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CULTURE DE L'ANTIQUITE

CA - période archaïque - La tyrannie de Pisistrate

La tyrannie de Pisistrate

 

Exposé de Sara

 

Un bon exposé assez complet et organisé avec une certaine pertinence.

Néanmoins, les parties I et II pourraient être regroupées pour n’en constituer qu’une qui serait de ce fait plus réflexive.
Il est dommage que vous n’ayez pas poursuivi cette intuition que l’on trouve en conclusion : le fait que la tyrannie de Pisistrate a participé à la mise en place progressive d’institutions  démocratiques. Cela aurait pu être approfondi. Vous auriez pu ainsi échapper au catalogue dans votre partie IV.

Pour améliorer le dossier :
- il manque la bibliographie qui était demandée et qui doit accompagner tout travail.
- ne restez jamais au niveau de la simple allusion.
- il faudrait apprendre à fonder votre réflexion sur des références.

Introduction :La tyrannie se voit accorder une grande place quant à l'apparition de la démocratie [MAB1] et de l'évolution des formes politiques dans la Grèce archaïque. Elle apparaît comme un modèle très complexe pour les historiens.

Ces derniers constatent en effet que la tyrannie est essentiellement liée à un déséquilibre social, à une crise de jeunesse de la cité où le tyran se présente comme un chef populaire, agissant seul comme un législateur, et prenant le pouvoir par la force. La tradition se plaisait à faire du tyran le défenseur du démos, c’est-à-dire du peuple, contre les riches et les puissants.

C’est ainsi qu’à Athènes, à partir de 561 avant Jésus-Christ, Pisistrate promet, de par son arrivée au pouvoir, la fin d’un régime oligarchique tout en poursuivant l’œuvre de son prédécesseur Solon.

Qu’est-ce qui différencie, cependant, Pisistrate de Solon ? [MAB2] Quelles sont les particularités qu’a présentées son règne[MAB3]  ?

Pisistrate était loin d’être un inconnu pour les athéniens[MAB4] , c’est pourquoi nous commencerons par présenter Pisistrate ; nous nous attarderons sur sa prise de pouvoir difficile ; enfin, nous évaluerons son influence sur Athènes et verrons les réalisations accomplies sous son règne.

I/ Qui était Pisistrate ?

               Pisistrate est né en -600 et meurt en -528. D’origine noble, la famille de Pisistrate, les Néléides, prétendait descendre de Nélée (fils de Poséidon) et par ailleurs, Pisistrate, fils d’Hippocrate était un parent de Solon. Il eut deux fils, Hipparque et Hippias, qui lui succédèrent au pouvoir à sa mort.

Afin de mieux saisir le personnage de Pisistrate et de comprendre, par la suite, son régime tyrannique, il me nous semble important de présenter assez brièvement le gouvernement de Solon.

1)    Le gouvernement de Solon

               Solon est considéré comme le père fondateur de la première constitution en Grèce. Il met par écrit, gravé dans le marbre, les principes de gouvernement de la cité. Il reprend les anciennes institutions en les amendant sensiblement.

Il y a, en premier lieu, l’assemblée de l’Ecclésia qui invite les citoyens à se réunir au moins quatre fois par mois sur la colline de Pnyx. L’assemblée débat et vote à main levée les lois et les déclarations de guerre. Tous les ans, elle élit les stratèges ainsi que les neuf archontes en charge du gouvernement de la cité.

En second lieu, le tribunal de l’Héliée qu’il met en place. L’Ecclésia tire au sort ses membres parmi l’ensemble des citoyens, y compris les plus pauvres. Il traite en appel les décisions des tribunaux aristocratiques, ce qui limite l’arbitraire de ceux-ci.

Il faut savoir qu’à cette époque, la population était répartie en quatre classes selon le niveau de richesse : les pentacosiomédimnes, les chevaliers, les zeugites et les thètes. Les citoyens les plus riches (les pentacosiomédimnes) ont davantage de droits que les autres. Ils participent aux choix politiques et prennent part aux fêtes civiques ; ils financent les services publics et doivent servir l’armée que ce soit comme cavaliers, marins ou hoplites, c’est-à-dire soldats à pied.

