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GREC - Khâgne

GREC Khâgne option - Sq1 Aristophane - T1 proposition de traduction

Texte de travail : Les Acharniens Aristophane

Extrait n°1 v.15-v.39 - Début de la pièce ; intentions de Dicéopolis. Mise en place du thème de la pièce.

Τῆτες δ’ἀπέθανον καὶ διεστρὰφηνἰδών,
ὅτε δὴ παρέκυψε Χαῖρις[1] ἐπὶ τὸνὄρθιον[1].
Ἀλλ’ οὐδεπώποτ’ ἐξ ὅτου ’γὼῥύπτομαι
οὕτως ἐδήχθην ὑπὸ κονίας τὰςὀφρῦς
ὡς νῦν, ὁπότ’ οὔσης κυρίαςἐκκλησίας
ἑωθινῆς ἔρημος ἡ πνύξ αὑτηί,
οἱ δ’ ἐν ἀγορᾷ λαλοῦσι κἄνω καὶκάτω
τὸ σχοινίον[1] φεύγουσι τὸμεμιλτωμένον[1].

YANN
Οὐδ’ οἱ πρυτάνεις ἥκουσιν, ἀλλ’ἀωρίαν ἥκοντες, 
εἶτα  δ’ὠστιοῦνται πῶς δοκεῖς
ἐλθόντες ἀλλήλοισι περὶ πρώτου ξύλου,
ἁθρόοι καταρρέοντες·

MARIE
                                          εἰρήνηδ’ὅπως
ἔσται προτιμῶσ’ οὐδέν· ὦ πόλιςπόλις.
Ἐγὼ δ’ ἀεὶ πρώτιστος εἰςἐκκλησίαν
νοστῶν κάθημαι· κᾆτ’ ἐπειδὰν ὦμόνος,
στένω, κέχηνα, σκορδινῶμαι,πέρδομαι,
ἀπορῶ, γράφω, παρατίλλομαι,λογίζομαι,

SOPHIE
ἀποβλέπων εἰς τὸν ἀγρόν, εἰρήνης  ἐρῶν,
στυγῶν μὲν ἄστυ, τὸν δ’ ἐμὸν  δῆμον ποθῶν,
ὅς οὐδεπώποτ’ εἶπεν· « Ἄνθρακας  πρίω»,
ἀλλ’ αὐτὸς ἔφερε πάντα χὠ πρίων  ἀπῆν.
Νῦν οὖν ἀτεχνῶς ἥκωπαρεσκευασμένος
Βοᾶν, ὑποκρούειν, λοιδορεῖν τοὺςῥήτορας,
ἐάν τις ἄλλο πλὴν περὶ εἰρήνηςλέγῃ.

Mais, cette année même, je faillis mourir et vis trouble lorsque déjà Chéris se pencha sur l’hymne orthien. Et pourtant jamais encore depuis que je vais aux bains, je n’ai eu les yeux piqués par la cendre comme ils me font souffrir maintenant, alors que, l’assemblée qui a pleins pouvoirs ayant lieu dès l’aurore, la Pnyx, comme vous voyez, est vide. Ceux-là (Ces animaux-là) bavardent sur l’Agora et fuient pêle-mêle devant la corde enduite de vermillon. Même Les prytanes ne sont pas encore là ; mais, (arrivant) en retard, ils se bousculeront ensuite les uns les autres, comme tu penses (- tu penses bien ! -), pour prendre le premier banc en dévalant d’en haut (en déferlant) en rangs serrés. Mais la paix et les moyens de la faire, ils ne s’en soucient en rien (c’est le cadet de leurs soucis !). « Cité, ô ma cité ! » Et moi, de retour à l’assemblée, toujours le premier, je m’assieds (Et me voilà de retour à l’assemblée ! Toujours le premier ! à ma place !) ; et, comme je suis seul, je geins,  je m’étire, je baille, je pète, je ne sais que faire, je dessine sur le sol, je m’arrache des poils, je fais mes comptes. Et je regarde au loin du côté de mon champ, amoureux que je suis de la paix ; j’ai la ville en horreur et regrette mon village lequel jamais encore ne m’a dit : « achète du charbon » ; au contraire, il prenait tout en charge ; il n’y avait pas cette scie « achète ».  Me voici donc  bien décidé à crier, à répondre, à invectiver tout orateur qui parlera d’autre chose que de paix.

