12 mai 2014

"L'Oiseau de feu", un ballet symbolique !

25 juin 1910, les décors de L’Oiseau de feu sont dressés au sein de l’Opéra de Paris. Ce ballet composé par Stravinsky qui le rendit célèbre est inspiré d’un conte national russe méconnu lui-même nommé L’Oiseau de feu. Ce mémorable ballet ne fut cependant que peu chorégraphié entraînant l’intérêt du chorégraphe et danseur français, Davy Brun, qui donna pour raison que : « Mon envie forte de rencontrer ce musicien surprenant peut faire renaître L’Oiseau de feu dans sa version originale » puisque « L’Oiseau de feu n’a pas mérité l’attention des chorégraphes » contrairement à ces semblables classiques qui connurent de nombreuses interprétations  contemporaines.

Ainsi, cent quatre ans plus tard, L’Oiseau de feu connut finalement son interprétation contemporaine vue par Davy Brun. Dès le commencement de la représentation, de nombreux éléments symboliques sont présents. Au milieu de la scène, plongée dans le noir ayant pour seule source de lumière un rayon doré placé au centre du décor, une pomme. 

Ce fruit représente bien des choses : le fruit de la Tentation d’Adam et d’Eve, le Savoir, l’Amour, la fertilité mais aussi la victoire sur le chaos. La lueur lumineuse donne une couleur dorée à cette pomme qui devient la pomme d’or du Jardin enchanté de Kachtcheï et lui accordant ainsi une autre symbolique : la royauté et l’immortalité ! L’Oiseau de feu apparaît alors et danse gracieusement autour de la pomme. Celui-ci est une jeune femme aux cheveux dorés et au haut rouge symbolisant les flammes du feu et quand celle-ci se met à agiter ses bras de plus en plus rapidement, L’Oiseau de feu peut prendre son envol en agitant ses belles ailes rouges. Génie technologique employé dans cette scène ! Puis soudain, le crime est commis, l’Oiseau a croqué dans la pomme et s’enfuit.

Apparaît alors les gardes du château chargés de faire leur ronde. Ceux-ci sont tous vêtus de la même manière, tout en noir. Leur évolution dans le noir ne permet pas de voir leur visage préservant leur anonymat mais aussi leur ressemblance. Ils découvrent la disparition de la pomme et sortent de la scène pour aller annoncer la disparition. Alors, L’Oiseau fauteur apparaît et court d’un côté à l’autre en essayant de sortir du château. Un des danseurs, interprétant sûrement Ivan Tsarévitch, réapparaît et poursuit l’Oiseau. Celui-ci se met à danser interprétant la célèbre Danse de L’Oiseau de feu et suivit dans ses mouvements gracieux par le danseur. Puis brusquement, Ivan Tsarévitch capture l’Oiseau. Cette capture est symbolisée par la laisse-sangle passée autour du cou de la jeune femme et du poignet d’Ivan. S’en suit les Supplications de l’Oiseau, une magnifique danse réalisée par les deux danseurs qui montrent par leurs gestuelles que l’Oiseau cherche à retrouver la liberté en essayant de se libérer des portés. De plus, la laisse-sangle y trouve toute son importance puisque les danseurs ne la lâchent jamais. Ivan finit par libérer l’Oiseau.

Les autres danseurs reviennent sur scène avec une pomme à la main pour entamer le Jeu des princesses enchantées avec les pommes  d’or du ballet. Un rideau doré tombe devant les danseurs. Que symbolise-t-il ? Une cage dorée ? Pour l’Oiseau ou les princesses ? Les danseurs commencent à se mouvoir et à interpréter leur chorégraphie tout en laissant une place centrale aux pommes. En effet, celles-ci ne quittent jamais la main, la bouche ou le devant de la scène même pendant les portées. Ils finissent par quitter la scène pour ne laisser que deux danseurs qui réalisent leur ronde. De manière inattendue, des silhouettes noires et revêtues d’une cagoule noire entrent sur scène et séparent les deux danseurs en leur enfilant leurs cagoules. Les monstres-gardiens de Kachtcheï sont arrivés et ont capturé Ivan. Tous les danseurs dansent dans un ensemble décharné et instable. Une des danseuses enlève son haut noir afin de redevenir l’Oiseau de feu. La danseuse se met à danser avec les monstres-gardiens afin de les charmer, de les enchanter.

