aestiua tellus horruit cantu meo,

La terre estivale s’est hérissé de fruits sous l’effet de mon chant

 

coacta
messem uidit hibernam Ceres ;

et, ainsi contrainte,
Cérès a vu une moisson en hiver.

 

uiolenta Phasis uertit in fontem uada

Le Phase a retourné ses bas-fonds violents vers sa source


et Hister, Et l’Hister

in tot ora diuisus, divisé en tant de de bouches

truces compressit undas (omnibus ripis) piger.

Il a tenu enfermées ses ondes sauvages, comme paresseusement dans ses rives.

 

sonuere
fluctus, les flots ont grondé

tumuit insanum mare
la mer monstrueuse  a enflé

           [ tacente uento ];
           alors que le vent restait silencieux.

 

(nemoris antiqui) domus
le siège d’un antique bois

  amisit (umbras) (uocis imperio meae).

 a perdu  ses ombres sous le pouvoir de ma voix

            [die reducto ]
             La journée étant racourcie

Phoebus in medio stetit,
Phoebus s’est arrêté en chemin

 

Hyadesque  ( (nostris cantibus)  motae) labant :
et les Hyades, mises en mouvement sous l’effet de nos chants, glissent / s’effondrent.


Aestiuus, a, um : d’été

tellus, uris, f. : terre, sol, terrain, pays

horreo, es, ere, horrui, - : être hérissé, grelotter, frissonner, trembler (d'effroi)

horresco, is ere, horrui, - : se hérisser, être pris de frissons

cantus, us, m. : chant, poème

cogo, is, ere, egi, actum : 1. assembler, réunir, rassembler, 2. concentrer, condenser 3. pousser de force, forcer

messis, is, f. : moisson, récolte

uideo, es, ere, uidi, uisum : voir (uideor, eris, eri, uisus sum : paraître, sembler)

hibernus, a, um : d'hivers, hivernal

Ceres, eris, f. : Cérès

uiolentus, a, um : violent, fougueux, emporté

Phasis, idis, f. : la Phase (rivière)

uado, is, ere : aller

uadum, i, n. : le bas-fond

fons, fontis, m. : la source, la fontaine, l'eau (poétique); la cause, le principe
Hister = Ister : le Danube (dans sa partie inférieure)

tot, adv. : tant, si nombreux

ora, ae, f. : bord, limite, lisière, côte

os (2), oris, n. : le visage, la bouche, l'entrée, l'ouverture

diuisus, a, um : régulier, planifié

trux, trucis : farouche, sauvage

comprimo, is, ere, pressi, pressum : presser, tenir enfermé, arrêtrer, retenir, contenir, intimider

unda, ae, f. : l'onde, l'eau, le flot

undo, as, are : inonder, mouiller

omnis, e : tout

ripa, ae, f. : rive

piger, gra, grum : paresseux, grimaçant

sono, as, are, sonui, sonitum : sonner, résonner, faire du bruit

sonus, i, m. : le son, la parole

sono, as, are, sonui, sonitum : sonner, résonner, faire du bruit

sonus, i, m. : le son, la parole

fluctus, us, m. : flot

tumesco, is, ere, tumui, - : se gonfler d'orgueil

taceo, es, ere, cui, citum : se taire

uenio, is, ire, ueni, uentum : venir

insanus, a, um : monstrueux

uentus, i, m. : vent

nemus, oris, n. : la forêt, le bois

queo, is, ire, ii ou iui, itum : pouvoir

qui (2), quae, quod, pr. rel : qui, que, quoi, dont, lequel...

qui, quae, quod : qui ; interr. quel ? lequel ?

amitto, is, ere, misi, missum : perdre

umbra, ae, f. : ombre

uox, uocis, f. : 1. la voix 2. le son de la voix 3. l'accent 4. le son 5. , la parole, le mot

imperium, ii, n. : pouvoir (absolu)

 Se poursuit la mise en scène des bouleversements qui touchent l’univers. Les deux vers aestiua tellus horruit cantu meo, / coacta messem uidit hibernam Ceres ; illustrent la perturbation des saisons. Le participe coacta fait écho à uetitum et redit que les lois universelles sont enfreintes. Médée exerce une véritable coercition sur le monde de son chant - cantu meo  - qui évoque la toute puissance de la parole magique. L'organisation du vers suivant donne à voir le caractère anormal du phénomène : uidit placé au centre rend compte du caractère inhabituel du spectacle qui s'offre à la terre, à l'univers. Ce spectacle surprend les dieux eux-mêmes, puisque c'est Cérès, sujet de uidit, qui découvre les perturbations générées par Médée ; elle est soumise à la contrainte exercée par la magie de Médée - coacta ; le rapport de force dont Cérès est victime est mis en scène par la disjonction du sujet Ceres et du participe qui la qualifie - coacta -  ainsi placés à un bout et à l'autre du vers. Enfin se répondent autour deuidit messem et hibernam, autre oxymore à travers lequel se trouve exprimé le pouvoir inquiétant et maléfique de Médée.