Τῆτες adv. : cette année
ἀπέθανον- ἀποθνῄσκω, fut. ἀποθανοῦμαι, aor.2 ἀπέθανον, pft ἀποτέθνῃκα : mourir
διαστρέφω, fut. διαστρέψω.... pass. fut. διαστραφήσομαι, aor. διεστράφην, pft. διέστραμμαι : tourner de travers,
δὴ : en ce moment même, déjà, jusqu’à présent, à partir de maintenant, désormais, maintenant enfin
παρακύπτω : se baisser de côté, se pencher pour regarder, regarder en passant ; s’occuper d’une chose à la légère
ῥύπτω : nettoyer, laver
δάκνωimpft. ἔδακνονfut. δήξομαι  aor. ἔδακονpft. δέδηχα ; Pass. fut. δηχθήσομαι  aor. ἐδήχθην  pft. δέδηγμαι : mordre (se dit par analogie d’une piqûre, d’une parole blessante)
κονία, ας () : poussière, sable, cendre, chaux
ἐωθινός, ή, όν : matinal, qui se fait au point du jour
λαλέω- : prononcer des sons inarticulés ; babiller, bavarder
τὸσχοινίον, ου : corde, cordage
ἀωρία, ας : heure indue, inopportune
ὠστίζω, fut. ὠστίω : pousser souvent, pousser, bousculer ; employé au passif : être poussé, bousculé.
ἒρχομαι, impft. ἠρχόμην, fut. ἐλεύσομαι ou att. εἰμι, aor. 2 ἦλθον, pft. ἐλήλυθα : venir
περί + gén. : autour de, pour, en vue de
καταρρέω, impft. κατέρρεον, fut. καταρρυήσομαι, aor. κατερρύην, pft. κατερρύηκα : couler d’en haut, découler ; tomber, s’écrouler, s’effondrer, tomber sur
ἀθρόος, α, ον : en rangs serrés
εἰρήνη, ης : paix
προτιμάω- : préférer ; faire plutôt cas de, se soucier, se préoccuper de + acc. ou gén.
=> προτιμῶσ’ = προτιμῶσι
νοστέω : revenir, retourner ; venir chez quelqu’un en revenant dans sa patrie
στένω : gémir, se lamenter
κέχηναχαίνω, ἔχανον, κέχηνα : entr’ouvrir la bouche, rester bouche béante (marque de stupéfaction ou d’admiration) ; ouvrir la bouche pour parler
σκορδινάομαι-ῶμαι : être agité, ennuyé ; se tourner de côté et d’autre
πέρδομαι, pft. πέπορδα, pqpft. ἐπεπορδειν : péter
ἀπορεῶ- : manquer de + gén. ; être dans l’embarras, ne pas savoir
γράφω, impft. ἔγραφον, aor. ἔγραψα, pft. γέγραφα : écrire
παρατίλλω : épiler M. παρατίλλομαι : s’épiler
λογίζομαι : calculer, compter, porter en compte ; fig. calculer en soi-même, réfléchir
βλέπω : voir, regarder, diriger ses regards sur
ἀγρός, οῦ () : champ ; campagne
ἐράω+ gén. : aimer, aimer d’amour ; aimer passionnément ; désirer vivement
στυγέω : haïr, avoir en horreur + acc.  ; craindre + inf. ; rendre odieux qqch ou qq’un Acc. à qq’un dat.
-> τὸστύγος, ους : tristesse, objet de haine
τὸἄστυ, εως: la cité (ville haute / ville basse ; ville / campagne)
ἀτεχνῶς : simplement, réellement, absolument

 

 

GREC Khâgne option - Cours en ligne à travailler pour le 1er Octobre

Les participes


Morphologie

 

ACTIF

MOYEN

PASSIF

Présent

λύ-ων, λύ-οντος
λύ-ουσα, λυ-ούσης
λῦ-ον, λύ-οντος

λυ-ό-μενος, η, ον

Futur

λύ-σ-ων, λύ-σ-οντος
λύ-σ-ουσα, λυ-σ-ούσης
λῦ-σ-ον, λύ-σ-οντος

λυ-σ-ό-μενος, η, ον

λυ-θη-σ-ό-μενος, η, ον

Aoriste 2

ἀποθάν-ων, ἀποθάν-οντος

ἀποθάν-ουσα, ἀποθαν-ούσης

ἀποθᾶν-ον, ἀποθάν-οντος

 

 

Aoriste sigm.

 

 

 

Parfait

 

 

 

 

Syntaxe du participe 

1. Le participe substantivé

Caractéristiques :

- précédé de l’article.

- peut être employé à tous les cas et donc dans toutes les fonctions d’un nom.
- parce que forme verbale, il peut gérer des compléments. Le mode participe existe à différents temps (présent, futur, aoriste, parfait). Le temps a une valeur aspectuelle.

Ex.

Οδἥκοντεςὠστιοῦνταιπῶςδοκεῖςἀλλήλοισιν.
Ceux qui arrivent se bousculent les uns les autres, comme tu peux l’imaginer. 

Se rend avantageusement en français par une subordonnée relative substantive.


2. Le participe employé comme adjectif

2.1. Le participe épithète

Caractéristiques :

- Il appartient au groupe nominal (GN)
- La syntaxe grecque de l’épithète est très codifiée :
Article + nom + reprise de l’article + adjectif


Ex
.

Τὸσχοινίον[i]φεύγουσιτὸμεμιλτωμένον.
Ils fuient la corde enduite de vermillon.

