31 mars 2012

L’éducation civique en « théorie » ou en « pratique » ?

Tout cela se discute bien entendu et le mérite de cette année Jules Verne, c’est bien sûr de découvrir les choix de l’Academy et aussi en apprécier les différents points de vue.

A l’Academy, l’élaboration des programmes est plus libre que dans les écoles publiques pur-jus. Le choix a donc été fait de ne pas inclure dans l’emploi du temps un enseignement d’éducation civique formel. Cependant, il n’en est pas moins absent de l’enseignement.

Côté apports théoriques, l’école propose plusieurs temps forts dans l’année : l’esprit « patriotique » & le souvenir le 11 novembre, l’esprit d’entreprise et d’initiative avant Noël… A chaque temps fort, les élèves sont réunis en assemblée puis en groupe de tutorat pendant 2 leçons environ et leur sont proposés une discussion, une action, une lecture, une présentation Powerpoint… Le « package pédagogique du jour » a été conçu par une ou quelques personnes de l’encadrement. On demande donc aux profs d’appliquer le programme point par point, le même pour tous les élèves, tous les âges. Là interviennent mes premiers doutes. Autant l’idée de profiter des groupes de tutorat pour envisager un temps fort est intéressante car il permet, toujours le même principe, d’échanger entre élèves de tous âges, néanmoins j’avoue aussi que cela me dérange car chaque prof perd son autonomie quant à l’approche choisie. Il peut choisir dans le package ce sur quoi il va mettre l’accent mais il ne peut guère choisir d’autres contenus or, entre un élève de 11 ans et un de 15 ans, il y aurait tout de même matière à adapter.

Et à la fin, que reste-t-il de ce temps fort ? On notera le lien à l’action ici. Chaque temps fort implique les élèves dans un projet. Quelques exemples…

  • A la fin de la journée du souvenir, on demanda à chaque élève d’écrire sur un coquelicot en papier un Thank You dédié aux soldats morts pendant les guerres en soulignant l’importance de leurs sacrifices pour le monde d’aujourd’hui. Après avoir été collectés, les « meilleurs » (les plus clairs et plus « inspirés) auront été mis en forme dans une « gerbe » que des « student leaders » volontaires déposèrent le dimanche suivant (le 13 novembre donc) au monument aux morts de Sheerness lors de la cérémonie officielle ;
  • Lors de la journée « esprit d’entreprise » avant Noël, chaque groupe de tutorat avait deux missions. La première consistait à décorer les portes de leurs salles de classe en utilisant un maximum l’esprit d’entreprise, d’équipe et de leadership afin d’être le groupe le plus efficace et gagner la compétition inter-classes. La deuxième était caritative. Il s’agissait de confectionner un panier/boîte garni à partir des dons en nature des élèves, chaque boîte devant être offerte à un foyer dans le besoin. Cette année, l’initiative a suscité quelques remous car il était demandé que les groupes choisissent eux-mêmes les récipiendaires de leur collecte. Des collègues ont été choqués par la stigmatisation que cela impliquait et ont demandé que cela soit plutôt donné à une association locale qui s’occuperait de choisir les foyers plutôt que les élèves eux-mêmes.

Sur le papier, ces projets rendent finalement assez bien. Je me pose toutefois la question de la « pérennisation du discours civique » lors d’actions aussi ponctuelles et auxquelles peu de temps est, somme toute, consacré. Pour beaucoup d’élèves, ces temps forts sont synonymes de non-cours et peu semblent vraiment concernés par les actions à mettre en place. Peut-être un peu plus de préparation en amont pendant les moments en groupes de tutorat permettrait une meilleure implication ? Il est vrai néanmoins qu’on leur en demande beaucoup déjà…

Quoiqu’il en soit, cela m’amène naturellement au deuxième volet de cette éducation civique à l’Academy : l’ancrage dans la communauté. Comme le résultat des temps forts le démontre bien, l’école s’inscrit volontairement dans son environnement, dans sa communauté. Le mot est d’importance car il reflète aussi la valeur morale voire anglicane de ces actions.

On l’aura vu lors des deux exemples précédents, l’école participe à la vie locale aussi souvent que possible.