(adesse) sacris tempus est, Phoebe, tuis.

Il est temps d’assister aux sacrifices en ton honneur, Hécate,

 [ (tibi) haec cruenta serta texuntur manu, ]

            [ (nouena) quae serpens ligat,]

  Pour toi, j’ai tissé ces tresses d’une main sanglante
qu’un serpent lie en neuf tours

[ (tibi) haec / Typhoeus / membra  

           [ quae (discors) tulit,]

                      [ qui (regna) concussit (Iouis) ].

 Pour toi ces membres que Typhus porta en ennemi  lui qui ébranla le royaume de Jupiter.

[ (uectoris istic perfidi) sanguis inest,]

Il y a là dedans le sang d’un perfide ravisseur

            [ quem Nessus (expirans) dedit.]

Que Nessus donna en expirant.

[ Oetaeus (isto cinere) defecit rogus,]

Le bûcher de l’Oeta a rendu cette cendre

           [ qui (uirus Herculeum) bibit.]

Qui a bu le poison d’Hercule.

[ (piae sororis), (impiae matris), (facem)

Tu vois la torche d’Althaée vengeresse, tout à la fois

 [780]  (ultricis Althaeae) uides.]

Sœur pieuse et mère impie.

 

sacrum, i, n. : la cérémonie, le sacrifice, le temple

tempus, oris, n. : 1. le moment, l'instant, le temps 2. l'occasion 3. la circonstance, la situation

tempus, oris, n. : 1. le moment, l'instant, le temps 2. l'occasion 3. la circonstance, la situation

cruentus, a, um : sanglant, sanguinaire

sertus, a, um : participe de sero, is, rui, sertum : entrelacé

texo, is, ere, texui, textum : tisser, fabriquer

manus, us, f. : main, petite troupe

nouenus, a, um : comprenant chaque fois neuf

serpens, entis, m. et f. : le serpent

ligo, as, are : lier

discors, ordis : qui est en désaccord, divisé, ennemi

fero, fers, ferre, tuli, latum : porter, supporter, rapporter

regnum, i, n. : pouvoir royal, trône, royaume

concutio, is, ere, cussi, cussum : agiter, secouer, ébranler

istic, adv. : là

vector, oris, m : celui qui traîne, qui transporte

perfidus, a, um : perfide, sans foi

sanguis, inis, m. : le sang, la vigueur

insum, es, esse : être dans

expiro, as, are : expirer, mourir

dedo, is, ere, dedidi, deditum : livrer, remettre

do, das, dare, dedi, datum : donner

cinis, eris, m. : cendre

deficio, is, ere, feci, fectum : faillir, faire défection; au passif : être privé de

rogus, i, m. : bûcher

oetaeus, a, um : de l’Oeta

virus, i, n : venin, poison

bibo, is, ere, bibi, bibitum : boire

pius, a, um : pieux, juste

soror, oris, f. : soeur

impius, a, um : qui manque aux devoirs de piété, impie, sacrilège

mater, tris, f. : mère

fax, facis, f. : torche

ultrix, icis : vengeresse

uideo, es, ere, uidi, uisum : voir (uideor, eris, eri, uisus sum : paraître, sembler)

 PAULINE Globalement, Pauline, vos remarques sont tout à fait pertinentes. Il vous faut essentiellement modifier la présentation de façon à obtenir un commentaire continu et rédigé. J'ajoute des remarques au fil de vos notations.

