Nos séances de classe

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19 juin 2015

Séance 12: Comment valoriser les déchets électroniques ? Un réponse artistique: les sculptures de M. Tassou

Nous avons observé et étudié dans le détail les six œuvres de M. Tassou qui sont exposées à l'école jusqu'à fin juin.

D'abord, nous avons observé de loin, de près, de très près, en regardant de face, de côté, sur le dessus... les œuvres exposées en exprimant nos premières impressions. Puis, nous avons posé des questions sur ce qu'on voyait, les composants que l'on croyait reconnaître, en essayant d'imaginer d'où cela venait et ce que l'œuvre au final représentait ou voulait dire.

Puis, nous avons été sur les sites internet de M.Tassou pour retrouver les œuvres que nous avions en exposition à l'école, prendre les dimensions, chercher des informations supplémentaires sur comment elles étaient faites, avec quels matériaux, comprendre qu'elle était la démarche de l'artiste ou quel parcours il avait eut pour mieux comprendre comment on devient artiste.

Nous avons trouvé plusieurs œuvres qui se ressemblaient avec des petites différences de matériaux ou de fabrication. Il nous a fallu être très observateur pour distinguer celles que l'on avait à l'école. D'autres étaient plus uniques, plus faciles à distinguer.

Nous avons alors sélectionné une vingtaine de questions qui restaient sans réponse et que nous avons envoyées à M.Tassou. Voici nos questions et les réponses de M. Tassou:

  • Espio : Nous avons compté 158 appareils photos utilisés. Y en a-t-il à l’intérieur de la sculpture ? Nous avons compté plusieurs appareils appelés Espio sur l’œuvre.

La sculpture est creuse. Il n’y a pas d’appareils à l’intérieur. Il n’y a que des morceaux de bois qui servent à consolider la structure pour que le totem ne se déforme pas.

Je m’efforce de ne pas mettre deux fois le même appareil photo dans un totem. S’il y a plusieurs appareils qui portent le nom Espio, il est probable qu’ils ne soient pas totalement identiques.

  • Espio : Comment avez-vous fait pour ne pas avoir de trous entre les appareils photos ? Nous avons bien vu le petit ciment argenté entre les appareils mais comment avez-vous fait pour qu’ils soient tous très imbriqués les uns aux autres ?

Le « petit ciment argenté » est fait de colle néoprène gel qui après séchage est peint couleur argent. Cette colle est disponible en grande surface. Lors de l’achat il faut faire attention à ne pas prendre de la colle néoprène liquide beaucoup plus difficile à utiliser.

Concernant l’assemblage des appareils c’est là que réside mon savoir-faire et mon expérience. Pour que les appareils soient bien imbriqués les uns aux autres, il suffit de positionner le bon appareil au bon endroit. C’est la même chose en peinture. Pour être un bon peintre il suffit à l’aide d’un pinceau de déposer la bonne quantité de peinture au bon endroit… Cela s’appelle aussi le métier…

  • Great Balls of Fire : est-ce que la guitare fonctionne encore si on la branche ? D’où vient cette guitare ? A qui était-elle ?

La guitare fonctionne théoriquement car en fait je ne l’ai jamais essayé. C’est une guitare électrique qui nécessite d’être reliée à un amplificateur de puissance et je n’ai pas d’ampli car je ne suis pas musicien. Pour mes loisirs je préfère les échecs et le billard français, celui où l’on joue avec trois billes. Cette guitare a été fabriqué en Chine et je l’ai acheté neuve spécialement pour faire cette sculpture.

  • Pour fabriquer une œuvre, avez-vous en premier les matériaux nécessaires ou l’idée ?

Pour moi il y a deux sortes de sculptures. Celles qui me sont commandées par des clients, les commandes  et celles que je fais librement, les créations. Pour les commandes, il s’agit de refaire une pièce car les gens ne commandent que des pièces qu’ils ont déjà vues. Il faut alors que je m’assure d’avoir les matériaux disponibles avant d’accepter la commande. Dans ce cas je vérifie donc en premier les matériaux nécessaires. Pour les créations, je peux faire tout ce que je veux à partir du stock disponible. Dans ce cas je m’intéresse en premier à l’idée.

  • Avez-vous une idée assez précise de ce que vous voulez créer quand vous commencez la fabrication d’une œuvre ?

J’ai une idée très précise. Avant de démarrer une pièce je prends quelques notes. Je connais exactement sa hauteur, sa largeur, son épaisseur et je peux en évaluer le poids. Si je ferme les yeux je peux la visualiser dans ses grandes lignes  mais il y a des zones d’ombre. Au cours de la fabrication je prends souvent un chemin différent de celui que j’avais envisagé. Confronté aux problèmes techniques et esthétiques je me laisse souvent entrainer vers un autre type de finition que celui initialement prévu. 

  • Est-ce que vous faites un plan ou un dessin de ce que vous imaginez avant de commencer la fabrication ?

Pour construire une maison, un architecte dessine des plans qu’il remet au maçon afin que celui-ci  fasse les travaux. Lorsque je travaille je suis à la fois architecte et maçon. Je n’ai donc pas besoin de plans mais je note tout de même quelques côtes. 

