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NOUVELLE LUKAS MOTCHAN

Dans une belle prairie, perdue dans la campagne sauvage française, un village surplombait la vallée verdoyante riche en plantes qui sont endémiques des lieux, et d’animaux d’une rareté et d’une beauté exceptionnelle. Seulement une route passait par cette vallée, faisant d’elle un grand axe vers les villages alentours. Plusieurs chaumières et autres foyers avaient allumer un feu de cheminée car il faisait très froid. Dans la brume matinale, très lugubre et sans aucun bruit, une vieille dame marchait le long du trottoir dans une ruelle étroite du village. Âgée de 85 ans, grande et inaccoutumée, elle attirait les regards des autres à chaque fois qu’elle sortait faire ses courses au marché, même les vendeurs baissaient leurs regards face à sa laideur. Tout le monde l’appelait : « La sorcière noire » car elle était constamment vêtue d’une tenue digne d’un enterrement accompagnée d’un chapeau à voilette. Sa tenue contrastait avec cette rose blanche comme la neige qu’elle portait toujours sur elle. Sa maison se situait très loin du village, dans un forêt réputée comme étant l’une des plus étranges de la région ; on dit que c’est un lieu où la magie noire et la sorcellerie se pratiquaient, mais cela semblait être une légende pour effrayer les enfants. Les villageois, ayant foi en cette légende, se demandaient tous si cette dame était liée a ces étranges pratiques…

 

Un jour, une cérémonie se déroulait devant l’église du village, créant un grand rassemblement, on aurait dit que c’était un hommage à quelqu’un d’important. Tous étaient monotones, vêtus entièrement de noir. Tous, sauf cette dame qui pleurait de grosses larmes, tenant à la main un grand bouquet de roses blanches, en hommage à sa grande amie à la rose blanche ; la vielle femme, grande et laide s'est éteinte. Toute sa vie elle avait été rejetée de tous, mais pourtant aujourd'hui tout le monde s'est rassemblé pour elle. Cette dame, tout en sanglotant, rappelait à tous, lors de son discours, au combien la vie de son amie n'étaient que misère et trouble depuis la mort déchirante de ses parents dans cet accident de bateau lorsqu'elle avait a peine 3 ans. Devenue orpheline, elle fut placé dans une famille adoptive très stricte, impitoyable, et violente avec elle. Elle fut contrainte de s'enfuir pour se libérer de cet enfer, et pour vivre une vie meilleure, comme elle le croyait. Mais malgré ses espérances de vie épanouie et heureuse, cela ne fut que douleur, tristesse, et désespoir. Elle portait les cicatrices de cette enfance violente, son visage en était défiguré, et elle faisait peur à voir. Lorsqu'elle s'installa dans le village, personne ne lui adressait la parole ou ne se souciait d'elle ; c'était une étrangère, elle y était considérée comme un monstre, une figure inhumaine. Les railleries et les regards devinrent de plus en plus récurrents. Un jour, après sa quotidienne sortie au marché, des hommes du village la frappèrent violemment pour une raison encore inexpliquée (le regard de la dame se tourna vers ces hommes, ils baissèrent la tête). Cet excès de violence poussa la miséreuse à fuir, car cela lui rappelait de douloureux souvenirs. Cela brisa tous ces espoirs de vie meilleure. Elle s'installa donc dans cette forêt, où vivaient tous les rejetés du village, ceux qui dérangent tant par leur apparence que par leur passés et leurs démons. Elle continuait quotidiennement à aller au marché, en faisant abstraction aux moqueries qui persistaient. Elle portait désormais son chapeau à voilette qui cachait son visage tuméfié, et tenait dans ses mains la fameuse rose, symbole pour elle de paix et de sérénité. Lorsqu’elle fut trouvée morte sur le chemin qui menait au village, sa rose était sur son cœur ; elle était morte sereine et apaisée, sans violence ; la vieillesse l'a emportée.


 

Une fois le discours de la dame terminé, tous les habitants avaient la larme à l’œil, jamais ils ne s'étaient souciés ou renseignés sur la vie de cette pauvre défunte. Alors, lorsque le cercueil fut enterré, et que la tombe fut posée, un long silence retentit. La tombe était dans un endroit isolé du cimetière, près d'un grand chêne. La pluie commença à tomber, mais malgré cela, tous prirent le temps de déposer une fleur blanche sur la tombe et d'avoir une pensée pour elle. Son amie souriait, elle était heureuse ; la femme qui faisait auparavant peur à tout le village l'avait réuni tout entier, et sa tombe était la plus resplendissante de toutes.

Commentaires

1. Le 30 mai 2017, 11:47 par Lycée de Villaroy, Guyancourt (78) M. FAGUER

La narration est assez bien menée, avec quelque incongruences (par exemple le visage encore tuméfié des années après les coups donnés). La fin est belle.

Consignes: respectées, sauf le dialogue avec une personne du convoi (remplacé par un discours). 7,5/10

Langue: AB. Revoir le sens de "endémique". L: 6/10