Puis soudainement, les sujets de Kachtcheï se regroupent dans un coin de la scène et entament une danse infernale, maléfique. La présence de flash lumineux de plus en plus rapide rend cette scène fortement diabolique et effrayante. L’homme immobile et droit au milieu de la scène ne fait rien, reste insensible comme dans une transe endormi par l’Oiseau de feu puis il se réveille. Les danseurs l’enferment dans leurs bras et le bousculent d’un côté à l’autre en se pliant comme si l’homme est emmené vers l’Enfer. Il tombe mort et est transporté hors de la scène par les danseurs.

Les lumières s’éteignent entraînant la disparition du décor, du château et en plongeant la scène et le public dans le noir complet. Les spectateurs reviennent à la réalité après avoir découvert un nouveau monde.

11 mai 2014

Une nouvelle vision de SpiderMan

A l'occasion d'une relecture de Camille Redouble réalisé par Noémie Lvovsky, nous avons accueilli un intervenant qualifié sur le cinéma. La séance à duré deux heures et pendant cette intervention nous nous sommes intéressé au Fantastique d'apprentissage. Le fantastique d'apprentissage est un processus qui consiste à remonter le temps, les idées et les émotions, il permet ainsi de propulser un personnage dans sa jeunesse, dans son futur ou plus largement dans des vies virtuelles ou fantasmées. L'intrigue s’apparentant énormément au projet de Francis Ford Coppola nous a permis de faire un lien avec Peggy Sue s'est mariée(1987). Mais qu'est ce qui unit réellement les deux films ? Et bien, il s'agit en fait de la vie et des déboires d'un adolescent type. Ainsi nous avons pu ouvrir sur le "blockbuster" réalisé en 2002 par Sam Raimi, Spiderman. Si vous l'ignoriez Spiderman conte l'histoire d'un adolescent qui se nomme Peter Parker éperdument amoureux d'une certaine Mary Jane, qui lors d'une visite dans un laboratoire scientifique se fait piquer par une araignée. A la suite de cette piqûre il va développer des réactions physiques inattendues et va s'en servir pour sauver des personnes en danger. L'intervenant nous a ensuite montré quatre scènes: la première expose comment Peter découvre ses pouvoirs, la deuxième se déroule à la cafetaria du lycée de l'adolescent ou il ne comprend pas encore l'étendue de ses pouvoirs, puis lors de la troisième scène on assiste à la découverte et l'exploitation de ses pouvoirs, enfin la dernière scène se déroule à l’extérieur, Mary Jane se fait agresser par un groupe d'hommes dans une ruelle où Peter Parker devenu alors Spiderman lui vient en aide et reçoit en guise de remerciement un baiser de la jeune femme. Ces quatre tableaux n'avaient pour moi aucun lien particulier jusqu’à ce que l'intervenant nous montre images par images l'importante connotation sexuelle qui en ressort. Le caractère sexuel implicitement exposé dans le film reflète la phase inévitable de l'adolescence, la puberté. La découverte de son nouveau corps et de ses nouvelles capacités définit parfaitement la puberté. J'ai trouvé cette intervention très intéressante même si j'ai trouvé que parfois le journaliste allait un peu loin, cependant je respecte son interprétation et cela m'a permis de voir Spiderman sous un nouvel angle.

This bird is on fire !

