16 avril 2019

Dissertation

Sujet :

"Je ne veux pas qu'on me plaise, (...) je veux qu'on m'instruise" affirme Micromégas dans le conte philosophique éponyme de Voltaire datant de 1752.

Vous discuterez cette affirmation en vous appuyant sur les oeuvres étudiées au cours de la séquence 5.

 

Cliquez sur votre lien pour accéder à votre document de travail collaboratif :

Lou, Camille, Angie, Jun

Jaël, Salomé, Marie, Carla

Hugo, Loïse, Cyprien, Axel

Arthur, Damien, Marine D., Lisa N.

Charlotte, Sarah, Louis G., Lucas

Léa, Noa, Marine B., Albane

Orlane, Lucie, Mathieu, Lisa

Alexandre, Nicolas, Illona, Paul Ba.

Paul Bo., Inès, Louis Z., Eloïne

 

10 avril 2019

Antigone, extrait 3 : Le commentaire

Aidez-vous de cette carte mentale, réalisée par les élèves de la classe, pour réaliser votre fiche de révision.

09 avril 2019

Teaser : Andy's gone de Marie-Calude Verdier, mise en scène de Julien Bouffier

Candide, un conte emblématique des Lumières : Création d'une anthologie numérique

L'anthologie numérique commentée est en ligne. N'hésitez pas à l'utiliser pour vos dissertations.

 

Cliquez sur le lien qui vous conduira vers votre document de travail :

  1. Lucas, Lucie, Paul Bo., Camille

  2. Louis Z., Louis G., Jaël, Sarah

  3. Illona, Axel, Inès, Arthur

  4. Albane, Angie, Nicolas, Loïse

  5. Damien, Carla, Marine B., Lou

  6. Orlane, Mathieu, Hugo, Salomé

  7. Cyprien, Noa, Charlotte, Léa

  8. Marine D., Marie, Paul Ba, Alexandre

08 avril 2019

Voir une mise en scène d'Antigone, de Jean Anouilh

Vous trouverez ici la mise en scène de Nicolas Briançon (Paris, théâtre Marigny, 2003). Bon visionnage.

Analyse de la médecine dans la littérature: Axel, Marie, Louis, Lea

Le médecin malgré lui ACTE II, SCÈNE 2
VALÈRE, SGANARELLE, GÉRONTE, LUCAS, JACQUELINE. 
VALÈRE.— Monsieur préparez-vous, voici notre médecin qui entre. 
GÉRONTE.— Monsieur, je suis ravi de vous voir chez moi: et nous avons grand besoin de vous. 
SGANARELLE, en robe de médecin, avec un chapeau des plus pointus.— Hippocrate dit... que nous nous couvrions tous deux. 
GÉRONTE.— Hippocrate dit cela? 
SGANARELLE.— Oui.
GÉRONTE.— Dans quel chapitre, s'il vous plaît? 
SGANARELLE.— Dans son chapitre des chapeaux. 
GÉRONTE.— Puisque Hippocrate le dit, il le faut faire. 
SGANARELLE.— Monsieur le médecin, ayant appris les merveilleuses choses... 
GÉRONTE.— À qui parlez-vous, de grâce? 
SGANARELLE.— À vous. 
GÉRONTE.— Je ne suis pas médecin. 
SGANARELLE.— Vous n'êtes pas médecin? 
GÉRONTE.— Non vraiment. 
SGANARELLE. Il prend ici un bâton, et le bat, comme on l'a battu.— Tout de bon? 
GÉRONTE.— Tout de bon. Ah! ah! ah! 
SGANARELLE.— Vous êtes médecin, maintenant, je n'ai jamais eu d'autres licences. 
(…)
GÉRONTE.— Ne parlons plus de cela. Monsieur, j'ai une fille qui est tombée dans une étrange maladie. 
SGANARELLE.— Je suis ravi, Monsieur, que votre fille ait besoin de moi: et je souhaiterais de tout mon cœur, que vous en eussiez besoin, aussi, vous et toute votre famille, pour vous témoigner l'envie que j'ai de vous servir. 

 

Le malade imaginaire acte III scene X
TOINETTE
Oui. Que sentez-vous ? 

ARGAN
Je sens de temps en temps des douleurs de tête. 