Article + adjectif + nom
Τὸμεμιλτωμένονσχοινίον[ii]φεύγουσιν. 

Se rend par :
- un adjectif
- un participe
- une relative. Traduction souvent intéressante parce qu’elle permet de rendre la valeur aspectuelle du temps du participe. 

2.2. Le participe attribut

Caractéristiques :
- il n’est pas précédé de l’article
- participe à une structure attributive


ATTRIBUT DU SUJET
GNSujet    /  participe attribut au nominatif  /   verbe être ou verbe d’état 


ATTRIBUT DU COMPLEMENT
GNSujet   /   complément accusatif  /  participe attribut du sujet /  verbes du type voir, considérer comme
 

2.3. Le participe apposé

Caractéristiques :
- il n’est pas précédé de l’article
- placé à l’extérieur du GN
- il a une valeur circonstancielle.

Se rend :
De préférence par une proposition subordonnée conjonctive circonstancielle qui souligne la valeur circonstancielle du participe grec.

Exercice : bien traduire les valeurs circonstancielles du participe 

Τῆτεςδἀπέθανονκαὶδιεστρὰφηνἰδών

 

Οὐδοἱπρυτάνειςἥκουσιν, ἀλλἀωρίαν

ἥκοντες, εἶταδὠστιοῦνταιπῶςδοκεῖς

ἐλθόντεςἀλλήλοισιπερὶπρώτουξύλου,

ἁθρόοι καταρρέοντες·

 

νοστῶν κάθημαι

 

στένω, κέχηνα, σκορδινῶμαι, πέρδομαι,

ἀπορῶ, γράφω, παρατίλλομαι, λογίζομαι,

ἀποβλέπων εἰς τὸν ἀγρόν, εἰρήνης ἐρῶν,

στυγῶν μὲν ἄστυ, τὸν δ’ ἐμὸν δῆμον ποθῶν,

ὅς οὐδεπώποτ’ εἶπεν·

 

Νῦν οὖν ἀτεχνῶς ἥκω παρεσκευασμένος

Βοᾶν, ὑποκρούειν, λοιδορεῖν τοὺς ῥήτορας,

  

3. La proposition participiale 

Le principe général :

- Structure syntaxique autonome constituée de

1 sujet  propre  ………………………………. participe

 

 

- Pour le sens, la participiale est l’équivalent d’une proposition circonstancielle.
Pour l’essentiel : valeur de temps, cause, opposition, condition.

Le génitif absolu :

Sujet exprimé au génitif………………………………participe accordé au génitif 

Ex. :

[ οὔσης   (κυρίαςἐκκλησίας) (ἑωθινῆς) ]

 

                                                           [ (ἔρημος (πνύξαὑτηί) ].

N.B. :

- le sujet est la plupart du temps exprimé dans le génitif absolu.
- le sujet peut être sous-entendu :
Si le sujet se déduit du contexte.
Si le sujet a une valeur générale : les gens, les choses

L’accusatif absolu :
- s’exprime à l’accusatif
- pas de sujet exprimé, parce que cette structure se rencontre avec des structures impersonnelles.

Verbe impersonnel

               δέον  -  χρεών :  parce qu’il faut

               πρέπον -  προσῆκον :  parce qu’il convient

               ὄν  ἐξόν  -  παρόν : parce qu’il est possible

Locution impersonnelle

               δυνατὀνὄν -  οἷόν  τεὄν : parce qu’il est possible

               αἰσχρὸν   ὄν : parce qu’il est honteux

               ἄδηλονὄν :   parce qu’il est invisible

               δόξαν : puisqu’on a décidé

3ème déclinaison - suite et fin

=> D. Thèmes en -ς

τὸ γένος, γένους race (thème : γενος / γενες)

 

Singulier

Pluriel

N

γένος

γένη  (<γενεσ-α)

V

γένος

γένη  (<γενεσ-α)

A

γένος

γένη  (<γενεσ-α)

G

γένους  (<γενεσ-ος)

γενῶν  (<γενεσ-ων)

D

γένει  (<γενεσ-ι)

γένεσι(ν)  (<γενεσ-σι)

 

Variante : Νoms propres en -ης 

N

Σωκράτης

Περικλῆς (< -κλεϜες)

V

Σώκρατες

Περίκλει

A

Σωκράτη (<-εσα) / ην

Περικλέα

G

Σωκράτους (<-εσος)

Περικλέους

D

Σωκράτει (<-εσι)

Περικλεῖ

 

=> E. Thèmes en -Ϝ (υ) / ηϜ-εϜ

Modèle principal : ὁ βασιλεύς, βασιλέως
  roi (thème : βασιληϜ-βασιλεϜ-) 

 

Singulier

Pluriel

N

βασιλεύ-ς

βασιλεῖς / ς

V

βασιλεῦ

βασιλεῖς / ς

A

βασιλέ-α

βασιλεῖς / έας

G

βασιλέ-ως

βασιλέ-ων

D

βασιλε-

βασιλεῦ-σι(ν)

    Les noms en ύς, -έως sont masculins, et désignent souvent des personnes exerçant une fonction ou un métier.
    Le Ϝ tombe entre deux voyelles, sinon il devient 
υ. Le G. sg. s'explique par une métathèse de quantité [[017a] : *βασιληϜ-ος > βασιλη-ος > βασιλέ-ως.
 