Nous avons assisté lundi 5 mai à la toute première représentation du ballet L'Oiseau de Feu de Stravinsky, adapté par Davy Brun. A l'origine tiré d'un conte traditionnel russe, L'Oiseau de Feu est complètement revisité par Davy Brun de façon plus contemporaine. Les chorégraphies sont originales et provoquent de ce fait l'étonnement du spectateur. Tous les danseurs sont vêtus de noir, hormis "l'oiseau" qui porte un vêtement rouge. La couleur du vêtement ainsi que la chevelure de la danseuse symbolise parfaitement le feu hardant qui anime l'oiseau. Les décors sont minimalistes ce qui permet aux spectateurs de se concentrer davantage sur les prouesses des danseurs ainsi que sur tous les symboles présents sur scène lors de ce spectacle. Cependant un étrange objet est utilisé : une pomme. Elle n'est pas sans nous rappeler le fruit défendu du jardin d'Adam et Eve. D'ailleurs, dès l'instant où les danseurs croquent dans la pomme, ils sont comme enfermés par des rideaux qui forment des barreaux. Cette œuvre est bel et bien symbolique et montre bien la liberté qui anime l'oiseau de feu et qui lui permet sans doute de vivre. 

Au cœur du spectacle de L'Oiseau de Feu: Cinquième et de la Sixième scène.

Quatrième fois au théâtre ! Après avoir attendu de nombreux mois, pour assister à la représentation de danse contemporaineL'Oiseau de FeuparStravinsky, notre classe a pu prendre place dans la pièce du "Grand Théâtre" du théâtre des Gémeaux.

 

Quand le noir se fait sur scène, tout le monde arrête de parler. Le premier tableau, une femme au maillot rouge se met à courir, en fuyant quelque chose. Au bout de quelques minutes de danse et après quelques mouvements explicites (tels que ses bras agités comme des ailes), on comprend que cette femme est l'oiseau. Elle prend une pomme d'or, à priori une pomme d'or. Cette première scène « Le Jardin enchan de Kachtcheï »combinée avec la deuxième « Apparition de l’oiseau de feu poursuivie par IvanTsarévitch ». Ayant préféré celle-ci, je me suis plus particulièrement intéressée à la cinquième scène et à la sixième scène qui sont à mes yeux les plus belles : « Capture de l’oiseau par Ivan Tsarévitch »et« supplications de l’oiseau de feu ».

Ces scènes, très longues, amènent petit à petit à la domestication de l’oiseau qui est très bien fait. Au début, en tant qu’oiseau sauvage et libre, il se débat : Ivan veut le capturer. La fluidité des mouvements des deux corps d’Ivan et de l’oiseau nous pousse à croire qu’ils collaborent, qu’ils ne font plus qu’un. Rarement leur corps se détachent, jusqu’à la capture de l’oiseau. Les deux personnages (principaux) n’ont pas l’air de se faire face, ils ont l’air ensemble. Leurs yeux, comme leurs mains ne se détachent pas. Le fait que l’oiseau soit dansé une femme et Ivan par un homme renforce une idée « d’amour » entre les personnages, qui serait plutôt de la fascination l’un pour l’autre. Ivan est grand fort et intimidant, l’oiseau et petit, attirant par sa couleur de feu. Enlacés, l’oiseau devient docile et obéissant, face à Ivan qui le domine. Non seulement par la gestation (il est au-dessus de lui) mais aussi par le choix des couleurs de vêtements (il est en noir, comme le bas de l’oiseau, ce qui écrase totalement le rouge de son haut, jumelé à sa tête). Même avec la domination d’Ivan flagrante sur l’oiseau, le jeu de regards entre les personnages pourrait nous laisser croire qu’il ne s’agit plus d’une capture, mais d’une amitié très forte naissante entre eux.

 

J’ai été très surprise par la ressemblance entre le ballet de 1910, à Paris. Le respect des numéros des scènes permet de comprendre l’histoire et de savoir ou on en est. Malgré l’heure passée au théâtre, j’ai été un peu déçue par la brieveté du spectacle, quoi que contente d’avoir pu assister à la première représentation. J’ai adoré le spectacle. Épatant.

 

Mariam DIOP. 

Un renouveau pour L'oiseau de Feu de Stravinski

Nous avons assistés le 5 Mai au théâtre des Gémeaux,à la première représentation de L'oiseau de feu par Davy Brun. Composée par Igor Stravinski entre 1909 et 1910,L'oiseau de feu est aujourd’hui interprétée par Davy Brun un célèbre chorégraphe français de danse contemporaine et ses 8 danseurs.

