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20 mars 2020

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06 juillet 2017

Usage des tablettes tactiles en arts plastiques – niveau des élèves : cycle 3 sixième

Dans le cadre du plan numérique, chaque élève de sixième du Collège Descartes à Antony (92) a été doté pour l’année scolaire d’une tablette tactile (iPad)

En arts plastiques, les élèves ont été engagés dans une pratique de l’image à la fois exploratoire et réflexive en travaillant sur l’image fixe et animée (stop motion). Les questionnements et notions travaillés avec les outils numériques disponibles sur la tablette étaient ancrés dans les programmes. L’usage des tablettes était donc au service d'une pratique de l’image à visée artistique. Il s'agissait de travailler la représentation, la narration. Il s’agissait aussi d’explorer la prise de vue photographique, à travers notamment la notion de composition et la notion de cadrage.

Situation 1 :
La première demande faite aux élèves a été de réaliser avec la fonction appareil photo de la tablette une photographie répondant à l’incitation « Moi, ici et maintenant » 
En donnant cette incitation aux élèves, mon intention était de mettre les élèves en condition de prendre une photographie qui relève fondamentalement de l'acte photographique. Capturer un instant, lui donner du sens.  J’ai par ailleurs profité de ce travail dans lequel l’image de l’élève était présente pour introduire la question du droit des images en ajoutant une contrainte : je leur ai demandé de concevoir leur image de telle sorte qu’on ne puisse pas les reconnaitre.
 

La plus-value apportée par la tablette par rapport à un compact numérique a reposé sur :

-la taille de l'écran de la tablette (20cm x 15 cm) qui a permis aux élèves de visualiser leurs productions au fur et à mesure dans de bonne conditions, de demander des conseils, de se concerter de s’auto-évaluer, et de recommencer autant de fois que nécessaire. Cela a aussi permis que spontanément des binômes ou des petits groupes d’élèves se constituent. La visualisation des productions pendant l’effectuation et pendant la verbalisation via le boitier Apple Tv et le vidéoprojecteur étaient aisées. Il en a été de même en ce qui concerne la collecte des productions des élèves sur L’Environnement numérique de travail (ENC 92).

Par ailleurs ce travail a participé à la formation des élèves à l’usage de l’ENT. En effet, la procédure de sauvegarde des productions sur l’ENT depuis une tablette étant la même que celle qui est utilisée depuis un ordinateur, les élèves ont avec la tablette découvert ou approfondi certaines possibilités de l’ENT: dépôt de fichiers dans les groupes de travail, dans les casiers de collecte et également dans l’application FOLIOS.

 

Situation 2
Approfondissement
Les productions des élèves « Moi, ici et maintenant » ont mis en évidence lors de la verbalisation l'importance de la notion de cadrage et la nécessité de travailler cette notion.
Ainsi, dans le prolongement d'un travail en volume dont l’incitation était : "une forme protège une autre forme", j'ai demandé aux élèves d'utiliser leur tablette pour prendre une photographie de leur sculpture. Cette photographie devait montrer qu'effectivement dans leur production une forme protégeait bien une autre forme. Je leur ai demandé de soigner la composition de la photographie et tout particulièrement le cadrage.  Dans le cas où ils ne pouvaient répondre à la consigne par ce qu’ils s’apercevaient que leur travail en volume ne répondait pas à l'incitation, ils modifiaient leur sculpture afin que la photo puisse être réalisée.  La tablette a ainsi été utilisée comme outil visuel d'auto-évaluation. Le statut donné à cette prise de vue a donc été double : auto-évaluation et production d’une photographie à part entière.



Situation 3 - L’image animée.  Incitation : « Quand les objets prennent vie... »

Travail sur la narration, la mise en scène d’objets et la relation entre l’objet et l'espace en utilisant la technique du stop-motion avec l’application iMotion (Fingerlab).

