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12 octobre 2011

La maison sur le toit

On en parlait en classe ... vous devez absolument consulter ce site (http://culturevisuelle.org/blog/8358) au sujet de la "maison à l'envers" dont je vous parlais et que j'avais découvert dans le journal "métro" en septembre ... ça doit être la mode, puisque semble-t-il Direct Matin en avait également publiée une en mars ... L'auteur montre que cette maison, montrée dans le journal pour son aspect insolite, véhicule en réalité tout un imaginaire de la catastrophe, des maisons renversées par les tempêtes et les tsunamis ... publiée en mars, la photo faisait écho aux maisons renversées par le tsunami au Japon ...

Direct Matin, lundi 28 mars 2011 ; photo issue du blog culture visuelle.org http://culturevisuelle.org/blog/8358

que l'auteur du blog met en relation avec cette autre photo : 

Une maison à l'envers à Ofunato dans la préfecture d'Iwate, le 15 mars 2011. Photo extraite du même blog (http://culturevisuelle.org/blog/8358) j'espère que l'auteur me pardonnera cet emprunt ...

J'en profite pour vous indiquer un lien vers un autre site dont m'a parlé Félix : les fermes verticales ..http://energie.lexpansion.com/prospective/fermes-verticales-utopie-ou-revolution-_a-34-5327.html Ce sont des fermes installées dans le milieu urbain ... ça nous rappelle les projets que je vous avais montré pour le Grand Paris ...

10 octobre 2011

Blast de Manu Larcenet, et le paysage ... quel rapport ?

Mélanie nous propose ici une étude de la bande dessinée de Manu Larcenet, Blast ... sa mission était de choisir une oeuvre d'art et de la mettre en relation avec la problématique de cette année, le paysage ... c'était donc un difficile exercice de style (et ce qui est bien : Mélanie cite sa source à la fin de l'article ...), voici le résultat :

 

BLAST, Tome 1, Grasse carcasse, Manu Larcenet, coll. Dargaud, 2009

 

 

Résumé, tiré de la 4ème de couverture : « Je pèse lourd. Des tonnes. Alliage écrasant de lard et           d'espoirs défaits, je bute sur chaque pierre du chemin. Je tombe et me relève, et tombe encore. Je pèse lourd, ancré au sol, écrasé de pesanteur. Atlas aberrant, je traîne le monde derrière moi. Je pèse lourd. Pire qu'un cheval de trait. Pire qu'un char d'assaut. Je pèse lourd et pourtant, parfois, je vole. »

 

L’auteur : Manu Larcenet est un auteur de bande dessiné, d’origine française. Ses bandes dessinées décrivent un univers assez banal et emprunt d'une touche de maturité. On retrouve à de nombreuses reprises ses réflexions personnelles à travers ses planches. Le Combat ordinaire, décrit ainsi l'évolution d'un photographe, de ses passions, de sa vie en générale. Jouant d'humour absurde, mais aussi de tristesse, voilà un auteur dont plus rien n'est à redire. Il a d'ailleurs reçu, en 2004, le prix du meilleur album pour son œuvre le combat ordinaire.

 

L’histoire : quant à BLAST... Ce roman graphique reprend le fils d'autres de ses BD. Il se sert ici d'un personnage en parti banal, sans pouvoirs, sans envies particulières – au début tout du moins. Ce personnage, il l'appelle Polza Mancini, un homme d'origine Russe. C'est un écrivain. C'est symbolique d'être écrivain, paraît-il. Ouais, mais non. Polza, lui, écrit des livres de recettes de cuisine.

Il est mystérieux, obèse, dégoûtant... Mais surtout en prison. C'est comme ça que commence BLAST. Avec Polza en prison. Pourquoi ? On ne sait pas trop. Il aurait commis un grave crime, un meurtre. Mais c'est juste là un prétexte pour qu'il puisse raconter sa vie, sa démarche.

Et sa démarche, quelle est-elle ? C'est le Blast. Littéralement un traumatisme causé par l'effet de souffle d'une explosion. Il l'a vécut cherche à le revivre encore et encore. Ces brefs moments sont dès lors propices à insérer quelques couleurs dans ces 200 pages aux nuances de noir et de blanc.

 

Un peu de couleur dans une BD en noir et blanc ...

 

Racontant alors son histoire, Polza nous entraîne à travers sa rétrospection, mêlant des scènes urbaines, à d'autres plus mystiques en passant par des décors foisonnant de végétation. Le tout étant de savoir, sur quelles mesures ces paysages sont importants ?

 

Blast et les paysages ...

 

I] Un air cinématographique 

 

Une unique planche pour démarrer la première page du livre. Un décor. Un paysage en fait.