La spectacle à débuté en nous plongeant dans l'obscurité afin de nous laissé observer une pomme dorée éclairée par un faisceau lumineux; puis assistés par un fond orange,une danseuse a fait son apparition. On devine alors qu'il s'agit de l'oiseau, en effet elle domine l'espace en courant sur toute la scène, elle porte un haut rouge durant tout le spectacle contrairement aux autres danseurs tout de noir vêtus, enfin elle agitait ses bras tel un oiseau qui bat des ailes. Peu de temps après, les tons chauds de l’éclairage ont laissé place à une atmosphère sombre et glacée dans laquelle les "ombres", qui représentaient la plus grande partie des danseurs, ont fait leur apparition. Plusieurs scènes se sont enchaînés dont une très symbolique, l'oiseau était attaché à une corde que l'une des "ombres" tenait, l’accessoire utilisé lors de cette scène aide alors le spectateur à se situer quant à l'évolution de l'histoire. Mis à part les variantes de couleur, le décor du spectacle ne semble jusqu'ici pas si extraordinaire; mais à la moitié de la représentation deux rideaux légers et transparents se sont disposés de part et d'autre des danseurs qui enchaînaient leurs pas au centre, c'est a dire l'un au fond du plateau et l'autre à l'avant de la scène; et de manière abstraite cela représentait une cage. Dans cette "cage" deux couples de danseurs se sont distingués.Le premier tableau un homme,une femme et deux pommes c'était une danse sensible qui dégageait beaucoup de sensualité; et puis le second mettait en scène deux hommes dont les mouvements doux et reliés reflétaient une certaine complicité fraternelle. Enfin la mise en avant du roi des "ombres" voilé donc avide de sentiments à introduit le dénouement du spectacle, la mort de celui-ci, dans lequel l'oiseau et son tee-shirt rouge vif disparaissent.

INTERVENTION SUR LE FANTASTIQUE D'APPTRENTISSAGE

Le mercredi 7 mai dernier, Nachiketas Wignesam, un réalisateur est intervenu pendant deux heures sur le film que nous avons vu Camille Redouble. Très sympatique, il nous a éclairé sur le fantastique d'apprentissage. C'est un concept qui mélange éducation et apprentissage dans des films de nature fantastique tels que Spider-Man, film réalisé en 2002 par Sam Raimi. L'intervenant nous a montré cinq différentes scènes du film qu'il a ensuite interprété et analysé. En effet, de nombreux détails et messages cachés nous on échappé. Le film est centré sur la puberté et le changement du corps humain (masculin) lors de l'adolescence à travers cette histoire fantastique de super-héros araignée. Le film étant adressé à un public généralement masculin assez jeune (7-14 ans), ces détails-ci leur paraitraient inaperçus mais lorsque l'on regarde le film d'un autre oeil, au second plan, de nombreux détails (tels que les vêtements, le décor, le scénario, les techniques de tournage ou encore les objets) peuvent nous éclairer pour mieux comprendre la double-portée du film. Le film est assez sexuel et symbolique et c'est quelque chose que nous avons donc découvert ce jour grâce à cette intervention, ce qui nous a permis de remettre en question la portée de ce film qui nous est devenu plus intéressant à regarder. Nous ne connaissions pas pour la plupart le fantastique d'apprentissage qui rapproche (dans le cas de Spider Man) le réalisateur avec le public adolescent. Nous verrons maintenant plus de film au second degré et pourrons faire une analyse nous même et interpréter des scènes ainsi que des détails qui nous auraient échappé.

- Hapsatou DIALLO.

Une oeuvre symbolique de Stravinksy : L'Oiseau De Feu

Le lundi 5 mai 2014, nous avons eu l'opportunité d'assister à la première représentation de Stravinsky, réadapté par Davi Brun. Cette pièce nommée L'Oiseau De Feu" fut en premier lieu un ballet réalisé et pensé par un conte national russe. Cependant, avec la nouvelle mise en scène de Davi Brun, cette pièce est construite non pas sous un model de danse classique, de ballet, mais ici de danse contemporaine. Un grand nombre de symboles sont présents dans cette pièce pour nous permettre de comprendre l'évolution de ces personnages, mais surtout l'évolution de L'oiseau de feu. 