TOINETTE
Justement, le poumon. 

ARGAN
Il me semble parfois que j'ai un voile devant les yeux. 

TOINETTE
Le poumon. 

ARGAN
J'ai quelquefois des maux de cœur. 

TOINETTE
Le poumon. 

ARGAN
Je sens parfois des lassitudes par tous les membres. 

TOINETTE
Le poumon. 

ARGAN
Et quelquefois il me prend des douleurs dans le ventre, comme si c'étaient des coliques. 

TOINETTE
Le poumon. Vous avez appétit à ce que vous mangez ? 

ARGAN
Oui, monsieur. 

TOINETTE
Le poumon. Vous aimez à boire un peu de vin. 

ARGAN
Oui, monsieur. 

TOINETTE
Le poumon. Il vous prend un petit sommeil après le repas, et vous êtes bien aise de dormir ? 

ARGAN
Oui, monsieur. 

TOINETTE
Le poumon, le poumon, vous dis-je. Que vous ordonne votre médecin pour votre nourriture ? 

ARGAN
Il m'ordonne du potage. 

TOINETTE
Ignorant ! 

ARGAN
De la volaille. 

TOINETTE
Ignorant ! 

ARGAN
Du veau. 

TOINETTE
Ignorant ! 

ARGAN
Des bouillons. 

TOINETTE
Ignorant ! 
{{personn age|Argan}} 
Des œufs frais. 

TOINETTE
Ignorant ! 

ARGAN
Et, le soir, de petits pruneaux pour lâcher le ventre. 

TOINETTE
Ignorant ! 

ARGAN
Et surtout de boire mon vin fort trempé. 

TOINETTE
Ignorantus, ignoranta, Ignorantum. Il faut boire votre vin pur, et, pour épaissir votre sang, qui est trop subtil, il faut manger de bon gros bœuf, de bon gros porc, de bon fromage de Hollande ; du gruau et du riz, et des marrons et des oublies, pour coller et conglutiner. Votre médecin est une bête. Je veux vous en envoyer un de ma main ; et je viendrai vous voir de temps en temps, tandis que je serai en cette ville. 

ARGAN
Vous m'obligerez beaucoup. 

TOINETTE
Que diantre faites-vous de ce bras-là ? 

ARGAN
Comment ? 

TOINETTE
Voilà un bras que je me ferais couper tout à l'heure, si j'étais que de vous. 

ARGAN
Et pourquoi ? 

TOINETTE
Ne voyez-vous pas qu'il tire à soi toute la nourriture, et qu'il empêche ce côté-là de profiter ? 

ARGAN
Oui ; mais j'ai besoin de mon bras. 

TOINETTE
Vous avez là aussi un œil droit que je me ferais crever, si j'étais à votre place. 

ARGAN
Crever un œil ? 
{{personnage| Toinette}} 
Ne voyez-vous pas qu'il incommode l'autre, et lui dérobe sa nourriture ? Croyez-moi, faites-vous-le crever au plus tôt : vous en verrez plus clair de l'œil gauche. 

ARGAN
Cela n'est pas pressé. 

TOINETTE
Adieu. Je suis fâché de vous quitter si tôt ; mais il faut que je me trouve à une grande consultation qui doit se faire pour un homme qui mourut hier. 

ARGAN
Pour un homme qui mourut hier ? 

TOINETTE
Oui : pour aviser et voir ce qu'il aurait fallu lui faire pour le guérir. Jusqu'au revoir. 

ARGAN
Vous savez que les malades ne reconduisent point. 

BERALDE
Voilà un médecin, vraiment, qui paraît fort habile ! 

ARGAN
Oui ; mais il va un peu bien vite. 

