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31 mai 2017

Nouvelle de Marie R.

2 septembre 1946. Officiellement, cela fait déjà un an que la grande guerre est finie et je pense qu’il est temps pour moi de retourner en Allemagne. Ici, aux Etats-Unis d’Amérique, l’ambiance est morose. On pleure encore nos soldats morts qui ne cessent d’être rapatriés par avion, lorsqu’on en retrouve les corps. Et pourtant, aujourd’hui les maisons sont toutes décorées pour fêter la victoire des Alliés ; les drapeaux américains sont hissés au haut de tous les mâts, et chacun prépare le festin de ce soir. J’aimerais beaucoup rester pour revoir la joie dans les quartiers et les sourires sur les visages d’hommes heureux mais mon pays me manque. J’ai dû le fuir, neuf ans plus tôt à cause de ma religion, de la montée au pouvoir du parti, de la dictature raciste, antisémite et inhumaine d’Adolf Hitler. J’ai suivi la destruction et l’anéantissement de mon pays, impuissante, à plus de sept mille kilomètres du lieu où je suis née. Il m’est donc dicté tel un devoir de l’aider à se reconstruire.

C’est pour cela que je me trouve au port de Houston, prête à monter en bateau pour Hambourg. Bateau qui ne partira que dans plusieurs heures. Je suis donc là, assise ou plutôt avachie sur un banc, à attendre. Les lieux semblent abandonnés, les seules habitations ou commerces sont à plusieurs kilomètres. Je suis livrée à moi-même, avec rien d’autre à observer que le ciel, vide lui aussi. Aucun nuage n’est là pour cacher le Soleil qui se miroite dans l’eau verdâtre du port. Aucun oiseau ne sillonne les cieux bleus. Aucun homme pour combler ce néant. Rien. Tout est calme et silencieux. Que faire ? Que faire ? Je pense déjà à mon retour au pays lorsque j’aperçois un convoi funéraire s’engager sur la place où je pose. A vrai dire, l’arrivée du corbillard, aussi étrange qu’il soit, me réconforte de ma solitude.

Quelques hommes se trouvent autour de cette procession, très peu en fait. Il n’y a pas de prêtre, ni de pasteur, nul religieux n’est présent. Les gens ne pleurent pas, excepté l’homme au devant du convoi. Ils baissent tous la tête, mains croisées derrière le dos, visages fermés, l’atmosphère est pesante et tordue et cela m’intrigue. Pourquoi donc sont-ils si peu ? Pourquoi ne semblent-ils pas peinés ? Qu’est-il arrivé au défunt ou à la défunte ? La curiosité me prend et mon ennui me pousse à la question. Mon esprit ne cesse d’inventer diverses hypothèses sur le pourquoi du comment. Une idée baroque me vint pour conclure ces pensées : celle de suivre ces hommes et ces funérailles. Ce n’est pas comme si le temps s’offrait à moi. Allons donc tuer l’ennui.

Je me mets en marche, à l’arrière du convoi. Les dernières personnes se retournent sur moi avec un regard d’incompréhension. Je ne suis pas tout à fait sûre de comprendre ce que je fais non plus. Petit à petit tout le monde jette un coup d’œil, par-dessus l’épaule afin de voir ce qu’il se passe et c’est sans aucun doute un acte de confusion pour chacun d’entre eux. Je suis gênée. Et tout le monde l’est. Pour réduire ce malaise pesant, je m’approche d’un des six hommes du convoi. Après l’avoir salué, je prends la parole : « Veuillez m’excuser messieurs, si mon acte paraît si dérangé et malpoli mais je suis curieuse de savoir. Qu’est-il donc arrivé à la défunte ? », on me répondit sèchement : « c’est un défunt ». Un silence s’impose. Un de ses silence gênant, oppressant, où l’on n’ose plus respirer de peur de faire trop de bruit. Un homme de l’autre côté du convoi s’adresse à moi : « L’église ne nous a pas laissé l’entrée. L’homme au devant du convoi vous voyez ? –Oui monsieur je vois » lui répondis-je. « Il s’agit du compagnon du défunt, c’est pourquoi nous avons été rejetés à l’Eglise, à cause de leur amour ». Je ne sais plus vraiment quoi répondre. Il est vrai que dans notre société actuelle, un couple d’hommes n’est pas le bienvenue… « Est-ce aussi la raison de son décès ? – Ah ça Madame, c’est une toute autre histoire ».

