The conjuring 2 : Cas Enfield est sorti en 2016 et est réalisé par James Wan, un réalisateur bien connu du cinéma de l'horreur.

 

The conjuring 2 est un film d'horreur qui nous témoigne l'histoire d'Ed et Lorraine Warren, un couple d'enquêteurs paranormaux connus dans le monde entier. Ils se rendent dans le nord de Londres, à Enfield, afin de venir en aide à une mère célibataire élevant seule ses quatres enfants dans une maison qui serait habité par une entité. Cette entité même aurait également pris possession d'un de ses filles, Janet.

Dans l'extrait qui va suivre, Ed Warren va tenter d'entrer en communication avec cette entité par le biais de la jeune fille.

 

cmon-out-and-talk-to-us-bill-the-conjuring-2-scene-1080phd.mp4

cinema_conjuring.png
 

 

Cette scène est tournée entièrement en plan séquence, c'est à dire un plan couvrant toute la scène, sans aucune coupure, ni montage, fondu ou de champs-contrechamps.
La mise au point est faites sur Ed Warren, l'enquêteur, qui tourne bien évidement le dos à Janet qui est possédée. On ne la voit pratiquement pas, ou du moins très peu distinctement. Cependant on peut tout de même remarqué un changement d'apparence au niveau de son visage. En effet nous apercevons une tâche blanche s'allongeant et formant le visage d'un homme. En tant que spectateur, nous voyons ce que le personnage ne voit pas, et plus Janet se transforme pour laisser place à cette entité, au monstre, plus l'angoisse se met en place. James Wan aurait pu faire cette scène normalement, soit en champs-contrechamps, mais ne le fait pas justement pour cela, pour crée le malaise fondé par le flou de l'arrière plan.
Cette scène est ce qu'on pourrait appeler un scène "anti-spectaculaire" étant donné qu'il n'y a, comme dit précédemment, aucun montage, pas de changement au niveau de la mise au point, de tension ou même de surprise, tout se passe très lentement et calmement. Si évidemment nous faisons abstraction de la voix très rauque que possède cette entité. Un autre effet terrifiant de cette scène, tout digne d'un monstre.

 

Dans cet extrait, la crainte et la peur du monstre ne repose donc que sur l'ignorance et le doute crée par le plan de caméra et la manière de filmer et non pas sur le monstre en lui même.