Ainsi la constitution de Solon, bien que généreuse et intelligente est fortement marquée par l’inégalité, source du mécontentement de beaucoup de monde. En effet, elle laisse de côté l’immense majorité de la population athénienne : les citoyens pauvres, les étrangers (les métèques) et les esclaves, sans parler des femmes, interdites d’expression publique et soumises à leur père ou mari.[MAB5] 

Solon quitte Athènes et voyage dix ans (Chypre, Egypte, Lydie). De retour vers 560, il s’associe à Pisistrate mais se retire lorsque ce dernier instaure la tyrannie. Les années qui suivirent le départ de Solon furent des années de trouble et d'anarchie (au sens propre du terme : sans archonte) pendant lesquelles Pisistrate décida de s’imposer.

Par ailleurs, dans les cités grecques, quand un législateur n’arrive pas à convaincre les citoyens de l’utilité de ses réformes et que la guerre civile menace d’éclater, un tyran s’empare de tous les pouvoirs : le mot tyran vient du grec turannos qui signifie « maître ». Il est cependant important de noter [MAB6] que le terme « tyran » n’avait pas, à l’époque, la connotation négative qu’il a aujourd’hui (tout comme le terme « dictateur » chez les romains, qui désignait un chef de guerre ayant l’armée sous ses ordres pendant un an.). Les tyrans, bien qu’ils s’emparaient du pouvoir en dehors de tout processus démocratique, n’en étaient pas moins soutenus par de nombreux citoyens, qui désiraient s’opposer aux classes les plus aisées de la population. En outre, un peu partout en Grèce, les tyrans ne restèrent au pouvoir que tant que leur action fut jugée positive par leur peuple. A Athènes, ce fut donc Pisistrate, qui prit le pouvoir, soutenu par les Diacriens. Son règne a été largement influencé par les institutions établies par Solon.

2)    Pisistrate : un tyran

 

               Issu de la famille des Eupatrides, c’est-à-dire des familles nobles d’Athènes et homme politique de profession, Pisistrate fut tyran d'Athènes de - 561 à - 527, période pendant laquelle il respecta l’œuvre de Solon. Il tranche les conflits en faveur du peuple, impose le partage des terres [MAB7] et permet aux habitants les plus pauvres d’être mieux écoutés dans l’assemblée[MAB8] .

               Cependant, son règne connaît deux interruptions où il dut s’exiler. Il est attaché au statut de tyran modéré, car son but n’était pas d’assouvir ses intérêts propres au détriment des besoins du peuple. Pisistrate est un ennemi de l’aristocratie. Sans l’anéantir, il prétend lui enlever la main haute sur l’Etat, dont il veut renforcer la cohésion et assurer la prospérité. Son caractère lui fait préférer les moyens pacifiques à la violence.

               La situation qui l'amena à s'emparer du pouvoir dans la cité fut en quelque sorte le résultat des mesures par lesquelles Solon avait tenté de résoudre la crise du début du VI ème siècle.

3)    La situation politique d’Athènes en -560

Vers 560, la situation à Athènes est critique : la cité est divisée politiquement en 3 régions. Le pouvoir d’Athènes était disputé par deux puissants personnages : Lycurgue et Mégaclès. Curieusement,[MAB9]  l’opposition créée par ces deux hauts personnages apparaît essentiellement géographique.

Lycurgue, en effet, rassemblait autour de lui les Athéniens des  plaines (la mésogée), Mégaclès, ceux de la côte (la paralia). Parallèlement à ces deux camps, un troisième va être créé sous l’égide de Pisistrate. Celui-ci, même s’il commence par rassembler la plupart de ses partisans dans la région de Diacrie au Nord-Est de la Grèce, récupère très rapidement les mécontents des deux autres camps. Notons toutefois que la notion de « classe politique », même si elle est présente, n’est pas encore bien définie ; on préfère généraliser les groupes opposés en leur associant des ensembles géographiques.[MAB10] 

Les Pédiens ou « gens de la plaine » étaient favorables à une oligarchie, les Paraliens ou « gens de la côte », à un régime modéré, et les Diacriens ou « gens des collines » étaient à la recherche d'un chef qui défende leurs intérêts, en l’occurrence Pisistrate.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Mésogée dirigée par Lycurgue

la Paralia dirigée par Mégaclès

la Diacrie dirigée par Pisistrate. 

A partir de là, interrogeons-nous sur la manière dont Pisistrate s’est emparé du pouvoir.[MAB11] 
 

II/ Une prise de pouvoir difficile.

1)     La prise de l‘Acropole.

