s'exprimer, partager, créer, échanger...au lycée Marie Curie de Versailles

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Atelier d'écriture

Atelier animé par Mme Gadal, professeur de lettres

Fil des billets

05 avril 2018

la nuit me transforme

La nuit me transforme, hante mon âme

Le silence chamboule mes pensées

Détruit mes visions

Profite de mon innocence

 

La folie me dirige

Elle me déguise

Mes rêves truqués

S’effondrent et se métamorphosent en cauchemar

 

Mon esprit me joue des tours

Englouti dans mon lit

L’insomnie me prend à la tombée de la nuit

Dans le plus grand des noirs

 

Ces rêves tant espérés,

Ne sont que des voiles de souvenirs.

Au clos de mes paupières,

Toute la beauté du monde disparait

 

Deviendrai-je fou ?

 

03 avril 2018

Petit Pays

Un grand concours d’écriture

Dès la rentrée scolaire, Le Livre de Poche lance un concours d’écriture auprès des classes de secondes et de premières.

Le sujet : Racontez à la 1ère personne, à la manière de Gaël Faye, un souvenir ou un événement marquant de l’enfance. Ce sera l’occasion            de porter un regard sur le monde des adultes.

Les contraintes  : • Texte réalisé collectivement (une classe entière). • Texte compris entre 5 et 8 pages, soit de 8 000 à 15 000 signes. • Textes dactylographiés.

Lire la suite...

Terres rougies

Elle, qui vit dans un petit village d’Afrique

Sur les terres rougies

Elle part chercher de l’eau

Si loin de chez elle

Sous un soleil à en faire tomber certains

Elle reste forte, sa fille à la main

 

Louis, son sac de 50 kilos sur le dos

A peine adulte, laisse sa vie derrière lui

Sa mère pleure, son père est fier

Il s’envole sauver des vies

 

Elle, sa vie, son mari

Une famille à leur porte, l’air effrayé

Des vêtements ensanglantés

Tous quittent cette maison,

Pour un ailleurs incertain

 

L’avion se pose

Louis découvre pour la première fois ces terres rougies

Lui et les soldats,

Partent sauver des vies

 

Louis s’approche d’une femme

Elle vient contempler les étoiles

Une perle d’eau coule sur sa joue

Et vient saler ses lèvres

 

Une fillette, les yeux brillant comme le ciel

Tenant les mains de son papa, sur un sol complètement rouge

Et soudain un ange rejoint le jardin d’Eden 

                                                                                                                                                            Gougelet Margaux 

Pourquoi, pourquoi

Pourquoi, pourquoi, moi n’ai-je plus d’identité ?

Pourquoi les filles sont différentes des garçons ?

Pourquoi n’ai-je pas le droit à l’éducation ?

Pourquoi un enfant ne peut-il pas s’exprimer ?

 

Pourquoi, pourquoi, moi n’ai-je plus confiance ?

Pourquoi ne m’accepte-t-on pas telle que je suis ?

Pourquoi n’ai-je pas les mêmes droits qu’autrui ?

Pourquoi le monde ne me laisse pas ma chance ?

 

Clara Leblanc

Mille destructions

 

Couleurs lugubres fuyez

Ils sont là pour vous détruire

Nuance de bleu, nuance de vert

Armées de vos mille sentiments

Gloire et reconnaissance

Hurlement, déchaînement

La sombre lumière vacille

Hurlement, déchaînement

Gouttelettes écarlates

Un astre brûle

Pépiement de la douce colombe

Une flamme ardente

Nuance de rouge, nuance de noir

Armées de vos mille émotions

Espoir et lumière

Hurlement, déchaînement

Sombre lumière, écarte toi

Gémissements, appel à l’aide

Gouttelettes de sang

Regard transcendant

Rouge rouge émotions

Etoile de mer

Trainée poudreuse

Hurlement

Déchaînement

Silence

CM

Le Sida

Corps assaillant

On lui prit son sang

Le médecin

Annonça le pépin

 

Il y a

Ses hauts

Ses bas

Ses beaux mots

Qu’il scella

 

Aussitôt

Il devina

Tous ses avant-propos

Annonça

Le Sida

 

Injection

Sur affection

Il l’annonça

 

Sous le drapeau

Sa famille l’abandonna

Malgré cela

Il vécut

 

A.K.

Double personnalité

Le matin il s’est levé du bon pied, a mangé

Mais l’après-midi, il a des envies de tuer.

C’est compliqué de vivre toute une vie avec lui,

En particulier quand il se lève en pleine nuit

Pour aller dans la cuisine se venger du chien,

Qui aurait malheureusement mangé son pain.

Je me lève en sursaut quand j’entends la pauvre bête

Je lui fais  bien comprendre que c’est dangereux

Et je remarque alors  qu’il est très malheureux,

Je décide d’enterrer le chien dans le jardin

Et de laver l’humain dans la salle de bain.

Voilà à quoi ressemble ma vie avec lui,

Je vous le dis, elle n’est pas facile ma vie.

Surtout qu’il ne se rend vraiment compte de rien

Si je l’envoyais dans un asile il irait bien.

Le problème c’est que je l’aime de tout mon cœur

Et le quitter serait un véritable malheur.

L.M.

Oubli

Contes susurrés aux cordes de la kora usée

Gourou de la parole, griot désuet

Histoires à la voix d’ivoire

Chant ancestral sous le ciel astral

Le bagou traverse villages et années

Avec ses lèvres chargées

De souvenirs oubliés

Ohé, ohé

Récits peints des couleurs de l’Afrique

Chantés à son peuple amnésique

Et la jactance de ses mythes comme arme mythique

Contre l’abandon contemporain

De l’héritage subsaharien

Ohé, ohé

Et ses héros abandonnés

Truculents et marqués de l’accent

Aux chantants échos d’antan

De ses vestiges vacillants

Fragile, volubile et brûlant

Le griot placote le passé

Et l’éternité de ces terres esseulées.

Mathilde G.

Jeux en plein air

Une vie enfantine remplie de jeux en plein air

Ne jamais regarder en arrière

Comme le fil d’une pensée

Comme une simple idée

 

Les aléas de la vie ne sont guère à envier

Une seconde, un mot, une action aurait pu tout changer

Je glisse, tombe, souffle, pleure, souffre et revois cette scène à l’infini

Sans jamais me dire et si ?

 

Seul mais toujours accompagné

Par deux roues de chaque côté

Une vie enfantine remplie de jeux en plein air

Cela n’a pas changé mais je suis désormais handicapé. 

 

ILdF

Trahison

Il dévalait dans ses pensées

Mémoire effacée mais retrouvée

Son regard charmant

L’a tuée

L’a noyée,

Dans son sang .

Ce triste visage dévasté de larmes,

Il a eu peu de temps pour déposer ce vacarme.

Elle se posait des questions,

Trahison                 

Elle tombe petit à petit au fond

Ses jambes flageolantes,

 

Ses paroles vacillantes.

Oui, il était encore dans son cerveau,

Elle aurait voulu garder son héros.

Dans son lit d’hôpital

 Elle rencontre le mal.

Elle ne verra plus le jour

Les anges aux alentours

Et son entourage à son chevet

Pourquoi était-elle si proche de ce pistolet ?

L’amour du vice,

L’amour du risque,

Un souffle …

Messieurs, dames il est temps de terminer votre visite

Cette jeune femme nous quitte.          

Auriane Leffray                                

- page 2 de 10 -