Tout d’abord, les charities. Depuis mon arrivée ici, il me semble que j’ai été on-ne-peut-plus surpris voire dérangé par la pléthore des sollicitations caritatives. Spectacles, journées d’actions, journée souvenir… Tout est associé à une sollicitation. Il s’agit de donner donc. Son temps, son argent. Sans vouloir politiser cet article, il est évident que cela reflète aussi toute la culture britannique voire anglo-saxonne. L’Etat se concentrant de plus en plus sur ses devoirs régaliens, à l’individu de s’inscrire, ou pas, dans une démarche plus collective pour un meilleur-être social. Quoiqu’il en soit, chaque élève est donc souvent impliqué dans des bonnes œuvres. Des Year 7 (équivalent 6ème) vendront des « cupcakes » faits maison lors des pauses, des Year 10-11 (3ème-2nde) en BTEC coiffure et esthétique proposeront leurs services aux profs voulant se faire pomponner (vu mon peu de cheveux, je n’ai pas tenté, j’avoue ! :)), les élèves de danse et de théâtre se produiront en spectacles, des tombolas seront organisées lors de ces occasions ou même en dehors, des « poppies » seront vendus en novembre, et encore dernièrement, lors du weekend du sport relief en GB (le 23-25 mars), une grande partie des élèves aura couru le Sport Relief Mile après avoir trouvé des sponsors bien évidemment… etc. Comme vous le voyez, pas une semaine ici sans l’occasion de s'impliquer pour une action caritative ou de mettre la main à la poche tout simplement.

Cependant, s’ancrer dans la vie locale, c’est aussi multiplier les occasions pour se rendre visible et utile à la communauté. Comme j’ai pu le citer plus haut, des élèves de l’école ont assisté à la journée de commémoration et déposé une gerbe. L’école a offert des dons en nature collectés auprès des élèves pour des associations locales. Des élèves ont participé à la conception d’un espace-enfants dans un nouveau parc (projet au long cours qui a mis 3-4 ans). D’autres réfléchissent à l’aménagement du « jardin du souvenir » de la ville de Sheerness. D’autres encore ont fait des reportages pour la BBC sur des sujets locaux… etc. C’est probablement ce qui me séduit le plus ici. La communauté attend de l’école qu’elle s’implique et participe à la vie locale. Pour tout projet, l’école est sollicitée. Libre ensuite aux profs intéressés de s’y mettre ou pas. Mais généralement, il y en a toujours qui saisissent l’opportunité pour « engager » leurs élèves. De même, les élèves eux-mêmes peuvent se saisir d’un projet ou en proposer, surtout ceux faisant partie des student leaders, charity leaders, environment leaders… Des sortes de commissions dans lesquelles les élèves de tous niveaux élaborent des projets liés à une sphère d’action particulière.

Ce qui change vis-à-vis de la France, c'est tout de même l'implication des élèves dans la vie de l'établissement et les moments où on leur confie des responsabilités. Le système de "commissions" décrit est mis en place dès le début collège or cela ressemble plutôt au CVL (Conseil de la Vie Lycéenne) en France. De plus, dès le départ, les élèves sont élus pour une commission, action particulière, du coup cela en implique beaucoup plus. D'un autre côté, là où l'autonomie des élèves est prépondérante en France pour ce qui concerne le CVL, l'encadrement prof demeure fort ici (lié à l'âge aussi). Pour en terminer avec cette comparaison franco-britannique, il s'avère aussi que les 6th formers (équivalents 1ères et Term) ne participent pas à ces instances. L'attente des élèves est différente aussi. A ce niveau, beaucoup d'élèves sont sortis du système avec le GCSE à la fin de Year 11 (équivalent du Diplôme National du Brevet... Hormis le fait qu'il vaut qualification). Ceux qui restent visent le A-level et l'université. Les groupes de tutorat n'existent plus. L'élève vient sur la base d'un choix (la fin de la scolarité obligatoire à 16 ans est bien marquée) et de ce fait, le rapport élèves-profs en est changé, il s'agit plus d'une collaboration à ce niveau avec beaucoup d'individualisation. De ce fait, si projets il y a, ils sont montés à partir du lien prof-élève(s) ou à partir des propositions et actions des élèves eux-mêmes. Une vision différente d'envisager la prise de responsabilité citoyenne donc.

