blog lca de la classe préparatoire littéraire d'enghien

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

LATIN - Hypokhâgne › Cours confirmé

Sous-catégories

Memento

Lexique

LATIN Confirmés - Séq.4 Res publica - un site idéal

Cicéron   République II

 

Cicéron développe dans la République des arguments pour se féliciter de la situation de Rome. Ce faisant, il illustre la fierté des romains pour leur cité. 

[ Est autem (maritimis urbibus) etiam (quaedam corruptela ac mutatio (morum)) ] ;
- structure esse + dat. exprime la possession
Liber est mihi. = Un livre est à moi = J’ai un livre.

 

[ admiscentur enim (novis sermonibus ac disciplinis)], [ et inportantur non merces solum (adventiciae) sed etiam mores ], [ ut nihil possit (in patriis institutis) manere (integrum)].

- sujet non exprimé de admiscentur : mores

- novis sermonibus ac disciplinis :datif complément régime de admiscentur

- non solum…sed etiam : non seulement…mais encore…

- adventiciae : adjectif épithète de merces

- integrum : adjectif neutre nominatif singulier, attribut de nihil.

 

[ [ Iam qui incolunt (eas urbes),] non haerent (in suis sedibus)], [ sed (volucri semper spe et cogitatione) rapiuntur (a domo) longius ], atque [ etiam cum manent (corpore)], [ (animo) tamen exulant et vagantur ].

- qui incolunt eas urbes : relative substantive, sujet du verbe  haerent.

- volucri : adjectif, ablatif singulier, qualifie en facteur commun spe et cogitatione. Rappel, les adjectifs de la 2ème classe en –is, -is, -e font leur ablatif en –i.

- volucri semper spe et cogitatione : ablatif de moyen de rapiuntur

- longius : forme du comparatif de supériorité de l’adverbe longe ; employé de manière absolue, à traduire par « très loin ».

- cum + ind. : quand

 

[ Nec vero ulla res magis ((labefactatam) diu et Carthaginem) et (Corinthum) pervertit aliquando ], [quam (hic error) ac (dissipatio (civium)) ], [ quod ((mercandi) cupiditate et (navigandi)) (et (agrorum) et (armorum) cultum) reliquerant.]

- magis…quam… : structure de comparaison

- quod : conj. de sub. « parce que »

- mercandi / navigandi : gérondif, Ct du Nom de cupiditate.


POUR VOUS ENTRAÎNER :
Essayez de traduire ce passage, un peu difficile, en vous aidant des notes et questions proposées ci-dessous.

Qui [1] potuit [2] igitur diuinius et utilitates conplecti maritimas Romulus et uitia uitare, quam quod urbem perennis amnis et aequabilis et in mare late influentis posuit in ripa ? [quo posset urbs et accipere a mari quo egeret, et reddere quo redundaret, eodemque ut flumine res ad uictum cultumque maxime necessarias non solum mari absorberet, sed etiam inuectas acciperet ex terra], ut mihi iam tum diuinasse ille uideatur hanc urbem sedem aliquando et domum summo esse imperio praebituram ; nam hanc rerum tantam potentiam non ferme facilius alia ulla in parte Italiae posita urbs tenere potuisset.

+ Quelle est la nature de qui ? attention ! Cherchez bien !

+ Analysez la forme diuinius : nature, forme précise, fonction. Là aussi, faites attention !

+ Réfléchissez à la nature possible de quo pour que la phrase ait un sens.

+ Justifiez posset.

+ Comment se justifient les subjonctifs egeret et redundaret

+ quo egeret / quo redundaret : relative adjective ou relative substantive ?

+ sur quoi porte eodem ? => en déduire là où commence la proposition.

+ Par quoi res est-il complété ? Quel est son cas ? Quelle est sa fonction ? Comment s’articule la proposition ? Regardez ce que non solumsed etiam… relie.

+ diuinasse = diuinauisse mode ? temps ? valeur de ce temps ici ?

+ Temps et mode de uideatur ?  comment s’explique-t-il ? par rapport à quoi/qui ? comparez avec les formes posset, ageret, redundaret, absorberet, acciperet. Comment s’expliquaient-elles ? par rapport à quoi/ qui ?

Qu’en concluez-vous pour tout le passage de quo posset jusqu’à ex terra entre crochets ?

+ Analyse de praebituram.

+ Valeur de potuisset (la réponse est encore différente des précédentes). Qui parle ici ?



[1]  Quī : adverbe interrogatif = comment

[2]  potuit : valeur possible d’irréel, présent ou passé.


Cicéron République II  corrigé - Genèse d’une traduction

Est autem maritimis urbibus etiam quaedam corruptela ac mutatio morum ; admiscentur enim novis sermonibus ac disciplinis, et inportantur non merces solum adventiciae sed etiam mores, ut nihil possit in patriis institutis manere integrum. Iam qui incolunt eas urbes, non haerent in suis sedibus, sed volucri semper spe et cogitatione rapiuntur a domo longius, atque etiam cum manent corpore, animo tamen exulant et vagantur. Nec vero ulla res magis labefactatam diu et Carthaginem et Corinthum pervertit aliquando, quam hic error ac dissipatio civium, quod mercandi cupiditate et navigandi et agrorum et armorum cultum reliquerant. (8) Multa etiam ad luxuriam invitamenta perniciosa civitatibus subpeditantur mari, quae vel capiuntur vel inportantur ; atque habet etiam amoenitas ipsa vel sumptuosas vel desidiosas inlecebras multas cupiditatum. Et quod de Corintho dixi, id haud scio an liceat de cuncta Graecia verissime dicere ; […]Qui potuit  igitur diuinius et utilitates conplecti maritimas Romulus et uitia uitare, quam quod urbem perennis amnis et aequabilis et in mare late influentis posuit in ripa ? quo posset urbs et accipere a mari quo egeret, et reddere quo redundaret, eodemque ut flumine res ad uictum cultumque maxime necessarias non solum mari absorberet, sed etiam inuectas acciperet ex terra, ut mihi iam tum diuinasse ille uideatur hanc urbem sedem aliquando et domum summo esse imperio praebituram ; nam hanc rerum tantam potentiam non ferme facilius alia ulla in parte Italiae posita urbs tenere potuisset.

Or les cités maritimes connaissent une certaine corruption et la modification de leurs mœurs ; les mœurs en effets sont ajoutées en mêlant à des langues et à des éducations/enseignements nouveaux, et sont importées non seulement  des marchandises mais aussi des mœurs venues de l’étranger, si bien que rien ne peut rester intègre / intact dans les institutions de la patrie. Désormais, ceux qui habitent dans ces cités ne s’attachent pas à leurs sièges / positions / résidence / domicile, mais ils sont emportés par un espoir et une pensée toujours mobiles très loin de chez eux et même lorsqu’ils restent par le corps, en esprit cependant sont exilés et errent. Or aucune autre chose n’a plus concouru autrefois à la ruine de Carthage et de Corinthe, longtemps ébranlées, que cette errance et cette dispersion des citoyens, parce que par désir de commercer et de naviguer avaient laissé / délaissé la culture des champs et le maniement des armes. Or beaucoup d’engagements dangereux au luxe sont fournis en abondance par la mer aux cités  ; et son agrément même offre bien des Charmes / séductions coûteux(ses) ou paresseux(ses) des passions. Et ce que j’ai dit de Corinthe, on pourrait peut-être le dire à juste titre de la Grèce tout entière ; […]

Comment Romulus aurait-il pu plus parfaitement embrasser (saisir, ) les intérêts de la mer tout en en évitant les défauts, que le fait qu’il a posé / placé / installé, situé sa cité sur la rive d’un fleuve pérenne et égal se jetant largement ? par où la cité pouvait et recevoir par voie de mer ce qui lui manquait et expédier ce qu’elle avait en surabondance de sorte que par le même fleuve elle engloutissait les biens essentiellement nécessaires pour se nourrir et pour vivre venus par mer, mais qu’elle recevait aussi ceux acheminés par terre, si bien qu’il me semble que celui-ci avait déjà deviné alors  que cette cité offrirait un jour la siège et la maison à un immense empire ; en effet située dans n’importe qu’elle autre partie de l’Italie, la cité n’aurait pour ainsi dire pas pu tenir, garder, maintenir plus facilement un si grand pouvoir sur les choses.