Cette incitation permettait de réfléchir sur ce qu'est un objet ainsi que sur les possibilités de la création artistique : donner vie aux objets par la création de fictions.
Il s’agissait d’amener les élèves à comprendre les ficelles de l'animation par la « pratique » en travaillant image par image.

Les élèves ayant travaillé antérieurement la prise de vue et le cadrage et ayant de ce fait déjà des compétences dans ce domaine, ce travail a commencé par la mise au point de mini scénarios. 
Une fois leurs mini scénarios conçus et après avoir immobilisé la tablette, les élèves ont travaillé comme précédemment avec la fonction appareil photo, cette fois en bougeant très progressivement les objets, image par image.  Ensuite, visualisant leurs films directement dans l’application sur la tablette, ils ont pu régler la vitesse de leurs animations grâce à la fonction time-lapse présente également dans cette application.

Les élèves ont été ainsi amenés à conduire un projet. Ils ont dû élaborer un scénario, identifier ce qu'il leur fallait, déterminer un fond pour leur scène, un cadrage efficace.

Ils se sont déplacés, ont organisé leur espace de travail.

II leur a aussi fallu s'adapter aux contraintes du poids des fichiers qui ne devait pas dépasser 10 Mo, taille limite de tout fichier déposé dans le « casier de collecte », (dossier virtuel créé par l’enseignant) sur l’ENT du collège.

Il apparaît que l’usage de la tablette a favorisé une démarche de projet, l'autonomie des élèves, et le déploiement du cours dans l'espace de la classe et à l'extérieur cet espace, le couloir notamment.

Les élèves dans la mesure où ils pouvaient visualiser leur travail, l’évaluer (cadrage, éventuel bougé, fluidité de l’animation, qualité du mini scénario, sens produit, dimension artistique) ont pu se montrer exigeants vis-à-vis de leur implication dans ce travail, n’hésitant pas à recommencer autant de fois que nécessaire dans la limite de la séance de cours.

Le temps de verbalisation a été important pour mettre en commun, analyser les productions, en évaluer la dimension artistique, faire émerger du sens, et s’approprier le vocabulaire spécifique notamment : rythme, vitesse, cadrage, champ, hors champ de l’image…


Les références (liste non exhaustive) :

-décomposition du mouvement par Etienne-Jules Marey (1882)

-des films comme « Wallace et Gromit » de Nick Park (2006)

-l'exposition "Motion Factory" à la Gaîté Lyrique à Paris (2014)

-des animations de Michel Gondry (2009)
 


Professeur d'arts plastiques : Mme Françoise Grassias
 

22 mars 2016

Expérimentations d'applications gratuites pour tablette (IPAD) -

-Photoshop Express, par Adobe pour Ipad : Application gratuite, en français. Permet de manière conviviale et bien documentée d'intervenir sur l'image de manière globale. Filtres de réglages colorimétriques, recadrage avec possibilité de rotation de l'image, enregistrement facile, nombreux types de cadres possibles

-Photoshop FIX par Adobe : Application gratuite, en français. Permet de déformer l'image avec des fonctions paramétrables de déformation, de gonflement et de tourbillon. Fonctions de tampon de duplication, pinceau, sélecteur de couleur, effet de flou

-Photo Editor by Aviary: Application gratuite, en français. Fonctions : effets, recadrage avec possibilité de formats pré-définis, d'insérer du texte sur une image, outil pinceau, jeu noir et blanc/couleur.

-Stop Motion Studio / animation par Cateater, LLC : Capture image par image, possibilité d'intervention image par image, possibilité d'enregistrer du son. Paramétrage possible du nombre d'images par seconde. Enregistrement possible en différents formats : film vidéo, gif animé. Possibilité d'exporter le film vers l'album pellicule.

