En 1861, alors qu'il n'était âgé que de 35 ans, le jeune architecte Charles Garnier participa au concours du nouvel opéra voulu par Napoléon III. Pour la présentation des plans de l'opéra qu'il avait crée, Charles Garnier inventa un nouveau style, le style Napoléon III. L'empereur, flatté par ce nouveau style, lui décerna donc le premier prix. Le nouvel opéra porta le nom de son architecte, l'Opéra Garnier. Les travaux de cet édifice commença en août 1861. Il fut inauguré le 5 janvier 1875 en présence du Président de la République, Mac Mahon. On raconte que durant l'inauguration, Charles Garnier avait dû payer sa propre place pour y assister! D'autres faits insolites ont ponctué la vie de ce magnifique Opéra...

French Opera in Paris, France. Scenic skyline against sunset sky. Travel background.
Par Funny Studio

Les légendes de l'Opéra Garnier

Nous sommes en 1873 lorsque Ernest, un pianiste assez prometteur, se retrouva piégé dans un terrible incendie avec sa fiancée. Cette même femme finira par succomber entre les flammes alors qu'Ernest, lui, finira par s'en sortir, avec le visage brulé et défiguré en se réfugiant dans les sous-sols de l'Opéra . Sept ans plus tard, une série de phénomènes étranges eu lieu. De nombreuses personnes, machinistes comme danseurs ou alors comédiens avait déjà entendu un son de piano accompagné d'une voix mélodieuse durant la nuit. Cette musique aurait été entendue dans la loge numéro 5. De plus, quelques partitions avaient été corrigées par une main inconnue. Tout le monde soupçonna alors le potentiel coupable : le fantôme de l'Opéra!

En 1910, l'écrivain Gaston Leroux écrivit un roman qui deviendra très célèbre par la suite, "Le Fantôme de l'Opéra". Dans cet ouvrage se trouvent plusieurs évènements troublants qui se sont déjà produits auparavant dans ce lieu. Le lecteur peut y lire qu' un cadavre aurait été retrouvé lors de la fouille des sous-sols. Gaston Leroux affirmait qu'il aurait même des preuves que ce corps appartenait au véritable fantôme de l'Opéra, Ernest. En effet, Gaston Leroux s'était beaucoup aidé de l'actualité pour compléter son oeuvre littéraire, comme par exemple l'évènement survenu le du 20 mai 1896, lorsque le grand lustre de vingt tonnes de bronze et de cristal se décrocha et tua une spectatrice assistant à une représentation de "Faust" de Charles Gounod .

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Les événements inexpliqués

Durant le printemps 1896, une série d'événement étranges fit son apparition. Tout d'abord, un machiniste avait été retrouvé pendu mais le plus étrange était surtout le fait que personne n'avait retrouvé la corde avec laquelle il se serait pendu. De plus, une jeune cantatrice Christine Daaé confia à son prétendant Raoul de Chagny, qu'une voix d'homme l'appelait chaque nuit. Un peu plus tard, le couple découvrit que cette voix était identique à celle du fantôme de l'Opéra. Ce dernier, fou amoureux de Christine, l'aurait même un jour enlevé et emmené dans sa demeure des souterrains. Raoul de Chagny avait donc dû déjouer les pièges d'Ernest pour libérer se bien-aimée. Dans ce même roman, Gaston Leroux avait affirmé que le fantôme de l'Opéra avait, un soir, écrit une lettre menaçante après avoir eu connaissance qu'un des rôles principaux avait été distribué à Carlotta, une autre femme :

"Mes chers directeurs, c’est donc la guerre ?
Si vous tenez encore à la paix, voici mon ultimatum : premièrement, me rendre ma loge et je veux qu’elle soit à ma libre disposition dès maintenant. Deuxièmement, le rôle de Marguerite sera chanté ce soir par Christine Daaé. Ne vous occupez pas de la Carlotta qui sera malade, sinon, vous donnerez Faust ce soir dans une salle maudite.
À bon entendeur,
Le F.de l'O."

Les directeurs avaient refusé de céder à un tel chantage. Ils ne croyaient pas que cette lettre fut écrite par un anonyme. Pendant cette soirée, le fameux lustre de sept tonnes de l'Opéra Garnier tomba sur une spectatrice assise sur le siège numéro 13. Effrayés, les directeurs lui consacra la loge numéro 5, désormais interdite au public et lui octroya  une somme de 5000 francs par an.

Encore aujourd'hui, la loge du fantôme de l'Opéra est encore visible et de nombreuses personnes passent par cet endroit aujourd'hui incontournable, dans l'espoir de voir ce fameux fantôme.

A.C.

Sources: 

Opéra national de Paris

- "Le fantôme de l'Opéra" de Gaston Leroux