LE "JEUNOCIDE" Tik Tok"

Chaque année, une grande campagne de prévention et de sensibilisation sur les temps d'écran et les méfaits des réseaux sociaux qui impactent et de plus en gravement le bien-être des jeunes est mise en place en France. A présent, nombreuses études telles que celles de l’ARCOM (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique ,la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) et les ministères chargés de l'éducation, de la santé et du numérique tirent la sonnette d’alarme quant aux risque de plus en plus graves selon l'actualité récente, que peuvent représenter ces réseaux sociaux. Pour quelques données statistiques, selon une récente étude, 26 % des adolescents sont en gravement exposés, ce qui a des conséquences tout aussi graves sur leur bien-être notamment pour les contenus choquants, qui s’y trouvent . TikTok, Facebook et YouTube arrivent en tête. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a rendu des notes et avis quant aux effets de de la surexposition et de l'exposition prolongée des adolescents à ces réseaux sociaux en lien avec la santé des adolescents ainsi que l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement  et du travail (Anses). L’Anses pointe immédiatement les effets physiologiques et psychologiques sur ces adolescent particulièrement captifs et vulnérables , les filles sont plus particulièrement exposées sur les réseaux que les garçons. Sont pointées les perturbations physiologiques liées à un temps d'écran important : plus grande sédentarité, des troubles du sommeil, forte exposition à une lumière bleue dangereuse pour leurs yeux etc.…..Mais pour rentrer dans le vif du sujet on ne peut alarmant, la plateforme Tik Tok présente des dégâts extrêmement préoccupants sur la santé mentale des adolescents avec beaucoup de pression et des jeunes comme aspirés dans une spirale toxique (ou “rabbit hole”)  surtout pour les les utilisateurs et utilisatrices vulnérables à ces contenus qu’ils normalisent . Cette plateforme normalise et exacerbe certains penchants chez les jeunes à s’adonner à des jeux , visionner des vidéos sur la tristesse le désenchantement par exemple et  la moitié des contenus présentant des contenus très dépressifs .

Les éléments retirés les plus inquiétants sont les effets psychologiques que provoquent les contenus de ce réseau social puisqu’il conduit même à de réelles atteintes physiques :  En effet, Aujourd'hui, un jeune sur quatre fait l’objet d’une suspicion d’un trouble anxieux généralisé d'après une étude d'Ipsos (2025). Outre Atlantique, et plus précisément aux États-Unis, YouTube et Instagram ont été jugés coupables le 25 mars 2026 d'avoir alimenté la dépression d'une adolescente. Les sentiments constatés et révélés sont le plus souvent la dégradation de l'estime de soi (par effet de comparaison aux autres) ou bien l'intériorisation d’ idéaux corporels (effets de modes diffusés) qui peuvent amener à des des troubles alimentaires tells que l’anorexie. Une jeune adolescente témoigne : «  Quand j’]“aime” une vidéo triste qui me parle, tout à coup, toute ma page “Pour toi” est triste. Je me retrouve dans le “TikTok triste”. Ces propos signifiant l'impact émotionnel que provoquent certaines vidéos sur nos jeunes.

Plus encore, les conduites à risques se multiplient et démultiplient chez les jeunes car ces réseaux banalisent ces comportements tout en incitant les jeunes à des pratiques addictives et déviantes par le bIais de jeux ou défis (consommation d'alcool, de tabac, cannabis...) . Enfin, les réseaux sociaux dans leur globalité n’épargnent aucunement l’exposition aux cyberviolences et au cyberharcèlement.  Le réseau social chinois Tik Tok serait « Un des pires réseaux sociaux à l'assaut de notre jeunesse » ce que confirme C NEWS dernièrement et les propos sont très fermes.