-Lapse it : application qui permet de réaliser des vidéos en timelapse

-L'Atelier McLaren par Office national du film du Canada : Biographie de Mac Laren, filmographie (dessins réalisés à la plume sur pellicule, films réalisés image par image, etc.). Possibilité de pré-charger les films si on ne dispose pas ensuite pour les visionner de connection WI-FI

Propose un atelier papier découpé très rudimentaire avec éléments pré-définis qui composent le film « Le merle »

-Propose une démo, des explications détaillées sur la technique du papier découpé

-Dispose d'une fonction pelure d'oignon. A noter certaines fonctions avancées sont payantes.

-Snapseed, application excellente, très performante

-Sketchbook Express, par Autodesk Inc.aplication . Application de dessin/peinture puissante, très performante. Prise en main un peu complexe. Calques, outils pinceaux avec paramétrage des brosse , outils de retouche.

Applications de réalité augmentée :
-Aurasma

-Augment


 


 


 


 

 

 

 

 

12 juin 2015

Sélection d'applications pour tablette en arts plastiques (sous Androïd)

J'ai testé de nombreuses applications pour Tablette sous système d'exploitation Android puisque c'est cette tablette qui fait pour le moment l'objet de mes expérimentations. Son principal avantage est la facilité avec laquelle elle permet de récupérer sur clé USB les fichiers produits. Je propose ici une sélection d'applications gratuites, faciles d'utilisation.

 

Applications de retouche d'images

Pixelr : un éditeur d'images, en français qui propose de très nombreux effets, d'une grande facilité d'utilisation (fonctionnalités classiques de retouche colorimétrique, recadrages, effets de mise au point).

 

Picsart : offre outre les fonctionnalités de retouche, des possibilités d'assemblage d'images. Permet des effets de flou, de déformation.

 

 

Photo Studio : en français. Offre de nombreuses fonctionnalités de retouche et d'ajustements de l'image. Permet de superposer des images, de jouer avec le "noir et blanc" et la couleur, ce que permet aussi d'ailleurs l'application Effets Couleurs tactiles (Color Touch)

 

Application de dessin/peinture

SketchBook Express : Cette application de dessin/peinture, en français, est riche de fonctionnalités et dispose de calques. On peut y paramétrer les outils finement : choix de l'outil, épaisseur du trait. On peut y importer des images provenant de la Galerie ou directement depuis l'appareil photo intégré de la tablette.

 

Application de prises de vue enrichies

Effect Booth : permet d'obtenir des effets de déformation en direct pendant la prise de vue : Fish Eye, noir et blanc, miroir horizontalement et verticalement, zoom, kaléidoscope

 

 

Application de déformation

Photo Warp : permet de déformer une image en déplaçant les pixels avec le doigt. Propose des effets comme tourbillon, etc.

 

 

Applications d'animation

Stop motion Maker (Komidori L) : permet de réaliser très facilement une animation en stop motion. Permet un enregistrement 

Voir l'expérimentation réalisée en 2014

 

Gifinator : application très simple à utiliser. Permet de créer des animations au format gif très facilement. A souligner néanmoins : les résultats obtenus sont en basse résolution.

Lapse It :cette application très ergonomique permet de réaliser des animations en Stop motion et de capturer le réel en Time Lapse (technique de photographie qui permet de voir en une vidéo accélérée des évènements qui changent lentement).

 

 

En conclusion :

Le "tout en un" de la tablette permet l'appropriation du réel, sa transformation et sa diffusion en un flux accéléré. Le jeu des effets permet d'obtenir des images qui peuvent être jugées spectaculaires par les élèves. Un temps de réflexion sur les enjeux artistiques de ces pratiques s'impose donc afin de donner du sens à ces effets produits si facilement dans une logique combinatoire.

Ces outils donnent accès à des langages d'images jusque là difficiles à mettre en œuvre. Il s'agit alors d'interroger ces pratiques. La verbalisation en classe prend là encore toute son importance pour, au delà de la facilité des rendus obtenus, leur donner du sens.

En définitive, ces outils sont aussi des supports pour initier les élèves à une pratique réfléchie du flux des images. Il s'agit de s'arrêter avec eux sur des images ordinairement faites pour circuler.