Variante : ἰχθύς, ἰχθύος le poisson

Les noms en  -υ se déclinent régulièrement.

 

Singulier

Pluriel

N

ἰχθύ-ς

ἰχθύ-ες / ἰχθῦ

V

ἰχθύ

ἰχθύ-ες / ἰχθύ-ς

A

ἰχθύ-ν

ἰχθύ-ας / ἰχθῦ

G

ἰχθύ-ος

ἰχθύ-ων

D

ἰχθύ-ι

ἰχθύ-σι(ν)

    

=> F. Thèmes en -ι (Ј)

Modèle  : ἡ πόλις, πόλεως cité (thème : ποληЈ / πολεЈ / πολι)

 

Singulier

Pluriel

N

πόλι-ς

πόλεις

V

πόλι

πόλεις

A

πόλι-ν

πόλεις

G

πόλε-ως

πόλε-ων

D

πόλε-ι

πόλε-σι(ν)

Les noms en -ις, -εως sont féminins.
Le G. sg. s'explique par une métathèse de quantité : *ποληЈ > πολη-ος > πόλε-ως.Voir [
017a]


[i] Les magistrats faisaient tendre une corde enduite de vermillon sur l’agora pour refouler les retardataires vers la Pnyx.

[ii] Les magistrats faisaient tendre une corde enduite de vermillon sur l’agora pour refouler les retardataires vers la Pnyx.

GREC Khâgne option - Discours politique d'Aristophane à travers ses comédies

Séquence 1 : le discours politique d’Aristophane à travers ses comédies  

Les Acharnéens 425, les Chevaliers 424, la Paix 421, Lysystrata 411.

Objectif : analyser comment Aristophane fait usage de sa verve comique pour pourfendre ses concitoyens et faire la critique de l’évolution politique d’Athènes et de ses mœurs.

Kh : // pouvoir  

- le contexte politique contemporain d’Aristophane
- le regard d’Aristophane
- littérature et politique : quel rôle se donne Aristophane ?

Aristophane

Né certainement vers 445 à Athènes. Il écrit sa première pièce à 20 ans. Sa dernière pièce Ploutos date de 388. Il est mort peu après.

Un grand représentant de la comédie ancienne.

La comédie contrairement à la tragédie traite de sujets d’actualité. Rend la comédie ancienne difficile d’accès car nourrie d’allusions qui perdent vite leur transparence. Comédie débridée, s’amuse des conditions de la représentation, entretient le dialogue avec le public.

Pour faire rire, tous les moyens sont bons. Mise en scène haute en couleur avec plein d’objets : scènes d’assemblées, de marchés, de banquets de cuisine...

Le triomphe du héros à la fin de la pièce = le triomphe d’un bon vivant, triomphe de la réalité corporelle. La vie naturelle est essentiellement bonne.

Ce personnage de panurge débrouillard est aussi prompt à tout critiquer.

PUF Histoire de la littérature p.174 :

Sur le rythme allègre d’une revue de chansonniers la comédie s’en prend aux fâcheux de l’heure : aux hommes politiques, fauteurs de guerre comme Cléon ; à Lamachos, ce matamore ridicule, aux profiteurs qui vont en ambassade aux frais de la cité ; aux dénonciateurs publics, les sycophantes, cette plaie d’Athènes ; aux intellectuels en vogue, Socrate, Euripide ou Agathon ; aux prêtres comme aux devins... C’est toute l’Athènes de cette fin du Vème siècle qui défile ainsi sous les quolibets, pour la joie du public.

Plus que discours critique construit, satire outrageuse pour le plaisir : pièces d’Aristophane = créations d’une fantaisie en liberté servie par un comique verbal étourdissant : énumérations sans fin, discordance... Se joue du réel, crée un monde paradoxal, déformé, irréel...

Les pièces

Sur ses 44 pièces, on en a conservé 11, toutes centrées sur l’époque contemporaine de la guerre du Péloponnèse 431-404.

+ 425 Les Acharniens : Dicéopolis « le citoyen de la cité juste », las de la guerre avec Sparte depuis 5 ans conclut une paix séparée avec Sparte. Les Acharniens (dont les champs ont été dévastés au début de la guerre du Péloponnèse par les soldats lacédémoniens) le poursuivent de leur vindicte ; mais il les gagne à sa cause =>  et finalement il connaît une vie de bonheur et d’abondance tandis que le guerrier Lamachos vit dans le malheur.

+ 424 Les Cavaliers violente satire contre le chef démocrate Cléon. Cléon évincé à la fin de la pièce par un charcutier grossier, mais le peuple jeune promet d’être sage.