Il m’attrape le bras comme si nous étions vieux amis avant de m’amener un peu à l’écart du convoi funéraire. Nous continuons à marcher, lentement, tout en suivant les autres personnes. « Vous savez, commence-t-il, monsieur a grandi dans une famille bourgeoise, très religieuse, catholique. Tous les dimanches la messe était d’ordre premier. Il a étudié dans un lycée privé, religieux évidemment. Tout se passait bien : ses résultats étaient très bons, il excellait en sciences, un vrai petit génie en réalité. Et puis vous savez bien, le lycée est souvent lieu de romances. Ses parents l’imaginaient marié à la plus sainte des élèves, père de nombreux enfants qui iraient à la même église tous les dimanches, au même lycée pour étudier. Mais il en fut autrement. Monsieur s’intéressa plutôt aux hommes qu’aux femmes. Rendez-vous compte du déshonneur au quel Monsieur et Madame ses parents faisaient face. En premier lieu, ils ne réagirent point. Au lycée, se fut tout un autre cas : les garçons, comme les filles le méprisaient, un homme gay dans une école catholique, qu’elle était donc sa place ? Il fut vite mis à l’écart, traité de tous noms et de monstre surnaturel, ils le surnommèrent tous « mécréant », se fit exclure pour des raisons inexpliquées. C’est là que ses parents ont réagi. Ils l’ont mis à la porte. Indigne de leur nom. Du jour au lendemain, monsieur s’est retrouvé dans la rue, sans famille, sans ami chez qui aller dormir ni manger. Accompagné de sa solitude, il errait dans la ville, jours comme nuits, dormait sur les trottoirs, se nourrissait de restes trouvés dans ses propres poubelles. Il se faisait frapper pendant son sommeil, klaxonner sur le bord de la route, insulter à toutes heures. Il était seul et misérable.

Un jour est arrivé un jeune homme, grand et sûr de lui, à l’air hautain, M. Bailey. Et pourtant il fut le seul à s’intéresser à notre pauvre homme. Un matin il le releva du sol sur lequel il dormait, l’amena chez lui, le nourrit, lui offrit une chambre, un travail dans un laboratoire qu’il possédait, un nouveau départ, une nouvelle vie. Son image était redorée par son titre. Jusqu’au jour où il devint à son tour, Monsieur Bailey. Même si l’événement a été réalisé en secret, la ville est petite et les rumeurs se répandent vite. Autant dire que le jour suivant, tout le monde était au courant. Et cette fois, les réactions furent différentes, pires, amplifiées. Trois jours plus tard, en rentrant de sa compagnie de travail Monsieur Bailey, l’original si l’on peut dire, retrouva son conjoint mort au seuil de la porte d’entrée. Les policiers auraient soi-disant pris l’enquête en charge mais rien n’a encore été trouvé à l’heure actuelle.

L’église ne nous a pas ouvert ses portes, à la plus grande surprise de tout le monde. Nous devons marcher jusqu’à la ville prochaine pour trouver un endroit décent pour l’enterrer. C’est une triste histoire. Il est en fait triste de se rendre compte les conséquences d’un amour. Le lien est le même qu’entre un homme et une femme. Le jugement est néanmoins bien différent. Je trouve cela triste. -C’est peut-être impensable, mais je comprends. Je veux dire, je comprends ce qu’il a vécu. En quelques sortes. Je comprends la dureté du regard des gens. Etre jugé de par ses relations, sa religion. C’est terrible. Merci. Merci monsieur de m’avoir fait partager cette histoire ».

La sournoiserie de Worldsen

C’était une journée assez banale, comme d’habitude j’allais chercher ma commande Internet sous un soleil de plomb. Mais c’était bizarre ma commande qui arrivait toujours à l’heure voire en avance selon les jours, avait du retard. Les secondes passaient comme des heures et les minutes comme des jours mais pas l’ombre d’un livreur de Nike sur Paris. Évidement comme le hasard fait bien les choses c’était la dernière paire de air max 95 que j’attendais impatiemment comme le Graal. Au bout d’un certain temps j’aperçus une jeune femme au loin, je ne savais pas si c’était elle qui était resplendissante ou ses vêtements qui brillaient mais je fus fort ébloui. Plus elle s’approchait plus je remarquais son logo Nike. Quand elle s’approcha jusqu’à moi je remarquai qu’elle travaillait chez cette célèbre firme transnational. Mais quelque chose clochait, elle ne possédait rien, aucune livraison, pas même un petit carton, je me demandais alors si c’était pour moi vu qu’elle me fixait fortement. Elle m’annonça qu’elle n’avait pas la livraison mais sa beauté lui pardonnait ses malheureux péchés.