On perçoit alors l'importance de la construction du regard par l'analyse : s'arrêter sur ces images produites, les comparer, leur donner du sens, analyser la démarche, l'intention, le sens produit de manière explicite et implicite. On voit aussi que la logique combinatoire inhérente au numérique y est à l'œuvre. Si elle fait l'objet d'une appropriation problématisée, on peut espérer y voir émerger en classe des pratiques authentiquement artistiques.

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A signaler en ce mois de juin 2015 :

David Hockney expose jusqu'au 24 juillet 2015 à la galerie Lelong ses productions réalisées sur IPAD

voir le site en ligne 

10 juin 2014

Expérimentation d'une tablette tactile (3)

La tablette tactile et une application dédiée pour la réalisation d'animations en Stop Motion

 

Le principe des films en Stop Motion, très en vogue sur le web, est simple. Une suite de photographies (frames) restitue une animation d’objets ou sujets réels à l’aide d’un système de montage. Un logiciel installé sur l’ordinateur peut piloter l’appareil photo image par image. Ou bien si on ne dispose pas de cet outil, on peut prendre une suite de photos qui décomposent image par image l’animation et  en faire le montage ensuite, -sous réserve que l’on soit attentif à définir un temps très court d’affichage de chaque image, ce qu’on peut même faire avec Movie Maker). Il s’agit aussi, bien évidemment de construire un studio de prise de vues miniature dans lequel on fera bouger des éléments  progressivement en prenant une photo à chaque modification. Le « Stop Motion » a donc un côté « bricolage méticuleux». En fait, tout dispositif de capture d’image permettant de photographier une scène image par image fait l’affaire.

Dans ce contexte que peut apporter l’usage d’une tablette ?

Après avoir testé plusieurs applications gratuites, celle que je recommande est à ce jour « Stop Motion Maker », de KomaDori Lite.

Le « tout en un » de la tablette  facilite la réalisation du projet (en l’occurrence « la danse des ciseaux ») sans perte de temps avec une excellente visualisation des images tant pendant la réalisation du projet qu’au moment de sa lecture en tant que petit film d’animation.

Comme pour toute réalisation en stop motion, une fois le scénario conçu et le story-board au point, il faut réaliser le mini studio de prise de vue ou l’adapter s’il existe déjà.

Il faut bien caler la tablette afin qu'elle ne bouge pas pendant les prises de vue. Il faut donc anticiper sur le cadrage et penser à l'éclairage. On peut être là dans un bricolage sympathique : boîtes, cartons fixés pour la "scène", spots ou lampe de poche (l’éclairage est très important !).
Là encore on pourra réaliser, visualiser et évaluer dans de bonnes conditions d’observation l’image obtenue du fait de son format d’affichage et recommencer jusqu'à obtention d'un résultat accepté.

 

 

 

L'usage de la tablette tactile couplée à Stop Motion Maker, application en anglais, est des plus simples. Je recommande la prise de vue manuelle. L’objet est positionné. On touche l'écran et de ce fait la photo est prise. On déplace un peu l'objet, on touche à nouveau  l'écran et une nouvelle photo (frame) est prise et ainsi de suite. [On peut aussi automatiser l’enregistrement en le paramétrant par exemple toutes les 5 secondes].

Cela implique qu'un story-board ait été réalisé ; cela peut permettre de répartir les rôles entre les élèves.

En un premier temps le projet est lisible depuis l'application, ce qui est déjà très satisfaisant.

Ensuite on peut l'éditer définitivement en tant que film au format AVI.

 

Le film obtenu en .avi peut être lu ensuite sur la tablette avec l’application VLC. Il peut être aussi reconnu sur un ordinateur par Movie Maker et faire l’objet d’un montage avec titre, générique, etc. Il faut noter néanmoins que la dimension d'exportation depuis l’application gratuite est modeste : 593x320 pixels, 445x240 pixels ou encore : 267x144 pixels.