  • Combien de temps vous faut-il pour fabriquer une nouvelle œuvre ?

Mon temps se partage à part égale entre deux activités. Récupérer les composants électroniques et fabriquer les œuvres. Récupérer des composants cela veut dire trouver des machines (téléviseurs, ordinateurs, magnétoscopes, lecteurs…), les démonter, récupérer les composants qu’il faut ensuite nettoyer et trier. Je démonte environ 300 machines chaque année. Fabriquer une œuvre prend quelques semaines. Il en faut deux pour Espio ou Sunny , trois pour Le Cloud, cinq ou six pour Winbond ou Motorola, trois ou quatre pour Great Balls of Fire. Ce n’est pas très précis car le temps je ne le compte pas. Par contre je le prends.

  • Avez-vous un assistant (plusieurs ?) qui vous aide à collecter, démonter, trier les objets ou composants pour fabriquer vos œuvres ?

Je travaille seul et en silence. Je suis tous les jours à l’atelier vers 9h et je travaille jusqu’à 18h. Je ne prends pas de vacances ni de jours de congé car je m’ennuie. Mais en fait travailler n’est pas le mot adapté. Les artistes ne travaillent pas. Ils jouent comme le font les musiciens ou les comédiens. Tous les artistes jouent. Moi je joue de la pince coupante et du tube de colle… Les travailleurs ont besoin de vacances mais pas ceux qui passent leur temps à jouer. 

  • Quels sont les outils que vous utilisez le plus fréquemment pour créer une œuvre ?

J’ai beaucoup d’outils de toutes sortes. Principalement des pinces et des outils de coupe ou de meulage. Il y a un outil indispensable que j’utilise chaque jour pour la fabrication des pièces. C’est le pied à coulisse. Il permet de prendre des cotes intérieures ou extérieures en travaillant au dixième de millimètre. 

  • Comment est votre atelier ? Nous l’imaginons vaste et encombré de multiples objets électroniques à moitié démontés avec des casiers et des boites partout pour y trier et ranger les composants et des œuvres en cours… (Auriez-vous une photo ?)

Par courriel séparé je vous ai fait un reportage photo sur l’atelier. J’habite une grande maison blanche avec jardin. Mon atelier occupe tout le rez de chaussée. Dans le jardin je dispose d’un petit garage et d’un petit local de rangement. Je classe les composants dans des bocaux et des caisses en bois que je range à l’intérieur. Pour des objets que j’ai en plus grande quantité je stocke à l’extérieur dans des bacs étanches en plastique noir. Tout est rangé avec précision. Il y a une place pour chaque chose et chaque chose est à sa place. Lorsque je récupère une machine je la démonte immédiatement et je répartis tout de suite les composants. Il n’y a donc pas d’objets à moitié démontés, pas de composants qui trainent et pas de machines en attente de démontage. Par contre il y a souvent plusieurs pièces en fabrication simultanément. 

 

   

 

  • Combien avez-vous fait d’œuvres en tout ? Nous n’avons pas réussi à compter sur votre site.

Je tiens un registre illustré de photos avec l’ensemble des pièces que j’ai fabriqué depuis le début. « Mosaic » la toute dernière pièce porte le numéro 822. Sur le site tassou.com  il y en a un peu moins, 615 exactement, car  je ne montre pas les « redites » c’est-à-dire les pièces qui se  ressemblent.

  • Quelle est votre œuvre favorite ? Celle que vous aimez le moins ?

Ma pièce favorite c’est le totem d’appareil photo « Olympus ». On me commande souvent cette pièce qui se vend dans le monde entier et j’ai à chaque fois un grand plaisir à la fabriquer. Je suis content qu’elles partent loin. Cette année j’ai expédié au Koweit et à Singapore. Quant à celles qui ne me plaisent pas elles sont très variées. Il y a celles qui ne ressemblent pas à ce que j’avais imaginé, celles qui ont des défauts de construction, celles qui sont trop lourdes ou trop hautes ou trop large … Il y a toujours un défaut mais je termine tout de même toutes les pièces et je montre presque tout. 

  • Préférez-vous faire des œuvres abstraites ou figuratives ?

Je fais très peu de figuratif. Il y a le Cyberfly, le papillon que vous pouvez voir sur Le Cloud et le Cybervarius, un violon en cuivre que j’ai fabriqué en plusieurs exemplaires. Je préfère de loin les œuvres abstraites.

  • Que ressentez-vous quand vous transformez des déchets jetés en œuvres admirées ?

J’ai l’impression d’être un alchimiste qui sait fabriquer de l’or avec des déchets. J’ai la formule magique…  

  • Est-ce que vous arrivez à vivre de la vente de vos œuvres plutôt bien ? Ou avez-vous une autre activité pour être sûr de manger ?