Sur cette déception je rentrais chez moi en relativisant. Entre deux rues sur la route du retour je remarquai un convoi funéraire, ce convoi était anormal, il y avait seulement deux personnes qui portait ce convoi interpellé je décidai de suivre un homme qui avait l’air plutôt joyeux et la femme qui tirait une tête d’enterrement. Quelques minutes plus tard j’arrivai sur le lieu de l’enterrement. Tous les signaux montraient que ce n'était pas un enterrement comme les autres , tout d’abord une ambiance spéciale , d’un côté la tristesse et de l’autre la joie, un enterrement composé de deux personnes.

Perturbé je décidai de briser le silence je demandais à l'homme présent : « pourquoi vous ne pleurez pas ? pourquoi autant de joie ? »

Il me répondit « je suis heureux de sa mort car je l’avais au préalable trompée et je n’osais pas lui avouer en vu de notre mariage elle allait devenir la futur Biclaude »

J’étais touché par la cruauté et la beauté de la chose, il a juste tenté de ne pas lui faire du mal en lui avouant la tromperie.

Je décidai donc de demander ensuite a la femme « Pourquoi tant de tristesse ? »

Elle me répondit désemparée « C’était ma seule et unique amie… »

Curieux je questionnai de nouveau la jeune femme « Qui était donc la personne morte »

Elle répliqua « C’était une femme âgée de 22 ans , qui avait toute la vie devant elle et la joie de vivre , certes elle ne faisait pas l’unanimité aux yeux de tous mais elle le faisait sans aucun doute dans mon cœur , elle venait à peine de sortir de sa prépa , et avait réussi à accéder a la grande école de polytechnique »

Je répliquais « Quel beau parcours scolaire ! Mais comment est-elle morte ? »

Elle me dit « Elle est morte d’un coma éthylique, pourtant c’était une soirée tout à fait normale, beaucoup d’alcool, du shit, beaucoup de personnes et de la musique, tout était parfait dans l’optique d’une belle soirée mais ma meilleure amie avait tellement bu qu’elle s’effondra , nous autres étions tous bourrés et on n'avait pas remarqué qu’elle était sur le point de mourir d’un abus d’alcool »Je préférais ne rien dire et rentrer chez moi afin de méditer sur cette mort car moi aussi je suis un grand fan d’alcool, et j’aimerais éviter une mort comme celle-ci avant de partir je leurs présentais mes sincères condoléances.

 

 

Nouvelle de Maéva

    Il vivait dans une petite maison de campagne. Là-bas peu de voiture circulaient durant la journée. C'était un endroit paisible et relaxant. Le jeune homme de 25 ans vivait seul et travaillait à quelques kilomètres de chez lui en plein centre-ville. Ce fut l'heure pour lui de partir, il était 7 heures, il alla au travail. 
    Il sortit de chez lui. Au loin, il aperçut un corbillard qui lui retint l'attention. Il continua de marcher vers sa voiture mais se retournait sans cesse pour observer ce véhicule qui l'intriguait. Qui était mort? Où allait-il? Et surtout pourquoi passait-il si tôt dans ce village perdu dans la campagne? L'homme monta dans sa voiture, hésita quelques instants, puis décida de suivre ce convoi...
    Il suivit le corbillard durant quelques heures. La route qu'empreintait la voiture lui semblait familière, elle était cependant assez peu fréquentée. Des souvenirs lui revenaient petit à petit, ces souvenirs d'enfance auquels il tenait tant. Sa mère et son père avaient disparu il y a de cela une dizaine d'année. Il ne savait pas pourquoi du jour au lendemain il se retrouva seul. Il fallut qu'il devienne autonome et débrouillard. Il emménagea dans sa maison de campagne et trouva un travail. Ces souvenirs étaient donc son seul et unique lien avec ses parents. Le convoi poursuivit son chemin et s'arrêta devant un grand portail, on ne pouvait pas bien apercevoir la maison de l'extérieur. Il y avait beaucoup de bruit et donc beaucoup de monde, l'enterrement se déroulerait ici. Il se gara à quelques mètres du véhicule et se faufila pour entrer dans la propriété. 
    En entrant, il reconnu sa maison de vacances, elle avait bien changée. Il venait ici tous les ans avec ses parents. Il se cacha dans un buisson. Une multitude de question lui vinrent à l'esprit. 
    "Pourquoi sommes-nous chez mes parents? Vais-je découvrir la raison de leur disparition?"  Le stress l'envahit. Il aperçut des visages qui lui semblaient familiers mais ne put réellement mettre un nom sur ces visages. Il se dit soudain qu'il n'avait rien à perdre et décida d'aborder quelqu'un pour lui demander à qui appartenait la maison aujourd'hui et savoir si quelqu'un avait connu ses parents. Il sortit de sa cachette, leva les yeux et tomba nez à nez avec une femme. Cette femme c'était sa mère. 
 