Or les cités maritimes connaissent la corruption et voient leurs mœurs changer ; s’y mêlent en effet des langues et des modes de pensée nouveaux ;  sont importées non seulement  les marchandises mais aussi les coutumes venues de l’étranger, si bien que rien dans les institutions ancestrales ne peut rester immuable. Dès lors, les habitants de ces cités ne sont pas attachés à leurs foyers, mais ils sont emportés très loin de chez eux par un espoir et une pensée toujours mouvants et même lorsqu’ils restent physiquement sur place, en esprit cependant, ils sont en exil et vagabondent au loin. Or rien n’a plus concouru autrefois à la ruine de Carthage et de Corinthe, longtemps ébranlées, que cette errance et cette dispersion des citoyens, puisque, par désir de commercer et de naviguer, ils avaient délaissé la culture des champs et le maniement des armes. De plus, la mer est pour les cités une invitation permanente et pernicieuse au luxe, que ce soit prises de guerre ou importations ; et son agrément même a tous les charmes des passions dispendieuses et oisives. Et ce que j’ai dit de Corinthe, on pourrait peut-être le dire à juste titre de la Grèce toute entière ; (…)

Comment Romulus aurait-il pu plus parfaitement profiter des intérêts de la mer tout en en évitant les désavantages, sinon en implantant sa cité sur la rive d’un fleuve au flot pérenne et régulier qui se jette dans la mer  par une large embouchure ? Ainsi, par ce biais, la cité pouvait et recevoir par voie de mer ce qui lui manquait et expédier ce qu’elle avait en surabondance ; ainsi, par ce même fleuve, pour les biens par-dessus tout nécessaires pour se nourrir et pour vivre, non seulement elle engloutissait ceux venus par mer, mais elle recevait aussi ceux acheminés par terre, si bien qu’il me semble que Romulus avait déjà deviné alors  que cette cité fournirait un jour un site et un berceau à un puissant empire ; en effet, située dans n’importe qu’elle autre partie de l’Italie, une cité n’aurait pour ainsi dire pas pu maintenir plus aisément une telle domination (sur les choses).

LATIN Confirmés - Séq.3 la geste de la fondation des institutions romaines - Version procès d'Horace

Version latin confirmé
TITE-LIVE Ab Urbe condita I, 26 – le procès d’Horace

[26] (…) Princeps Horatius ibat, trigemina spolia prae se gerens; cui soror virgo, quae desponsa, uni ex Curiatiis fuerat, obuia ante portam Capenam fuit, cognitoque super umeros fratris paludamento sponsi quod ipsa confecerat, soluit crines et flebiliter nomine sponsum mortuum appellat. movet feroci iuveni animum comploratio sororis in victoria sua tantoque gaudio publico. Stricto itaque gladio simul verbis increpans transfigit puellam. "Abi hinc cum immaturo amore ad sponsum," inquit, "oblita fratrum mortuorum uiuique, oblita patriae. Sic eat quaecumque Romana lugebit hostem."
(2) Horace, chargé de son triple trophée, marchait à la tête des Romains. Sa soeur, qui était fiancée à l'un des Curiaces, se trouve sur son passage, près de la porte Capène; elle a reconnu sur les épaules de son frère la cotte d'armes de son amant, qu'elle-même avait tissée de ses mains : alors, s'arrachant les cheveux, elle redemande son fiancé et l'appelle d'une voix étouffée par les sanglots. (3) Indigné de voir les larmes d'une soeur insulter à son triomphe et troubler la joie de Rome, Horace tire son épée, et en perce la jeune fille en l'accablant d'imprécations : (4) "Va, lui dit-il, avec ton fol amour, rejoindre ton fiancé, toi qui oublies et tes frères morts, et celui qui te reste, et ta patrie. Périsse ainsi toute Romaine qui osera pleurer la mort d'un ennemi."

[(Atrox)visum (1)id facinus (patribus) (plebique)], sed [recens meritum(facto)obstabat]. [Tamenraptus (2) (in ius) (ad regem)]. [Rex(3)[neipse tam (tristis ingratique (ad volgus(4)) iudicii (5))ac((secundum iudicium) supplicii(6))(auctor)esset], [concilio (populi) advocato(7)][ "(Duumuiros)"inquit,]["qui (Horatio) (perduellionem)iudicent (8),] (secundum legem) facio]." [Lex(horrendi carminis)erat]: ["Duumuiri (perduellionem)iudicent (9)]; [si (a duumuiris) provocarit (10)], [(provocatione) certato (11)]; [siuincent,] [(caput)obnubito(11)]; [(infelici arbori) (reste) suspendito(11)]; [verberato(11)vel (intra pomerium) vel (extra pomerium)."][(Hac lege) duumuiri(creati) ? (12)], [qui[se(absoluere) nonrebantur] (ea lege) ne (innoxium) quidem(14)posse (13)], [cumcondemnassent (15)], [tumalter(ex iis)["/Publi Horati/, (tibi)(perduellionem)iudico (16)"]inquit.]["I, /lictor/, colliga(manus).]" [Accesseratlictor][(17)iniciebatque(laqueum)]. [TumHoratius[auctore Tullo, (clemente (legis) interprete),(18) ]["Provoco"]inquit]. [Itaque(provocatione) certatum (ad populum) est (19)]. [Motihominessunt (in eo iudicio) ] [maximeP. Horatio(patre)proclamante(20)] [se [filiam (iure) caesam(22) ]iudicare (21)]; [niitaesset (23)], [ (patrio iure) (in filium) animaduersurum (24)fuisse (25)]. [Orabatdeinde][(26) ne(se)[quem paulo ante (cum egregia stirpe) conspexissent (27)] (orbum(28) liberis) facerent]. [ (Inter haec) senex((iuvenem)amplexus(29) ), ((spolia (Curiatiorum)fixa) (eo loco) [qui nunc Pila Horatia appellatur]ostentans (29) ), ["(Huncine) (30)" aiebat], "[(quem)modo(decoratum)(ouantemque)(32) (victoria) (incedentem)(31) vidistis, /Quirites/, (eum)((sub furca) vinctum (33) ) (inter verbera etcruciatus) videre potestis?][quod vix (Albanorum) oculitam(deforme spectaculum)ferrepossent (34).]