Par conséquent, toute cette vie intra et extra-cours au niveau collège notamment crée des ponts entre école et vie quotidienne. « Ce que je fais à l’école n’a pas rien à voir avec la vie dehors. Mon école n’est pas une bulle. » Même si cela se fait en France bien sûr, il me semble que cela n’atteint pas les mêmes proportions. Peut-être les autorités locales n’ont-elles pas les mêmes attentes vis-à-vis de l’école d’une part ; peut-être aussi sans doute les profs peuvent-ils moins bousculer leurs programmes d’autre part; enfin, les élèves ont-ils peut-être plus l’habitude de se reposer sur leurs délégués ou leur encadrement pour que quelque chose soit lancé. J’écris bien sûr à la lumière des établissements que je connais en France et il va sans dire que ça bouge probablement plus dans beaucoup d'autres collèges & lycées. Mais cet exemple anglais de l’ancrage dans la communauté reste positif et intéressant à considérer en tout cas.

26 novembre 2011

Si je viens, je gagne combien ?

Un peu provocateur ce titre mais il résume assez le choc que l’on peut avoir en s’intégrant à l’Academy. Eh oui, les élèves sont payés ici. La monnaie : le VIVO. Le marché : un site web qui propose aux élèves tout type de produits afin de dépenser leurs vivos. Comment en gagner ? Tout type d’effort est valorisé et doit l’être. Chaque professeur a un budget de 500 vivos par semaine et il doit tout faire pour les distribuer aux élèves de ses classes. Alors cela va d’un effort en cours : un élève timide qui prend la parole, un élève d’habitude agité qui s’est bien tenu ce coup-ci, un devoir bien fait, une bonne réponse, un exercice accompli parfaitement etc. Certains élèves sont même encouragés par leurs tuteurs à demander des vivos lorsqu’ils estiment avoir été bons en cours…

De même, un élève assidu peut gagner jusqu’à £25 lorsque son nom est tiré au sort le lundi en assemblée plénière.

Soupir… Sacré système allez-vous sans doute penser… L’école joue à fond la carte de la société de consommation.

Pour en avoir parlé avec des collègues, cela n’a pas l’air très dérangeant en tout cas car ce système s’inscrit dans un contexte très particulier. Regardons le pourquoi de ce système… L’Academy est une nouvelle structure d’établissement mise en place il y a peu (2-3 ans pas plus) afin de sortir de l’ornière des zones complètement moribondes au niveau éducatif. Il s’agit donc de convaincre parents et élèves eux-mêmes que cette structure va changer les choses et que, oui, du positif peut être envisageable grâce à l’éducation et que, oui, l’école peut-être autre chose qu’une structure stigmatisante mettant chacun face à ses échecs et à ses limites.

En fait, l’école doit repenser son image de A à Z ici. Outre les traditionnelles missions d’instruire, éduquer, préparer l’individu à son futur et en faire de lui un citoyen responsable, elle doit ajouter celle de revaloriser chaque individu, objectif qu’elle est souvent bien seule à se donner.  Beaucoup de parents ont souvent perdu confiance et regardent l’école comme une structure peu engageante et somme toute inutile. De même, beaucoup de familles sont déstructurées et ne sont pas assez derrière leurs enfants. Le vivo s’adresse donc directement à l’élève, incite et récompense (les deux maître-mots de l'initiative) tous ses efforts car souvent il est seul pour trouver l’émulation qui l’incitera à se lever chaque matin et à aller à l’école, suivre les cours sérieusement et faire ses devoirs. L’aspect consumériste changera-t-il la donne ? Pour l’heure, l’Academy constate que le niveau de présence est en hausse, la lutte contre l’absentéisme marche donc et le vivo fait partie intégrante du dispositif. A voir au bout du compte ce que ça donne et aussi… ce que ça coûte !