30 mai 2017

Jambe de bois, Fanny Auzerais

  

   

         J’emménageais aujourd’hui, dans un petit village de bretagne qui ce nommé Guizac. L’un des atouts premiers de cette endroits était sa tranquillité, au fond de mon jardin il se trouvé une petite mare, on y entendait les croassements des grenouilles qui se rajouter au chant des oiseaux. Un peu plus loin à gauche, un chemin qui était pour le moment désertique.                                                                   Plus tard dans la journée, alors que j’étais bien installée dans ma chaise longue en sirotant ma citronnade, j’aperçue sur ce chemin encore désertique il y a quelques heures, quelque chose que je n’avais jamais vu auparavant étant une ancienne citadine. C’était un convoi funaire.                                                                                                                                                                           Tout d’abords, la vue de cette scène a fit naitre chez moi de l’étonnement puis de la curiosité en vers ce destin funeste, je voulais m’approcher de plus près pour peut-être en s’avoir davantage même si cela n’est pas vraiment une façon de faire et que je ne connaissais ni le défaint ni les personnes présente, je voulais en s’avoir plus. Je pris donc mon courage à deux mains et je m’avançai petit à petit bien déterminée à en s’avoir plus. A la vue de leurs visages, ils n’avaient l’aire ni triste ni heureux.                                                  Au moment où j’allais pour les suivre, je vis un homme sur cotés qui ne suivais pas le corbillard mais qui observer comme je le faisais. Je m’approchai de lui et lui demandas avec gêne et appréhension « qui est cette personne morte » il me regarda tout d’abord pendant un court instant, qui me parut infinisable, il me répondit que c’était une femme, surnommée jambe de bois.                                          Sans crier gare, il me dit « j’espère que vous avez du temps devant vous » et il me raconta l’histoire de cette défainte « Cette jeune femme appelait jambe de bois, je ne connais pas son vrai nom de naissance mais ce que je sais c’est quelle naquit 30 ans plus tôt avec une jambe en moins on lui remplaça quelques années après par une en bois. Cette jeune femme a vécu une vie très dure, d’une part à cause de sa jambe mais aussi car tous les personnes qui l’entourer mourrait les uns après les autres, d’abord sa mère puis son père et pour finir ses deux seules sœurs. La mère et le père son mort de maladies, sa plus grande sœur est morte pendant qu’elle accouchée et la deuxième qui ne put supporter tous ses décès, mis fin à ses jours. Elle en soufra toute sa vie. Dans les petits villages, les gens parlent et c’est ce qui c’est passer avec jambe de bois. Ils disaient qu’elle était maudite et que toute personne qu’ils l’approchaient le deviendrais en retour. Elle resta donc seul car tout le monde y croyait. Peu de temps après amoureuse d’un homme qui lui, n’écoutait pas ce que les gens racontaient. Mais jambes de bois, elle, y croyait à force de l’entendre et ce fit à l’idée qu’elle était maudite et que toutes personne qui l’approcher le serait aussi. Elle vivait donc dans l’angoisse la plus total, que l’amour de sa vie meurt d’une maladie ou d’un accident, par peur, qu’il ne se meurt à son tour, elle lui fit comprendre qu’elle ne voulait plus qu’il reste à ses coté. Mais en vain car l’homme en question pour lui montrer qu’il n’en avait guère à faire, il la demanda en mariage elle accepta. Dépasser tout cela, tel était son désein. Malgré cela, elle n’était toujours pas convaincue mais elle était heureuse et cela faisait longtemps qu’elle ne l’avait pas été. Pour leurs nuits de noces, ils décidèrent de partir en barques sur un fleuve. Quelques minutes après le départ la pluie commença a tromper, le vent soufflet, le courent devenais de plus en plus entrainent, la barque se retournât et jambe de bois ne sachant pas nager ce noya. » abattue, l’homme pleurait. En comprenant, je lui demandas «  comment s’avait vous  tout c’est détailles » il me répondis tout émus «  l’homme qui a épouser jambe de bois c’est moi… »

