Quatrième épisode - Choryphée, Antigone

Consignes 

Pour le 13 Février

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 Adèle 
- Vous pouvez vous aider de la traduction pour entrer dans le texte grec.

- Faire la construction du texte grec.

- Reprendre au fur et à mesure la traduction proposée de façon à mieux rendre compte de la structure du texte

Yann
- Proposer un plan détaillé pour l’analyse thématique du passage.


Ἀντιγόνη

ὁρᾶτ᾽ἔμ᾽γᾶςπατρίαςπολῖταιτὰννεάτανὁδὸν
στείχουσαννέατονδὲφέγγοςλεύσσουσανἀελίου,
κοὔποτ᾽αὖθιςἀλλάμ᾽παγκοίταςἍιδαςζῶσανἄγει810
τὰνἈχέροντος
ἀκτάνοὔθ᾽ὑμεναίωνἔγκληρονοὔτ᾽ἐπινύμφειός
πώμέτιςὕμνοςὕμνησενἀλλ᾽Ἀχέροντινυμφεύσω.815



Χορός
οὐκοῦνκλεινὴκαὶἔπαινονἔχουσ᾽
ἐςτόδ᾽ἀπέρχεικεῦθοςνεκύων,
οὔτεφθινάσινπληγεῖσανόσοις
οὔτεξιφέωνἐπίχειραλαχοῦσ᾽,820
ἀλλ᾽αὐτόνομοςζῶσαμόνηδὴ
θνητῶνἍιδηνκαταβήσει.


Ἀντιγόνη
ἤκουσαδὴλυγρότατονὀλέσθαιτὰνΦρυγίανξέναν
ΤαντάλουΣιπύλῳπρὸςἄκρῳτὰνκισσὸςὡςἀτενὴς825
πετραίαβλάσταδάμασενκαίνινὄμβροιτακομέναν,
ὡςφάτιςἀνδρῶν,
χιώντ᾽οὐδαμὰλείπειτέγγειδ᾽ὑπ᾽ὀφρύσιπαγκλαύτοις830
δειράδας·   μεδαίμωνὁμοιοτάτανκατευνάζει.





Χορός
ἀλλὰθεόςτοικαὶθεογεννής,
ἡμεῖςδὲβροτοὶκαὶθνητογενεῖς.835
καίτοιφθιμένῃμέγακἀκοῦσαι
τοῖςἰσοθέοιςσύγκληραλαχεῖν.
ζῶσανκαὶἔπειταθανοῦσαν.


Ἀντιγόνη
οἴμοιγελῶμαιτίμεπρὸςθεῶνπατρῴων.
οὐκοἰχομένανὑβρίζειςἀλλ᾽ἐπίφαντον;840
πόλιςπόλεωςπολυκτήμονεςἄνδρες·
ἰὼΔιρκαῖαικρῆναι
Θήβαςτ᾽εὐαρμάτουἄλσος,ἔμπαςξυμμάρτυραςὔμμ᾽ἐπικτῶμαι,845
οἵαφίλωνἄκλαυτοςοἵοιςνόμοις
πρὸςἕργματυμβόχωστονἔρχομαιτάφουποταινίου·
ἰὼδύστανοςβροτοῖςοὔτενεκροῖςκυροῦσα850
μέτοικοςοὐζῶσινοὐθανοῦσιν.

ANTIGONE.
Strophe II.

Voyez-moi, ô citoyens de la terre de ma patrie, faisant mon dernier chemin et regardant le dernier éclat du jour pour ne plus jamais le regarder ! Hadès, qui ensevelit tout, m'emmène vivante vers l'Achéron, sans que j'aie connu les noces, sans que l'hymne nuptial m'ait chantée, car j'épouserai l'Achéron.

LE CORYPHÉE.

- Ainsi, illustre et louée, tu vas dans les retraites des Morts, non consumée par les flétrissures des maladies, non livrée comme un butin de guerre ; mais, seule entre les mortels, libre et vivante, tu descends chez Hadès.

ANTIGONE.
Antistrophe II.

Certes, j'ai entendu dire que la Phrygienne étrangère, fille de Tantale, est morte très-malheureuse au sommet du Sipyle où l'accroissement de la pierre l'enveloppa, l'ayant étreinte rigidement comme un lierre. Ni les pluies, ni jamais les neiges ne l'abandonnent tandis qu'elle se fond, et toujours elle trempe son cou des larmes de ses yeux. Un Démon va m'endormir comme elle.

LE CORYPHÉE.

- Mais celle-ci était Déesse et issue d'une race divine, et nous sommes mortels et issus d'une race mortelle ; mais il est glorieux, pour qui va mourir, de subir une destinée semblable à celle des Dieux.

ANTIGONE.
Strophe II.

Hélas ! on se rit de moi. Par les Dieux de la patrie ! pourquoi m'accabler d'outrages, n'étant point morte encore et sous vos yeux ? Ô Ville, ô très-riches citoyens de la Ville, ô sources de Dircé, ô bois sacrés de Thèbe aux beaux chars, je vous atteste tous à la fois. Telle, non pleurée par mes amis, frappée par une loi inique, je vais vers cette prison sépulcrale qui sera mon tombeau. Hélas ! malheureuse ! je n'habiterai ni parmi les vivants, ni parmi les morts !