D'un point de vue personnel, je suis dorénavant plus mesuré. Je ne suis pas encore partisan d'un tel principe mais il me fait réfléchir sur ma pratique. Je me pensais pourtant encourageant en France, je me rends compte que je l'étais de façon trop discrète encore, notamment pendant mes cours. Souligner l'effort, en faire des tonnes et dire qu'on est content doit faire l'objet de notre attention en classe car on reste bien souvent trop focalisé sur l'erreur. Or comment avoir des élèves qui osent en cours si on ne montre pas qu'on accueille leurs efforts avec autant d'énergie que celle que l'on donne lorsqu'on repère une erreur ? A méditer & à s'approprier... C'est du moins ce que ma cheffe de département ne cesse de me dire ! :)

Et pour vous chers collègues, ça donne quoi l'incitation dans vos établissements ?

Le défi de la Lecture...

Le vendredi en Ready To Learn ainsi qu'un autre matin au choix du tuteur, c’est le moment de la lecture individuelle, notamment afin de lutter contre le déficit de lecture chez les élèves et améliorer les aptitudes assez faibles des élèves de l’école en général en ce qui concerne la maitrise de l’anglais. Cela a une efficacité très faible d’après ce que j’en ai vu. Lire reste un effort trop difficile pour certains, plus intéressés par le chat informel que permet le RTL. De même, cela suppose aussi un minimum de curiosité qu'il s'agirait de stimuler en priorité… mais comment ? Quoiqu'il en soit, l’effort et l’intention demeurent louables et témoignent d’un réel souci de lutter contre l’illettrisme futur si ces élèves ne s’efforcent pas de lire. D'un point de vue plus "réaliste", cette action est directement liée aussi à la volonté du nouveau principal de faire progresser les résultats de l'école et la faire décoller du bas du classement des écoles de Grande-Bretagne. Avec 30/35% de réussite au GCSE (examen équivalent au Diplôme National du Brevet en France), il y a en effet du boulot et la pression des mécènes de l'école est grande sur les épaules du "management"! Reste maintenant à savoir si un effort parallèle concentré sur la bibliothèque, la ressource documentaire et l’emploi de documentalistes confirmés ne seraient pas un atout plus efficace encore et qui rendrait à la lecture une attraction plus positive. Ici en effet, pas vraiment de documentalistes comme je peux en connaître en France et avec qui les projets de recherche et de TPE se montent naturellement et efficacement. De même, l’apprentissage même de la recherche documentaire est diluée et semble se limiter à l’action individuelle de chaque prof, ce qui parfois se réduit à peau de chagrin vu le peu d’heures d’enseignement pour chaque matière. Apprendre à sélectionner une information sur le net semble aussi un autre défi qu’une telle présence pourrait permettre de relever plus efficacement. Il n’est pas rare de voir des élèves revenir en cours avec des pages directement tirées d’un site sans vraiment de retravail dessus (enfin, là encore, je ne suis pas en train de dire qu'en France, aucun élève ne fait ça !!!). Ensuite, le fond même de chaque bibliothèque se résume à portion congrue, une salle par école, quelques étagères. D’ailleurs, pour trouver la bibliothèque, il faut se lever tôt. Ce n’est absolument pas un endroit fait pour attirer l’élève. De plus, quand aurait-il l’occasion d’y aller ? Son emploi du temps est rempli et les pauses, notamment celle du déjeuner, sont vraiment très courtes. Dommage… Enfin, ma découverte continue, je vais peut-être modifier ce point de vue après de plus amples déambulations dans l’école.

Et vous, chers collègues verniens, qu'en est-il de la lecture dans vos établissements de rattachement ? des bibliothèques ? de la recherche documentaire ?

Le matin, c’est RTL!

Non, je ne vais pas parler de la station radio que je n’écoute pas d’ailleurs mais d’un moment assez original en fait : le « Ready To Learn » quotidien. De 8h30 à 8h50, il s’agit de la période 1 de la journée de chaque élève de Year 7 à Year 11. Soupape, transition pour entrer dans la journée… Le programme est établi à l’avance et chaque prof a en charge des élèves qu’il suit d’année en année, du moins, dans le meilleur des cas. Ma première impression est positive. Le groupe mélange les années, les élèves se connaissent donc mieux et peuvent s’entraider, du moins, les plus âgés envers les plus jeunes déjà. Moi qui enseigne dans un lycée où on regrette le fait que seuls les élèves de terminales s’investissent dans les associations d’élèves etc., un tel tutorat pourrait déjà permettre une émulation entre élèves, les plus expérimentés motivant les plus jeunes et les coachant, plus ou moins, bien sûr.