+ 423 = année des Nuées : Aristophane s’en prend aux idées à la mode, aux sophistes, à Socrate qu’il considère comme l’un d’eux. Il lui reproche une éducation qui ruine toute morale.

Le héros Strepsiade, paysan, a épousé une femme de la haute société. Il doit faire face aux goûts dispendieux de sa femme et de son fils Pheidippide. Couvert de dettes, il pense trouver une solution en faisant suivre à son fils les leçons de Socrate dans son « pensoir ». Le but est qu’il apprenne les argument bons pour lui faire gagner son procès et ne pas payer ses dettes.
= caricature de Socrate dans son "pensoir".

Les Guêpes 422 : Aristophane y critique les institutions judiciaires athéniennes et s’en prend à nouveau à Cléon.

La Paix 421 : thème pacifiste comme dans les Archaniens ; évoque la libération de la paix par l’athénien Trygée aidé des paysans de tout le monde grec.  La même année fut signée la paix de Nicias entre Sparte et Athènes.

On a perdu les pièces suivantes

Les Oiseaux 414 : pièce d’évasion. Deux personnages Evelpide et Pisthétaire dégoutés d’Athènes veulent fonder une nouvelle cité chez les Oiseaux. = Coucouville-les-nuées. Pièce féérique qui fait retentir le chant des oiseaux au printemps dans les parties lyriques.

En 411 : Thesmophories et Lysistrata : femmes y jouent le rôle principal.  Dans Thesmophories, Aristophane parodie avec brio Euripide ; dans Lysistrata = nouvel appel à la paix. Les femmes décident de faire la guerre du sexe tant que leurs maris n’auront aps décidé d’arrêter la guerre.

Grenouilles 405 Euripide et Sophocle viennent de mourir. Aristophane met en scène Dionysos triste de l’état de la tragédie va chercher aux enfers l’un des grands poètes tragiques. Euripide et Eschyle s’affrontent devant le dieu qui déclare Eschyle vainqueur.

Dernières pièces plutôt utopiques : Assemblée des femmes 392 les femmes fomentent une conspiration pour prendre le pouvoir à Athènes.

Lecture traduction du texte.

Texte de travail : Les Acharniens Aristophane

Extrait n°1 v.15-v.39 - Début de la pièce ; intentions de Dicéopolis. Mise en place du thème de la pièce.

ΤῆτεςδἀπέθανονκαὶδιεστρὰφηνἰδώνὅτεδὴπαρέκυψεΧαῖρις[1]ἐπὶτὸνὄρθιον[1]Ἀλλ’ οὐδεπώποτἐξὅτουγὼῥύπτομαι οὕτωςἐδήχθηνὑπὸκονίαςτὰςὀφρῦς ὡςνῦν, ὁπότοὔσηςκυρίαςἐκκλησίας  ἑωθινῆςἔρημοςπνύξαὑτηίοἱδἐνἀγορᾷλαλοῦσικἄνωκαὶκάτω τὸσχοινίον[1]φεύγουσιτὸμεμιλτωμένον[1].
YANN
Οὐδοἱπρυτάνειςἥκουσιν, ἀλλἀωρίαν  ἥκοντες, εἶταδὠστιοῦνταιπῶςδοκεῖς ἐλθόντεςἀλλήλοισιπερὶπρώτουξύλουἁθρόοικαταρρέοντες·

MARIE
                     εἰρήνηδὅπως
ἔσταιπροτιμῶσοὐδέν·πόλιςπόλις.
Ἐγὼδἀεὶπρώτιστοςεἰςἐκκλησίαν νοστῶνκάθημαι·κᾆτἐπειδὰνμόνοςστένω, κέχηνα, σκορδινῶμαι, πέρδομαιἀπορῶ, γράφω, παρατίλλομαι, λογίζομαι,

SOPHIE

ἀποβλέπωνεἰςτὸνἀγρόν, εἰρήνηςἐρῶνστυγῶνμὲνἄστυ, τὸνδἐμὸνδῆμονποθῶνὅςοὐδεπώποτεἶπεν· « Ἄνθρακαςπρίω», ἀλλαὐτὸςἔφερεπάνταχὠπρίωνἀπῆνΝῦνοὖνἀτεχνῶςἥκωπαρεσκευασμένος Βοᾶν, ὑποκρούειν, λοιδορεῖντοὺςῥήτοραςἐάντιςἄλλοπλὴνπερὶεἰρήνηςλέγῃ.

