LA DESINFORMATION ET LES RISQUES ECONOMIQUES, SOCIAUX ET POLITIQUES

Cette année, a eu lieu la semaine de la presse et des médias dans l’école du 23 au 28 Mars. Occasion de comprendre comment les journalistes travaillent et d’apprendre à se protéger de la désinformation. Voire à « s’éduquer aux médias ». Occasion , comme le précise le Ministre de l’Education Nationale, Monsieur Edouard GEFFRAY , d’être un un citoyen éclairé qui puisse avoir accès à une information bien vérifiée et pluraliste.

La désinformation est ce phénomène désastreux sur plusieurs plans (social, économique, politique) avec la diffusion de fausses informations  par des des acteurs malhonnêtes , lesquels exploitent des canaux inédits de désinformation dans l’objectif de tromper , de nuire à une personne , une entreprise, aux marché financiers voire à un pays, et surtout d’en tirer profit.

Si  ce phénomène n'est pas forcément nouveau comme l'explique Grégoire Darcy, doctorant en Sciences cognitives à l'institut Jean Nicod et que «la confiance dans les institutions, les entreprises et les marchés.

Il existe à l’évidence une très grande et grave vulnérabilité face aux réseaux sociaux, canal de désinformation lesquels pour gagner et augmenter leur nombre d’abonnés sont dans la désinformation la plus exacerbée (ex : images spectaculaires, fake news ….). Elle parasite les réseaux sociaux jusqu’au débat public entraînant une vision du monde ou des autres erronée par la fabrication de mensonges qui visent à déstabiliser ou discréditer un ennemi pour "gagner plus". A titre d’exemple, lors de la pandémie, de 2020, l’OMS a tirer la sonnette d’alarme quant à « désinfodémie », et de surcroît massive.

Sur le plan international , autre exemple que la toute récente psychose en France autour des punaises de lit, a été fabriquée de toutes pièces et amplifiée par une campagne de manipulation de l’opinion imputée par le gouvernement français à Moscou .

Les conséquences ne sont pas sans gravité car cette manipulation trompeuse peut influencer les jugement sur des copains de classe, des stars, voire des politiciens, peut  faire prendre des décisions qui ne sont pas dans l' intérêt du citoyen.

Au niveau mondial et pour les entreprises, à mesure que l’IA et la diffusion d’informations trompeuses se propagent à vitesse grand V, elle pèse désormais lourdement avec des pertes financières exorbitantes et des coûts juridiques très élevés pour en corriger les erreurs. . En raison des faux avis, des rumeurs, des détournements de consommateurs, de la dégradation des images de marque soit « des attaques réputationnelles » des coûts juridiques importants pour corriger les informations erronées. Une étude de Sopra Steria  estime que la désinformation coûterait environ 417 milliards de dollars par an à l’économie mondiale, soit près de 384 milliards d’euros, selon le communiqué de l’entreprise publié en 2025. Elle s’est transformée en un risque économique majeur et structurel pour les entreprises.

Pire encore, les fausses informations en situation de crise humanitaire mettent des vies en danger, ce que dénoncent la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge. Dernièrement ces deux associations humanitaires ont mis en garde contre toutes actions visant à entraver leurs missions de protection des vies et de la dignité humaine. Interrogés en Mars 2026 à Radio France, des représentants des associations attestent que de par des campagnes de désinformation, des bénévoles, sur le terrain ont été menacés, insultés aussi dans le but de détourner l’aide apportée aux migrants. Ils soulignent que des véhicules ont été vandalisés avec des pneus creuvés comme le rapporte Charlotte Lindsey, rédactrice du rapport Radio France .

Il devient indispensable, urgent , de lutter contre la désinformation afin de renforcer notre résilience et collective face à ce fléau. Noyant toute information de sourcée non vérifiée, ce déferlement ravageur nous projette « dans un monde réellement renversé où  le vrai est un moment du faux » , ce qu’entrevoyait dès 1967 l’écrivain Guy Debord dans La Société du spectacle. Publié le mardi 24 mars 2026, un rapport de l'ARCOM souligne que 97% des Français déclarent être exposés à des fausses informations. Huit sondés sur dix considèrent qu’il est indispensable de lutter contre la désinformation.

Il faut le considérer comme un risque à part entière à plusieurs dimensions et global, c'est dire mondial dans "l'hyperconnectivité" "désinformative"  transfrontalière de notre époque.

La clé puisse t-elle résider dans une une mobilisation collective pour notre avenir démocratique ?; Un rapport récent de la FICR attire l'attention sur les catastrophes dans le monde en 2026 et en appelle en conclusion aux citoyens, aux gouvernements, aux acteurs humanitaires, aux médias, à reconnaître que la fiabilité de l’information devient bel et bien et à maintes égards parfois une question de vie ou de mort.

 

Lien avec le questionnement de la classe de seconde :

Comment s'organise la vie politique ? en Science Politique

Lien avec les questionnements de la classe de première :

Comment se construisent et évoluent les liens sociaux ? en Sociologie

Comment se forme et s'exprime l'opinion publique ? en Science Politique

Comment l'assurance et la protection sociale contribuent-elles à la gestion des risques dans les sociétés développées ?  en Regards croisés

Comment les entreprises sont-elles organisées et gouvernées ?  en Regards croisés