    

           

nouvelle réaliste floriane makala et lucas bressan

Floriane makala

Lucas bressan

S1

 

 

 

Nouvelle réaliste

 

Désert, voilà comment était le bar dans lequel je travaillais en cette après-midi du 25 juillet. Tout le monde est partit en vacances je suppose, de toute façon qui voudrait rester dans cette ville alors qu'il y a tellement de chose à faire autre-part. Le comptoir était brillant, en même temps cela devait faire huit fois que je nettoyais. Je m'asseyais sur un tabouret et allumai la télévision, Foot, Tennis, Rugby, que des chaînes de sport. J’éteignis l'écran et m’apprêtai à nettoyer le comptoir, quand tout à coup une grosse camionnette fonça droit vers le bar et s’arrêta immédiatement. Elle ne manqua pas de renverser deux ou trois chaises de la terrasse. Une dame sortit du véhicule avec un micro et un autre homme avec une grosse caméra. C'était des journalistes. Mais que venaient-ils faire ici? N'allaient-ils pas venir m'interviewer sur les causes économiques de la désertification du bar? Je souris, non c'est absurde, personne ne s'intéresserait à une émission pareille. Quelque chose de plus important a lieu. La journaliste et le cameraman passèrent derrière la camionnette qui me bloquait la vue. C'est sûr, il se passe quelque chose. J'entendis une alarme et vis des gyrophares, des policiers? Je sortis du bar et fermai la porte à clés, je ne pouvais pas louper cela. De toute façon il n'y avait personne et je n'avais rien à faire. Je ramassai les chaises et passai devant la camionnette blanche en évitant de peu de trébucher sur un câble qui sort de la portière. Une nuée de personnes étaient présentes, au moins trois chaînes de télévision, des photographes, des policiers. Et au milieu de tout cela, un convoi funèbre. Je n'en croyais pas mes yeux et restais ébahie! Pourquoi toute cette médiatisation? Ce n'était pas la première fois que je voyais un convoi, il y en a tous les jours, les pompes funèbres sont à trois maisons du bar. Curieuse, je pris de l'avance et allai directement au bâtiment, en effet, les policiers commençaient à clôturer la rue afin de le pas laisser passer les journalistes. Une fois aux pompes funèbres, je pourrai sûrement avoir d'autres précisions sur cette mort. Je passai donc en vitesse dans la rue que les policiers essayaient de bloquer et je me rendis donc à l'endroit où je souhaitais aller. Le convoi arriva quelques minutes plus tard et je supposai que les peu nombreuses personnes qui étaient là étaient les membres de la familles. Je pris mon courage a deux mains: je n’étais pas venu ici pour rien, il fallait que je sache. Mais soudain, une dizaine de questions me vint. Et si quand je commence à leur poser des questions ils me faisaient sortir en pensant que je fais partie de toute cette meute de journaliste? J'entendis une voix grave qui me fis sortir immédiatement de mes pensées:

«- Vous êtes de la famille?»

Je commençai à paniquer, mes mains tremblaient et des sueurs froides me vinrent. Sur un coup de tête je répondis:

« - Oui, je suis la tante du défunt.

- De la défunte vous voulez dire? M'arrêta immédiatement le monsieur qui était sans

doute le gérant des pompes funèbres.

  • Oui bien sur! Je suis un peu bouleversée, permettez moi mais il faut que j’aille me rafraîchir.»

Je courus aux toilettes en ne manquant pas de me taper sur la tête. Suis-je bête? Je crois que ma petite prestation m'a valu quelques regards de travers.