 

Mont-oriol deuxième partie scene 1
Le docteur Latonne, l’année précédente, médisait les lavages d’estomac préconisés et pratiqués par le docteur Bonnefille dans l’établissement dont il était inspecteur. Mais les temps avaient modifié son opinion, et la sonde Baraduc était devenue le grand instrument de torture du nouvel inspecteur qui la plongeait dans tous les oesophages avec une joie enfantine. 
Il demanda à Paul Brétigny : 
— Avez-vous jamais vu faire cette petite opération-là ? 
L’autre répondit : 
— Non, jamais. 
— Venez donc, mon cher, c’est très curieux. 
Ils entrèrent dans la salle des douches où M. Riquier, l’homme au teint de brique, qui essayait, cette année-là, les sources récemment découvertes, comme il avait essayé, chaque été, de toutes les stations naissantes, attendait sur un fauteuil de bois. 
Pareil à quelque supplicié des temps anciens il était serré, étranglé dans une sorte de camisole de force en toile cirée qui devait préserver ses vêtements des souillures et des éclaboussures ; et il avait l’air misérable, inquiet et douloureux des patients qu’un chirurgien vient opérer. 
Dès que le docteur apparut, le garçon saisit un long tube qui se divisait en trois vers le milieu et qui avait l’air d’un serpent mince à double queue. Puis l’homme fixa un des bouts à l’extrémité d’un petit robinet communiquant avec la source. On laissa tomber le second dans un récipient de verre où s’écouleraient tout à l’heure les liquides rejetés par l’estomac du malade ; et M. l’inspecteur prenant d’une main tranquille le troisième bras de ce conduit, l’approcha, avec un air aimable, de la mâchoire de M. Riquier, le lui passa dans la bouche et, le dirigeant adroitement, le fit glisser dans la gorge, l’enfonçant de plus en plus avec le pouce et l’index, d’une façon gracieuse et bienveillante, en répétant : « Très bien, très bien, très bien ! Ça va, ça va, ça va, ça va parfaitement. » 
M. Riquier, les yeux hagards, les joues violettes, l’écume aux lèvres, haletait, suffoquait, poussait des hoquets d’angoisse ; et, cramponné aux bras du fauteuil, faisait des efforts terribles pour rejeter cette bête de caoutchouc qui lui pénétrait dans le corps. 
Lorsqu’il en eut avalé un demi-mètre environ, le docteur dit : 
— Nous sommes au fond. Ouvrez. 
Le garçon alors ouvrit le robinet ; et bientôt le ventre du malade se gonfla visiblement, rempli peu à peu par l’eau tiède de la source. 
— Toussez, disait le médecin, toussez, pour amorcer la descente. 
Au lieu de tousser il râlait, le pauvre, et secoué de convulsions paraissait prêt surtout à perdre ses yeux qui lui sortaient de la tête. Puis soudain un léger glouglou se fit entendre par terre, à côté de son fauteuil. Le siphon du tube à double conduit venait enfin de s’amorcer ; et l’estomac se vidait maintenant dans ce récipient de verre où le médecin recherchait avec intérêt les indices du catarrhe et les traces reconnaissables des digestions incomplètes. 
— Vous ne mangerez plus jamais de petits pois, Lisait-il, ni de salade ! Oh ! pas de salade ! Vous ne la digérez nullement. Pas de fraises, non plus ! Je vous l’ai déjà répété dix fois, pas de fraises ! 

Problématique : En quoi ces auteurs utilisent la satire pour décrire, critiquer la médecine ? Et pourquoi ?

 

 Nous avons constitué un corpus de trois textes. Chaque texte abordant la médecine de manière différente.

 

Dans cet extrait du Médecin Malgré Lui, acte 2 scène II, Molière nous offre une satire des médecins de son temps.

Tout d’abord, le respect qu’inspire les médecins est essentiellement lié à leur image et non à leur compétence : pour être considéré comme tel, il faut porter l’habit – puisqu’Hypocrate l’a dit ainsi dans l’antiquité !

Par ailleurs, Molière critique la légitimité du diplôme de médecine, puisqu’ici quelques coups de bâtons suffisent à devenir médecin

Enfin, il critique l’état d’esprit des médecins, qui cherchent à se valoriser eux-mêmes, plus qu’à soigner les patients : Sganarelle se réjouit que la fille de Géronte soit malade, et souhaiterait qu’il en soit de même pour toute la famille afin de pouvoir se rendre utile et donc s’enrichir. Cela montre le paradoxe avec la citation: dans le serment d’Hypocrate, les médecins promettent de se soucier et de préserver la santé de leurs patients, non pas de souhaiter qu’ils soient malades.

 

Dans l’extrait de « Mont-Oriol », on observe une critique envers les médecins.