_ “Phoebe” : Médée interpelle Hécate de son nom renvoyant à la lune (qui est un de ses symboles) ; caractère plutôt sombre, mystique, dans la continuité des invocations et de l’énumération des bouleversements qu’elle a produits. OUI simplement à reformuler et n'hésitez pas à utiliser la terminologie grammaticale et stylistique. Ici l'apostrophe Phoebe


_ “sacris tuis” : s’apprête à rappeler Un peu ambigu, puisqu'elle annonce qu'elle va faire des sacrifices. Je dirais plutôt qu'elle évoque des sacrifices fait en l’honneur d’Hécate, qui sont lourd des actions plutôt condamnables  commentaire un peu maladroit étant donné le caractère maléfique de celle-ci => comme pour s’attirer ses faveurs. Commentez par exemple l'horreur qu'inspire les offrandes en vous appuyant sur le lexique qui suppose meurtres et membres découpés en terminant sur votre idée que ces offrandes ont en effet un caractère maléfique propre à s'attirer les faveurs d'Hécate d'une part et qui confirment la dimension funeste de Médée elle-même.

Proposition de modification de présentation :
Médée ne fait montre d' aucun remord à évoquer des crimes et à affirmer sa culpabilité du moment que les sacrifices sont faits en l’honneur d’Hécate comme le souligne la précision _ “cruenta manu” ; Médée se contente en effet de constater les faits : au sens propre, la main est tachée du sang des sacrifices faits à Hécate, au sens métaphorique, Médée rappelle et assume son statut de meurtrière, aux mains pleines de sang.
Les détails s'attachent à construire et renforcer la figure maléfique de Médée, elle qui commande aux serpent et sait les remèdes contre leur poison ; les tresses d'offrande entourées d'un serpent sont une manière de rappeler ces pouvoirs magiques de Médée - “haec serta ... nouena quae serpens ligat”. Le chiffre 9, chiffre sacré dans la Grèce antique, contribue à conférer au rituel une valeur magique et sacrée. (Voir cet article Médée et les serpents.)

_ anaphore “tibi” : renforce le fait que le destinataire des sacrifices soit bien Hécate Présentation maladroite ; ce n'est pas là l'essentiel. Préférable de centrer sur le fait qu'on a affaire à une prière d'offrande à Hécate, ce que confirme l'anaphore du pronom au datif tibiCommenter le registre. 

_ référence à l’épisode de la Gigantomachie pendant lequel Typhus vole et cache les tendons de Jupiter ( donc “regna concussit Iouis”)
=> Médée a tressé les restes des membres/serpents de Typhus comme pour l’honorer ??? alors que celui-ci s’opposait au pouvoir du dieu des dieux = réaffirme toujours sa position, du côté des forces maléfiques, des “mauvais” Pour la logique du commentaire, inverser les éléments ; insister sur le fait qu'on a là la description d 'une deuxième offrande, aussi repoussante que la première.

_ “uectoris perfidi” : référence à Nessus, le centaure qui enleva Déjanire, la femme d’Hercule ; “perfidus” renvoie au côté impie de tous ces actes
“sanguis ... quem Nessus expirans dedit” : Nessus, alors qu’Hercule l’avait touché avec ses flèches, trompe Déjanire (d’où “perfidus”) en lui disant que son sang sera un puissant philtre d’amour, mais ce sang est en fait un poison puisque les flèches d’Hercule avaient auparavant été trempées dans le venin de l’Hydre de Lerne
_ référence à la mort d’Hercule, à cause du sang/poison donné par Nessus
(“isto cinere bibit” comme métonymie d’Hercule??) OUI, mais voir ce que cela apport au texte - la manière dont les choses sont ainsi présentées.
événement raconté à l’envers (commence par la mort et termine par l’évocation du poison) => met en valeur “cinere” donc la crémation d’Hercule, sa disparition => renforce le méfait, l’acte vengeur de Nessus. Oui, mais commencer par cela pour conduire le commentaire.
_ référence à la vengeance d’Althée (“ultricis”) : elle tue son fils pour venger le fait qu’il ait abandonné les frères de sa mère
“uides” : réapostrophe Hécate pas très heureux + ce n'est pas une apostrophe ; dire plutôt qu'elle s'adresse directement à Phoebe avec l'usage de la 2ème personne du singulier uides
(“piae sororis” car est en deuil pour la mort de ses frères ; “impiae matris” car tue son fils)
personnage ambigu, contradictoire : “piae” et “impiae” mis sur le même plan Oui, mais poursuivre en analysant ce que cela apporte à la présentation du personnage de Médée ; Althée vue comme une figure qui préfigure Médée. Commencer à montrer l'ambiguïté d'une Médée pia et impia

[ reliquit (istas inuio plumas) specu Harpyia, ]

          [dum (Zeten) fugit.]