Vision d’horreur que cet assassinat pour les sénateurs et le peuple assemblé ! Mais l'éclat de la victoire récente effaçait le geste. Toutefois, il fut traîné en justice devant le roi. Le roi, par crainte d’assumer la responsabilité d'un jugement sévère et impopulaire, ainsi que du supplice qui s’ensuivrait, convoqua l’assemblée du peuple et déclara : « Conformément à la loi, je nomme des Duumvirs pour statuer sur la trahison d’Horace. » (6) La loi s’exprimait en une formule terrible : « Que les duumvirs statuent sur la trahison ;  s’il est fait appel du jugement des duumvirs, qu'on prononce sur l'appel ; si les duumvirs l’emportent, qu'on voile la tête du coupable ;  qu'on le suspende par une corde à l'arbre fatal, et qu’il soit battu de verges dans l'enceinte ou hors de l'enceinte des murailles. » D'après cette loi, les duumvirs ainsi nommés ne pensaient pas pouvoir absoudre même un innocent, s’ils l’avaient condamné ; l’un d’entre eux prononça alors : « Publius Horatius, je te condamne pour haute trahison. Va, licteur, attache-lui les mains." (8) Le licteur s’était approché et passait le lacet. C’est  alors qu’Horatius, sur l’avis de Tullus, interprète clément de la loi, intervient : « J'en appelle. »

Les hommes furent émus, dans ce jugement, particulièrement quand Publius Horatius père s’écriait qu’il jugeait que sa fille avait été tuée à bon droit ; s’il n’en était pas ainsi, en usant de son droit paternel, il aurait été lui-même prêt à châtier son fils. Il suppliait ensuite qu’ils ne le privassent pas de tous ses enfants lui qu’ils avaient vu hier encore doté d’une belle descendance. A ces mots, le vieil homme, tenant son fils embrassé et montrant les dépouilles des Curiaces fixées en ce lieu qu’on appelle aujourd’hui « le pilier d’Horace », ajoutait : « Cet homme que vous avez vu tantôt s’avancer auréolé de gloire et recevant les honneurs de l’ovation  pour sa victoire, comment pouvez-vous, Romains, le voir lié à un gibet  plier sous les coups et les supplices ? Les Albains eux-mêmes ne pourraient qu’à peine supporter la vue d’un spectacle si horrible !

Perduellio, onis,f : ennemi public, haute trahison

Judicare perduellionem alicui : déclarer quelqu’un coupable de haute trahison

Carmen, inis, n : formule (religieuse ou judiciaire)

Restis, is, f : la corde

Orbus,a,um : privé de + gén ou abl

Decoratus,a,um : orné au plus haut point

Ovo,as,are : recevoir les honneurs de l’ovation

(1) Grammaticalement visum = visum est : le crime sembla terrible aux sénateurs et au peuple. Mais on doit être sensible aux choix stylistiques de Tite-Live et à l’expressivité du passage.  Difficile de ne pas entendre « atrox visum » en attaque de phrase et de ne pas en faire subrepticement un groupe nominal (visum,i,n) qui qualifie le meurtre qui vient d’avoir lieu.
(2) raptus (est)
(3) On notera que le verbe principal est ici inquit : il ne peut justifier une proposition ne + subj. à valeur consécutive. Il faut donc entendre ne dans son sens plein : « de peur que ».
(4) volgus = vulgus,
(5) auctor complété par le GN (tristis ingratique  iudicii), judicium au génitif, complément du nom vulgustristis ingratique : deux adjectifs coordonnés épithètes de judicii.
(6) supplicii sur le même plan que judicii, coordonné par ac, CDN de auctor.
(7) ablatif absolu à valeur temporelle.
(8) relative au subjonctif, à valeur de but.
(9) Ici, en phrase libre, le subjonctif a une valeur d’ordre.
(10) prouocarit = prouocaverit = future antérieur, attend dans la subordonnée, dans une structure d’hypothèse exprimant l’éventuel du futur.
(11) forme d’impératif 3ème pers. Du sing.
(12) Faut-il considérer creati comme forme elliptique de creati sunt ? Mais dans ce cas, un énoncé totalement plat qui nous annonce la nomination de duumvirs qui, dans l’économie du récit,  ont déjà été nommés. On est ainsi incité à voir bien plutôt une anacoluthe.
(13) l’infinitive se absoluere…posse complète rebantur.
(14) innoxium est COD de absoluere ; ne…quidem est une locution adverbiale à valeur d’insistance qui se place de sorte à entourer le mot qui est mis en valeur, quel que soit son cas.
(15) condemnassent = condemnauissent
(16) Noter que la même expression juridique est utilisée à des moments différents de la procédure et qu’elle appelle donc des traduction légèrement différentes.
(17) iniciebat = iniiciebat = injiciebat < in – jacio
(18) Ablatif absolu à valeur explicative de type nom + attribut à l’ablatif et ellipse de l’auxiliaire être.
(19) certatum est : passif impersonnel à valeur d’indéfini.
(20) Ablatif absolu avec participe présent  à valeur temporelle.
(21) Proposition infinitive, COD de proclamante.
(22) caesam (esse) – proposition infinitive COD de judicare.
(23) exprime un irréel du présent
(24) participe futur dont il faut essayer de rendre la valeur.
(25)
fuisse : irréel du passé
(26) verbes de prières + ut ou + ne (à valeur négative).
(27) Le subjonctif peut s’expliquer par l’attraction modale ;  mais il a aussi, ici, dans la relative, une valeur circonstancielle ; il marque une légère opposition.
(28) attribut du COD se
(29) amplexus, ostentans, tous deux participes au nominatif singulier sont mis en apposition au sujet.
(30) huncine = hunc acc. de hic + -i particule déictique à valeur d’insistance + -ne particule d’interrogation
(31) attribut du COD quem
(32) mis en apposition à quem
(33) vinctum : participe de vincio « attacher »
(34) subjonctif imparfait à valeur d’irréel du présent.

 I, lictor, colliga manus, quae paulo ante armatae imperium populo Romano pepererunt. I, caput obnube liberatoris urbis huius; arbore infelici suspende; verbera vel intra pomerium, modo inter illa pila et spolia hostium, vel extra pomerium, modo inter sepulcra Curiatiorum; quo enim ducere hunc iuvenem potestis ubi non sua decora eum a tanta foeditate supplicii vindicent?" Non tulit populus nec patris lacrimas nec ipsius parem in omni periculo animum, absolueruntque admiratione magis virtutis quam iure causae. Itaque ut caedes manifesta aliquo tamen piaculo lueretur, imperatum patri ut filium expiaret pecunia publica. Is quibusdam piacularibus sacrificiis factis quae deinde genti Horatiae tradita sunt, transmisso per viam tigillo, capite adoperto velut sub iugum misit iuvenem. Id hodie quoque publice semper refectum manet; sororium tigillum. Vocant. Horatiae sepulcrum, quo loco corruerat icta, constructum est saxo quadrato.
Va, licteur, attache ces mains qui viennent de nous donner l'empire : va, couvre d'un voile la tête du libérateur de Rome; suspends-le à l'arbre fatal; frappe-le, dans la ville si tu le veux, pourvu que ce soit devant ces trophées et ces dépouilles; hors de la ville, pourvu que ce soit parmi les tombeaux des Curiaces. Dans quel lieu pourrez-vous le conduire où les monuments de sa gloire ne s'élèvent point contre l'horreur de son supplice ?"
(12) Les citoyens, vaincus et par les larmes du père, et par l'intrépidité du fils, également insensible à tous les périls, prononcèrent l'absolution du coupable, et cette grâce leur fut arrachée plutôt par l'admiration qu'inspirait son courage, que par la bonté de sa cause. Cependant, pour qu'un crime aussi éclatant ne restât pas sans expiation, on obligea le père à racheter son fils, en payant une amende. (13) Après quelques sacrifices expiatoires, dont la famille des Horaces conserva depuis la tradition, le vieillard plaça en travers de la rue un poteau, espèce de joug sous lequel il fit passer son fils, la tête voilée. Ce poteau, conservé et entretenu à perpétuité par les soins de la république, existe encore aujourd'hui. On l'appelle le Poteau de la Sœur. On éleva un tombeau en pierre de taille, à l'endroit où celle-ci reçut le coup mortel. 