L’opération est décrite comme une supplice pour le patient, M. Riquier car le médecin utilise des ustensiles non adaptés ( « le garcon saisit un long tube qui se divisait en trois  vers le milieu... »). De plus le patient semble souffrir alors que le médecin prend un malin plaisir à expérimenter sur lui ses méthodes. La scène du lavement nous illustre les médecins comme des escrocs car ils utilisent la source pour s’enrichir.

Enfin, Maupassant développe le vocabulaire de la torture (« étranglé », »suffoquait »...) et multiplie les exagérations pour donner un aspect réaliste de la chose en l’occurrence la caricature des médecins.

 

 

 

Dans « Le malade imaginaire », Molière dénonce et critique la médecine du 17e siècle ainsi que les bourgeois prétentieux. Dans ce texte il met en scène Argant un medecin malade et Toinette une femme. Ce qui est critiqué ici c'est le fait qu'Argan ne puisse pas se soigner lui-même ce qui montre qu'il est incompétent dans son domaine et que Toinette revendique les prescriptions que lui donne le médecin.

 

Cependant, il y a certains points communs que l’on peut noter :

Ces trois textes parlent de la médecine.

Les auteurs cherchent a accentué la vérité pour la rendre comique (satire)

 

En conclusion, dans la littérature, les médecins sont représentés comme des escrocs incompétants ne cherchant qu’à s’enrichir.

Problématique : En quoi ces auteurs utilisent la satire pour décrire, critiquer la médecine ? Et pourquoi ?

 

 

Nous avons constitué un corpus de trois textes. Chaque texte abordant la médecine de manière différente.

 

Dans cet extrait du Médecin Malgré Lui, acte 2 scène II, Molière nous offre une satire des médecins de son temps.

Tout d’abord, le respect qu’inspire les médecins est essentiellement lié à leur image et non à leur compétence : pour être considéré comme tel, il faut porter l’habit – puisqu’Hypocrate l’a dit ainsi dans l’antiquité !

Par ailleurs, Molière critique la légitimité du diplôme de médecine, puisqu’ici quelques coups de bâtons suffisent à devenir médecin

Enfin, il critique l’état d’esprit des médecins, qui cherchent à se valoriser eux-mêmes, plus qu’à soigner les patients : Sganarelle se réjouit que la fille de Géronte soit malade, et souhaiterait qu’il en soit de même pour toute la famille afin de pouvoir se rendre utile et donc s’enrichir. Cela montre le paradoxe avec la citation: dans le serment d’Hypocrate, les médecins promettent de se soucier et de préserver la santé de leurs patients, non pas de souhaiter qu’ils soient malades.

 

Dans l’extrait de « Mont-Oriol », on observe une critique envers les médecins.

L’opération est décrite comme une supplice pour le patient, M. Riquier car le médecin utilise des ustensiles non adaptés ( « le garcon saisit un long tube qui se divisait en trois  vers le milieu... »). De plus le patient semble souffrir alors que le médecin prend un malin plaisir à expérimenter sur lui ses méthodes. La scène du lavement nous illustre les médecins comme des escrocs car ils utilisent la source pour s’enrichir.

Enfin, Maupassant développe le vocabulaire de la torture (« étranglé », »suffoquait »...) et multiplie les exagérations pour donner un aspect réaliste de la chose en l’occurrence la caricature des médecins.

 

 

 

Dans « Le malade imaginaire », Molière dénonce et critique la médecine du 17e siècle ainsi que les bourgeois prétentieux. Dans ce texte il met en scène Argant un medecin malade et Toinette une femme. Ce qui est critiqué ici c'est le fait qu'Argan ne puisse pas se soigner lui-même ce qui montre qu'il est incompétent dans son domaine et que Toinette revendique les prescriptions que lui donne le médecin.

 

Cependant, il y a certains points communs que l’on peut noter :

Ces trois textes parlent de la médecine.

Les auteurs cherchent a accentué la vérité pour la rendre comique (satire)

 

En conclusion, dans la littérature, les médecins sont représentés comme des escrocs incompétants ne cherchant qu’à s’enrichir.

02 avril 2019

« Tu avais lu l’affiche sur tous les murs de la ville ? »

  • Affiche annonçant que les Allemands prendront des otages en représailles d'attentats contre des soldats allemands, le 21 août 1941.

Source : Wikipedia.