L’application crée aussi automatiquement un dossier contenant toutes les frames qui composent l’animation en images JPEG. Elles peuvent donc être aussi utilisées séparément, et même imprimées.

 

Cette application permet aussi un montage succinct, qui peut suffire néanmoins, en version beta : FrameEdit Mode.

 

Les résultats obtenus seront plus ou moins modestes en fonction du temps passé : Le Stop Motion même facilité par l'usage de la tablette peut en effet être très chronophage. Néanmoins, en conclusion, il m’apparaît que la tablette tactile semble particulièrement adaptée au Stop Motion. En classe, déconnectée du wifi, Il n’y aura aucun message publicitaire si ce n’est, inscrit en haut à gauche en petits caractères blancs le nom de l’éditeur de cette application KomaDori.

L'usage d’un tel matériel, couplé à cette application de qualité permet donc de travailler de manière efficace et rapide  l’image,  la séquence animée et la narration à travers une initiation à l’animation en Stop Motion.

Le champ de référence sur lequel s’appuyer est vaste : depuis la décomposition du mouvement, les débuts du cinéma, jusqu’aux productions actuelles notamment celles proposées par l’exposition « Motion factory » à la Gaîté Lyrique à Paris (24 avril - 10 août 2014).
L’expérience proposée à l’élève s’inscrit dans les programmes d'Arts plastiques notamment en ce qui concerne   l’appropriation artistique du numérique, le travail sur l'image, la temporalité, la
construction d’une narration à partir d'une ou plusieurs images, et l’expérimentation de situations sollicitant sans cesse action, tâtonnements  et  réflexion. 


11 juin 2013

Expérimentation de la tablette tactile

Mon expérimentation d'une tablette tactile : la Samsung Galaxy Tab2  10.1

Objectifs de mon expérimentation  :

Évaluer l’apport de ce nouvel outil par rapport aux outils numériques existants en Arts plastiques

Procéder à un premier inventaire des possibilités techniques de la tablette et de ce modèle de tablette en particulier et les mettre en rapport avec les contenus d’enseignement. Dégager de premières pistes d’usages innovants à expérimenter  avec élèves dans le cadre d’un emprunt Créatice  -service de prêt du CRDP de Versailles.

Quelques remarques préalables d’ordre technique :

Une fois la première mise en route et la configuration effectuées, le démarrage de la tablette et des applications est très rapide - et on peut considérer que les habitudes acquises par la pratique du Smartphone faciliteront sa prise en main par les élèves. Le fait de pouvoir retourner l'appareil dans n’importe quel sens est très commode : c''est nécessaire notamment quand une clé USB est utilisée. On peut aussi insérer dans l’appareil une SD Card.  L’achat par ailleurs d’un  câble VGA  semble  souhaitable. Il faut remarquer enfin,  par rapport au stockage de données sur un ordinateur, l’impossibilité d'enregistrer directement ailleurs que dans ce qui est prévu - ou alors il faut intervenir au niveau des paramètres, définir un répertoire depuis le menu Paramètre/ Général...

Si un accès Wi-FI est disponible, un navigateur web permet l’accès aux ressources de l’Internet.

Des fonctionnalités adaptées à la pratique des arts plastiques :

Capturer, s’approprier, verbaliser, diffuser

La tablette est dotée est standard de fonctionnalités intégrées, à priori très pertinentes pour la pratique des arts plastiques puisque ce périphérique  permet de capturer le réel : photographier, filmer (capteurs photographiques) et enregistrer du son (micro)

Sont également installées en standard des applications qui permettent de retoucher des photos (Éditeur de photos), d’éditer des films (Éditeur de vidéos) et de concevoir un document textuel ou une diapositive (Suite bureautique Polaris Office).