Je ne suis pas très connu mais j’arrive à vivre en vendant mes œuvres. J’ai deux types de clients. D’une part les industriels de l’électronique qui achètent des pièces pour décorer le hall de leur usine ou faire des cadeaux à leurs bons clients et d’autre part les collectionneurs qui sont  intéressé par le côté patrimoniale des œuvres que je fabrique. Pour eux, ces sculptures qui reflètent le design et la technologie de notre temps sont appelées à prendre de la valeur et ceci qu’elle que soit la notoriété que j’arrive à avoir de mon vivant. Je n’ai pas d’autre activité que la sculpture et je gagne à peu près comme un instituteur. Pour que je sois plus connu, que mes œuvres se vendent mieux  il faudrait que les journaux les télévisions et internet parlent plus souvent de moi. Beaucoup de journalistes sont à Paris. En exposant dans votre école proche de la capitale je peux espérer en rencontrer un. 

  • Combien d’œuvres vendez-vous en moyenne par mois ?

Il y a différent type d’œuvres et en particulier les petites et les grandes. Il y a des mois ou je ne vends que des petites  comme en décembre avec les cadeaux de Noel. Il y a des mois ou je ne vends qu’une seule grosse pièce et d’autres ou je ne vends rien. C’est très irrégulier et c’est donc par année et en chiffre d’affaire qu’il faut compter. Je vends une douzaine de pièce par an.

  • Est-ce que vous êtes copié ? Est-ce que quelqu’un vous a déjà pris votre idée d’une œuvre ?

Salvator Dali disait que la copie était « la preuve de l’art ». Malheureusement pour l’instant je n’ai pas été copié. Mais il y a d’autres artistes qui ont fait des œuvres avec des composants électroniques. Ce qui me distingue c’est sans doute d’avoir utilisé exclusivement de l’électronique durant vingt ans. Il faut dire aussi que copier une de mes œuvres ce n’est pas si simple. Il faut avoir le matériel et le savoir-faire. Il y a beaucoup plus de copies et de faux en peinture car pour copier un tableau c’est très facile. Il suffit qu’un bon peintre ait un pinceau une toile et de la peinture. 

  • Etiez-vous bon élève à l’école ? Bon élève en arts plastiques ?

Je n’étais pas dans les meilleurs mais je n’ai jamais redoublé. J’étais bon en mathématique. Quant aux  arts plastiques cela n’existait pas quand j’étais à l’école. De temps en temps, le mercredi après-midi quand il pleuvait nous faisions de la peinture. Je n’étais pas bon du tout.  Par contre à la maison je faisais du canevas avec du fil de coton et une aiguille ainsi que de la reliure. Je bricolais beaucoup avec mon père. 

  • Quelles sont les plus grosses difficultés à affronter pour devenir un artiste connu et reconnu ?

Picasso disait que le plus difficile pour un artiste ce sont les trente premières années… Une démarche artistique c’est très long et il faut le savoir avant de démarrer. Le principal problème c’est le manque d’argent. Aujourd’hui sur cent artistes il n’y en a que cinq qui arrivent à vivre de leur travail. En général les premières années on ne vend rien et cela coute cher en outils et en matériaux. Au bout de quelques années les ventes commencent à couvrir ces frais et ce n’est qu’au bout de dix ou quinze ans que l’on devient autonome financièrement. Personnellement je suis sculpteur depuis vingt ans et j’ai travaillé à mi-temps dans une compagnie d’assurance pendant les dix premières années. Et puis comme tout le monde il faut aussi affronter le doute et le découragement. La plupart des artistes deviennent célèbre après leur mort. Cela donne parfois à réfléchir.

  • Quelle est d’après vous la qualité la plus importante pour réussir en tant qu’artiste à notre époque ?

D’abord une bonne condition physique. La première qualité c’est la bonne santé et la vitalité. Il faut être tonique et bien reposé pour pouvoir être quotidiennement actif et créatif. Il faut une bonne agilité intellectuelle car pour créer il ne suffit pas de trouver une réponse à une question. Il faut trouver toutes les réponses pour ensuite faire le bon choix. Il faut pratiquer son art chaque jour et viser en permanence l’excellence. Il ne faut pas boire de vin.

Ensuite il faut être dans la création. Créer c’est faire quelque chose qui n’existe pas. Si vous faites de la peinture traditionnelle vous vous frottez à 5000 ans d’histoire de l’art et à des dizaines de milliers de peintres. Difficile alors d’être original. Si vous faites de la création graphique sur l’ordinateur vous vous frottez à 50 ans d’histoire de la création numérique. C’est déjà beaucoup. Par contre si vous faites des sculptures avec une imprimante 3D vous vous frottez à 5 années de création. C’est beaucoup plus facile… Un artiste est toujours un enfant de son temps. Créer avec les outils de son temps me semble la qualité la plus importante pour réussir en tant qu’artiste à notre époque.

Enfin il faut suivre son chemin sans se soucier des difficultés. Quand une pièce est finie il faut en faire une autre un peu mieux. L’art ne se vend pas. Il s’achète. En faisant de mieux en mieux il arrive un moment ou le désir d’acquisition se manifeste et ou les premiers clients arrivent. Il faut toujours continuer et ne jamais renoncer car tout est possible pour celui qui travaille. Et c’est bien là le plus important car comme disait Matisse : « Même pour le plus grand des génies, rien n’est possible sans un travail assidu ».



18 juin 2015

Séance 11: Les objets électroniques peuvent-ils être facilement réparés ou recyclés ?