 

 

LATIN Confirmés Version - Tullus Hostilius déclare la guerre aux Sabins

Tite-Live Ab Urbe condita I, 30

Consignes
Version à rendre le Mardi 6 Mars. Comme à l’ordinaire, vous avez la possibilité de me poser des questions par l’intermédiaire du blog.

Après Numa Pompilius, ce fut Tullus Hostilius qui fut nommé roi. Il se rendit d’abord vainqueur d’Albe comme en rend compte le mythe du combat des Horace et des Curiace. Après la guerre contre Veiès, Albe est détruit et les Albains grossissent les troupes de Rome. Sûr de ses forces, Tullus Hostilius décida de déclarer la guerre contre les Sabins.

[30] Roma interim crescit Albae ruinis. Duplicatur civium numerus; Caelius additur urbi mons, et quo frequentius habitaretur eam sedem Tullus regiae capit ibique habitavit. Principes Albanorum in patres ut ea quoque pars rei publicae cresceret legit, Iulios, Seruilios, Quinctios, Geganios, Curiatios, Cloelios; templumque ordini ab se aucto curiam fecit quae Hostilia usque ad patrum nostrorum aetatem appellata est. Et ut omnium ordinum viribus aliquid ex novo populo adiceretur equitum decem turmas ex Albanis legit, legiones et veteres eodem supplemento explevit et novas scripsit.

(1) Cependant Rome s'augmentait des débris de sa rivale, et doublait le nombre de ses habitants. Le mont Célius est ajouté à la ville; et, pour y attirer la population, Tullus y bâtit son palais et y fixe sa demeure. (2) Il veut aussi que le sénat ait sa part dans l'agrandissement de l'état, et il ouvre les portes de ce conseil auguste aux Tullius, aux Servilius, aux Quinctius, aux Geganius, aux Curiatius et aux Cloelius. Pour les membres du sénat, devenus ainsi plus nombreux, Tullus fait construire un édifice qu'il destine à leurs assemblées, et qu'on appelle encore aujourd'hui le palais Hostilius. (3) Enfin, pour que l'adjonction du nouveau peuple fût profitable en quelque chose à tous les ordres de l'état, il crée dix compagnies de chevaliers, choisis tous parmi les Albains. Il complète ainsi ses anciennes légions, et il en forme de nouvelles, tirées du sein de cette même population. 

 

Hac fiducia virium Tullus Sabinis bellum indicit, genti ea tempestate secundum Etruscos opulentissimae viris armisque. Vtrimque iniuriae factae ac res nequiquam erant repetitae. Tullus ad Feroniae fanum mercatu frequenti negotiatores Romanos comprehensos querebatur, Sabini suos prius in lucum confugisse ac Romae retentos. Hae causae belli ferebantur. Sabini haud parum memores et suarum virium partem Romae ab Tatio locatam et Romanam rem nuper etiam adiectione populi Albani auctam, circumspicere et ipsi externa auxilia. Etruria erat vicina, proximi Etruscorum Veientes. Inde ob residuas bellorum iras maxime sollicitatis ad defectionem animis voluntarios traxere, et apud vagos quosdam ex inopi plebe etiam merces ualuit: publico auxilio nullo adiuti sunt ualuitque apud Veientes—nam de ceteris minus mirum est—pacta cum Romulo indutiarum fides. Cum bellum utrimque summa ope pararent vertique in eo res videretur utri prius arma inferrent, occupat Tullus in agrum Sabinum transire. Pugna atrox ad siluam Malitiosam fuit, ubi et peditum quidem robore, ceterum equitatu aucto nuper plurimum Romana acies ualuit. Ab equitibus repente inuectis turbati ordines sunt Sabinorum, nec pugna deinde illis constare nec fuga explicari sine magna caede potuit. (176 mots)

 

LATIN Confirmés - Séq.3 la geste de la fondation des institutions romaines - Les institutions religieuses fondées par Numa Pompilius.

TITE-LIVE  I, 19-20 – Les institutions fondées par Numa Pompilius

Ce passage de l’Histoire de Tite-Live évoque les différentes institutions religieuses mises en place par Numa Pompilius, successeur de Romulus. 

Consignes

A rendre pour le vendredi 17 Février, sous forme de publication sur le blog dans le billet présent.

Je vous ai attribué à chacune un passage.

- En confrontant texte latin et traduction française proposée, élaborer la structure syntaxique du texte latin.
Copiez le texte latin dans un document Word. Faites la construction avec le code couleur et en ménageant des alinéas pour indiquer comment les propositions s’organisent les unes par rapport aux autres. Une fois le travail terminé, copiez le dans le blog sous le tableau présentant le passage latin dont vous vous occupez en regard de la traduction.

- Etablir les notes grammaticales qui vous semblent nécessaires à la lecture du texte latin.
Insérez manuellement une note dans votre texte latin appareillé. En-dessous du texte, reprendre le numéro et rédigez votre note.

- Faire des recherches sur tous les éléments culturels évoqués par le passage. Apporter tous les éléments qui vous paraissent nécessaires pour éclairer le sens du texte. Ce peut être :

un texte de synthèse donnant les éléments de connaissance essentiels ;
Souligner en gras, dans le texte latin non appareillé, le terme ou l’expression commentée.

A la suite de votre travail de construction et de notes grammaticales, placez les encarts explicatifs.

un lien vers un site qui vous paraît intéressant ;

Dans la barre d’outil, l’icône mappemonde avec main blanche vous permet d’insérer un lien. Sélectionnez le terme voulu ; cliquez sur l’icône ; dans la fenêtre qui s’ouvre, recopiez l’adresse du site souhaité.

un lien vers un article en ligne ;
Mêmes manipulations.

un lien vers un autre billet dans lequel vous publierez un texte complémentaire qui vous paraît utile.
Dans la barre d’outil, l’icône deux pages blanches avec une main vous permet de faire un lien vers un autre billet. Créez d’abord l’autre billet et importez dedans ce qui vous intéresse. Ne pas oublier de mettre un titre et d’enregistrer. Ensuite sur le billet principal, cliquez sur l’icône. S’affiche le tableau récapitulant les billets du blogs ; choisissez le billet souhaité. Validez.

Vous pouvez insérer une illustration si cela vous paraît pertinent.
Deux solutions :
 la photo est libre de droit ou accessible pour des documents à vocation pédagogique (A privilégier) (sous Licence creative Commons ou émanant des Musées nationaux), cliquez sur l’icône photo de paysage bleue ; le gestionnaire de médias du blog s’affiche ; en bas, la fenêtre « ajoutez des fichiers ». Cliquez sur l’onglet « choisissez un fichier ». Sélectionnez le fichier image voulu dans vos dossiers. Donnez-lui un titre. Cliquez sur « envoyer ». L’image se charge dans le gestionnaire de médias du blog. Une fois le téléchargement fait, cliquez sur l’icône « carré bleu avec le + blanc » ; une fenêtre de dialogue propose de choisir la taille (plutôt medium généralement), l’emplacement (plutôt centré en général). Validez les choix. Les images apparaissent dans votre billet.