      Pourquoi l’Acropole ? Car elle fait office de vaste sanctuaire pour le culte de la déesse Athéna et de nombreux autres dieux de la mythologie grecque. C’est un lieu saint et symbolique du pouvoir d’Athènes.

 

 

A cette époque, Athènes est en guerre contre la cité de Mégare, au nord de Corinthe. Pisistrate profite de cette situation de faiblesse pour prendre l’Acropole en usant d’une supercherie assez audacieuse. Blessé accidentellement par son barbier, il montre son visage ensanglanté dans les rues affirmant qu’on vient de tenter de l’assassiner. Dés lors, on lui octroie une garde personnelle de « Doryphores » ou « porteurs de massues » grâce à laquelle il s’empare de l’Acropole. Ce coup d’Etat est en partie due à la ruse, mais également grâce au [MAB12] soutient soutiendes Diacriens, en majeure partie des petits paysans qui accordaient à Pisistrate une véritable confiance. Néanmoins, il ne reste au pouvoir qu’une courte durée car il est rapidement chassé par les deux autres factions. Il dut s’exiler 6 ans en Thrace (territoire commun à la Bulgarie, à la Grèce et à la Turquie)[MAB13] . Là-bas, il s’enrichit grâce à l’exploitation des mines du mont Pangée et finance une armée de mercenaires. Il revient à Athènes en 550 quand la cité est de nouveau menacée par de troubles graves.

2) Un homme choisit[MAB14]  par les dieux ?

                     Pisistrate demanda à une très belle jeune femme, du nom de Phyé, de le conduire dans la ville. Il la vêtit d’une armure digne de celle d’Athéna, la jucha sur un char et, dès lors qu’ils arrivèrent à Athènes, lui fit prendre l’attitude la plus majestueuse. L’effet fut immédiat : les Athéniens stupéfaits répandirent le bruit qu’Athéna ramenait Pisistrate, et ne doutant en aucune manière de voir la déesse, se prosternèrent devant cette simple mortelle et firent bon accueil à Pisistrate. Ainsi, il revint comme le protégé d'Athéna. Remarquons que Pisistrate use une seconde fois d’un subterfuge pour s’emparer du pouvoir. Cependant, il fut de nouveau chassé par Mégaclès qui avait découvert son imposture.[MAB15] 

3) Une prise de pouvoir par alliance.

À son second retour, afin de bénéficier du soutien de son adversaire Mégaclès, Pisistrate (alors séparé de la mère de ses enfants) se marie avec sa fille. Cette union est rapidement rompue face à la menace que représentent Hippias et Hipparque avides de pouvoir. 

Ainsi, la tyrannie de Pisistrate s’étend de 544 à 528 avant Jésus-Christ. Elle s’achèvera par la succession de ses fils.

[MAB16] 

[MAB17] 

III/ La tyrannie de Pisistrate.

1)     la tyrannie démocratique.

               La tyrannie de Pisistrate est relativement modérée. Pisistrate, aristocrate lui-même, profite des divisions des autres Aristoî (membres de l’aristocratie grecque) et du soutien populaire pour juguler toute opposition. Il recourt au bannissement ou à la prise d’otage en cas de difficulté, mais le plus souvent il tente une politique de conciliation, en nommant les Aristoî à des postes clés, notamment l’archontat. Rétrospectivement,[MAB18]  il favorise réellement le peuple en réduisant considérablement le pouvoir local de l’aristocratie.

Il ne touche pas au système politique qu’avait instauré Solon. Il se contente de favoriser ses « amis » pour la nomination aux charges publiques et de contrôler de près les citoyens grâce à ses « Doryphores ».

               Il effectue des actions en faveur de l’agriculture en fournissant des avances financières aux paysans en difficulté. Il met en place les tribunaux des dèmes, qui désignent des circonscriptions, afin d’éviter tout déplacement de leur part, bien moins facile à cette époque.