Ce jeudi 18 juin, nous avons accueilli M. Le Guyader de la Recyclerie de Paris qui a accepté de venir témoigner de son expérience en démontage et réparation d'objets électroniques suite à nos essais sur les objets déchets électroniques que nous avions démontés la semaine précédente.

Il est venu avec quelques uns de ses outils: son outil principal pour tester les composants électroniques un multimètre, deux mallettes de tournevis à multiples embouts et même des outils qu'il a dû lui-même concevoir et fabriquer pour réussir à ouvrir les objets qu'il répare.

 

 

Nous lui avons posé beaucoup de questions sur son métier, comment il procédait, ce qu'il pensait de la possible réparation des objets électroniques d'aujourd'hui.

Voici un résumé des questions et des réponses qu'il nous a données:

  • Quels sont les objets que vous réparez ?

  • Dans mon atelier de la Recyclerie "Chez René" : Aspirateurs, fours, grille-pains, cafetières, lecteurs DVD, amplificateurs Hi-Fi,  téléphones filaires, câbles, luminaires...

  • Chez les clients : convecteurs à régulation électronique, machines à laver le linge (voire la vaisselle), chauffe-eau sanitaire à accumulation, ... machines industrielles.

  • Les objets que je ne répare pas ou plus : TV, magnétoscope, vidéoprojecteurs, tél. GSM.

  • Etes-vous spécialisés dans un type d’objets ?

  • Plus aujourd'hui. Jusqu'en 2005 j'étais un des rares réparateurs de calculateur d'injection et d'allumage (pour moteur à essence) en France. J'ai arrêté pour des raisons écologiques.

  • Quels outils utilisez-vous ?

    Des tournevis, un multimètre (voltmètre, ohmmètre, ampèremètre), Wattmètre, oscilloscope, testeurs, clés, produits de désoxydation, aspirateur, ...

  • Comment savez-vous où est la panne ?

  • Expérience et méthode : vérifier d'abord l'alimentation. Ensuite partir de l'autre bout : l'effecteur qui ne fait rien, ou le capteur qui ne donne apparemment pas la bonne information. Si ce ne sont pas ces éléments qui sont en cause, ça se complique.

  • Y-a-t-il des composants/des pièces plus fragiles que d’autres, qui sont souvent en panne ?

    Des pièces chauffantes, condensateurs chimiques, condensateurs MKP X2, triacs, contacts de connecteurs de piles. Les soudures sont souvent en cause (sur circuit imprimé simple face uniquement.)

  • Sur 10 appareils à réparer, combien en réparez-vous en moyenne ?

    A la Recyclerie j'ai un taux de 70%, dans l'industrie j'arrive à 90%, chez les particuliers 60%.

    En automobile, j'arrivais à 90% au bout de 4 ou 5 ans, puis ça a diminué par manque de pièces de rechange.

  • Comment faites-vous pour remonter les objets exactement comme ils étaient au départ ?

    S'il y a beaucoup de vis différentes (microordinateur portables, walkman (obsolète), il faut faire un dessin sommaire de l'appareil et noter les emplacements et les longueurs de vis. Une méthode est de mettre les vis dans l'ordre de démontage dans des alvéoles de boîtes de chocolat (de Noël). Parfois je ne remonte pas les vis dans les bons trous, mais c'est parce que je n'ai pas fait attention aux différences de longueur. Parfois ce n'est pas grave s'il manque une vis ou s'il y a une erreur entre deux vis qui ont le même pas (de vis). Parfois je prends des photos pour éviter d'avoir à me souvenir de la procédure de remontage.

  • Combien de temps passez-vous sur la réparation d’un objet ?

    Parfois 20 ou 30 d'heures (un lave-vaisselle), et parfois sans y arriver (carte électronique qui bug). En moyenne, 50 minutes pour un appareil relié au secteur.

  • Est-ce que la réparation d’un objet se fait avec du matériel neuf ou récupéré d’un autre objet?

    Plutôt des pièces neuves, sauf si on a en stock des pièces de récupérations dont on est sûr de leur état.

  • Est-ce que vous pouvez couper des fils ou casser des objets pour les réparer ?

    Oui. Rarement, j'aurai pu éviter la casse en connaissant la procédure de démontage ou en ayant un outil adapté. Pour réparer des cartes mères d'ordinateurs, je suis parfois obligé d'arracher les condensateurs chimiques (qui sont à changer). C'est indispensable pour dessouder les pattes de ces composants.

  • Que faites-vous des composants dangereux pour vous ou pour l’environnement ?

    Les éléments qui posent posent problème sont les tubes fluorescents et les piles ou contacts au mercure (à collecter séparément). Plus rarement : le dioxyde de Berylium (dans certains isolants). 

  • Quelles précautions prenez-vous pour vous protéger ?  Lunettes, masque adapté, gants, aération.

  • Est-ce qu’un appareil non réparable va être complètement démonté pour être recyclé ou rendu à son propriétaire ?  Cela dépend de l'appareil et du propriétaire.

  • Pourquoi et comment avez-vous choisi ce métier ?

