"Un destin tragique" de Axelle
Par élèves le 28 mai 2017, 14:57 - Lien permanent
Je passais la porte de mon nouveau lieu de travail. J’ouvrai mon casier, enfilai l’uniforme bleu et jaune qui serait maintenant le mien et mis dans mon sac le paquet de lettres du jour. Je ressortais du petit bâtiment situé au centre du village, et commençai ma tournée à vélo.
Après 1h30 à parcourir ce petit village de campagne, perdu au centre de la France à la limite entre la Bourgogne et l’Auvergne, je m’apprêtais à déposer ma dernière lettre lorsqu'il se mit alors à pleuvoir. Je pris la décision de prendre un raccourci en coupant par le cimetière.
Arrivé à mi-chemin mon attention se porta sur un grand groupe de personnes assistant à un enterrement. Intrigué par le chant traditionnel que tous reprenaient en cœur, je m’écartai de mon chemin pour en savoir plus. J’aperçus une personne, seule accolée à un arbre et visiblement touchée par cet enterrement. Je m’avançais pour lui poser quelques questions. A mon approche la femme se tourna vers moi. Je notai qu’elle avait une trentaine d’année, ses yeux étaient baignés de larmes et son visage était pâle comme si elle avait peu dormi.
« Bonjour, vous allez bien ? Je suppose que vous connaissiez le défunt ? » lui demandai- je le plus aimablement possible.
« C’est ma sœur, ma jumelle, ma moitié... » Articula-t-elle entre deux sanglots.
« Elle devait être jeune, quelle tragédie l’a frappée ? » osai-je demander.
Alors que je m’attendais au vu de l’audace de ma question à ce qu’elle refuse d’y répondre, la jeune femme entièrement vêtue de noir me confia :
« Un cancer. Elle venait juste d’avoir 27 ans, lorsque les médecins lui ont découvert une tumeur du cerveau. » La jeune femme se mit à pleurer. « Elle était jeune, pleine de vie, mais après le malaise qui l’a amenée à l’hôpital tout a changé. Ils ont découvert que le malaise avait été causé par cette horreur qui grandissait dans sa tête. Et ils n'ont rien pu faire. »
Sur ces mots la douleur fut trop forte et elle s’écroula. Je me précipitai pour la rattraper mais elle refusa mon aide et resta à genou tous en continuant de parler.
« C’était trop tard, la tumeur était trop grosse. Elle dût tout arrêter, tous ses projets, tous ses rêves d’architecte. Elle ne saura jamais que son projet a été sélectionné. Depuis toute jeune, elle voulait faire partie d’une équipe pour construire la plus haute tour du monde. Elle a toujours était la plus brillante de nous deux, elle était passionnée. Elle a travaillé dur et a réussi à intégrer un des plus réputé cabinets de Paris. Moi je n’étais pas d’accord, je ne voulais pas qu’elle parte à Paris. J’avais peur pour elle, je sentais que quelque chose allait arriver si nous étions séparées. Elle n’a rien voulu entendre, et nous nous sommes quittées fâchées. Par conséquent, elle ne m’a pas prévenue quand le médecin lui a annoncé sa maladie. Je n’ai été prévenue par des amis à elle que lorsqu'elle est tombée dans le coma. Je m’en voudrai toute ma vie de ne pas lui avoir fait mes adieux. »
Je fus consterné, emporté par la douleur de cette jeune femme. Ne sachant comment la consoler je lui dit :« Je comprends votre peine. Ne restez pas là, toute seule. »
Je la pris par le bras et la ramenai auprès de sa famille.
Commentaires
Vous avez bien respecté les consignes en retraçant ce tragique destin d'une jeune architecte. Les efforts à faire concernent surtout la langue.
Consignes: 10/10
Langue: accords des participes passés, négations. 7/10