 

La première page de Blast

 

 C'est comme cela que l'on entre dans l'univers de BLAST. Dans un style monochrome, à l'encre de chine, on trouve un premier paysage, type portrait. Un décor tout à fait urbain, par sa lignée de grattes-ciel, qui parvient ridiculement à remplir un douzième de la page. Le trait est ondulé, esquissé, donnant un aspect rachitique à ces immeubles. Le ciel lui, n'est qu'un amas nuageux, épongé et formant une large nuance de gris, semblant tristement représenter la pollution urbaine. On remarquera très vite, l'essence défaitiste des décors urbains. Toujours surplombés d'un ciel sombre, ils sont tout à fait représentatifs du négativisme de Polza.

Mais plus que des représentations mentales de notre protagoniste, ces paysages sont des prétextes transitifs. C'est une page, un plan, pour marquer le passage entre le présent, où Polza est en prison, et celui qui suit, où se déroule l'histoire qu'il conte. On pourrait dès lors faire une sorte de parallélisme entre ce roman graphique et les rushs d'un film : chaque plan semble alors avoir été travaillé, comme un story-board, dont les planches collées l'une aux autres, donneraient la trame générales de l'histoire.

Plan général ou plan d'ensemble, on a de plus, par ces paysages, des rappels des photographies monochromatiques de Michel Cesconetto …


Voilà une photo de Michel Cesconetto

 


et voilà une planche de Blast

 

 

II] L'inspiration à la réflexion :

 Transitifs, ces paysages ont également un autre rôle. Ils marquent l'avancée de Polza. Ainsi, on démarre tout d'abord par des décors urbains, puis très vite l'on fait face à des lieux plus purs, car plus naturels. Ce sont des plaines baignées de soleil, l'orée d'une forêt, en début de soirée, le cœur de cette même forêt, dans la nuit profonde.

Tout cela inscrit notre protagoniste dans la solitude, car « le silence comme la solitude sont des inventions poétiques... Il suffit d'une nuit allongée sur le sol de la forêt pour s'en convaincre ! », dit-il même, au cour d'une nuit à la belle étoile.

De larges planches de végétation nous apparaissent de nouveau. Dessus découlent les airs intemporels, d'une nature qui ne se modifie pas. Elles contrastent avec la profonde forêt, dont la noirceur nous suggère la densité. C'est là, une longue marche invitant à la réflexion. Le décor végétal s'y prête tout à faire, comme la ballade champêtre de Rousseau.

 

Dans un second temps, on a une autre sorte de ''décor'' : les imposantes statues, venues droit de l'île de Pâques (comme le montre la couverture de la BD, cf photo ci-dessus). Elles sont naturellement entourées de mystères et de mythes. Leur apparition dans BLAST, renforce ainsi l'aspect mystique des choses, tout en continuant à faire jouer l'esprit du lecteur, par la massivité qu'elles prennent dans les pages.

Elles ne sont pas anodines en effet, dévorant la quasi-totalité de la page où elles se dessinent. Un effet de contraste vient renforcer leur présence, par la teinte saturée dont elles sont imprégnées et le décor grisé qui les entourent.

 

C'est de cette manière que l'on voit la touche personnelle de Larcenet. Dans ses BD, il crée un monde à part, s'ancrant pourtant dans un décor tout à faire réel et simple. Les lieux peuvent facilement se mêler à d'autres de notre connaissance.

De plus, par la réalisation rappelant le story-board d'un film, on ne peut que se figurer la probabilité qu'une telle histoire arrive près de chez nous. Le « et si... » nous vient sans problème à l'esprit. Et c'est peut-être ça, le plus prenant dans BLAST.

 

Avis :BLAST est catalogué comme ma BD ou roman graphique préféré. Le style monochromatique m'a très vite charmé, au même titre que les personnages, dont le physique est loin d'être sublimé. L'histoire, prenant un meurtre comme prétexte pour une immersion dans le mental de Polza, est si bien manié, qu'on finit par s'attacher à  cet obèse recherchant le Blast. Son histoire nous fascine, sa drôle de morale aussi et l'on dévore sans perdre de temps, les 200 pages composant la BD.

Je ne saurais que trop vous conseiller de jeter également un œil à une autre de ses BD : Le combat ordinaire, au style graphique, certes, différent, mais dont l'histoire se rapproche de BLAST, par son travail sur la vision de l'Homme.

 

Blast : 4 tomes prévus. Le second, déjà sorti, a pour sous-titre L'apocalypse selon Saint Jacky

Possible adaptation de BLAST au cinéma … à suivre …

 

Source : Site de Manu Larcenet : www.manularcenet.com

L'intervention d'un publicitaire : le compte-rendu de Camille

Pour conclure sur notre travail sur la publicité, voici le compte-rendu de Camille sur la rencontre avec Mathieu :

Il y a deux semaines, dans le cadre de l'accompagnement personnalisé nous avons reçu la visite d'un publicitaire, plus précisément d'un directeur artistique.