Mais, cette année même, je faillis mourir et vis trouble lorsque déjà Chéris se pencha sur l’hymne orthien. Et pourtant jamais encore depuis que je vais aux bains, je n’ai eu les yeux piqués par la cendre comme ils me font souffrir maintenant, alors que, l’assemblée qui a pleins pouvoirs ayant lieu dès l’aurore, la Pnyx, comme vous voyez, est vide. Ceux-là (Ces animaux-là) bavardent sur l’Agora et fuient pêle-mêle devant la corde enduite de vermillon. Même Les prytanes ne sont pas encore là ; mais, (arrivant) en retard, ils se bousculeront ensuite les uns les autres, comme tu penses (- tu penses bien ! -), pour prendre le premier banc en dévalant d’en haut (en déferlant) en rangs serrés. Mais la paix et les moyens de la faire, ils ne s’en soucient en rien (c’est le cadet de leurs soucis !). « Cité, ô ma cité ! » Et moi, de retour à l’assemblée, toujours le premier, je m’assieds (Et me voilà de retour à l’assemblée ! Toujours le premier ! à ma place !) ; et, comme je suis seul, je geins,  je m’étire, je baille, je pète, je ne sais que faire, je dessine sur le sol, je m’arrache des poils, je fais mes comptes. Et je regarde au loin du côté de mon champ, amoureux que je suis de la paix ; j’ai la ville en horreur et regrette mon village lequel jamais encore ne m’a dit : « achète du charbon » ; au contraire, il prenait tout en charge ; il n’y avait pas cette scie « achète ».  Me voici donc  bien décidé à crier, à répondre, à invectiver tout orateur qui parlera d’autre chose que de paix.

Τῆτες adv. : cette année
ἀπέθανον- ἀποθνῄσκω, fut. ἀποθανοῦμαι, aor.2 ἀπέθανον, pft ἀποτέθνῃκα : mourir
διαστρέφω, fut. διαστρέψω.... pass. fut. διαστραφήσομαι, aor. διεστράφην, pft. διέστραμμαι : tourner de travers,
δὴ : en ce moment même, déjà, jusqu’à présent, à partir de maintenant, désormais, maintenant enfin
παρακύπτω : se baisser de côté, se pencher pour regarder, regarder en passant ; s’occuper d’une chose à la légère
ῥύπτω : nettoyer, laver
δάκνωimpft. ἔδακνονfut. δήξομαι  aor. ἔδακονpft. δέδηχα ; Pass. fut. δηχθήσομαι  aor. ἐδήχθην  pft. δέδηγμαι : mordre (se dit par analogie d’une piqûre, d’une parole blessante)
κονία, ας () : poussière, sable, cendre, chaux
ἐωθινός, ή, όν : matinal, qui se fait au point du jour
λαλέω- : prononcer des sons inarticulés ; babiller, bavarder
τὸσχοινίον, ου : corde, cordage
ἀωρία, ας : heure indue, inopportune
ὠστίζω, fut. ὠστίω : pousser souvent, pousser, bousculer ; employé au passif : être poussé, bousculé.
ἒρχομαι, impft. ἠρχόμην, fut. ἐλεύσομαι ou att. εἰμι, aor. 2 ἦλθον, pft. ἐλήλυθα : venir
περί + gén. : autour de, pour, en vue de
καταρρέω, impft. κατέρρεον, fut. καταρρυήσομαι, aor. κατερρύην, pft. κατερρύηκα : couler d’en haut, découler ; tomber, s’écrouler, s’effondrer, tomber sur
ἀθρόος, α, ον : en rangs serrés
εἰρήνη, ης : paix
προτιμάω- : préférer ; faire plutôt cas de, se soucier, se préoccuper de + acc. ou gén.
=> προτιμῶσ’      =         προτιμῶσι
νοστέω : revenir, retourner ; venir chez quelqu’un en revenant dans sa patrie
στένω : gémir, se lamenter
κέχηναχαίνω, ἔχανον, κέχηνα : entr’ouvrir la bouche, rester bouche béante (marque de stupéfaction ou d’admiration) ; ouvrir la bouche pour parler
σκορδινάομαι-ῶμαι : être agité, ennuyé ; se tourner de côté et d’autre
πέρδομαι, pft. πέπορδα, pqpft. ἐπεπορδειν : péter
ἀπορεῶ- : manquer de + gén. ; être dans l’embarras, ne pas savoir
παρατίλλω : épiler M. παρατίλλομαι : s’épiler
λογίζομαι : calculer, compter, porter en compte ; fig. calculer en soi-même, réfléchir
βλέπω : voir, regarder, diriger ses regards surἀγρός, οῦ () : champ ; campagne
ἐράω+ gén. : aimer, aimer d’amour ; aimer passionnément ; désirer vivement
στυγέω : haïr, avoir en horreur + acc.  ; craindre + inf. ; rendre odieux qqch ou qq’un Acc. à qq’un dat.
-> τὸστύγος, ους : tristesse, objet de haine
τὸἄστυ, εως: la cité (ville haute / ville basse ; ville / campagne)
ἀτεχνῶς : simplement, réellement, absolument
Τῆτες adv. : cette année
ἀπέθανονἀποθνῄσκω, fut. ἀποθανοῦμαι, aor.2 ἀπέθανον, pft ἀποτέθνῃκα : mourir
διαστρέφω, fut. διαστρέψω.... pass. fut. διαστραφήσομαι, aor. διεστράφην, pft. διέστραμμαι : tourner de travers,
δὴ : en ce moment même, déjà, jusqu’à présent, à partir de maintenant, désormais, maintenant enfin
παρακύπτω : se baisser de côté, se pencher pour regarder, regarder en passant ; s’occuper d’une chose à la légère
ῥύπτω : nettoyer, laver
δάκνω impft. ἔδακνονfut. δήξομαι  aor. ἔδακονpft. δέδηχα ; Pass. fut.δηχθήσομαι  aor. ἐδήχθην  pft. δέδηγμαι : mordre (se dit par analogie d’une piqûre, d’une parole blessante)
κονίαας () : poussière, sable, cendre, chaux
ἐωθινόςήόν : matinal, qui se fait au point du jour
λαλέω- : prononcer des sons inarticulés ; babiller, bavarder
τὸ   σχοινίονου : corde, cordage