Rapport assez privilégié entre le tuteur et son groupe, il s'agit d'une "family unit" (conception assez étonnante pour le prof français que je suis). Discipline assez souple, les jeunes discutent entre eux tant que le tuteur ne donne pas d’information spécifique. Moment aussi particulier où le tuteur vérifie le matériel de chacun, l’uniforme, les excuses pour une absence etc.  1 fois par semaine, le vendredi généralement, c’est le “palmarès” de l’assiduité. Moment important dans la politique de lutte contre l'absentéisme, les taux de présence de chacun sont énoncés et chaque élève le note dans son agenda, histoire d’inciter un suivi, souligner l’importance de l’assiduité en responsabilisant chaque élève. Tout élève qui a 100% rentre dans le lot parmi lequel un nom sera tiré au sort en assemblée plénière le lundi matin afin de gagner £25. Incitatif financier donc (on y reviendra dans un prochain article). Les tuteurs sont aussi très fortement sollicités pour faire évoluer leur "famille" au mieux. Chaque assemblée du lundi donne lieu à un « round of applause » pour les groupes en haut du palmarès : assiduité, points de comportement, vivos. Mais les autres sont montrés du doigt et encouragés à faire mieux. Exemple d’action d’une tutrice : elle offre des beignets sur ses deniers personnels à tous ceux qui ont 100% d’assiduité dans la semaine ou à ceux qui ont eu 0 « behaviour points » ou points de comportement, en fonction du point à améliorer bien sûr. On appréciera ensuite l’aspect sucré de la récompense. En tout cas, il s'agit en général de donner à l'élève un sentiment d'appartenance et de responsabilité vis-à-vis de sa "famille" et ce schéma est décliné à chaque strate de l'Academy : les groupes de tutorat ou "family unit" et les 5 écoles composant l'académie. Ce que l'élève fait ou ne fait pas influe sur le reste du groupe et forcément, la compétition entre « groupes de tutorat » est mise en avant car chacun peut faire gagner ou perdre sa "famille" ou, au niveau supérieur, son école. Théorie de l’exemple apparemment mais peut-être aussi un peu celle de la culpabilisation et la stigmatisation. Bien souvent, ce cadre donne des bases pour des élèves en manque de structures chez eux. Reste à savoir néanmoins si l’élève s’approprie la règle du coup ou si, lorsque le cadre n’est plus, les habitudes naturelles reviennent au galop… A voir plus tard à la sortie de l’école donc.

Et de votre côté chers Verniens, y'a-t-il aussi une démarche de tutorat ? Et si oui, comment cela se passe-t-il ?

25 septembre 2011

Hello from Sheppey !

Sheppey ? Mais où est-ce donc ? C'est bien la première chose que j'ai pu me dire lorsque j'ai été nommé là-bas !

Petite île à l'embouchure de la Medway et Tamise, au nord-est du Kent, à 1h30 de Londres & 30min de Canterbury... voilà donc pour la situation.

Pour ce qui est de l'établissement, il s'agit de "The Isle of Sheppey Academy", un nouveau type d'école mis en place par le gouvernement britannique pour faire face à des situations difficiles dans certaines zones. Celle de Sheppey a été créée il y a 3 ans maintenant et est "sponsorisée" en plus de recevoir des fonds publics. L'ambition est simple : donner leur chance à des élèves dont l'environnement social est loin d'être favorisé. L'établissement accueille environ 2500 élèves pour tout ce qui concerne les études secondaires, de la fin du primaire au A Level (équivalent +/- du bac) en passant par le GCSE. Il offre aussi tout un pan de "vocational studies" et de "BTEC", l'équivalent de nos sections professionnelles. L'école est divisée en 2 sites distants de quelques kilomètres, l'un à l'Ouest, l'autre à l'Est. Ces 2 sites eux-mêmes comptent 2 et 3 "family units", des structures plus petites qui jouent le rôle d'école pour chaque élève... d'où la couleur de leurs cravates...

Pour l'heure, je suis affecté au département MFL (pour Modern Foreign Languages) et l'on m'a chargé d'enseigner le français.

A bientôt pour plus de détails...