L'agencement était très minimaliste, en effet, aucun élément de décoration était présent sur cette scène noir et lugubre. Arrive enfin l'entrée de L'Oiseau De Feu, présenté sous le physique d'une femme vêtu d'un débardeur rouge étincelant. Ce rouge symbolise le feu, ce qui peut rapidement nous faire comprendre qu'il s'agit ici de L'Oiseau de feu. Cette idée est renforcé, lorsque cette femme agite vivement ses bras, ou plutôt ses ailes majestueuses. De plus cette femme se déplace en courant sur cette scène noir qui fait contraste avec le rouge de son débardeur, ce qui peut rappeler la vivacité d'un oiseau quand il se déplace. Une pomme est présente sur scène, pomme qui peut probablement faire référence à la pomme d'Adam et Eve, pomme du péché du jardin d'Eden. Plus tard dans la pièce, des personnages croquent dans leur pomme, et soudainement ils se retrouvent détenu dans une cage, car apparaît devant eux un rideau de liane doré qui peut nous faire penser à une cellule. Vers la fin de cette pièce, un homme vêtu de noir souhaite que l'oiseau dépende de lui, il enroule donc autour du cou de ce volatile une corde, en guise de laisse. Mais il échoue lamentablement car l'oiseau se libère et cloue se spectacle avec le mot d'ordre : liberté. 




10 mai 2014

L'Oiseau de Feu de Davy Brun : Symbolique et Moderne

Le lundi 5 mai 2014 nous nous sommes rendus une nouvelle fois au théâtre de Gémeaux pour assister à la toute première représentation du célèbre ballet Russe de Stravinsky : L’oiseau de feu. Ecrit au début du XXème siècle, l’adaptation réalisé par Davy Brun que nous sommes allés voir mélangeait sur une scène presque sans décor danse moderne et musique pour représenter au mieux les symboliques de ce légendaire mythe russe.

Dès le début, le metteur en scène a voulu mettre en avant la pomme d’or, élément incontournable de l’œuvre. Quand le rideau se lève, c’est la première chose que l’on peut apercevoir. Elle est là, seule sur scène et au centre de toutes les attentions. Sa couleur vive nous rappel d’abord la richesse et le pouvoir que possède son propriétaire le tsar de Russie ; mais également le changement qui va advenir. Comme dans le récit d’Adam et Eve, celui qui croquera dans la pomme va entrer dans une nouvelle dimension. Puis, c’est au tour de l’oiseau de feu de faire son apparition. Dans des mouvements de danse majestueux, il arrive vêtu d’un haut rouge flamboyant. Cette couleur qui nous rappel les flammes du feu va contraster avec les habits des autres danseurs présents sur scènes. En effet, tous sont vêtus de noirs. Un noir glaçant qui nous rappelle le chaos, et qui va annoncer le futur funeste du tsar. Dans une musique triomphante, la première apparition de l’oiseau ce termine, ce dernier a croqué dans la pomme déclenchant la colère du roi et le début de l’intrigue.

Dans un cadre toujours vide et sous une musique en parfaite harmonie avec le thème le spectacle continu, les danseurs entrent, sortent, s’entremêlent. L’un d’eux tente attraper l’oiseau : par une corde symbolique la liberté de ce dernier va se voir réduite à néant. Et si le danseur le relâche finalement, cette perte de liberté sera marquante et va être accentuée par l’apparition du premier décor. Sur cette scène d’un noir absolue depuis le début, le spectateur va alors voir tomber un rideau de cordage doré, symbole d’un enfermement qui le suit et dont il va être difficile de sortir. 

Pour la fin du spectacle, Davy Brun va jouer sur l’originalité. C’est sous une scène saccadée par des effets lumineux surprenants que les danseurs, toujours vêtus de noir vont tuer le tsar. Ce choix visuel va mettre en relief de manière inattendu tous les mouvements de danse réalisés. Enfin, le rideau d’or disparaît, et l’oiseau de feu refait surface dans son haut rouge qui rappelle qu’il a retrouvé sa liberté d’avant. Le tsar est mort, et le ballet touche à sa fin.