Lors de la prise de vue, la pratique expérimentale me semble favorisée car la photo est prise, observée immédiatement dans de bonnes conditions de visualisation compte tenu du format de l’écran de la tablette (ce qui est un " plus" par rapport à la visualisation d’une photo sur un appareil photo numérique ou sur l'écran d'un téléphone (–d'ailleurs est-il utile de rappeler que l’usage du téléphone est très réglementé - interdit le plus souvent, en milieu scolaire).

On regrettera néanmoins que sur ce modèle, l’appareil photo soit de qualité très moyenne 3 millions de pixels, en deçà des performances d'un appareil photo numérique de base actuel. Peu de réglages, mise au point rudimentaire, on est donc dans l’univers d’une pratique basique, de type « instantané photographique », une « pratique pauvre » de la photographie qui n’est pas sans intérêt d’ailleurs mais dont il faut tenir compte. Il s’agira donc plus d’une pratique de capture instantanée du réel que d’une véritable « pratique » de la photographie.

Des pistes d'usages...

J’ai expérimenté les applications livrées en standard et en ai, en plus, téléchargé et testé un certain nombre (gratuites)...

On retiendra pour l’instant parmi les applications gratuites  à télécharger SketchBook Express for tablet (Editeur Autodesk) Outil de dessin et de peinture avec calques).

Il m’est apparu finalement que cette tablette était livrée avec des outils quasiment suffisants en un premier temps du moins.

Le travail sur l’image, s’il est en deçà de ce qu’il est possible de faire avec un ordinateur au niveau de la complexité, permet de mettre en œuvre notamment :

-La Variation, la sérialité, la recherche colorimétrique.

-Le cadrage : d’un bon format, la prise de vue permet de cadrer, recadrer…évaluer le champ et le hors champ, le point de vue.... L’image produite, du fait de la taille de l’écran, incomparable avec celle de l’écran d’un appareil photo, permet à un ou deux élèves d’évaluer l’image capturée. Les fonctions de suppression de l’image et de capture d’une nouvelle image sont d’une grande simplicité à mettre en œuvre. On est dans l’immédiateté : l’image peut être gardée, jetée, recommencée. Le moment de l’évaluation de cette image capturée est essentiel (prise de décision immédiate). L’image peut être interrogée.

-Le dessin animé de type « stop motion »- en fixant bien la tablette !

Outre ces usages, donc, que l’on peut qualifier de "classiques" en infographie, qui sont facilités, accélérés par le fait que la tablette propose plusieurs outils  « tout en un »,  il m’a semblé intéressant de rechercher de nouvelles possibilités, innovantes à intégrer dans un dispositif de cours.

L’une d’elles m’a semblé être liée à la pratique de l’oral : la facilité avec laquelle l’oral, la parole de l’élève peut être insérée dans la pratique et être valorisée. Il peut :

- filmer en commentant en même temps un travail, une scène, une performance, une installation. L’élève peut aussi se filmer ou se photographier lui-même –pratique de l’autoportrait, mise en scène de soi.

-depuis l’ Éditeur de vidéos, rajouter un commentaire qui sera enregistré en direct grâce au micro intégré et à l’existence de deux pistes « sons » sur un film déjà réalisé. L’élève (ou le groupe d’élèves) peut donc créer un accompagnement sonore, parler : décrire, argumenter, - et aussi, évaluer, recommencer.

-avec la suite bureautique Polaris, pouvoir aussi photographier sa production directement depuis par exemple le traitement de texte, taper son commentaire et enregistrer son document.

Conclusions provisoires

La tablette tactile est un matériel est très prometteur en arts plastiques (" tout en un", rapidité de mise en route, nomadisme...).

Il s'agit donc d'une expérimentation à poursuivre afin de

-repérer, évaluer des applications et des ressources

-de concevoir et d'expérimenter des pistes d’usages

-de mettre en évidence des fonctions innovantes et efficaces, qui favorisent la démarche artistique de l’élève et l'analyse qu'il en fait.

Cette veille technique et pédagogique s'impose plus que jamais. On peut ainsi interroger une pratique contemporaine de l’image, la fluidité.