PAULINE

[19] Qui regno ita potitus urbem novam conditam vi et armis, iure eam legibusque ac moribus de integro condere parat. Quibus cum inter bella adsuescere videret non posse—quippe efferari militia animos—, mitigandum ferocem populum armorum desuetudine ratus, Ianum ad infimum Argiletum indicem pacis bellique fecit, apertus ut in armis esse civitatem, clausus pacatos circa omnes populos significaret. Bis deinde post Numae regnum clausus fuit, semel T. Manlio consule post Punicum primum perfectum bellum, iterum, quod nostrae aetati di dederunt ut videremus, post bellum Actiacum ab imperatore Caesare Augusto pace terra marique parta.

— Clauso eo cum omnium circa finitimorum societate ac foederibus iunxisset animos, positis externorum periculorum curis, ne luxuriarent otio animi quos metus hostium disciplinaque militaris continuerat, omnium primum, rem ad multitudinem imperitam et illis saeculis rudem efficacissimam, deorum metum iniciendum ratus est. Qui cum descendere ad animos sine aliquo commento miraculi non posset, simulat sibi cum dea Egeria congressus nocturnos esse ; eius se monitu quae acceptissima dis essent sacra instituere, sacerdotes suos cuique deorum praeficere.  

[Qui ((regno)itapotitus(urbem novam(conditam (vi et armis)), (iure) (eam) legibusque) (ac moribus) (de integro) (1) condere parat.] (2)

[(Quibus[cum (inter bella) adsuescerevideret [non posse[quippe efferari (militia) animos]—, [mitigandum (3) (ferocem populum) ((armorum) desuetudine)ratus],     

[(Ianum) (ad infimum Argiletum) (indicem (pacis bellique)fecit], [apertus  [ut] (in armis)

esse civitatem], [clausus (4) (pacatos circa omnes populos)] (5) significaret.

[Bis deinde (post (Numae) regnum) clausus fuit], [semel T. Manlio (consule) (6) (post Punicum primum perfectum bellum)], [iterum, [quod (nostrae aetatidi dederuntut videremus, [(post bellum Actiacum) (ab imperatore Caesare Augusto) pace (terra mariqueparta (7)].

[Clauso eo (8)[cum (omnium circa finitimorum) (societate ac foederibus) iunxisset (animos)], [positis (externorum periculorum) curis (9)], ne luxuriarent (otio (animi)[quos metus (hostiumdisciplina que militaris 

continuerat], [omnium primum, [rem (ad multitudinem imperitam et (illis saeculis) rudem) (efficacissimam)] (10), [((deorummetum) iniciendum (11)ratus est]

[Qui (12) cum descendere (ad animos) (sine aliquo commento miraculi) non posset], simulat [(sibi) (cum dea Egeria) (congressus nocturnos) esse] ; [(eiusse (monitu) [quae (acceptissima(13) (dis) essent(sacra) instituere], [(sacerdotes suos) (cuique (deorum)praeficere]. (14)

(1) Désormais maître du trône, Numa voulut que la ville naissante, fondée par la violence et par les armes, le fût de nouveau par la justice, par les lois et la sainteté des mœurs : (2) et comme il lui semblait impossible, au milieu de guerres perpétuelles, de faire accepter ce nouvel ordre de choses à des esprits dont le métier des armes avait nourri la férocité, il crut devoir commencer par adoucir cet instinct farouche, en le privant par degrés de son aliment habituel. Dans ce but, il éleva le temple de Janus. Ce temple, construit au bas de l'Argilète, devint le symbole de la paix et de la guerre. Ouvert, il était le signal qui appelait les citoyens aux armes; fermé, il annonçait que la paix régnait entre toutes les nations voisines. (3) Deux fois il a été fermé depuis le règne de Numa, la première, sous le consulat de Titus Manlius, à la fin de la première guerre punique; la seconde, sous César Auguste, lorsque, par un effet de la bonté des dieux, nous vîmes, après la bataille d'Actium, la paix acquise au monde, et sur terre et sur mer.

(4) Quand donc Numa l'eut fermé, quand par des traités et par des alliances il eut consommé l'union entre Rome et les peuples circonvoisins, quand il eut dissipé les inquiétudes sur le retour probable de tout danger extérieur, il redouta l'influence pernicieuse de l'oisiveté sur des hommes que la crainte de l'ennemi et les habitudes de la guerre avaient contenus jusqu'alors. Il pensa d'abord qu'il parviendrait plus aisément à adoucir les mœurs grossières de cette multitude et à dissiper son ignorance, en versant dans les âmes le sentiment profond de la crainte des dieux. (5) Mais ce but ne pouvait être atteint sans une intervention miraculeuse. Numa feignit donc d'avoir des entretiens nocturnes avec la déesse Égérie. Il disait que, pour obéir à ses ordres, il instituait les cérémonies religieuses les plus agréables aux dieux, et un sacerdoce particulier pour chacun d'eux.


(1) de integro = de nouveau

(2) urbem condere = fonder une ville

(3) Proposition infinitive commandée par “ratus” dans laquelle “esse” est sous-entendu ; esse + adjectif verbal a une valeur d’obligation ; adjectif verbal accordé avec “ferocem populum” qui est COD

(4) apertus et clausus sont apposés au sujet ; ils ont une valeur circonstancielle temporelle  (“quand [le temple] était fermé....quand il était ouvert”)

(5) deux proposition infinitives juxtaposée dépendantes de la proposition “ut significaret” ; dans la deuxième proposition infinitive, “esse” est sous-entendu

(6) ablatif absolu à valeur temporelle

(7) ablatif absolu à valeur temporelle

(8) ablatif absolu à valeur temporelle

(9) ablatif absolu

(10) proposition infinitive dépendante de “ratus est” dont le sujet est “rem” et dans laquelle “esse” est sous-entendu ; “efficacissimam” est donc attribut

(11) adjectif verbal accordé avec “metum”

(12) relatif de liaison qui renvoie à Numa

(13) attribut ; neutre pluriel car renvoie à “monitu”, repris par “quae”

(14) trois propositions infinitives juxtaposées dépendantes de “simulat”




Temple de Janus sur l'Argilète :


Numa Pompilius est le deuxième roi légendaire de Rome (-715 , - 673), il promulgua une réforme du calendrier dans le but d’ajuster les anciens mois lunaires et solaires. Il ajouta deux mois au calendrier (janvier et février). Les calendes de janvier étaient consacrées au dieu Janus dont les deux visages regardaient l’année qui venait de finir et celle où l’on entrait. 

Janus, dieu exclusivement romain, est le dieu des portes (de “ianua” qui signifie porte) et a pour particularité d’avoir deux visages (puisque la porte donne ou la possibilité d’être dedans, ou celle d’être dehors). Ces visages peuvent symboliser le regard vers le passé et l’avenir, le pouvoir de Janus à la fois sur l’espace du haut (le ciel) et celui du bas (les mers et les terres), ou encore les directions de l’orient et de l’occident. Il gouverne par conséquent l’ensemble de l’univers, dans toute son étendue. 