Le publicitaire nous a d'abord parlé de son parcours et de ses formations : il a suivi un Bac S, moins par intérêt que « pour faire plaisir à ses parents » , puis une année de remise à niveau en arts graphiques , puis un BTS et une école privée équivalant à un DESS arts appliqués . Il nous a ensuite décrit son métier : il travaille en équipe avec un concepteur rédacteur qui s'occupe de trouver des slogans, des mots, des idées, et lui il s'occupe du côté plastique, de l'ambiance de la photo ... Mathieu nous a aussi décrit ses conditions de travail : il est en free-lance, c'est-à-dire qu'il est auto-entrepreneur : il travaille sur des projets, et il demande une rémunération à son employeur, il s'occupe des charges . Son salaire n'est donc pas fixe mais en fonction des projets. Mathieu peut aussi procéder à un échange de bon procédé du type il travaille pour en ami en lui faisant un site et en échange il lui donne son réseau. Il n'a pas d'horaire fixe, tout dépend s’il est sur un projet ou pas, si oui il peut travailler plus de 10h par jour.

Cette intervention m'a permis de mettre une définition sur un métier, je sais maintenant en quoi consiste exactement le métier de directeur artistique. Je sais que je ne pourrais pas le faire car je n'en ai pas les compétences mais cette intervention m'a permis de découvrir le métier de concepteur rédacteur qui pourrait m'intéresser.

 

Camille

Pour en savoir plus, Mathieu nous conseille de consulter les adresses suivantes :

- le club des directeurs artistiques : http://www.leclubdesad.org/

- culture pub : http://www.culturepub.fr/

- l'agence LEG www.leg-agency.com/

- et enfin il nous conseille la lecture du livre de Paul Arden, Vous pouvez être ce que vous voulez être, édité chez Phaidon

Qu'est-ce que l'avant garde en architecture ?

Pierre m'a envoyé cette question :

"J'ai trouvé un immeuble en me baladant en vélo qui me semble être dans l'avant garde il date de 1912 de l'architecte Paul Guadet au 95, boulevard Murat. Je veux juste une confirmation si oui ou non cet immeuble est de l'avant-garde."

Et voilà les photos qu'il joint :

Je trouve la question très intéressante :

- d'abord elle nous amène à nous poser la question de "qu'est-ce que l'avant-garde" ? Spontanément, j'aurai tendance à dire "non" puisque l'immeuble date de 1912 or on a classé l'architecture d'avant-garde dans les années 30, avec le modernisme tempéré de A.Perret, T.Garnier ou radical de Le Corbusier. En même temps, l'avant-garde c'est ce qui est en avance sur son temps .. or cet immeuble est construit entièrement en béton, ce qui fait de P.Guadet un précurseur ... d'ailleurs son immeuble a été construit par les Frères Perret ... et le premier immeuble en béton a été construit par A.Perret en 1903 au 25 bis rue Franklin dans le 16e arrdt. Donc oui, on peut dire que l'immeuble est d'avant-garde car il utilise du béton, ce qui libère de la surface pour les fenêtres ... cf http://www.pss-archi.eu/immeubles/FR-75056-1716.html

- par ailleurs, cet immeuble me rappelle celui qu'on a vu à Boulogne, construit par Perret justement (et dont on a revu la maquette dans le musée des années 30) : la villa Gordine .. rappelez vous ...

cf http://blog.crdp-versailles.fr/histargeo/index.php/post/04/11/2010/Le-parcours-des-ann%C3%A9es-30-%C3%A0-Boulogne-%3A-Marine-nous-raconte-...

On retrouve notamment la même "sculpture" sur la façade ...

- enfin, c'est intéressant, parce que ça montre que Pierre à l'oeil, s'il est capable de repérer ce genre d'architecture simplement en passant à vélo ...

Donc c'est bien parti pour le concours photo ... (http://blog.crdp-versailles.fr/histargeo/index.php/post/29/09/2011/Paysages-urbains-%C3%A0-Boulogne-%3A-le-concours-de-photographie-%21) ... cependant attention aux voitures en premier plan, un peu incontournables certes, mais si l'intérêt architectural est là, il ne faut pas négliger l'intérêt artistique ...

La frise de la Guerre Froide

Attention au découpage chronologique : c'est avant tout la construction d'historiens ... ces découpages ne sont pas toujours satisfaisants ... pour la guerre froide, vous trouverez plusieurs découpages ... tous sont valables à condition d'être capable de les justifier : l'évènement qui marque le début de la période et celui qui marque la fin doivent être des moments de rupture ...

Le terme de guerre froide est employé pour la 1ère fois par un homme d'Etat américain, P.Baruch ... Quand on parle de guerre froide, on peut désigner la période qui va de 1947 à 1962, suivie d'une période de détente ... ou on peut désigner au sens large la période qui va de 1947 à 1991.

Cette guerre froide est marquée par plusieurs moments : des crises / une détente / une guerre fraîche / à nouveau une détente ...

Voici ci-dessous la frise chronologique que je vous propose :

 

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