    Par névrose et pour ses aspects créatifs. Dès 13-14 ans, je voulais devenir électronicien. Tout petit, je démontais mes jouets pour voir comment ils fonctionnaient ou comment ils étaient fait.

  • Depuis combien de temps, exercez-vous ce métier ?  32 ans, mais avec des pauses.

  • Qu’avez-vous fait comme études/formation ?  Bac F2 en 1980.

M. Le Guyader est parfois appelé pour faire des diagnostics d'exposition aux ondes électromagnétiques et il nous a aussi parlé des ondes émises par certains appareils électroniques comme les téléphones de maison non filaires (technologie DECT) ou les portables qui peuvent parfois occasionner des malaises ou des maux de têtes à des personnes électro-sensibles.

Son intervention nous a fait prendre conscience que les appareils électroniques sont de plus en plus miniaturisés et complexes avec un nombre de plus en plus important de composants électroniques très fragiles. Cela devient de plus en plus délicat de pouvoir les réparer d'autant que les composants deviennent rapidement obsolètes (périmés) et qu'ils deviennent difficiles à trouver chez les fabricants.

Nous avons été impressionnés par la quantité de déchets électroniques que l'on peut ainsi générer et du peu de solution pour pouvoir vraiment recycler les éléments des appareils électroniques.

Utiliser des déchets électroniques pour créer des œuvres d'art comme le fait M. Tassou nous semble une démarche d'autant plus intéressante que l'on connait la difficulté à recycler les objets électroniques. Malheureusement comme a dit M. Le Guyader: "Il n'y a qu'un monsieur Tassou pour beaucoup, beaucoup de déchets électroniques!"


11 juin 2015

Séance 10: Pouvons-nous démonter des objets électroniques pour les réparer ?

Ce jeudi 11 juin, Claire Calmet de le Fondation LAMAP était avec nous pour nous aider à démonter les objets électroniques usagés collectés pendant l'année dans nos classes. Depuis que nous avons étudiés en détail les œuvres de M. Tassou, nous avons observé de nombreux composants électroniques qui sont utilisés pour fabriquer les objets électroniques qui nous entourent. Nous avions hâte de démonter nos objets collectés pour voir ces composants, les trier ou les récupérer pour leur donner une deuxième vie.

Nous avions des téléphones portables, des télécommandes, des calculatrices, des appareils photos, des jeux et divers d'autres objets électroniques, suffisamment pour que chacun équipé d'un mini-tournevis puisse démonter un objet.

 

 

Nous avons constaté que parfois les objets n'étaient pas simples à ouvrir car les petites vis étaient difficiles à dévisser, cachées ou même ne correspondaient pas un tournevis courant. Parfois, il nous a fallu forcer l'extérieur des coques en plastique ou couper des fils pour pouvoir ouvrir. A l'intérieur, nous avons observé des composants électroniques que nous avions vus sur les œuvres de M.Tassou: des cartes imprimées souples ou dures de couleurs différentes sur lesquelles étaient fixées avec des points de soudure brillants des leds (petites lumières), des résistances marquées de traits de couleurs différentes, des condensateurs plus gros et marqués d'informations chiffrées, des mini-chips, des interrupteurs, des mini haut-parleurs, des touches de claviers en plastique le tout relié par des fils électriques. Nous avons vu aussi les petites feuilles plastiques transparentes qui relient les touches des claviers et que nous avions pu observer dans la sculpture murale Le Cloud de M. Tassou pour faire les ailes des papillons.

 

En démontant, nous ne pouvions pas dire pourquoi l'appareil ne fonctionnait plus. Cela ne se voyait pas, il aurait fallu tester chaque composant. D'ailleurs, certains semblaient continuer à fonctionner même démontés.

Après avoir identifié les composants, leurs fonctions dans l'appareil, nous avons essayé de détacher ces composants mais la plupart était très solidement soudé à la carte imprimée.

 

Pour compléter notre séance, nous avons demandé à un spécialiste de la réparation des objets électroniques de venir nous expliquer comment il procède pour démonter proprement les objets et les réparer. Ce sera l'objet de notre séance du jeudi 18 juin.

07 mai 2015

Séance 9: Comment fabriquer un objet qui a le moins d'impact sur l'environnement ? Un exemple d'objet éco-conçu: le GOBI de la société GOBILAB.

Ce jeudi 7 mai, nous avons eu la grande chance d'accueillir dans nos classes, Samuel Degrémont, fondateur de la société GOBILAB et Anthony Boule de la société Mu, l'ingénieur concepteur qui a travaillé pendant neuf mois sur l'éco-conception du GOBI, une bouteille réutilisable, très pratique, commercialisée par GOBILAB.

Nous avons d'abord essayer de comprendre ce qu'est l'éco-conception. Anthony nous a expliqué que c'est fabriquer un objet de façon écologique, en préservant l'environnement.

Nous nous sommes demandés comment faire pour acheter des produits éco-conçus. Nous avons vu qu'il existe différents labels sur les produits qui indiquent les impacts de ces produits sur l'environnement, par exemple qu'ils sont recyclables, qu'ils consomment beaucoup d'énergie ou que leur fabrication n'utilisent pas de pesticide ou d'engrais. Ces labels sont importants à connaître pour les consommateurs afin qu'ils puissent choisir un produit plutôt qu'un autre, selon son impact sur l'environnement.