Le ministre de l'Éducation nationale Edouard Geffray considère que l’application Tik ToK est arrivée au sommet d’une alerte sanitaire sans nom. Il songeait à la mise en place d’un couvre-feu numérique pour les plus jeunes. il en est arrivé à cette annonce, one ne peut plus importante le jeudi 26 Mars d’avoir transmis à la justice un signalement visant TikTok, pour «provocation au suicide» et «transfert de données illicites». Le Ministre dénonce avec vigueur ces «spirales mortifères» dans lesquelles «enferme» ce réseau social, selon ses propos. L’enquête pénale a débuté depuis novembre dernier, mais TikTok se décharge de toute responsabilité et en est allé à réfuter «fermement les accusations».

Cette application mobile de partage de vidéos, qui compte environ 25 millions d'utilisateurs actifs mensuels en France dont 72% d’entre eux ont entre 16 et 18 ans. Ajoutons que 64 % des 12-15 ans consultent TikTok au moins une fois par jour et en dépit de l’interdiction, 44 % des adolescents accèdent aux réseaux sociaux avant 13 ans. lls sont malheureusement de plus en plus jeunes : 22 % des enfants de 11 ans indiquent en avoir utilisé un pour la première fois avant leur 10e anniversaire. Par la rapidité avec laquelle des contenus sensibles apparaissent dans le fil des jeunes utilisateurs et leur contenu très sensibles notamment  «anormaux mais légaux» et aussi des «contenus illégaux» ( à titre d’exemple  on y trouve des «tutoriels de scarification» et des «vidéos d'incitation au suicide» , de même des préconisations médicaments pour en finir aux troubles du comportement alimentaire.

Contraires à nos principes ,aux valeurs démocratiques que la France inculque à ces jeunes, nous tombons sur la diffusion d’idéologies politiques contraires aux droits humains : racisme, antisémitisme, glorification du terrorisme, sexismeprécise le Ministre de l’Education Nationale . Il existe à titre d’exemple des vidéos qui idéalisent le suicide ou montrent des jeunes exprimant leur intention de mettre fin à leurs jours, avec des informations sur les méthodes de suicide », déclare Lisa Dittmer, chercheuse sur les droits numériques des enfants et des jeunes à Amnesty International. Ces derniers , de façon très alarmante exposent les adolescents à des contenus qui ne sont pas sans effets sur leur état psychologique : dépression, l’automutilation et le suicide.

Ces raisons et effets cités, pour le Ministre de l’Education Nationale , Le rapport est incontestablement favorable à une interdiction avant l’âge de 15 ans de l’accès aux réseaux sociaux car l’interdiction générale et absolue de TikTok porterait une atteinte disproportionnée à certains droits et libertés . L’objet principal n’est pas celui des échanges de messages mais l’accès aux contenus illicites. Il est à noter que si dans les ans arrivants, les réseaux sociaux ne respectent pas de façon satisfaisante leurs obligations juridiques, l’interdiction serait strictement portée à l’âge de 18 ans. Pour ces adolescents, qui s’expriment sur le sujet : « Je scrolle, je scrolle », « c’est hyperfacile de se laisser emporter » : voici le résumé de deux adolescents de la description de leurs pratiques  Car ils expliquent que le réseau social, c’est leur vie sociale ; ça fait partie de la manière dont ils voient leur vie collective. Pour être plus explicite, selon les rapport, tout démontre que l’algorithme de TikTok est mécanisme qui « broie » qui « pousse au pire, isole, enferme, détruit". Avec l’ exposition rapide, sans interaction préalable, l’algorithme oriente le jeune spontanément , directement, vers des profils où les contenus sont à forte charge émotionnelle. L’algorithme va capter les centres d’intérêt, de l’enfant , considéré comme un produit et non plus comme un être humain, ce qui n’est absolument pas normal. Le modèle économique de TikTok est intrinsèquement abusif, dangereux et privilégie la participation pour conserver l’attention des utilisateurs et utilisatrices, afin de collecter toujours plus de données les concernant.