               Sa prospérité fut suffisante pour que Pisistrate puisse lever un impôt de 5 % sur la paysannerie et les produits du sol. Grâce à quoi [MAB19] il put financer une politique somptuaire dont seule l'époque de Périclès allait offrir un équivalent ; ainsi, il put développer la flotte, embellir la cité dont la population s'accrut[MAB20]  sensiblement. Pour nourrir cette population en expansion, Pisistrate noua des relations avec les Etats riverains de la mer Noire, ouvrant ainsi la voie à ce qui serait la politique maritime d'Athènes au siècle suivant. Pour les petites gens ce fut un nouvel " âge d'or " : les biens des adversaires politiques furent confisqués et partagés, les paysans soulagés par les prêts et des juges ambulants parcoururent les campagnes [MAB21] pour régler vite et sans frais les petits litiges dont les nobles tiraient autrefois de grands profits. Ce qui [MAB22] nous montre bien son ambition à instaurer une forme d’égalité. Pisistrate peut donc être compté parmi ceux qui, après Solon et avant Clisthène, contribuèrent à créer les conditions de l'avènement de la démocratie.[MAB23] 

               De -539 à sa mort en -528, il put influer directement sur le destin d'Athènes, gouvernant par l'intermédiaire de ses amis et parents qu'il plaça aux principales magistratures.

2) Son influence sur Athènes.

a.      Economique 

L’économie athénienne connaît un fort développement sous la tyrannie de Pisistrate, particulièrement avec la céramique attique qui à l’export[MAB24]  détrône la céramique corinthienne ;[MAB25]  et la production de l'huile d'olive d'excellente qualité qui s’exporte dans tout le bassin méditerranéen.

C’est en effet, le moment où la céramique athénienne à figures noires puis à figures rouges commence à s’imposer sur tout le pourtour de la Méditerranée. Les potiers, souvent d'origine étrangère, étaient installés dans le quartier du Céramique.

Concurrençant Corinthe, Athènes exporta ses produits, surtout l'huile et le vin, qui enrichirent sa paysannerie et ses nombreux céramistes.

 

b.     Culturel

 

Pisistrate réorganise des fêtes religieuses et civiques en soudant la ville autour de cultes communs : les Panathénées qui sont divisées en Petites Panathénées, célébrées annuellement, et en Grandes Panathénées, célébrées tous les quatre ans ; ce sont des fêtes patriotiques données en l'honneur D’Athéna.Durant les V et IV s. avant J.C., les Panathénées sont les plus grandes fêtes d'Athènes et les plus attendues de la cité.

 Les Panathénées ont un rôle religieux et politique. Toute la cité participe à cette fête. Mais chaque individu a un rôle spécifique (offrandes, sacrifices civiques...) dans le déroulement de la fête, selon son statut dans la hiérarchie. Cependant, les Panathénées ont pour but premier d'impressionner les autres cités grecques comme Spartes ou Olympie qui ont, elles aussi, des fêtes similaires.

Par ailleurs, ces fêtes regroupent tout le monde. Il n'y a pas seulement les magistrats et les citoyens qui y participent ; les femmes et les enfants, ainsi que les métèques, qui d'habitude sont à l'écart, en font partie. Seuls les esclaves n'y participent pas...

Pisistrate créé aussi les Grandes Dionysies,  en l'honneur de Dionysos, protecteur des paysans et des vignerons, au cours desquelles sont données les premières pièces dramatiques antiques. 

Pisistrate est l’instigateur d’une vaste réforme politique et sociale tout en gardant la constitution de Solon. Ainsi, ce qu’il faut retenir des changements qu’il instaura se synthétise en ces quelques points :
- Il crée des tribunaux ambulants, favorables aux paysans ;
il s’attaque aux privilèges des riches en prenant soin d’assurer pour lui et sa famille des positions officielles ;
- il résout la question agraire en instaurant dans l’Attique une sorte de crédit agricole ;
- il favorise l’industrie et le commerce maritime ;
- il assainit les finances grâce aux mines d’or du Pangée et la mise en valeur de celles d’argent du Laurion ;
- enfin il institue un impôt de 5% sur le revenu permettant de financer les conquêtes.

 

IV/ Les réalisations de Pisistrate 

1)     A Athènes

L'institution des Grandes Panathénées et des grandes Dionysies fut l'occasion de manifestations littéraires. Athènes prit peu à peu le visage de capitale intellectuelle de la Grèce : récitations de poèmes homériques que Pisistrate et ses fils firent définitivement rédiger, représentations consacrées à la récitation d'épisodes de la vie de Dionysos...

A cela s’ajoutent plusieurs constructions initiées par Pisistrate dans son projet d’embellir la cité et qui sont, encore aujourd’hui, la fierté d’Athènes. A savoir : 

     Les temples nouveaux :

Ø  L’Hécatompédon sur l'Acropole (ou « Temple de 100 pieds de long ») : Temple archaïque d'Athéna qui a précédé le Parthénon sur l'Acropole d'Athènes.