Ses deux têtes peuvent aussi symboliser le succès ou l’échec d’une guerre. Les portes de son temple étaient, selon les auteurs romains, ouvertes en temps de guerre et fermées en temps de paix. On trouve plusieurs explications pour ce phénomène. Selon Ovide, les portes ouvertes en temps de guerre permettaient aux soldats d’éviter de rencontrer des obstacles sur leur retour, et les portes fermées empêchaient la paix de trouver une issue. Certains autres pensaient que le génie de la guerre résidait dans le temple et qu’il fallait donc laisser les portes ouvertes pour le laisser libre d’agir en temps de guerre. De manière plus pragmatique, les portes ouvertes en temps de guerre permettait d’apporter des offrandes dans le temple.

Plusieurs temples ont été érigés en l’honneur de Janus à Rome. Celui que Numa Pompulius aurait fait construire se trouvait sur la colline du Janicule, dans la rue nommée Argiletum, une importante voie qui reliait le forum romain et les zones résidentielles dans le nord-est. Ce temple était en bois, ce qui suggère que le culte de Janus était très ancien, même si l’on peut douter de la précision de sa date de construction.


Sources : http://www.roma-quadrata.com/

http://www.lauragais-patrimoine.fr/  => http://www.lauragais-patrimoine.fr/VILLES_ET_VILLAGES/VILLE%20DE%20SOREZE/DIEUJANUS/JANUS01.htm



Titus Manlius :


Titus Manlius était un homme politique romain qui a assumé trois consulats en 347, 344 et 340 avant J-C. Il est connu pour avoir, en tant que tribun légionnaire pendant la dictature de Sulpicius, avoir tué un gaulois qui l’avait provoqué en combat singulier. Il lui aurait enlevé son collier pour le mettre autour de son cou, d’où son nom Titus Manlius Torquatus. De ce fait, il compte parmi les héros mythiques qui fondent ce que l'on nomme la "virtus romana", c'est-à-dire les qualités essentielles de l'homme romain qui concernent à la fois les activités guerrières et les activités politiques. La virtus résulte d'un ensemble de virtutes (desquelles font partie le travail, labor, et la force, fortitudo), est associée à l'honneur (honos) et est même divinisée. Elle désigne au départ une valeur des nobiles et s'ajoute donc à la valeur conférée par la naissance.


Sources : cours de latin de terminale



Première guerre punique :


La Première Guerre punique ou Guerre de Sicile est la première des trois guerres qui opposèrent Rome et Carthage, deux puissances majeures en Méditerranée occidentale. L’adjectif punique vient du nom Poenici que les Romains donnent à leurs adversaires, assimilés aux Phéniciens (Phoenici). Ce conflit, engagé pour le contrôle de la Sicile et qui dura 23 ans, de 264 avant J-C à 241 avant J-C, fut l'un des plus longs menés par Rome. 

En 283 av. J.-C., les Mamertins, mercenaires de Campanie, s'emparèrent de la ville de Messine en Sicile, et demandèrent l'aide des Carthaginois afin de combattre le tyran de Syracuse, Hiéron II. Les Carthaginois envoyèrent alors une flotte au secours des Mamertins mais ceux-ci se ravisèrent et cherchèrent une alliance auprès des Romains, contre Carthage. C'est l'arrivée de Rome en Sicile qui déclencha la Première Guerre Punique qui eut lieu principalement sur mer.

Pendant les premières années de la guerre, aucune des eux cités ne se démarqua, les forces en présence étant sensiblement égales. Mais en 260, les Romains découvrirent un moyen de faire une guerre terrestre sur mer grâce à l'invention du Corbeau, une passerelle munie d'un câble permettant de s'attacher à un navire ennemi. Cette invention donna alors l’avantage aux Romains, meilleurs à la guerre sur terre que sur mer, contrairement aux Carthaginois, et leur permit de remporter les victoires de Myles et d'Ecnome entre 260 et 256. Les Carthaginois reprirent cependant vite pieds avec l'arrivée du mercenaire spartiate Xanthippos qui redonna l'espoir aux armées, ainsi que de nouvelles victoires carthaginoises, notamment grâce aux éléphants de guerre. Ainsi, les Carthaginois remportèrent la bataille de Drépane en 249, et l’arrivée du général Hamilcar Barca correspondit à un certain affaiblissement des troupes romaines. Mais en 242, après le renouvellement de leur alliance avec Hiéron II de Syracuse, Rome prit le dessus lors de batailles en Sicile et vainquit Carthage. Cette  victoire de l’armée romaine menée par le consul Caius Lutatius Catulus fut suivie d’un traité de paix dont les conditions restreignaient la puissance de la cité ennemie. Carthage dut effectivement évacuer la Sicile, restituer les prisonniers sans rançon et verser une importante indemnité de guerre.


Sources : J.-P. MARTIN, A. CHAUVOT, M. CÉBEILLAC-GERVASONI, Histoire romaine, Armand Colin

http://www.histoiredumonde.net/-Premiere-guerre-punique-.html



Auguste :


Auguste (Caius Julius Caesar Octavianus Augustus), d'abord appelé Octave puis Octavien, né en 63 avant J-C à Rome et mort en 14 après J-C à Nola, est le premier empereur romain. 

Lien vers le site de l’”encyclopédie gratuite” Imago Mundi sur lequel se trouve une biographie d’Auguste : http://www.cosmovisions.com/Auguste.htm



Bataille d’Actium :


Lien vers le site “Histoire des civilisations européennes” qui propose un court résumé illustré de cette bataille : http://www.hist-europe.fr/bataille1/actium.html



Égérie :


La “déesse Égérie” est ici en réalité la nymhe Égérie. On raconte que le Roi Numa Pompilius avait des rendez-vous fréquents avec elle, la nymphe des sources, et l'aurait consultée pour mettre au point sa législation religieuse. Ils auraient eu l’habitude de se retrouver à l'endroit où un bouclier sacré était tombé du ciel et Numa avait consacré le bois de Camènes, où vivait Egérie. Après la mort de Nurna, Egérie, inconsolable, se serait réfugiée dans le bois d'Aricie, où elle aurait été changée en une source pour avoir interrompu les rites de Diane par ses lamentations.

Son nom est passé dans le langage courant pour caractériser une femme qui conseille ou qui inspire secrètement un homme.


NB : La déesse Égérie était la déesse des Romains à laquelle les femmes enceintes faisait des sacrifices pour lui demander un accouchement facile, c’est-à-dire que l’enfant sorte sans complications. Le nom d’Égérie viendrait alors d’egere qui signifie faire sortir.


Sources : http://mythologica.fr/rome/egerie.htm

http://books.google.fr/books?id=vdMRAAAAYAAJ&pg=PA114&lpg=PA114&dq=déesse+égérie&source=bl&ots=rf3jEl9ZZb&sig=WYmG-_IuabUDoL27UYsGgylU2z4&hl=fr&sa=X&ei=MJxJT4ClK_OK4gTiwP2DAw&ved=0CFMQ6AEwBg#v=onepage&q=déesse%20égérie&f=false




CAMILLE

Atque omnium primum ad cursus lunae in duodecim menses discribit annum ; quem quia tricenos dies singulis mensibus luna non explet desuntque sex dies solido anno qui solstitiali circumagitur orbe, intercalariis mensibus interponendis ita dispensavit, ut vicesimo anno ad metam eandem solis unde orsi essent, plenis omnium annorum spatiis dies congruerent. Idem nefastos dies fastosque fecit quia aliquando nihil cum populo agi utile futurum erat.