Pour qu'un produit puisse obtenir un label, il doit être bon pour l'environnement dans toutes ses phases de vie, ce qu'on appelle le cycle de vie d'un produit. On prend en compte les matériaux qui le compose, sa fabrication, son transport, son utilisation et sa fin de vie. Nous pouvons par exemple noter les objets selon leurs impacts sur l'environnement à toutes ses étapes.

Nous avons alors essayé de donner des note à un produit que nous connaissons bien: la bouteille d'eau. Nous avons noté selon la notation utilisée en classe, 1 pour des impacts réduits sur l'environnement à 4 pour des impacts nocifs.  Ainsi, nous avons donné 3 pour le plastique transparent appelé PET qui compose le corps de la bouteille, 3 pour le bouchon en PE et 2 pour l'étiquette lorsqu'elle est faite en papier, car souvent les étiquettes sont aussi faites en plastique.

Samuel et Anthony nous ont montré les petits grains de plastique qui permettent de fabriquer ces éléments en plastique. On fond les billes de plastique dans un moule, on souffle pour former la bouteille, puis on refroidit le moule avant de sortir la bouteille. Les bosses sur la bouteille permettent de la rendre plus solide en utilisant moins de matériaux.

Concernant le transport des bouteilles, nous avons aussi attribué un 3 car les bouteilles sont très lourdes pleines d'eau à transporter alors qu'on a de l'eau disponible au robinet. L'utilisation est très pratique mais la fin de vie de la bouteille d'eau n'est pas toujours bonne pour l'environnement. Après utilisation, la bouteille est jetée puisqu'elle n'est pas faite pour être réutilisée, le plastique pouvant être dangereux pour la santé s'il passe dans l'eau que l'on boit. Ainsi, on jette 70 bouteilles par personne et par an en France. Dans le meilleur des cas, la bouteille est recyclée mais elle peut aussi ne pas être triée et finir incinérée ou enfouie dans le sol, polluant les sols.

En conclusion, on a vu que la bouteille d'eau est très pratique mais que ses impacts sur l'environnement sont importants. C'est pourquoi les fondateurs de Gobilab ont voulu concevoir une bouteille ré-utilisable, en gardant le côté pratique de la bouteille d'eau mais en réduisant considérablement les impacts sur l'environnement.

D'abord, ils ont cherché une matière première pour fabriquer la bouteille en étudiant les avantages et les inconvénients de plusieurs matières telles que le verre, l'aluminium ou des bioplastiques. Au final, ils ont trouvé le tritan, un matériel transparent, léger, résistant aux chocs ou à la chaleur du lave-vaisselle, réutilisable, sans danger pour la santé, ni pour l'environnement.

Ils ont rajouté un accrochage pour que la bouteille soit pratique à transporter, même si cela utilise plus de tritan, comme la durée d'utilisation est longue, l'impact sur l'environnement est plus faible par rapport à l'utilisation.

Enfin, ils ont étudié le transport et l'emballage pour qu'il indique la bonne façon de se servir de cette bouteille afin qu'elle pollue le moins possible en servant le mieux ses propriétaires. L'emballage est en papier kraft, utilisé pour les viennoiseries ou les produits du marché, recyclé et imprimé avec le mode d'emploi. Ils ont choisi aussi de fabriquer la bouteille sur un site en région parisienne pour être au plus proche de la vente et limiter les impacts de transport sur l'environnement.

Afin de personnaliser chaque GOBI, il y a une étiquette à l'intérieur de la bouteille dans un logement spécial isolé du liquide: cela permet de mettre son nom ou un petit message personnalisé pour ne pas confondre sa bouteille avec celle d'une autre personne. Et puis, on a adoré les couleurs flash du fond. Maintenant que nous savons comment cette bouteille réutilisable a été conçue, nous sommes tous extrêmement contents de pouvoir utiliser cet objet très pratique et bien meilleur pour notre environnement. Un grand merci à Anthony et Samuel pour leur belle idée et pour nous avoir si bien expliqué l'éco-conception du GOBI.

 

17 avril 2015

Séance 8: Que se passe-t-il dans un centre de tri des déchets ?

Après avoir expérimenté des techniques de tri en classe, nous aurions voulu visiter un centre de tri pour voir par nous-même les opérations de tri effectués par des machines et celles faites à la main.

Malheureusement, pour des raisons de sécurité cette année, nous n'avons pu nous rendre dans le centre de tri de Paris XVe qui avait accepté de nous ouvrir ses portes.

Pour comprendre comment ces techniques étaient mises en œuvre à grande échelle, nous avons quand même visionné plusieurs films qui expliquaient les techniques utilisées par différents centres de tri en France.