Voici les plumes que Harpie a laissé dans un antre inaccessible, quand elle a fui Zétès.

[ (his) adice (pinnas (sauciae Stymphalidos))

  ((Lernaea) passae specula).]

Ajoute à cela les plumes de l’oiseau de Stymphale ensanglanté qui a enduré les flèches.

[sonuistis, arae,]

[ (tripodas agnosco meos

  fauente commotos dea).]

Vous sonnez, autels !  Je reconnais mes trépieds ébranlés par une déesse favorable.

relinquo, is, ere, reliqui, relictum : laisser, abandonner

inuius, a, um : où il n'y a pas de route, inaccessible

specus, us, m. : la grotte, la caverne, l'antre

Harpyia, ae, f. : la Harpie

fugio, is, ere, fugi : s'enfuir, fuir

adicio, is, ere, ieci, iectum : ajouter

pinna, ae, f. : plume, aile

saucius, a, um : ensanglanté

Stymphalis, idis, f : de stymphale

Sono, is, ere, sonui, sonitum : résonner ; faire entendre un bruit

patior, pateris, pati, passus sum : souffrir, endurer

Lernaeus, a, um : de Lerne

spiculum, i,n : dard, pointe, flèche, javelot

ara, ae, f. : autel

agnosco, is, ere, noui, nitum : percevoir, reconnaître

faueo, es, ere, faui, fautum : être favorable à, s'intéresser à

commoueo, es, ere, moui, motum : 1 - mettre en mouvement, déplacer, remuer. - 2 - secouer, agiter, ébranler (le corps ou l'esprit), émouvoir, impressionner, troubler. - 3 - exciter, faire naître (un sentiment).

 

_ Médée a l’air de compatir  avec une des Harpies et les oiseaux du lac Stymphale alors que tous commettaient des actions condamnables : les Harpies persécutaient Phinée et les oiseaux dévoraient les hommes. A approfondir : c'est l'emploi de fugit qui fait de la Harpie une victime et “passae” : évoque la souffrance. Faire une phrase indépendante ; étoffer un peu le commentaire. aucune condamnation de la part de Médée

_ “sonuistis, arae” : autels qui évoquent une sorte de cérémonie, d’offrandes en l’honneur d’Hécate + personnification (interpelés directement, à la 2ème personne du pluriel)  qu'est-ce que cela apporte ? :
_ “favente dea” : Hécate répond à l’appel de Médée + “sonuistis” et “commotos” : évoque une cérémonie mystique ; ce sont les moyens par lesquels la déesse se donne à entendre. = épiphanie des dieux. Hécate répond par l’intermédiaire de phénomènes surnaturel (= rappelle son statut de magicienne et la rapproche de Médée)

(même si c’est moi qui avait cherché les références mythologiques de ce passage, il en a certaines, surtout une, que je ne comprends pas vraiment, d’où les points d’interrogation - J'ai ajouté les éléments répondant à vos interrogations.)

 

Insérez certains éléments de votre recherche au sein du commentaire pour l'étoffer.

Le reste, à mettre en note. 

J'ai pris le passage 770-780 :

-les Hyades:
Origine étymologique du mot : grec ancien « les pluvieuses », « pleuvoir ».
Filles d’Atlas et d’Océanides, elles sont les nymphes des pluies.
Les sources divergent sur leur nombre (2, 3, 5, 7 ou beaucoup plus) et sur leur nom (on retient généralement : Ambrosie, Eudore, Ésylé, Coronis, Dioné, Polyxo, Phaéo, Phésyle, Cléia, etc.).
Leur frère Hyas ayant été tué par un lion (ou un sanglier), elles sont incosolables de sa mort et ne cessent de le pleurer depuis. Les dieux, émus, les placent alors parmi les étoiles comme la constellation des Hyades et leur frère Hyas fut transformé en la constellation du Verseau.
Les anciens leur accordent une grande influence, puisqu'ils pensent que ces sœurs président aux pluies. Leur apparition dans le Ciel annonce l'arrivée des pluies de saison. En effet, la position héliaque de leur constellation en novembre, marque le début de la saison des pluies en Grèce : elles ont été appelées « les Pluvieuses ».

