MODULE 1 : DECRYPTER LES INFORMATIONS MENSONGERES ET MANIPULATRICES

CITOYENNETE

 

NUMERIQUE

 

MODULE 1  : DECRYPTER L’INFORMATION

 

Avant propos : La fabrication ou la diffusion de désinformation est, dans certains cas, punie par la loi (article 27 de la loi du 29 juillet 1881article 322-14 du code pénalarticle L97 du code électoral).

DESINFORMATION ET MANIPULATION 

Décrypter l’information : reconnaître les fake news et les théories du complot

Le but est de  tromper le public pour manipuler l'opinion . nuire à une réputation en  propageant  de fausses informations.

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L’information circule très rapidement sur Internet, mais tout n’est pas vrai. Les fake news et les théories du complot se propagent facilement, notamment sur les réseaux sociaux. Il est donc essentiel d’apprendre aux élèves à repérer les signes d’une fausse information : titre sensationnaliste, absence de source fiable, images truquées (deepfake) qui peuvent porter atteinte à la vie privée et à la réputation d'une personne.

Des  hypertrucages  sont aussi caractérisés soit par  un contenu audio, photo ou vidéo créé ou modifié grâce à des techniques d’intelligence artificielle. Elles permettent d’imiter une voix, un visage ou un mouvement avec un réalisme de plus en plus difficile à distinguer d’un contenu authentique. Dans certains cas, ces hypertrucages peuvent se répandre très vite en ligne, notamment sur les réseaux sociaux.

Ils peuvent notamment être utilisés pour :

  • remplacer un visage dans une vidéo (face swapping) ;  

  • imiter une voix dans un message audio : les paroles prononcées sont modifiées et, dans le cas de contenus vidéos les mouvements des lèvres sont modifiés et resynchronisés (lip synching) ;

  • créer des vidéos ou images entièrement ou partiellement fictives ;

                        EN ACTIVITE 6 

ACTIVITE 1 

grille d'auto-évaluation à remplir 

Activité 2 

Un jeu en ligne pour décrypter les fake news : Jouer à Escape Fake

 

Activité 3 

Lien :  Les élèves ne s’informent-ils plus, ou pire, s’informent-ils mal ? | Parentalité et Numérique

VISIONNAGE DE LA VIDEO :   Intervention d’Anne Cordier sur l’idée reçue : « Les élèves ne s’informent plus, ou pire, ils s’informent mal !https://youtu.be/NKN9E85BhxY?si=n-om9_ebWTqoy-KO

 

 

Activité 4  Un Jeu en libre accès pour développer ton esprit critique 

Lien d'accès au Kit : https://ledome.info/obtenir-le-kit-ocytocine/

ACTIVITE 5 


Consigne : Souligne dans le document en bleu toutes les phrases qui caractérisent  la désinformation puis entoure les buts recherchés et souligne en rouge les conséquences que cela peut avoir

DOCUMENT  LA DESINFORMATION : UN RISQUE A PRENDRE TRES AU SERIEUX

Cette année, a eu lieu la semaine de la presse et des médias dans l’école du 23 au 28 Mars. Occasion de comprendre comment les journalistes travaillent et d’apprendre à se protéger de la désinformation. Voire à « s’éduquer aux médias ». Occasion , comme le précise le Ministre de l’Education Nationale, Monsieur Edouard GEFFRAY , d’être un un citoyen éclairé qui puisse avoir accès à une information bien vérifiée et pluraliste.

La désinformation est ce phénomène désastreux sur plusieurs plans (social, économique, politique) avec la diffusion de fausses informations  par des des acteurs malhonnêtes , lesquels exploitent des canaux inédits de désinformation dans l’objectif de tromper , de nuire à une personne , une entreprise, aux marché financiers voire à un pays, et surtout d’en tirer profit.

Il existe à l’évidence une très grande et grave vulnérabilité face aux réseaux sociaux, canal de désinformation lesquels pour gagner et augmenter leur nombre d’abonnés sont dans la désinformation la plus exacerbée (ex : images spectaculaires, fake news ….). Elle parasite les réseaux sociaux jusqu’au débat public entraînant une vision du monde ou des autres erronée par la fabrication de mensonges qui visent à déstabiliser ou discréditer un ennemi pour "gagner plus". A titre d’exemple, lors de la pandémie, de 2020, l’OMS a tirer la sonnette d’alarme quant à « désinfodémie », et de surcroît massive.