Le problème qui se pose est bien celui de vidéos diffusées à la vitesse de la lumière et qui inévitablement influencent les comportements à risque. "Les réseaux sociaux à l’instar de « you tube « se présentent sous la forme de jeux et de défis à réaliser. On en arrive à des contextes mortifières comme Curtis Blackwell, aux Etats Unis, le papa d’une fillette de 9 ans qui découvre ces défis montrés en vidéos. Sa fille se passionne pour ces derniers et tente de les reproduire mais elle se suicidera. En France, le « défi du baume à lèvres ». Cette tendance sur les réseaux sociaux a semble-t-il commencé sous la forme d’un défi consistant à deviner le goût du baume à lèvres d’une autre personne. La règle a ensuite évolué en une autre version encourageant les gens à couper un morceau de leur baume à lèvres à chaque fois qu’ils ou elles se sentaient tristes, puis à s’automutiler ou à tenter de se suicider une fois le baume terminé. Selon les préconisations et préventions nationales, il devient devient plus qu’urgent de lutter contre ces contenus illicites lesquels revoient concrètement à de la propagande de la publicité en faveur de moyens de se donner la mort. Déjà fin 2024, plusieurs familles ont déposé plainte contre le réseau social devant la justice française. Elles accusent notamment la plateforme de "provocation au suicide" ou de "propagande ou publicité de moyens de se donner la mort". Edouad Geffrey n’est pas seul dans le combat puisque quelque 300 adolescents britanniques vont être soumis à des restrictions d'utilisation des réseaux sociaux, a annoncé mercredi le gouvernement. Le Royaume-Uni envisage une législation en la matière. De même l'Autriche va interdire les réseaux sociaux jusqu'à 14 ans ce qu’a annoncé le gouvernement le 27 Mars. Les adolescents testés dans ce projet pilote, âgés de 13 à 17 ans, vont être soumis à diverses restrictions pendant six semaines afin d'en évaluer l'impact sur leur travail scolaire, leur sommeil et leur vie familiale. Pour certains, les applications de réseaux sociaux seront complètement désactivées tandis que d'autres n'y auront plus accès pendant la nuit, a indiqué le ministère des Sciences, de l'Innovation et de la Technologie. Plusieurs pays de l'Union européenne ont déjà annoncé leur intention d'instaurer une majorité numérique pour les réseaux sociaux, comme la France, l'Espagne et le le Danemark. A fortiori , nous constatons de sérieuses des failles dans la réglementation des réseaux sociaux et TikTok ne fait rien, aucunement pas le nécessaire pour remédier aux risques qu’elle engendre  entretenant la manipulation et l’addiction à cette plateforme.

Il y encore aujourd’hui persistance des contenus incitant à l’automutilation ou au suicide car ils n’ont pas été supprimés malgré les signalements à répétition faits par des jeunes et leurs familles. Exposant les enfants et les jeunes adultes ayant déjà des problèmes de santé mentale . L’indifférence de TikTok à l’égard des préjudices systémiques liés à son modèle commercial soulève de graves inquiétudes en ce qui concerne son respect du DSA et souligne la nécessité, en ce sens de protéger les enfants et les utilisateurs·rices vulnérables L’entreprise aurait déclaré qu’elle était en train d’élaborer « une procédure institutionnelle de diligence requise en matière de droits humains qui comprendra des évaluations périodiques de l’impact sur ces droits ». Tous les acteurs que ce soit, parents, enfants, adolescents, éducateurs , professeurs etc....doivent se mobiliser .

Pour les parents irresponsables, le rapport préconise la création d'un délit de négligence numérique complétant l’article 227-17 du code pénal Les mineurs âgés de 13 à 16 ans devront quant à eux recueillir une autorisation parentale pour pouvoir s'inscrire sur un réseau social. Une conscience des risques s’impose. 89 % des parents disent avoir conscience des risques. Mais il y a là aussi un décalage entre la perception des parents et leur angoisse et les jeunes « inconscients » parfois , qui savent qu’il y a des risques mais se disent en capacité de les maîtriser » tandis que 9 % des parents, totalement désemparés, ne font rien. » D'après le rapport, la prévention face aux dangers des réseaux sociaux est un axe à part entière de l’accompagnement de la parentalité.

Pour donner plus de réponses et rester dans la prévention, les centres de protection maternelle et infantile (PMI) devraient être davantage mobilisés dans cette démarche.de la même façon que la commission d'enquête appelle à adapter l’offre de soins psychologiques et psychiatriques aux défis posés par les réseaux sociaux et à renforcer la détection précoce des troubles psychiatriques chez les mineurs.