Hécate :

_Les mythographes ne sont pas d'accord sur les origines d'Hécate et la font naître de divinités différentes, en fonction des textes sur lesquels ils se basent
_ Représentée sous les traits d'une divinité à trois têtes, la triple Hécate est assimilée parfois aux trois divinités Séléné, Artémis et Perséphone.
_ Le texte le plus ancien évoquant Hécate est l'Hymne homérique à Déméter, dans lequel est raconté l'enlèvement de Pérséphone, fille de Déméter, par le dieu des Enfers, Hadès. Hécate et le Soleil sont les seuls qui s'aperçoivent de cet enlèvement. La déesse saisit un flambeau, et aide Déméter à chercher sa fille, dont elle deviendra ensuite la fidèle compagne.
_ Hésiode (environ un siècle plus tard) cite aussi beaucoup Hécate dans sa Théogonie.
Il en fait une divinité généralement bienveillante, du moins quand on l'invoque, et très puissante.
_Les traditions postérieures à Hésiode, font d'Hécate une puissante déesse à la fois dans le ciel, sur la terre et sur la mer. Elle donnait ou refusait les richesses, la victoire, la gloire, la sagesse, présidait à la navigation, et veillait à la prospérité des enfants et des troupeaux.
_Hécate apparaît sous deux aspects principaux :
Souveraine du royaume ténébreux, elle jouit d'un pouvoir immense. Elle préside les purifications et les expiations. Son cortège est composé de chiens dévorants
Déesse nocturne et magique, elle préside aussi aux enchantements, aux incantations, et envoie sur la terre les monstres et les démons des enfers. C'est elle qui enseigne les arts magiques.

Thyphée :

_ Typhée (Typhon) apparaît notamment dans la Théogonie d’Hésiode, dans l’épisode de la Gigantomachie.
_ Gaia, qui souffre de voir ses enfants les Titans et les Géants sur le point d’être vaincus par les Olympiens, enfants de Cronos et Héra, s'unit au Tartare pour enfanter Typhon, le fils dont elle a besoin pour vaincre Zeus.
Elle génère alors le plus puissant monstre qui ait jamais existé. Il est immense :
sa tête touche les étoiles, ses bras étendus touchent l'Orient et l'Occident. Son corps est de plus recouvert de plumes ; au bout de ces bras il a cent têtes de dragons ; ses pieds sont remplacés par des vipères
_ Typhon est élevé à Delphes par le serpent Python. Il s'unit ensuite à Echidna et perpétue une race nombreuse de monstres parmi lesquels sont l'Hydre de Lerne, le lion de Némée, Cerbère, la Chimère ou la Sphinx.
_ Pendant la Gigantomachie, il attaque les Olympiens qui s'enfuient tous sauf Athéna et Zeus. A alors lieu un combat : Typhon réussit à couper les tendons de Zeus qu'il enferme dans une peau d'ours et le réduit ainsi à l'impuissance. Hermès et Pan les récupèrent cependant, et Zeus emprisonne Typhon sous une montagne.

Nessus, Déjanire, mont Oeta, Hercule :

_ Après avoir accompli les douzes travaux, Hercule participe à un concours de tir à l’arc organisé par Eurytos, roi d’Oechalie, dont le vainqueur épousera la princesse Iolè. Hercule gagne, mais Eurytos reconnaît qu’il est l’homme qui a massacré quelques années auparavant sa famille dans un accès de folie et annule le concours. Quelques jours plus tard, plusieurs bêtes des troupeaux d’Eurytos ont disparu et Hercule est accusé. Celui-ci tente de prouver son innocence, et accepte de se rendre auprès du roi, sur les conseils d’Iphitos, fils d’Eurytos. Cependant, il tue Iphitos dans un accès de folie, bien que ce-dernier était de son côté.
_ Zeus condamne alors Hercule à trois ans de captivité et est alors vendu à Omphale, la reine de Lydie. Durant ces trois années, Hercule se plie à la fois aux exigences militaires et aux étranges fantasmes d’Omphale, notamment de se traverstir en femme.

_ Après sa libération et plusieurs années de nouveaux exploits, Hercule se rend en Étolie pour épouser Déjanire.
_ Quelques années plus tard, dans un accès de colère, il tue Eunomos, serviteur maladroit qui lui avait renversé du vin. Sur le chemin vers la cité de Trachis, alors qu’ils vont traverser le fleuve Evénos, apparaît un centaure du nom de Nessus, qui propose de porter Déjanire sur l’autre rive afin qu’elle ne mouille pas ses vêtements. Hercule fait alors confiance au centaure, mais celui-ci enlève Déjanire. Hercule décoche alors l’une de ses flèches empoisonnées et atteint Nessus qui s’effondre. Alors qu’il agonise, le centaure convainc Déjanire de recueillir quelques gouttes de son sang, qui, d’après ses dires, constitueraient un puissant philtre d’amour qui lui serait utile si Hercule la délaissait pour une autre femme. Mais Déjanire ignorait que la flèche d’Hercule avait été trempée dans le puissant venin de l’Hydre de Lerne.