Documents vidéos: 

Réduisons et recyclons nos déchets, vidéo fournie par le Syctom

http://www.veolia-proprete.fr/videotheque/videos/tri-de-la-collecte-selective.html?view=player&layout=playerlayout sur le site de Véolia

Une seconde vie pour nos poubelles, un film de l'émission C'est pas sorcier

Produits: leur impact sur l'environnement, de Consomag

http://www.reduisonsnosdechets.fr/entreprises sur le site de l'ADEME

26 mars 2015

Séance 7: Expériences sur les procédés de tri

Nous avons vu que l'on peut recycler certaines matières premières comme le verre, le papier ou le carton, le plastique ou le fer. Mais encore faut-il être capable de trier ces matières premières dans la masse des déchets que nous produisons. C'est pourquoi en ce 26 mars, nous avons retrouvé Claire Calmet de la fondation La Main à la Pâte pour nous interroger sur les procédés de tri automatiques que nous pouvions imaginer pour séparer les déchets par matière sans faire tout à la main.

Dans un premier temps, nous avons essayé d'imaginer les techniques que nous pouvions expérimenter dans la classe pour trier les déchets de la poubelle jaune, les déchets recyclables, sans utiliser nos mains !

Nous avons pensé à utiliser les propriétés des matières ou des objets pour pouvoir agir sur eux à distance: par exemple, les aimants pour attirer les objets ferreux, des bacs à eau pour séparer les objets qui flottent et ceux qui coulent, une soufflerie comme un sèche-cheveux nous a permis de séparer les papiers, une passoire pour séparer les objets de différentes tailles.

Après avoir expérimenté ces différentes techniques, nous avons vu qu'il était alors possible de combiner ces différentes techniques et dans un ordre précis pour pouvoir trier les objets. Mais nous avons aussi pu constaté que même si nous pouvions séparer certains objets, d'autres restaient encore dans notre lot de déchets et qu'il faudrait certainement les trier à la main.

 

19 mars 2015

Séance 6: La fabrication d'objets recyclés

Ce jeudi 19 mars, nous avons retrouvé Cécile, notre intervenante de la Communauté d'Agglomération des Hauts-de-Bièvre pour sa quatrième et dernière intervention dans nos classes. Elle nous a appris à fabriquer de petits objets en matériaux recyclés.

Notre classe a été partagée en deux groupes: pendant que l'un des groupes fabriquait du papier recyclé à partir de vieux papiers journaux et magazines, l'autre a fabriqué un petit porte-monnaie en carton de brique de jus de fruit ou de lait.

  • Atelier de fabrication du papier recyclé

Nous avions amené chacun des vieux journaux et magazines destinés à être jetés et Cécile de son côté avait amené des tamis, des petites planches de même taille, des bassines, une bouilloire, un mixer électrique, quelques éponges bien sèches et de grandes bâches de protection.

D'abord, nous avons déchiré les vieux journaux en petits morceaux très fins que nous avons mis à tremper dans les bassines avec un fond d'eau. Lorsque la bassine a été bien pleine, nous avons ajouté un peu d'eau chaude grâce à la bouilloire.

 

Puis, nous avons mixé le tout avec le mixer électrique jusqu'à obtenir une pâte à papier assez fine, en essayant de ne pas faire trop de projections car c'était assez salissant.

 

Ensuite, nous avons étalé la pâte à papier sur les tamis en tassant bien et sans faire de trous. A l'aide d'éponges, nous avons retiré le surplus d'eau de la feuille de papier reconstituée sur le tamis. Enfin, nous avons démoulé la feuille de papier recyclée sur un support rigide et nous avons laissé sécher au moins une semaine près des radiateurs.

 

  • Atelier de fabrication d'un porte-monnaie en carton de brique de jus de fruit ou lait

Nous avions amené chacun une grande brique de jus de fruit ou de lait propre et sèche et Cécile de son côté avait amené des ciseaux, de la colle et des élastiques. Nous avons alors réalisé nos porte-monnaie avec l'aide d'Elodie.

D'abord, nous avons aplati la brique en décollant les coins et découpé les bords hauts et bas avec les ciseaux. Puis, nous avons retiré un tiers de la hauteur sur 3 des 4 faces afin de former le rabat du porte-monnaie. Ensuite, nous avons aplati de nouveau la brique mais cette fois, en pliant les côtés vers l'intérieur, de façon à former une sorte d'accordéon. Il ne restait plus alors qu'à plier la brique en trois et agrafer les 2 parois au centre du porte-monnaie.

 

12 mars 2015

Séance 5: Le recyclage

Ce jeudi 12 février, nous nous sommes intéressés au recyclage de nos déchets avec notre intervenante de la CAHB, Cécile de l'association CPN.

Qu'est-ce que le recyclage ? Nous avons vu que recycler, c'est donner une seconde vie aux déchets et donc économiser les ressources de la terre. Ainsi, les objets peuvent être réutilisés.

Nous avons pu découvrir le recyclage grâce à quatre ateliers que Cécile avait organisés.

  •  Atelier de tri des matériaux

Il s'agissait de trier des cartes représentant des déchets dans six petits bacs, en reproduisant le tri que l'on fait à la maison avec tous les déchets de la famille: un bac pour les déchets végétaux, un pour les encombrants, un pour les déchets toxiques, un pour le verre, un pour tous les déchets recyclables et un autre pour "le reste" non trié, les ordures ménagères.

Pour cela, nous sommes aidés du petit livret édité par la CAHB qui explique comment trier les déchets à la maison.