 

Ø  Le Telestrion (ou « salle des mystères » à Eleusis)                           

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Ø  L’Olympeion au sud-est de l'Acropole.

 Les travaux édilitaires :

L’Agora devient le centre civique d'Athènes. Elle est dotée d’une fontaine monumentale « aux neufs bouches » : La fontaine Callirhoé. Elle  distribuait l'eau par ses 9 bouches sculptées en forme de mufle de lion qui assure à la ville son eau douce.

L’Agora est, au temps de Pisistrate, un endroit où les grecs se rassemblaient pour faire le marché. Par la suite, quant Athènes devint démocratique, on y venait pour voter les lois et juger certains citoyens.

 

un mufle de lion

 

2)     Sur la mer Egée

Pisistrate a l’appui des paysans, mais aussi celui des entrepreneurs maritimes grâce à sa politique de conquête qui est à l’origine de la suprématie navale athénienne en mer Egée qui vise tout particulièrement à :

- Assurer l’approvisionnement en blé, d’où l’établissement de colonies sur l’Hellespont ;
- Contrôler le commerce égéen, d’où la conquête des Cyclades, de Naxos et de Délos, centre religieux et commercial. En effet, sous le gouvernement de Pisistrate, Athènes conquit définitivement Salamine, et mit la main sur le sanctuaire de Délos qui était un des plus riches marchés de la mer Egée.

Tout cela contribua à la gloire d'Athènes en fournissant du travail à toute la population. Ainsi Pisistrate ne laisse que de bons souvenirs ou presque aux Athéniens, à la différence de ses fils, Hipparque et Hippias, qui lui succèdent et qui présentent bien moins de popularité que leur père. 

3) La fin de la tyrannie[MAB26] 

A sa mort, Pisistrate laisse le pouvoir à ses deux fils, Hippias et Hipparque. Ces deux frères exercent la tyrannie conjointement et poursuivent la politique de leur père. Hipparque, protecteur des arts, lance de nombreux chantiers dans la ville, dont le plus important est celui du temple de Zeus Olympien, non loin de l'Acropole. Il est le plus important de la Grèce continentale, sans doute pour rivaliser avec les grands temples d’Asie Mineure comme l’Héraion de Samos ou l’Artémision d’Ephèse. Mais en -514, Hipparque est assassiné lors d’une querelle. Hippias durcit alors son pouvoir et instaure un régime de terreur, étant donné [MAB27] le contexte local et international qui ne lui sont guère favorables : ses alliés, les tyrans Polycrate de Samos et Lygdamis de Naxos, viennent de disparaître ; les Perses se font menaçants dans leur expansion vers l’ouest, Thèbes se brouille avec Athènes, et surtout, Sparte menace d’intervenir. Il est, lui aussi, assassiné en -490.

Conclusion :

Pisistrate apporta paix et stabilité à Athènes, ouvrit une nouvelle ère brillante de prospérité tant économique que culturelle, porta un coup « mortel » [MAB28] à l'implantation locale des grandes familles aristocratiques, dont le déclin bénéficia essentiellement à la petite paysannerie qui récupéra les terres des exilés jusque-là louées ou exploitées pour leur compte, préparant ainsi la mise en place de la future démocratie. A côté de cela, il a assurément un grand sens politique, et par dessus tout, il domine l’art oratoire, ce qui est une nouveauté. On reconnaît en lui le premier grand orateur grec, Thémistocle et Périclès lui seront comparés. Solon par exemple n’est pas orateur, mais poète : il chante ses élégies pour faire passer son programme !

La fin du règne de Pisistrate n'est pas suivie d’une période de troubles révolutionnaires, et ce en partie parce qu’il avait respecté le système mis en place par Solon.

Bibliographie ?


 [MAB1]lourdeur

 [MAB2]Cela ne peut pas en soi constituer une problématique.

 [MAB3]impropre. Attention, chaque terme correspond à un type de régime précis. Ici, « son gouvernement », par exemple.

 [MAB4]Enoncé  tel quel, cela fait curieux. Lorsque Pisistrate prend le pouvoir, il est loin d’être un inconnu pour les Athéniens .

 [MAB5]

 [MAB6]Très bien ; une précision essentielle.

 [MAB7]Quelles sont les dispositions ?

 [MAB8]Comment ?

 [MAB9]Pourquoi curieusement ? Non, la répartition géographique est  une donne importante du monde grecque.

