien, et son expérience des alexandrins (il doit lire à voix haute) ; pour finir, une séance pendant laquelle un comédien déjà sélectionné joue avec le postulant.

Pour cette pièce, le metteur en scène a vu six « Bérénice » avant de trouver la bonne.

 

Si c’est la première fois qu’il met en scène une pièce de Racine, M. Huitorel connaît bien les alexandrins, qui sont l’une des clés de la pièce. L’un de ses objectifs principaux est de rendre la langue limpide pour les spectateurs. Racine écrivait d’abord en prose avant d’opérer la versification. La pièce est entièrement rédigée en alexandrins, et c’est la manière dont on va les prononcer qui va leur rendre leur simplicité et surtout leur clarté. Les ponctuations aident à comprendre le sens du texte, mais elles peuvent changer selon les éditions.

« Se libérer de la forme en alexandrins demande un travail à la fois immense et passionnant. Il faut bien intégrer le texte, savoir le réciter en faisant autre chose. » M. Huitorel, s’il aime l’improvisation, s’en méfie et la refuse. « Très modestement, déclare-t-il, je me sens comme un passeur. »

 

À une question posée, il répond qu’il ne pense pas tout le temps à Bérénice, que ce ne serait pas bien.

« Le propre des chefs-d’œuvre est qu’on ne peut en faire le tour, on découvre toujours quelque chose. Il y a une telle richesse dans Bérénice ! »

 

M. Huitorel peut décider de son rythme de travail. Il réunit une équipe dont il attend qu’elle le suive, se décrit lui-même comme «  le capitaine d’un bateau ». Et pour que ce bateau avance sereinement, il fait en sorte de travailler avec des personnes avec lesquelles il s’entend bien. Sachant ce qu’il ne souhaite pas, il accepte toutes les bonnes propositions.

Les comédiens travaillent dans la bonne humeur, et ont pour but de donner du plaisir aux spectateurs.

Par Marie Semin, Elève de seconde 4.

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