Je sortis des toilettes dans l'optique de quitter le plus vite possible cet endroit et de retourner directement au bar. Quand soudain un homme qui paraissait avoir mon âge m’arrêta:

« - Alors comme ça, vous êtes de la famille?» Me fit-il avec un petit sourire ironique.

Ce jeune homme était cerné, il semblait qu'il n'avait pas dormi depuis un bon moment.

«- Non pas exactement, je voulais juste savoir ce qui ce passait, mais j'allais partir. M'empressais-je de répondre.

  • Vous ne regarder pas les informations?

  • Non il n'y a que des chaînes de sport dans le bar où je travaille et je n'ai pas le temps de la regarder chez moi. Ah oui au fait, enchantée, Eden Murot.

Je lui tendis la main et il ne perdit pas de temps pour me la serrer.

  • Dylan Lacour, je suis le frère de la victime, son corps vient d'être retrouvé dans un lac.

  • Que s'est-il passé?

  • Cela faisait plusieurs jours qu'elle était portée disparue, un matin elle est sortit de la maison pour aller au lycée et nous ne l'avons jamais revue.

  • Quel âge avait-elle?

  • Elle n'avait que seize ans, nous n'avons toujours pas retrouver l'auteur de ce crime. Je suis le seul de la famille qui arrive à peu près à remonter la pente.»

On entendit soudain le croque-mort qui invita les membres de la famille à se réunir dans une salle pour un dernier hommage.

«- Excusez-moi je dois m'absenter, ce fut un plaisir Eden.»

Il rentra dans la salle et je sortis du bâtiment avec des questions sans réponses? Pourquoi a-t-elle été tuée?

 

28 mai 2017

Nouvelle de Français par Mathilde

Quand je sortis de chez moi, la ville et ses alentours,  tout était silencieux autour de moi avec comme simple paysage, des maisons vides et fermées, des arbres tristes sans leurs manteaux de feuilles. Il n’y avait que de la tristesse, rien que de la tristesse.

Je me mis alors à marcher, à marcher des kilomètre sans  savoir ou j’allais ni pourquoi. Je continuai à errer dans les rues vides et sales avec pour simple et unique passagers des chats et des rats venus manger les restes de nourritures et de déchets laissé dans les poubelles ou à même le sol.

Quand soudain, arrivé au niveau de l’église, je vis plusieurs personnes toutes vêtus de noir, certaines en pleurs d’autres silencieuses avec pour simple regard de la haine et de la tristesse. Le convoi funéraire démarra, je pris place vers la fin, devant on pouvait reconnaître la famille et derrière les amis proches et intimes. La personne à côté de  qui j’étais allait me raconter cette épouvantable histoire. Elle était de peau mate avec les cheveux bruns et bouclés, les yeux noirs et les traits fins tout comme moi. Je me décidais alors à lui parler :

«-  Bonjour, comment t’appelles-tu ?

- Julie j’ai 16 ans et toi ?

- Maxence et j’ai aussi 16 ans. Dit moi étais-tu proches de la personne décédée ?

- Oui c’était ma meilleure amie, la personne la plus importante à mes yeux et de toute ma vie. Elle était tellement serviable, drôle, belle, intelligente… »

Elle ni finit pas sa phrase, elle fût prise d’énorme sanglot et je compris alors que quelque chose de grave était arrivé. J’essayais de la consoler de mon mieux :

« - Je suis vraiment désolé, toutes mes condoléances, excuse-moi je n’aurais jamais dû te poser toutes ces questions indiscrètes.

- Ce n’est pas grave et toi tu la connaissais pour être ici ?

- Euh… non pas vraiment mais je me rappelle de toi et d’elle au lycée il me semble ?

- Oui c’est exact on était inséparable.

- Mais que lui est-il arrivé de si grave ?

- Elle s’est suicidée, elle s’est tailladée les veines avec une lame de rasoir et s’est vidée de son sang dans sa baignoire, les secours et sa famille sont arrivés trop tard malheureusement. On a rien pu faire pour la sauver.

- Oh mon Dieu !!! Mais pourquoi a-t-elle fait sa, est-ce qu’elle souffrait ?