Ces réseaux sociaux in fine sont absolument incompatibles avec le droit à la vie privée et représente une menace pour toute une série d’autres droits, notamment les droits à la liberté d’opinion, d’expression et de pensée, ainsi que les droits à l’égalité et à la non-discrimination. Même le modèle d’activité de Facebook, fondé sur la participation, peut avoir des effets dévastateurs en amplifiant du contenu extrême incitant à la violence, à la haine et à la discrimination, ce qui participe au bout du compte à de graves atteintes aux droits humains.

Parmi les problèmes qui se posent , celui que beaucoup de jeunes mentent sur leur âge : 62 % des adolescents déclarent ne pas avoir mis leur vraie date de naissance sur au moins une inscription (dont deux tiers d’entre eux parce qu’ils n’avaient pas l’âge requis). Les contournements sont plus ou moins compliqués en fonction de la plateforme. Sur Instagram, Snapchat et Facebook, ils sont possibles en modifiant son âge après un premier échec lors de l’inscription. Sur Tik Tok, ils y parviennent de plus en plus.

Sur TikTok, YouTube, X, Twitch ou Roblox, c’est plus compliqué car il faut réinitialiser l’application, voire donner une nouvelle adresse mail n va conduire cette action de façon de plus en plus déterminée, avec des moyens d’estimation d’âge qui s’améliorent. Ils y parviennent .

Tandis que l’école, l’Education Nationale , éduque ses jeunes aux valeurs de la République, au sens de démocratie, à ses fondements et applications, Tik Tok démolirait comme un jeu de cartes écroulés en quelques secondes , tout le travail de professionnels investis dans leur mission ; Les adultes sont responsables : Le Ministre demande aux établissements scolaires de respecter les règles d'usage des appareils connectés par les professionnels en présence des enfants  qui devront figurer dans le règlement intérieur.

Mais il semble qu’un chantier soit à rebâtir dès la maternelle avec une sensibilisation précoce aux risques sanitaires et sécuritaires en la matière. La semaine de la presse qui a eu lieu la semaine dernière est un élément clef aussi la mise en place de politiques en faveur de l'éducation au numérique pour lutter contre la désinformation.  En Autriche, une expérience de trois semaines "sans téléphone portable", pilotée par le Ministère de l'Education, a été instauré . Expérience à laquelle ont participé 72000 élèves et leurs familles, vient de s'achever en Autriche. "Les retours qu'on a, c'est que cela a été pour les élèves une expérience de sevrage et qu'ils ont conscience des effets nocifs de leur consommation massive", a déclaré vendredi lors de la conférence de presse le ministre libéral de l'Education Christoph Wiederkehr. Le gouvernement prévoit même d'introduire une nouvelle matière obligatoire dans l'enseignement des élèves baptisée "Médias et démocratie", destinée à les aider à reconnaître les tentatives d'influence antidémocratiques, selon le projet.

Se pose la question de la durabilité du succès « du sevrage «  médiatique en Autriche, du « trop » de disciplines car privilégier au plus tôt dès l’enfance, des avertissements et de la prévention face à ces risques gravissimes.

Enfin, nous trouvons au carrefour d’engagements et missions éducatives à visées démocratiques auprès de notre jeunesse tandis que juridiquement , la Chine, et ces réseaux sociaux américains sont insuffisamment contrôlés. La législation à l'international doit à l’évidence évoluer strictement en parallèle par une règlement transfrontalière beaucoup plus stricte « qui pourrait porter atteinte aux droits de l’homme ».

Lien de programmes avec le questionnement :

En classe de Seconde 

- Sociologie et Science politique : 

En classe de Première

- Sociologie 

Regards croisés 

Comment l'assurance et la protection sociale contribuent-elles à la gestion des risques dans les sociétés développées ?

 

En classe de Terminale 

- Science Politique 

Comment expliquer l'engagement politique dans les sociétés démocratiques ?