 

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 3ème Déclinaison (suite)

=> C. Thème en –ρ par alternance.

ὁ πατήρ, πατρ-ός père (thème : πατ[ε]ρ / πατρ)
ὁ ἀνήρ, ἀνδρ-ός homme 
(thème : ἀν[ε]ρ / ἀνρ )

 

ὁ πατήρ, πατρ-ός 

ὁ ἀνήρ, ἀνδρ-ός 

Singulier

πατήρ

ἀνήρ

 

πάτερ

ἄνερ

 

πατέρ-α

ἄνδρ-α

 

πατρ-ός

ἀνδρ-ός

 

πατρ-ί

ἀνδρ-ί

 

 

 

Pluriel

πατέρ-ες

ἄνδρ-ες

 

πατέρ-ες

ἄνδρ-ες

 

πατέρ-ας

ἄνδρ-ας

 

πατέρ-ων

ἀνδρ-ῶν

 

πατρ-άσ(ι)ν

ἀνδράσι(ν)

 

L’aoriste
Temps du passé. On reviendra sur les valeurs aspectuelles des temps un peu plus tard.

1. Aoriste sygmatique

R. : augment + radical de conjugaison + σ          -α

                                                       -ας

                                                       -ε

                                                       -αμεν

                                                       -ατε

                                                       -αν

=> pour λύω

ἔ  λυ  σ  α

ἔ  λυ  σ  ας

ἔ  λυ  σ  ε

ἐ  λύ  σ  αμεν

ἐ  λύ  σ  ατε

  λυ  σ  αν

Pour les contractes

RAPPEL :

- allongement de la voyelle finale du radical :

α -> η   τιμάω   :  ἐ  τίμη  σ  α

ε -> η    φιλέω  :  ἐ  φίλη  σ  α

ο -> ω   δολόω :  ἐ  δολω σ  α

2. L’aoriste 2

Se construit sur  thème d’aoriste + désinences de l’imparfait :  -ον, -ες, -ε, -ομεν, -ετε, -ον                 

ἀποθνῄσκω -> aor.2 ἀπέθανον

ἀπ  έ  θανον

ἀπ  έ  θαν  ες

ἀπ  έ  θαν  ε

ἀπ  ε  θάν  ομεν

ἀπ  ε  θάν  ετε

ἀπ  έ  θαν  ον

Devoirs pour le 24 Septembre :

- révisions grammaticales

- apprendre le voc. publié sur le blog

- apprendre les 2 verbes irréguliers sur la liste de verbes irréguliers sur le blog.

- préparer la partie du texte qui vous a été attribuée.

 



[i] Chéris est un mauvais joueur de flûte.

[ii] Hymne guerrier.

[iii] Les magistrats faisaient tendre une corde enduite de vermillon sur l’agora pour refouler les retardataires vers la Pnyx.

[iv] Vermillon : teinture rouge éclatant obtenue à partir :

- le cinabre ou sulfure rouge de mercure. Les péruviens en faisaient une teinture pour les images ou pour se peindre le corps.

- Graine rougeâtre, qui croît sur une sorte de petit houx, dans nos provinces méridionales, et qui sert à la teinture. Notamment en Espagne : fleur du Carthame.

GREC Khâgne - Lycurgue - piété et protection des dieux

La protection des dieux, le contre-don de la piété

 

Ἡγοῦμαι  δἔγωγ’ , ὦ  ἄνδρες, τὴν  τῶν  θεῶν  ἐπιμέλειαν  πὰσας   μὲν τὰς  ἀνθρωπίνας πράξεις ἐπισκοπεῖν, μάλιστα  δὲ τὴν περὶ τοὺς γονέας καὶ τοὺς τετελευτηκότας  καὶ  τὴν  πρὸς αὑτοὺς εὐσεβείαν, εἰκότως· παρὧν γὰρ τὴν  ἀρχὴν τοῦ ζῆν  εἰλήφαμεν  καὶ πλεῖστα  ἀγαθὰ  πεπόνθαμεν, εἰς τούτους  μὴ  ὅτι ἁμαρτεῖν, ἀλλ ὅτι μὴ  εὐεργετοῦντας τὸν  αὑτῶν βίον καταναλῶσαι  μέγιστον  ἀσήβημά  ἐστι.