- Oui énormément, elle souffrait des humiliations de plusieurs camarades de sa classe, des insultes mais aussi par les profs et le lycée, elle avait d’importants problèmes de santés   et personne ne voulait la croire ou l’écouter. Elle avait déjà fait une tentative de suicide dans les toilettes du lycée mais qui à ratée pour sa, elle en a payé les conséquences alors que tout n’était pas de sa faute. Elle voulait seulement montrer cette souffrance pour qu’on essaye de la comprendre ne serait-ce qu’un tout petit peu mais la situation et les faits n’ont fait qu’empirer, elle ne l’ pas supporté et la deuxième fois a été la bonne.

- Si seulement on pouvait faire quelque chose pour lui rendre justice et redonner de la couleur à sa mémoire…

- Oui. Tu sais j’aimerais que tu restes avec moi jusqu’à la fin s’il te plaît, j’ai envie et besoin d’être avec toi. »

Bien évidemment, je lui répondis oui et je restais avec elle jusqu’à la jeter des cendres, après sa moi et ma nouvelle amies partîmes pendant des heures et nous décidâmes tous les deux d’ouvrir et de créer notre propre association pour les jeunes comme nous qui sont en détresse ( harceler, violer, insulter, menacer …) et qui demande ou on besoin d’aide pour espérer avoir moins de personnes qui mettent fin à leurs jours pour d’autres personnes qui ne savent pas ce qu’est l’amour, l’égalité, ou même tout simplement : la vie.

 

NOUVELLES /Alberthina: l'enfant du diable et Aurélien: "l'enfant de la mer".

 

 

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"Un destin tragique" de Axelle

  Je passais la porte de mon nouveau lieu de travail. J’ouvrai mon casier, enfilai l’uniforme bleu et jaune qui serait maintenant le mien et mis dans mon sac le paquet de lettres du jour. Je ressortais du petit bâtiment situé au centre du village, et commençai ma tournée à vélo.

  Après 1h30 à parcourir ce petit village de campagne, perdu au centre de la France à la limite entre la Bourgogne et l’Auvergne, je m’apprêtais à déposer ma dernière lettre lorsqu'il se mit alors à pleuvoir. Je pris la décision de prendre un raccourci en coupant par le cimetière.

  Arrivé à mi-chemin mon attention se porta sur un grand groupe de personnes assistant à un enterrement. Intrigué par le chant traditionnel que tous reprenaient en cœur, je m’écartai de mon chemin pour en savoir plus. J’aperçus une personne, seule accolée à un arbre et visiblement touchée par cet enterrement. Je m’avançais pour lui poser quelques questions. A mon approche la femme se tourna vers moi. Je notai qu’elle avait une trentaine d’année, ses yeux étaient baignés de larmes et son visage était pâle comme si elle avait peu dormi.

  « Bonjour, vous allez bien ? Je suppose que vous connaissiez le défunt ? » lui demandai- je le plus aimablement possible.

  « C’est ma sœur, ma jumelle, ma moitié... » Articula-t-elle entre deux sanglots.

  « Elle devait être jeune, quelle tragédie l’a frappée ? » osai-je demander.

  Alors que je m’attendais au vu de l’audace de ma question à ce qu’elle refuse d’y répondre, la jeune femme entièrement vêtue de noir me confia :

  « Un cancer. Elle venait juste d’avoir 27 ans, lorsque les médecins lui ont découvert une tumeur du cerveau. » La jeune femme se mit à pleurer. « Elle était jeune, pleine de vie, mais après le malaise qui l’a amenée à l’hôpital tout a changé. Ils ont découvert que le malaise avait été causé par cette horreur qui grandissait dans sa tête. Et ils n'ont rien pu faire. »

  Sur ces mots la douleur fut trop forte et elle s’écroula. Je me précipitai pour la rattraper mais elle refusa mon aide et resta à genou tous en continuant de parler.

