Classe d'accueil UPE2A Collège Marcel Pagnol 2017

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Poésies › Boris VIAN

L'Évadé - Boris Vian

L'évadé

Il a dévalé la colline
Ses pieds faisaient rouler des pierres
Là-haut, entre les quatre murs
La sirène chantait sans joie

Il respirait l'odeur des arbres
De tout son corps comme une forge
La lumière l'accompagnait
Et lui faisait danser son ombre

Pourvu qu'ils me laissent le temps
Il sautait à travers les herbes
Il a cueilli deux feuilles jaunes
Gorgées de sève et de soleil

Les canons d'acier bleu crachaient
De courtes flammes de feu sec
Pourvu qu'ils me laissent le temps
Il est arrivé près de l'eau

Il y a plongé son visage
Il riait de joie, il a bu
Pourvu qu'ils me laissent le temps
Il s'est relevé pour sauter

Pourvu qu'ils me laissent le temps
Une abeille de cuivre chaud
L'a foudroyé sur l'autre rive
Le sang et l'eau se sont mêlés

Il avait eu le temps de voir
Le temps de boire à ce ruisseau
Le temps de porter à sa bouche
Deux feuilles gorgées de soleil

Le temps de rire aux assassins
Le temps d'atteindre l'autre rive
Le temps de courir vers la femme

Il avait eu le temps de vivre

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13 mai 2018

un poème l'évadé

Il a dévalé la montagne

Ses pas faisaient porter des pierres

Là-haut entre les quatre cloisons 

La sirène chantait avec joie

 

Il respirait l'odeur d'hiver

Avec son corps comme une abeille 

Et le soleil l'accompagnait 

Et lui faisait danser ses mains 

 

pourvu qu'ils me laissent la vie 

Il sautait à travers les montagnes

Il a cueilli deux feuilles rouges 

Gorgées de sève et de nuages 

 

Les canons d'acier rouge crachaient

Des courtes flammes de feu sec

Pourvu qu'ils me laissent la vie

Il est arrivé près du feu

29 avril 2018

Mon poème L'évadé

1. Il a dévalé la terre 

Ses pas faisaient tourné la mer 

Là-haut entre les cinq murs 

La sirène chantait sans joie.

2. Il respirait l'odeur des fleurs

son corps comme un verre 

Et la bouteille l'accompagnait

Et lui faisait amour avec son ombre

3. Pourvu qu'ils me laissent l'endroit

Il courait à travers les herbes

Cueillir deux feuilles rouges 

Gorgées de sève et de lune 

4. Les canons d'acier bleu lancent 

De l'or, des flammes de feu sec 

Pourvu qu 'ils me laissent l'endroit

Il est arrivé prés de la rivière 

5. Il a plongé sa tête

Il a sourit de joie, il a bu 

Pourvu qu'ils me laissemt l'endroit

Il s'est relevé pour courir

6. Pourvu qu'ils me laissent l'endroit

Une abeille jaune et chaude

L'a foudroyé sur l'autre rive 

la terre et l'eau couleur de sang

 

 

 

 

 

 

 

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10 avril 2018

Poème

Il respirait l'odeur des victoires

Avec son pied comme un arbre 

Le coéquipier l'accompagnait

Et il marqua un but important

 

Il respirait l'odeur des fleurs

Avec son coeur comme une basket

Et l'amour l'accompagnait

Et lui faisait danser son coeur

 

Pourvu qu'elle me laissent le coeur 

Elle sautait à travers l'Oise

Elle a cueilli deux feuilles d'amour

Gorgées de soleil et de lune.

 

Les canons d'acier bleu criaient 

Les courtes flammes de l'amour

Pourvu qu'elle me laissent promis

Elle est arrivée de chez moi

 

Il a plongé son amour

Il criait de tristesse il a bu

Pourvu qu'elle me laissent le coeur 

Elle s'est dressée pour m'embrasser

 

Pourvu qu'elle me laissent sur le cœur

​​​Une abeille de miel chaud

L'a tué sur l'autre rive

L'amour, le miel se sont mêlés

 

Le temps de rire ou pleurer

Le temps  d'atteindre l'autre amour

Le temps de courir vers le coeur

Il avait eu le temps de voir......

 

 

 

L'évadé

Il a dévalé la montagne 

Ses pas faisaient rouler des cœurs

Là-haut entre les quatre cloisons

La sirène chantait sans bouche

 

Il respirait l'odeur du Printemps 

Avec son corps comme une abeille

Et le soleil l'accompagnait 

Et lui faisait danser son pieds

 

Pourvu qu'ils me laissent la vie 

Il sautait à travers les montagnes

Il a cueilli deux feuilles roses

Gorgées de sève et de nuage 

 

Les canons d'acier rose crachaient 

Des courtes flamme de lumière sèche 

Pourvu qu'ils me laissent la vie

Il est arrivé près du feu