 [MAB10]On - que cela signifie-t-il ? Il faut apprendre à adopter un discours plus scientifique. Les historiens, lesquels ? Vous pouvez vous appuyer sur une étude ? une citation ?

 [MAB11]Transition un peu abrupte.

 [MAB12]Construction incorrecte – est en partie due à la ruse mais aussi…

 [MAB13]Mal présenté ; cela confine à l’anachronisme.

 [MAB14]Participe choisi

 [MAB15]Vous en restez au niveau de la simple anecdote. Pourquoi s’arroger du patronage d’Athéna ? Quels traits retenir pour Pisistrate ? En quoi est-il représentatif du tyran antique ?

 [MAB16]Le paragraphe n’est pas cohérent avec le titre annoncé.

Un plan interne à revoir.

Par rapport à vos explications en I,3 vous auriez pu analyser la manière dont Pisistrate joue de ses alliances.

 [MAB17]Il aurait peut-être été utile de regrouper les parties I et II et d’allier les données générales sur le tyran, le fonctionnement d’une tyrannie et les éléments de présentation de Pisistrate.

 [MAB18]??

A expliciter ou impropriété.

 [MAB19]Structure incorrecte – Grâce à ce la

 [MAB20]Imparfait non ?

 [MAB21]Syntaxe à revoir

 [MAB22]Incorrect. Une phrase ne peut être constituée d’une unique proposition subordonnée.

 [MAB23]Bien

 [MAB24]

Anachronique exportation

 [MAB25]Incorrect. Après le ; commence une nouvelle proposition, ce qui rend votre phrase incorrecte.

 [MAB26]On peut en faire l’économie puisqu’un autre exposé aborde la question.

 [MAB27]Maladroit ; en raison de..

 [MAB28]impropre

CA - période archaïque - la Guerre Lélantine

Exposé : Axel

Un dossier maladroit.
Un discours encore superficiel qui effleure les sujets plus qu'il ne les traite faute d'expliciter et d'étayer.

Pourquoi avoir donné le sujet ? En quoi les guerres lélantines sont-elles intéressantes pour appréhender l’histoire grecque et ce que fut le monde grec ? Ces questions aideraient à prendre du recul et à mieux mettre la réflexion en perspective.

        La tradition rend compte d’une grande guerre se tenant à un moment durant [MAB1] les siècles obscurs. [MAB2] Elle oppose les cités d’Erétrie et de Chalcis, des cités importantes à cette époque qui se disputeront la Plaine Lélantine, d’où le nom de cet affront : La Guerre Lélantine. Il ne nous reste aujourd’hui que très peu de sources qui relatent de[MAB3]  cet événement, mais déjà à l’époque, il était d’importance suffisamment importante [MAB4] pour que Thucydide en parle dans son Histoire de la Guerre du Péloponnèse. Cette guerre est alors vue comme s’ancrant pleinement dans une période d’expansion coloniale grecque mais elle peut être vue comme ayant des accents modernes [MAB5] par le fait que c’est une guerre d’alliance. Cependant, à bien des égards, les différentes et peu nombreuses sources  qui relatent de cette guerre se contredisent, et il est assez difficile aujourd’hui de comprendre le réel déroulement de cette guerre, depuis le  but et les enjeux, jusqu’à la fin, la victoire, et la manière de gagner. Alors, jusqu’où pouvons-nous affirmer la guerre Lélantine, et à partir de quand pouvons-nous la supposer ? [MAB6] Nous verrons tout d’abord les motivations de la guerre, avant de voir le déroulement et les conséquences, et enfin, le dernier point rendra compte des mystères et des hypothèses qui existent autour de cette guerre. [MAB7] 

 

 

 