_ Plus tard, parti à la tête d’une armée, Hercule décide de retourner à Oechalie pour se venger d’Eurytos. Les soldats saccagent la cité, Eurytos et ses fils sont tués et Iolè, après s’être jeté du haut de la muraille, est portée par les vents et déposée miraculeusement sur la terre ferme. Hercule envoie alors le butin de la victoire et Iolè à Trachis.
_ Déjanire ne peut s’empêcher d’être jalouse lorsqu’elle voit Iolè parmi les prisonnières et repense au soi-disant philtre d’amour de Nessus. Elle en imbibe la tunique d’Hercule, le poison de l’Hydre fait alors son effet. Alors qu’Hercule agonise, Déjanire comprend que le philtre était en fait un poison, et tpréfère se pendre plutôt que de le voir souffrir. Sur l’ordre de l’oracle de Delphes, on dresse un bûcher sur le mont Oeta en Thessalie, et, après un long moment, Philoctète, un berger des environs, se résout à y mettre le feu. Hercule est alors emporté sur l’Olympe, parmi les dieux.

Althée :

Femme d’Oenée, roi de Calydon, et mère de Méléagre, elle jette au feu, dans un accès de colère, un tison auquel était attaché la vie de ce-dernier et devient alors la cause de la mort de son fils. Elle a ensuite tant de chagrin qu’elle se donne la mort.

Harpies, poursuite de Zétès :

_ Les Harpies sont au nombre de trois : Aello (la bourrasque); Ocypété (qui vole vite) et Célaéno (nuée d’orage). elles sont les soeurs d’Iris, la messagère des dieux, et vivent dans les îles Srophades.
_ Durant la quête de la toison d’or, elles jouent un rôle important dans l’histoire de Phinée, le roi de Thrace, qui a le don de voir l’avenir et s’attire la colère Zeus en découvrant certains secrets de la race humaine. Zeus envoie alors les harpies persécuter Phinée : elles souillent les plats à chaque fois qu’il dresse la table.
_ Quand Jason et les Argonautes arrivent sur l’île, ils sont attaqués par les harpies et deux frères ailés de l’expédition, Calaïs et Zétès, les poursuivent jusqu’aux îles Strophades, où leur apparaît Iris, qui leur demande de laisser ses soeurs tranquilles. En échange, les harpies doivent cesser de persécuter Phinée.

Oiseaux du lac Stymphale :

_ Le sixième des travaux d’Hercule consiste en l’extermination des oiseaux du lac Stymphale, consacrés à Arès, dieu de la guerre.
_ Ces oiseaux, qui dévorent les hommes, ont un bec, des pattes et des ailes en bronze. De temps en temps, ils s’envolent par bandes pour tuer des hommes et des animaux en leur lançant une grêle de plumes de bronze. De plus, leur fiente empoisonnée détruit les récoltes.
_ Pour les vaincre, Hercule les effraie grâce au son d’une crécelle donnée par Athéna, et en abat un grand nombre alors qu’ils s’envolent dans le ciel, grâce à ses flèches trempées dans le poison de l’Hydre de Lerne.

Hydre de Lerne :

_ Pour le douzième de ses travaux, il est demandé à Hercule de tuer le monstre engendré par Typhon et Echnida (et élevé par Héra), l’Hydre de Lerne.
_ L’Hydre est un serpent d’eau (parfois au corps de chien) aux multiples têtes dont l’une est immortelle. De plus, chaque fois qu’une tête est coupée, deux repoussent à la place, et toutes exhalent un poison radical.
_ Après un dur combat, Hercule parvient à couper certaines têtes et à cautériser la chair à leur racine afin qu’elles ne repoussent pas, puis il réussit à couper la tête immortelle et à l’enterrer, encore vivante, sous un lourd rocher. Il arrache ensuite les entrailles du cadavre et trempe ses flèches dans son venin. Depuis lors, la moindre blessure de l’une d’elles est irrémédiablement mortelle.

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