Au niveau mondial et pour les entreprises, à mesure que l’IA et la diffusion d’informations trompeuses se propagent à vitesse grand V, elle pèse désormais lourdement avec des pertes financières exorbitantes et des coûts juridiques très élevés pour en corriger les erreurs. . En raison des faux avis, des rumeurs, des détournements de consommateurs, de la dégradation des images de marque soit « des attaques réputationnelles » des coûts juridiques importants pour corriger les informations erronées. Une étude de Sopra Steria  estime que la désinformation coûterait environ 417 milliards de dollars par an à l’économie mondiale, soit près de 384 milliards d’euros, selon le communiqué de l’entreprise publié en 2025. Elle s’est transformée en un risque économique majeur et structurel pour les entreprises. (......)

Pire encore, les fausses informations en situation de crise humanitaire mettent des vies en danger, ce que dénoncent la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge. Dernièrement ces deux associations humanitaires ont mis en garde contre toutes actions visant à entraver leurs missions de protection des vies et de la dignité humaine. Interrogés en Mars 2026 à Radio France, des représentants des associations attestent que de par des campagnes de désinformation, des bénévoles, sur le terrain ont été menacés, insultés aussi dans le but de détourner l’aide apportée aux migrants. Ils soulignent que des véhicules ont été vandalisés avec des pneus creuvés comme le rapporte Charlotte Lindsey, rédactrice du rapport Radio France .

                                                                                                                                                                                                      Gisèle C. Mars 2026

ACTIVITE 6

LES OUTILS POUR DEMASQUER LES FAKE NEWS

1. Adopter une posture critique face à l’information

Développer son esprit critique commence par une démarche simple : questionner ce que l’on lit, entend ou partage. Avant de relayer un contenu, il est utile de se poser quelques questions essentielles :

- Qui est à l’origine de cette information ? Le site ou l’auteur est-il clairement identifié ?

- L’information est-elle récente ? Sa date de publication est-elle visible ?

- Peut-on retracer les sources citées ? Sont-elles elles-mêmes crédibles ?

- Le contenu présente-t-il un ton sensationnaliste ou des intentions politiques/commerciales ?

Cette attitude permet de prendre du recul, en particulier face à des messages très partagés ou émotionnellement chargés.

2. Des outils au service de la vérification

Plusieurs plateformes reconnues offrent des moyens efficaces pour vérifier une information :

CheckNews, développé par Libération, permet aux internautes de poser directement leurs questions. Les journalistes enquêtent ensuite pour répondre, avec des sources à l’appui.

AFP Factuel, le service de l’Agence France-Presse, publie régulièrement des décryptages d’intox très partagées. Il s’agit d’une source rigoureuse, mobilisant les ressources d’un réseau mondial de correspondants (factuel.afp.com).

Les Observateurs de France 24 proposent, en plus de contenus vérifiés, des tutoriels pour apprendre à décrypter une image ou une vidéo douteuse, notamment via la recherche inversée.

3. Comprendre les images, démonter les montages

Les contenus visuels – images hors contexte, vidéos trafiquées, montages fallacieux – jouent un rôle majeur dans la diffusion de fausses informations. Des outils comme InVID ou WeVerify permettent d’analyser les métadonnées d’une vidéo, de repérer des images similaires, ou encore de détecter des signes de manipulation.

Ces solutions sont utilisées par les professionnels du journalisme, mais elles sont également accessibles au grand public. Plusieurs tutoriels sont disponibles en ligne pour en faciliter l’usage.

Des repères pour naviguer avec confiance

D’autres ressources peuvent accompagner les citoyens dans leurs recherches :

NewsGuard propose une extension de navigateur qui évalue la fiabilité des sites d’information selon des critères transparents.

Google Fact Check Explorer offre un moteur de recherche dédié aux articles de vérification.

- Enfin, au niveau européen, l’EDMO (European Digital Media Observatory)regroupe des chercheurs, journalistes et plateformes pour mutualiser les efforts contre la désinformation.


4. Vers une culture commune de la vérification

Face à l’ampleur des fake news, l’enjeu dépasse la simple rectification de faits : il s’agit d’encourager une culture de la vigilance et de la responsabilité partagée. Que l’on soit élève, enseignant, parent, médiateur numérique ou simple usager du web, chacun peut devenir un maillon actif de la lutte contre la désinformation.

Renforcer nos réflexes de vérification, c’est aussi protéger notre démocratie et la qualité du débat public.