Ce spectacle qui reprend parfaitement le mythe a donc su y apporter en plus des éléments symboliques qu’il respecte parfaitement une certaine modernité et un renouveau. Par ces choix, il s’est écarté des extravagances des ballets classiques joués auparavant, comme par exemple l’interprétation par les Saisons Russes en juin 2012 au Champs Elysées.

Sophie

 

 

Analyse de la mise en scène de l’Oiseau de feu

Ce 5 mai, nous avons assisté à une représentation de l’Oiseau de feu au théâtre des Gémeaux.  Il s’agit là d’une relecture de l’Oiseau de feu de Stravinsky par Davy Brun. En 1910, Serge Diaghilev  avait créé à l’Opéra de Paris l’Oiseau de feu chorégraphié par Michel Fokine. A l’origine, Stravinsky, comme dans nombre de ses œuvres, s’est inspiré des contes traditionnels de l’Ancienne Russie. Le conte d’origine est l’histoire d’un jeune prince russe qui part à la recherche de l’oiseau de feu qui vole les fruits du jardin de son père. En chemin, il lui arrive de nombreuses péripéties qui ramènent le conte au domaine du merveilleux.

Davy Brun a voulu ici limiter les péripéties du ballet d’origine en nous présentant un ballet de danse contemporaine, et nous proposer une mise en scène épurée pour nous faire passer un message. La pièce est construite sur une référence biblique, la prise du savoir par Eve.

En effet, tout au long de la pièce, la pomme « du savoir » dicte les actions des différents protagonistes. Elle est le seul accessoire du ballet. C’est d’ailleurs sur la pomme que Davy Brun décide d’ouvrir le ballet. Lors de l’ouverture, la pomme transforme une femme aux volumineux cheveux roux en oiseau de feu, tout cela mis scène par un jeu de lumière concentré sur la femme et le fruit. 
Puis, est mise en scène la joie occasionnée par l’acquisition du  savoir, c’est-à-dire l'envol de la femme-oiseau, qu’il représente simplement par une course de la danseuse d’un bout à l’autre de la scène.
On voit ensuite sa capture par un chasseur, qui la relâche ensuite après avoir été émerveillé par elle. Le chasseur, comme tous les autres acteurs de la pièce, hormis l’oiseau de feu vêtu d'un costume rouge flamboyant, est habillé en noir pour représenter l’anonymat puisque, contrairement au ballet originel qui trouve ses sources dans le conte russe, l’important ici n’est pas les personnages mais le message.
On peut constater enfin qu’il n’y a, tout au long du ballet, aucun décor, les jeux de lumières étant les seuls éléments visuels de la mise en scène. L'orage est par exemple représenté vers la fin de la pièce simplement par des jeux de lumière.


Davy Brun nous propose ainsi une version de l’Oiseau de feu en choisissant volontairement une mise en scène épurée, ce qui permet de mieux insister sur le message qu’il veut faire passer : l’importance du savoir. On peut regretter toutefois que cela se fasse au détriment de la richesse de l’histoire originelle.

L'Oiseau de Feu : une nouvelle interprétation

L'Oiseau de Feu est a l'origine un ballet tiré d'un conte national traditionnel russe . L'adaptation que nous sommes allé voir ce lundi 5 mai au théâtre des Gémeaux était la première représentation de ce ballet adapté par Davy Brun cette adaptation propose au spectateur un spectacle totalement éloigné du monde du ballet et est loin de toute forme d'adaptation classique , les chorégraphies sont originales parfois surprenantes et la maîtrise des danseurs est parfaite et contribue a l'immersion dans l'univers de l'Oiseau de Feu . 
Les costumes sont sobres mais recherchés et l'univers de l'oeuvre est fascinant et parfaitement bien mis en scène a travers la musique et les éléments du décors mis en place au fil de l'oeuvre . 
Malgré tout cette adaptation de l'Oiseau de Feu est susceptible de ne pas plaire a tout les spectateurs car peut être trop originale , cette adaptation est tout sauf classique et propose une nouvelle vision de ce ballet d'inspiration traditionnelle.  

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