               La guerre Lélantine oppose à la fin VIIIème siècle avant notre ère les Cité de Chalcis et d’Erétrie. La guerre a lieu sur la plaine Lélantine qui sépare les deux Cités, d’où le nom de Guerre Lélantine, voir document 1. [MAB8] Cependant c’est le langage moderne qui lui donne ce nom. Les anciens l’appelaient tout simplement : la guerre entre les Chalkidiens et les Erétriens. Pour comprendre les motivations de cette guerre, il faut revenir un peu plus avant au milieu du VIIIème siècle où, si l’on en croit la légende de la fondation de la colonie d’Eubée, ces deux Cités semblent avoir conclu un accord. En effet, les Cités grecques s’agrandissent[MAB9]  à cette époque par le biais de colonisation, et une sorte de traité de paix unit ces deux Cités importantes, concernant la plaine Lélantine[MAB10] . Cette plaine très fertile était utilisée pour l’agriculture, ce qui aurait pu amener l’hostilité parmi ces Cités, les terres agricoles étant rares en Grèce. Mais par le traité, ils l’utilisaient tout deux.[MAB11]  . . On peut alors se demander pourquoi ils en sont venus à rompre le traité et[MAB12]  qui est la source de ce désaccord. Il semblerait qu’en cette période, une grosse sécheresse s’imposait sur toute la région, ce qui aurait poussé l’une des deux Cités a réclamé [MAB13] l’ensemble de la plaine pour cultiver [MAB14] vers 710. L’autre a bien évidemment refusé de céder. La guerre pouvait alors commencer. On se rend compte, que les deux armées étaient pour l’époque [MAB15] suffisamment équipés[MAB16] . En effet, les sources parlent d’environ 3000 fantassins, 600 cavaliers et 60 chars pour Erétrie. Les chiffres ne sont pas connus pour Chalcis, mais on sait qu’ils avaient une plus grosse infanterie, mais une cavalerie moindre. Bien que les deux Cités ait été des puissances maritimes, la guerre se fit sur terre ferme. De plus, les sources laissent entendre que chacune des deux armées n’étaient que légèrement équipés[MAB17] , sans fronde ni arc.[MAB18] 

 

               Ainsi, ce sont des raisons économiques qui motivèrent les deux protagonistes à se lancer dans une guerre qui durera près de 10 ans. [MAB19] Après avoir vu le déroulement de la guerre, nous verrons qu’à l’issu de cette guerre, les deux cités seront en déclin et leur puissance ne sera plus que du passé.

               Contrairement à ce que l’on peut penser, si les deux principaux belligérants sont Erétrie et Chalcis, ils ne sont pas les seuls. En effet quantité d’Etats viennent se joindre à l’une ou l’autre des Cités. Ainsi, on recensera du côté Erétrien, les Mégariens, les Milésiens, les Chiotes, les Messéniens et les Argiens. Côté Chalcidiens, on dénombre entre autres, les Corinthiens, les Samiens, les Erythréens, les Spartiates et les Thessaliens du Sud. Certains chercheurs iront même jusqu’à proposé [MAB20] la participation de 40 Etats ! [MAB21] Ce qui pose[MAB22]  tous ces Etats à se positionner pour l’une ou l’autre des Cités ce sont les désaccords qu’ils entretiennent entre eux. Par exemple, Corinthe et Mégare étaient en guerre pendant toute la période archaïque, et Corinthe semblaient avoir de bonnes relations diplomatiques avec Chalcis, avec qui elle était même alliée dans ce contexte de colonisation. Alors, Mégare s’est allié à Erétrie. Ainsi beaucoup d’Alliance ont vu le jour, comme le montre le document 2. [MAB23] Thucydide dira par ailleurs « La guerre qui opposa autrefois Chalcis et Erétrie fut celle dans laquelle on vit le plus de contrée appartenant au reste de la Grèce se répartir, comme alliées, d’un côté ou de l’autre » (Thuc I 15,3). La victoire semble revenir à Chalcis, puisque vers 710 elle contrôle la plaine, et Eretria voit ses occupations (notamment les îles d’Andros, de Ténos et de Kéa) devenir indépendantes. Chalcis elle, verra son influence diminuer, puisque probablement épuisée par 10 ans de guerre. Mais la perdition [MAB24] de ces deux îles permets à d’autre de grandir. C’est visiblement à partir de ce moment-là que Sparte prend le contrôle du Sud du Péloponnèse, Corinthe devient un carrefour commercial, Millet se voit aidé par Eretria dans sa guerre ionienne… Enfin, il semblerait que des dizaines d’années plus tard les deux villes se soient de nouveaux battu[MAB25] , ce qui provoquera la destruction d’Eretria et le déclin de Chalcis alors qu’Athènes lui impose sa domination.