         

  • Atelier de recyclage d'un déchet

Il s'agissait de remettre dans l'ordre les étapes de recyclage de quatre déchets de différentes matières grâce des cartes imagées et commentées. Il y avait le recyclage du métal, du verre, du papier-carton et du plastique.

       

  • Atelier d'étude d'objets recyclés

Il fallait étudier différents objets recyclés afin de comprendre à partir de quels matériaux et matières premières ils étaient fabriqués pour les classer.

     

  • Atelier jeu de questions/réponses sur le recyclage

Il s'agissait d'un jeu de questions/réponses sur le thème du recyclage des déchets. Pour avancer son pion d'une case sur le plateau, il fallait répondre juste à une question. Mais si on répondait faux, on retournait à la case départ, illico! Pour gagner, il fallait donc pouvoir donner six réponses justes d'affilé, ce qui n'a pas été facile.

 

05 février 2015

Séance 4: Des expériences de dégradation des déchets

Nous savons maintenant que nous produisons beaucoup de déchets constitués dans différentes matières premières. Les déchets naturels peuvent être décomposés en quelques semaines dans des conditions adaptées. Mais que deviennent nos déchets non naturels ? Disparaissent-ils facilement ? Comment les faire disparaître le plus rapidement possible ?

Ce jeudi 5 février, nous avons pensé à plusieurs expériences réalisables en classe pour essayer de dégrader ces déchets selon les matériaux que l'on avait recensés à la séance précédente et selon différentes conditions de dégradation. La consigne donnée par Claire pour cette séance était: "Imaginer et dessiner une expérience permettant de tester l'influence de certaines conditions sur la décomposition de déchets non naturels."

Après réflexion, échanges en petits groupes et présentation des différentes solutions imaginées par chacun, nous avons mis en place 8 expériences de dégradation des déchets non naturels: 8 bacs contenant des échantillons identiques de chaque matière à tester, mis dans des conditions différentes de conservation en faisant varier pour chaque bac un (et un seul !) critère afin de pouvoir comparer les effets obtenus pour chacun des critères. Nous avons retenu les 3 critères suivants car ils étaient les plus faciles à mettre en œuvre dans l'école: la température, l'humidité et avec ou sans terre.

     

   

Pour réaliser des conditions de températures différentes, nous avons mis les 4 bacs "de froid" dehors dans la cour (nous sommes en hiver, il fait froid) et nous avons placé des thermomètres mémorisant les températures minimales et maximales pour nous permettre de vérifier que la température restait froide. Les autres 4 bacs "de chaud" ont été placés sur le radiateur de la classe.

Pour les bacs "humides", des élèves avaient la responsabilité d'arroser régulièrement afin de maintenir les conditions d'humidité.

Nous avons laissé nos bacs pendant plusieurs semaines, y compris pendant les vacances d'hiver, en observant les changements. Mais, il n'y eut pas beaucoup de changements visibles: le pain (déchet naturel) s'était décomposé à condition que le milieu soit humide. Le clou avait rouillé à condition que le milieu soit humide. Tous les autres déchets, y compris la laine (déchet naturel que nous pensions voir disparaitre) étaient restés intacts même après 6 semaines d'expériences. Notre conclusion est qu'il est très difficile et certainement long de faire disparaitre des déchets non naturels.

 

22 janvier 2015

Séance 3: Les déchets naturels

Ce jeudi 22 janvier, Cécile, notre intervenante de la Communauté d'Agglomération des Hauts-de-Bièvres (CAHB) de l'association CPN nous a emmené au parc près de l'école ramasser des déchets naturels.

Nous avons trouvé beaucoup de feuilles, des fruits d'arbres, des branches et de l'écorce.

     

Revenus en classe, nous avons observé avec des loupes du compost amené par Cécile.

Dans la terre humide, nous avons vu beaucoup de "bestioles" qui bougeaient. Nous avons dessiné ces bêtes et essayé de les nommer en utilisant une clé de détermination selon principalement le critère du nombre de pattes, puis leur apparence.

    

        

    

Nous avons reconnu des vers de terre, des cloportes, des scarabées, des drosophiles et de nombreuses larves d'insectes que nous avons dessinés.

     

Puis, nous avons fabriqué un compost que nous observerons dans la classe jusqu'à la fin de l'année scolaire.

       

Dans un bac transparent, nous avons mis successivement: les brindilles et les branches coupées que nous avions ramassés au parc, la terre humide contenant les bêtes que nous venions d'observer, puis des épluchures de fruits et de légumes que chacun avait amené. Pour garder l'humidité et la chaleur tout en préservant l'aération, nous avons fermé le bac par un couvercle troué.

    

Nous laissons ce bac à compost dans la classe afin d'observer régulièrement les transformations de son contenu.

Vendredi 30 janvier: Voici la photo que nous avons prise du bac 1 semaine après l'avoir rempli de déchets naturels: nous observons que les déchets ont diminué déjà de moitié !

Vendredi 13 février: Voici la photo du bac après 3 semaines: nous constatons que les déchets naturels ont pratiquement tous disparu. Il ne reste plus que la terre (et les animaux décomposeurs).

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