 [20] Tum sacerdotibus creandis animum adiecit, quamquam ipse plurima sacra obibat, ea maxime quae nunc ad Dialem flaminem pertinent. Sed quia in civitate bellicosa plures Romuli quam Numae similes reges putabat fore iturosque ipsos ad bella, ne sacra regiae vicis desererentur flaminem Iovi adsiduum sacerdotem creavit insignique eum ueste et curuli regia sella adornavit. Huic duos flamines adiecit, Marti unum, alterum Quirino, virginesque Vestae legit, Alba oriundum sacerdotium et genti conditoris haud alienum. His ut adsiduae templi antistites essent stipendium de publico statuit; virginitate aliisque caerimoniis venerabiles ac sanctas fecit.

[Atque omnium primum (ad cursus (lunae)) (in duodecim menses) discribit (annum) ] ; [quem [quia (tricenos dies(singulis mensibus) luna >1 non explet] [desuntque sex dies (solido anno) ]qui (solstitiali) circumagitur (orbe)], (intercalariis mensibus interponentisita dispensavit, >2 [ut [ (vicesimo anno) (ad metam eandem (solis)unde orsi essent ], (plenis (omnium annorum) spatiis) dies congruerent] [Idem (nefastos dies fastosque) fecit ] [quia aliquando nihil (cum populo agi utile) futurum erat]

[20] [Tum (sacerdotibus creandis animum adiecit), quamquam ipse plurima sacra obibat, (ea maxime quae nunc ad (Dialem flaminem))pertinent.][ Sed quia in (civitate 

 

bellicosa (plures Romuli quam Numae) similes reges) putabat fore ] [(iturosque ipsos ad bella, ne sacra regiae vicis) desererentur (flaminem Iovi adsiduum sacerdotem)creavit ]

[( insignique (eum) ueste)][ et (curuli regia sella) adornavit. ] [Huic (duos flamines) adiecit(Marti unum, alterum Quirino) ][(virginesque Vestae legit, Alba oriundum 

sacerdotium)][ et (genti) (conditoris) haud alienum).[ His ut (adsiduae (templi) antistites essentstipendium de publico statuit; (virginitate))][( aliisque caerimoniis venerabiles ac 

sanctas fecit.]

 

1> Ablatif absolu 

2> Proposition principale avec pour COD quem 

 

(6) Avant tout, il divisa l'année suivant les cours de la lune, en douze mois; mais comme chaque révolution lunaire n'est pas régulièrement de trente jours, et que par conséquent l'année solaire eût été incomplète, il suppléa cette lacune par l'interposition des mois intercalaires, et il les disposa de telle façon que tous les vingt-quatre ans, le soleil se retrouvant au même point d'où il était parti, chaque lacune annuelle était réparée. (7) Il établit aussi les jours fastes et les jours néfastes, car il pressentait déjà l'utilité de suspendre parfois la vie politique. 
[I, 20]

(1) Il songea ensuite à créer des prêtres, quoiqu'il remplît lui-même la plupart des fonctions qu'exerce aujourd'hui le flamine de Jupiter. (2) Mais il prévoyait que cette cité belliqueuse compterait plus de princes semblables à Romulus qu'à Numa, de princes faisant la guerre et y marchant en personne; et, de peur que les fonctions de roi ne gênassent les fonctions de prêtre, il créa un flamine, avec mission de ne jamais quitter les autels de Jupiter, le revêtit d'insignes augustes, et lui donna la chaise curule pareille à celle des rois. Il lui adjoignit deux autres flamines, l'un consacré à Mars, l'autre à Quirinus. (3) Il fonda ensuite le collège des Vestales, sacerdoce emprunté aux Albains, et qui n'était point étranger à la famille du fondateur de Rome. Il leur assigna un revenu sur l'état, afin de les enchaîner exclusivement et à toujours aux nécessités de leur ministère : le vœu de virginité et d'autres distinctions achevèrent de leur imprimer un caractère vénérable et sacré.


 LES FLAMINES :étaient des prêtres attachés au culte d'une divinité nommés par le grand pontife de chaque ville. Ils sont perçus comme avoir été créés par Romulus et Numa (2e roi de Rome).   Son costume, en public, était une toge prétexte et un manteau lourd et épais (laena) fait de laine tissé par sa propre femme, puis un bonnet épais en laine (ou en cuir blanc) au sommet duquel était fixée une sorte de tige de bois enveloppée d'un fil de laine dont le bout flottait au gré du vent (apex). Il ne devait ni monter à cheval ni passer plus de deux nuits hors de chez lui, ni couper les vignes... Logé aux frais de l'Etat, c'est chez lui qu'on allait chercher le feu sacré pour les cérémonies religieuses. Le flamine devait rester toute sa vie durant l'homme d'une seule femme; il devait être marié par confarreatio, ne point divorcer et si sa femme venait à mourir il perdait sa fonction. Son épouse (flaminica dialis), la flaminique était d'ailleurs elle aussi soumise aux mêmes observances que son époux.

LE FLAMINE DE JUPITER : le plus considéré de tous les flamines, il avait son siège au Sénat, son licteur et sa chaise curule. Le flamine Dialis ne pouvait rien toucher d'impur, ni les objets, ni les animaux. Il ne portait rien sur lui qui n'entravait sa liberté de mouvement. 

ROMULUS: fils de Rhea Silvia et de Mars, jumeau de Remus. Les jumeaux ont été recueillis par une louve après été jetés dans le Tibre par Amulius, puis ils ont été adoptés par un berger Faustulus. En grandissant ils s'illustrèrent par leurs capacités de guerriers cela leur permis de retrouver Numitor, roi détrôné par Amulius. Les deux frères sont à l'origine de la création de la ville de Rome à l'endroit où ils ont été sauvés dont ils ne se souvenaient pas l'emplacement exact. Pour le connaitre ils interrogèrent les présages: Romulus s'installa sur le Palatin et Remus sur l'Aventin. Remus vit 6 vautours et Romulus 12, les présages lui sont favorables. Lorsque Romulus traça sa ville, Remus le provoqua et entra dans l'enceinte marquant le périmètre de son frère. Romulus, en réaction à sa sacrilège le tua. Malgré le désespoir causé par son crime il fini de fonder Rome et le peupla en le transformant en lieu d'asile. Manquant de femme il enleva celles des Sabins, qui ripostèrent rapidement, mais Romulus adressant une prière a Jupiter sorti vainqueur de la bataille achevant ainsi la fusion des deux peuples. A la mort de Titus Tatius avec lequel il régnait jusque là Romulus devint le seul roi. Une trentaine d'année plus tard lors de nones de juillet à la suite d'un orage et d'une éclipse solaire Romulus disparu. On dit par la suite qu'il a été enlevé par le dieux, ainsi il est devenu le dieu Quirinus. 

NUMA POMPILIUS: Deuxième roi légendaire de Rome de 715 a 673 il est le roi religieux: on lui attribue la plupart des créations de cultes et les institutions sacrées. C'est lui qui rendit les premiers honneurs divins à Romulus (Quirinus). Il créa les collèges des Flamines, des Vestales, des Augustes, des Pontifes… On prétendait qu'il était inspiré par la nymphe Egérie.  