  « C’était trop tard, la tumeur était trop grosse. Elle dût tout arrêter, tous ses projets, tous ses rêves d’architecte. Elle ne saura jamais que son projet a été sélectionné. Depuis toute jeune, elle voulait faire partie d’une équipe pour construire la plus haute tour du monde. Elle a toujours était la plus brillante de nous deux, elle était passionnée. Elle a travaillé dur et a réussi à intégrer un des plus réputé cabinets de Paris. Moi je n’étais pas d’accord, je ne voulais pas qu’elle parte à Paris. J’avais peur pour elle, je sentais que quelque chose allait arriver si nous étions séparées. Elle n’a rien voulu entendre, et nous nous sommes quittées fâchées. Par conséquent, elle ne m’a pas prévenue quand le médecin lui a annoncé sa maladie. Je n’ai été prévenue par des amis à elle que lorsqu'elle est tombée dans le coma. Je m’en voudrai toute ma vie de ne pas lui avoir fait mes adieux. »

  Je fus consterné, emporté par la douleur de cette jeune femme. Ne sachant comment la consoler je lui dit :« Je comprends votre peine. Ne restez pas là, toute seule. »

  Je la pris par le bras et la ramenai auprès de sa famille.

 

 

26 mai 2017

Il s'est envolé, Juliette

Je suis dans un taxi pour rentrer chez moi. Cela faisait douze ans que je n'étais pas retournée dans mon village natal. J'y ai passé toute mon enfance, et j'y avais également rencontrée Lili, ma meilleure amie. Je suis tellement heureuse de la revoir, j'éprouve un certain sentiment d'excitation, j'ai vraiment hâte. Le taxi me déposa au bout de ma rue. Et, tandis que je marchais, je sentis une odeur de linge se mélanger aux pépiements des oiseaux. J’ouvris finalement la porte de ma maison avec tellement d'entrain que je faillis trébucher. Je pris le temps de déposer mes bagages dans le grand salon, il est très joli, même si peu lumineux.

 

Je décidais d'aller acheter des fleurs dans la ruelle marchande la plus proche pour ma Lili. Je pris un bouquet d'hibiscus, elles sentaient vraiment bon, ça lui plaira sans doute. En sortant de la boutique je me rendis compte que la ruelle étroite qui m'entourait était déserte. J'avais l'habitude d'y voir de nombreux enfants s'amuser, ainsi que de nombreux marchands apostropher les passants de droite à gauche.

 

Ce lourd silence me donna la chair de poule et me fit presser le pas. Je m'échappais enfin de cette rue, lorsque j’aperçus une dizaine de personnes marcher en rang. Toutes vêtues de noir, c'en était presque effrayant. Étant curieuse, je me suis rapprochée. Je reconnus un visage familier, une jeune femme, très jolie. Elle avait de beaux traits délicats, un peu froissés, elle a dû pleurer. Quand je repris totalement mes esprits, je me rendis compte que c'était Lili.

Je me hâtais alors à sa rencontre, entre-temps Lili me reconnut à son tour et accourut vers moi. Un peu perdue, je lui demandais alors ce qui se tramait ici.

Elle prononça en sanglotant le mot « frère ». Je compris soudain que son frère était parti. Disparu. Je lui pris la main et la raccompagna dans le convoi. Le même silence qui m'effrayait était tout d'un coup devenu ordinaire. J'entendis involontairement discuter deux jeunes hommes, sans doute des amis du frère de Lili. Il s’était donné la mort. Je me suis sentie comme si quelqu'un m'étranglait lorsque j'entendis cela. La gorge nouée pendant un instant, qui me parut une éternité.

 

Le frère de Lili était un soldat, assez jeune, brun et plaisant. En revenant du front, Lili trouvait qu'il avait changé, mais elle ne s'imaginait pas qu'il irait jusque-là. Il avait du mal à dormir, et paniquait sans cesse. Lili m'a rapportée qu'une fois, en ayant pris peur il l'avait étranglée et s'était blâmé comme s'il l'avait tuée. Il était souvent soûl, et Lili n'osait plus lui parler.

 

Un nombre incalculable de personnes ont rendu hommage à ce jeune martyre de la Guerre. Puis, vint le tour de Lili, elle disait de ravissantes paroles, toutes étaient plus belles les unes que les autres. Cependant, une seule retint mon attention. « A vrai dire, je pense que mon frère s'est tué car il avait peur de nous tuer, notre famille, et moi. » Une atmosphère froide et lugubre s'était alors installée. Tandis que tout le monde se taisait, je m'avançais doucement, et posais le bouquet d'hibiscus sur la tombe du frère de ma chère Lili. Des larmes plein les yeux, je rentrais, Lili à mes côtés allait venir passer la nuit chez moi.

 

 

 

23 mai 2017

Nouvelle: Un Amour meurtrier Sannier Florian 2nd1

Travail sur la nouvelle

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