Λέγεται  γοῦν  ἐν  Σικελίᾳ  (εἰ  γὰρ  καὶ  μυθωδέστερόν  ἐστιν, ἀλλἁρμόσει  καὶ  ὑμῖν  ἅπασι  τοῖς νεωτέροις  ἀκοῦσαι) ἐκ τῆς  Αἴτνης  ῥύακαπυρὸς  γενέσθαι· τοῦτον δὲ  ῥεῖν  φασιν ἐπὶ  τε τὴν  ἄλλην  χώραν καὶ δὴ καὶ πρὸς πόλιν τινὰ  τῶν  ἐκεῖ  κατοικουμένων. Τοὺς  μὲν  οὖν  ἄλλους  ὁρμῆσαι πρὸς φυγήν, τὴν αὑτῶν  σωτηρίαν  ζητοῦντας, ἕνα  δέ τινα τῶν νεωτέρων, ὁρῶντα τὸν πατέρα πρεσβύτερον ὄντα  καὶ  οὐχὶ  δυνάμενον  ἀποχωρεῖν, ἀλλὰ  ἐγκαταλαμβανόμενον, ἀράμενον φέρειν. Φορτίουδ’, οἶμαι, προσγενομένου, καὶ αὐτὸς ἐγκατελήφθη. Ὅθεν  δὴ  καὶ  ἄξιον  θεωρῆσαι  τὸ θεῖον, ὅτι τοῖς  ἀνδράσιν τοῖς ἀγαθοῖς εὐμενῶς ἔχει. Λέγεται  γὰρ  κύκλῳ  τὸν  τόπον ἐκεῖνον  περιρρεῦσαι  τὸ πῦρ  καὶ  σωθῆναι  τούτους  μόνους, ἀφὧν  καὶ  τὸ  χωρίον  ἔτι  καὶ  νῦν  προσαγορεύεσθαι τῶν  εὐσεβῶν  χῶρον· τοὺς  δὲ  ταχεῖαν  τὴν  ἀποχώρησιν  ποιησαμένους  καὶ  τοὺς  ἑαυτῶν  γονέας  ἐγ  καταλιπόν  τὰς  ἅπαντας ἀπολέσθαι.

GREC Khâgne Version - CORRIGE - Epiphanie des dieux Xénophon

Epiphanie des dieux – Il faut voir dieu dans ses œuvres
Xénophon Mémorables

 

Consignes :
A faire strictement en 3 heures.

 

Μὴ  ἀνάμενε  ἕως  ἄuτὰς  μορφὰς τῶν θεῶν ἴδῃς, ἀλλἐξαρκείτω σοι τὰ  ἔργα  αὐτῶν  ὁρῶντι  σέβεσθαι  καὶ τιμᾶν τοὺς θεούς. Ἐννόει  δὲ ὅτι καὶ ἀυτο οἱ θεοὶ οὕτως  ὑποδεικνύουσιν· οἵ τε  γὰρ  ἄλλοι  ἡμῖν  τἀγαθὰ  διδόντες  οὐδὲν  τούτων  εἰςτοὐμφανὲς  ἰόντες  διδόασιν, καὶ  ὁ τὸν ὅλον κόσμον συντάττων τε καὶ συνέχων, ἐν ᾧ  πάντα  τὰ καλὰ  καὶ  ἀγαθά  ἐστιν, καὶ  ἀεὶ  μὲν  χρωμένοις  ἀτριβῆ  τε  καὶ  ὑγιᾶ  καὶ  ἀγήρατον  παρέχων, θᾶττον  δὲ  νοήματος  ἀναμαρτήτως  ὑπηρετοῦντα, οὗτος  τὰ  μέγιστα  μὲν  πράττων  ὁρᾶται, τάδε  δὲ  οἰκονομῶν  ἀόρατος  ἡμῖν  ἐστιν. Ἐννόει  δὲ  ὅτι  καὶ  ὁ  πᾶσι  φανερὸς  δοκῶν  εἶναι  ηλιος  οὐκ  ἐπι  τρέπει  τοῖς  ἀνθρώποις  ἑαυτὸν  ἀκριβῶς  ὁρᾶν, ἀλλἐάν τις  αὐτὸν  ἀναιδῶς  ἐγχειρῇ  θεᾶσθαι, τὴν  ὄψιν  ἀφαιρεῖται. Καὶ  τοὺς  ὑπηρέτας  δὲ τῶν  θεῶν  εὑρήσεις  ἀφανεῖς  ὄντας·  κεραυνός τε γὰρ  καὶ  ἄνεμοι  αὐτοὶ  μὲν  οὐχ  ὁρῶνται, ἅ  δὲ  ποιοῦσι  φανερὰ  ἡμῖν  ἐστι, καὶ  προσιόντων  αὐτῶν  αἰσθανόμεθα.

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