CHAISE CURULE :

VESTALES: Instituées par Numa, les vestales étaient recrutées parmi les jeunes filles des plus anciennes familles de Rome pour entretenir le feu sacré de la déesse Vesta. La candidate était choisie par le Grand Pontife parmi les petites filles préalablement sélectionnées par les prêtres sans le consentement explicite du père qui pouvait toutefois proposer sa fille. Le soin principal des Vestales était de garder et d'entretenir le feu sacré nuit et jour; la négligence dans cette fonction devenait un présage funeste pour les affaires de l'Etat. Si le feu venait à s'éteindre, la Vestale en faute était battue de verges par ordre du Grand Pontife. Elles étaient tenues d'observer une stricte chasteté. Celle qui manquait à ce voeu était condamnée à mourir, accusée du crime "d'incestus".

ALICE

Salios item duodecim Marti Gradiuo legit, tunicaeque pictae insigne dedit et super tunicam aeneum pectori tegumen; caelestiaque arma, quae ancilia appellantur, ferre ac per urbem ire canentes carmina cum tripudiis sollemnique saltatu iussit. Pontificem deinde Numam Marcium Marci filium ex patribus legit eique sacra omnia exscripta exsignataque attribuit, quibus hostiis, quibus diebus, ad quae templa sacra fierent, atque unde in eos sumptus pecunia erogaretur. Cetera quoque omnia publica priuataque sacra pontificis scitis subiecit, ut esset quo consultum plebes veniret, ne quid divini iuris neglegendo patrios ritus peregrinosque adsciscendo turbaretur; nec caelestes modo caerimonias, sed iusta quoque funebria placandosque manes ut idem pontifex edoceret, quaeque prodigia fulminibus a Iove quo visu missa susciperentur atque curarentur. Ad ea elicienda ex mentibus divinis Iovi Elicio aram in Aventino dicavit deumque consuluit auguriis, quae suscipienda essent.

 

(4) Il institua aussi en l'honneur de Mars Gradivus douze prêtres, sous le nom de saliens; il leur donna pour insignes la tunique brodée, recouverte, sur la poitrine, d'une cuirasse d'airain; leurs fonctions étaient de porter les boucliers sacrés qu'on nomme anciles, et de courir par la ville en chantant des vers et en exécutant des danses et des mouvements de corps particulièrement affectés à cette solennité. (5) Il nomma grand pontife Numa Marcius, fils de Marcus, sénateur; il lui confia la surveillance de tout ce qui tenait à la religion. Par des règlements consignés dans des registres spéciaux, il lui conféra la prérogative de diriger les cérémonies religieuses, de déterminer la nature des victimes, à quels jours et dans quels temples elles seraient immolées, quels fonds subviendraient à toutes ces dépenses, (6) et enfin, la juridiction sur tous les sacrifices célébrés soit publiquement, soit dans l'intérieur des familles. Ainsi, le peuple savait où venir puiser des lumières, et la religion ne courait pas le risque d'être offensée par l'oubli des rites nationaux et l'introduction des rites étrangers. (7) Le grand pontife ne réglait pas seulement les sacrifices aux dieux du ciel, mais encore les sacrifices aux dieux mânes, et les cérémonies funéraires, et il apprenait aussi à distinguer, parmi les prodiges annoncés par la foudre et d'autres phénomènes, ceux qui demandaient une expiation. Pour obtenir des dieux la connaissance de ces secrets, Numa dédia, sur le mont Aventin, un autel à Jupiter Elicius, et consulta le dieu par la voie des augures, sur les prodiges qui étaient dignes d'attention. 

 

 

LATIN Confirmés - Séq.3 la geste de la fondation des institutions romaines - Version "le procès d'Horace"

Version latin confirmé
TITE-LIVE Ab Urbe condita I, 26 – le procès d’Horace

(2) Horace, chargé de son triple trophée, marchait à la tête des Romains. Sa soeur, qui était fiancée à l'un des Curiaces, se trouve sur son passage, près de la porte Capène; elle a reconnu sur les épaules de son frère la cotte d'armes de son amant, qu'elle-même avait tissée de ses mains : alors, s'arrachant les cheveux, elle redemande son fiancé et l'appelle d'une voix étouffée par les sanglots. (3) Indigné de voir les larmes d'une soeur insulter à son triomphe et troubler la joie de Rome, Horace tire son épée, et en perce la jeune fille en l'accablant d'imprécations : (4) "Va, lui dit-il, avec ton fol amour, rejoindre ton fiancé, toi qui oublies et tes frères morts, et celui qui te reste, et ta patrie. Périsse ainsi toute Romaine qui osera pleurer la mort d'un ennemi."

Atrox visum id facinus patribus plebique, sed recens meritum facto obstabat. Tamen raptus in ius ad regem. Rex ne ipse tam tristis ingratique ad volgus iudicii ac secundum iudicium supplicii auctor esset, concilio populi advocato "Duumuiros" inquit, "qui Horatio perduellionem iudicent, secundum legem facio." Lex horrendi carminis erat: "Duumuiri perduellionem iudicent; si a duumuiris provocarit, provocatione certato; si uincent, caput obnubito; infelici arbori reste suspendito; verberato vel intra pomerium vel extra pomerium." Hac lege duumuiri creati, qui se absoluere non rebantur ea lege ne innoxium quidem posse, cum condemnassent, tum alter ex iis "Publi Horati, tibi perduellionem iudico" inquit. "I, lictor, colliga manus." Accesserat lictor iniciebatque laqueum. Tum Horatius auctore Tullo, clemente legis interprete, "Provoco" inquit. Itaque provocatione certatum ad populum est. Moti homines sunt in eo iudicio maxime P. Horatio patre proclamante se filiam iure caesam iudicare; ni ita esset, patrio iure in filium animaduersurum fuisse. Orabat deinde ne se quem paulo ante cum egregia stirpe conspexissent orbum liberis facerent. Inter haec senex iuvenem amplexus, spolia Curiatiorum fixa eo loco qui nunc Pila Horatia appellatur ostentans, "Huncine" aiebat, "quem modo decoratum ouantemque victoria incedentem vidistis, Quirites, eum sub furca vinctum inter verbera et cruciatus videre potestis? quod vix Albanorum oculi tam deforme spectaculum ferre possent. (100) Alice  (159) Camille  (202) Pauline

 

Va, licteur, attache ces mains qui viennent de nous donner l'empire : va, couvre d'un voile la tête du libérateur de Rome; suspends-le à l'arbre fatal; frappe-le, dans la ville si tu le veux, pourvu que ce soit devant ces trophées et ces dépouilles; hors de la ville, pourvu que ce soit parmi les tombeaux des Curiaces. Dans quel lieu pourrez-vous le conduire où les monuments de sa gloire ne s'élèvent point contre l'horreur de son supplice ?"

(12) Les citoyens, vaincus et par les larmes du père, et par l'intrépidité du fils, également insensible à tous les périls, prononcèrent l'absolution du coupable, et cette grâce leur fut arrachée plutôt par l'admiration qu'inspirait son courage, que par la bonté de sa cause. Cependant, pour qu'un crime aussi éclatant ne restât pas sans expiation, on obligea le père à racheter son fils, en payant une amende. (13) Après quelques sacrifices expiatoires, dont la famille des Horaces conserva depuis la tradition, le vieillard plaça en travers de la rue un poteau, espèce de joug sous lequel il fit passer son fils, la tête voilée. Ce poteau, conservé et entretenu à perpétuité par les soins de la république, existe encore aujourd'hui. On l'appelle le Poteau de la Sœur. On éleva un tombeau en pierre de taille, à l'endroit où celle-ci reçut le coup mortel. 

- page 1 de 4