 

 

      Ainsi, la guerre Lélantine réunit plusieurs acteurs et a des conséquences sur le monde grec du VIIème siècle avant Jésus-Christ. Cependant, il faut nuancer : on ne peut pas affirmer le déroulement de la guerre lélantine : les sources divergent, et les chercheurs même ne sont pas en accord. En effet, les mêmes sources qui nous restent[MAB26]  (dont, notamment Thucydide, Théognis et Hérodote) n’apportent pas la même réalité de cette guerre. Ainsi, pour les alliances, certains n’en font pas même mention. Et si l’on croit qu’il y ait eu en effet des alliances, les historiens actuels doutent fortement qu’il y ait pu en avoir de si nombreuse sur de si grandes distances à cette époque.  De plus, nous ne sommes pas sûrs à l’heure actuelle de qui a gagné la guerre. En effet les sources ne le précisent pas et nous ne pouvons-nous baser que sur des interprétations et des connaissances actuelles. En outre, les dates de cette guerre divergent aussi, puisque si certains chercheurs la commence dès 750 avant Jésus-Christ, d’autre ne la commence que fin VIème siècle. Enfin, concernant la deuxième guerre que nous avons évoqué[MAB27]  plus haut, qui oppose nos deux Cités, nous ne sommes pas sûr[MAB28]  que ça en soit vraiment une autre. Peut-être est-ce la même, mais nous n’avons que très peu d’éléments qui permettent de savoir le réel déroulement des faits. Face à tous ces doutes, il est légitime de se questionner sur la réalité de cette guerre. Peut-être n’est-ce-qu’ une invention. Cependant, les recherches archéologiques modernes ont permis de datées des gisements, et des éléments funéraires de cette guerre, entre 710 et 690 avant Jésus-Christ.[MAB29] 

 

 

    Ainsi, la guerre Lélantine est une guerre qui oppose Chalcis et Erétrie, ça, nous en sommes sûr. Cependant il est légitime de se questionner sur ce que l’on sait de cette guerre, qui nous est donné de manière subjective. En effet, des doutes sont toujours présents aujourd’hui quant au déroulement de la date, des enjeux, des conséquences et son évolution spatiale et temporale. On peut penser que l’archéologie qui évolue apportera un jour la réponse. Si l’on sait que cette guerre amènera les deux Cités au déclin et d’autres à l’avènement[MAB30] ,  on peut se demander alors si ces avènements de Cités [MAB31] ne sont là [MAB32] que par la guerre Lélantine ou s’ils auraient pu se faire sans. [MAB33] 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Document 1

Plaine Lélantine sur l’Eubée,

Tirée de wikipedia.com

 

 

 

 

Document 2 :

Les alliances Erétriennes (rouge) et Chalcidienne (bleue)

Tirée de ancientgreekbattles.net

Sitographie de moindre qualité
Bibliographie insuffisante

Sitographie

 

Wikipedia.fr ET wikipedia.org

ancientgreekbattles.net

miltiade.pagesperso-orange.fr

www.encyclopedie.bseditions.fr

books.google.fr

 

 

Bibliographie :

 

Baurain, Claude, Les Grecs et la méditerranée orientale, Des siècles obscurs à la fin de l’époque achaïque, puf, 1997

Violaine Sebillotte Cuchet, 100 fiches d'histoire grecque: (VIIIe-VIe siècles av. J.C.), fiche 77

 

 


 [MAB1]Expression très lourde

 [MAB2]Attention, les siècles obscurs correspondent plutôt à la période précédente, XIème IXème siècles. Nous somems plutôt dans la période dite du haut archaïsme IX VIIIème siècle.

 [MAB3]Préposition impropre : relater quelque chose

 [MAB4]Expression

 [MAB5]Structure très lourde

 [MAB6]Question mal posée. Problématique reste très floue. Une expression très maladrotie

 [MAB7]Un plan correct

 [MAB8]On pourrait ajouter une carte plus large de la Grèce pour aider à situer les deux cités dans le monde Grec.

 [MAB9]Commencent à s’agrandir. C’est le début des mouvements de colonisation.

 [MAB10]Tournure lourde.

 [MAB11]Modifier la présentation. Ce n’est ni précis ni très technique. Enoncez les termes du traité, quand il a été conclu.  Situation de l’agriculture en Grèce.

 [MAB12]inutile

 [MAB13]orthographe

 [MAB14]pas très bien dit

 [MAB15]a priori non avenu.

 [MAB16]A présenter autrement.  + ensuite, vous ne parlez pas d’équipements mais du nombre et du type de soldat.

 [MAB17]orthographe

 [MAB18]Du coup en contradiction avec « suffisamment équipés ».

 [MAB19]Travaillez l’ordre de la première partie de façon à assurer la logique de cette transition.

 [MAB20]orthographe

 [MAB21]Le mode de présentation, affectif, reste enfantin.  Il faut adopter un discours plus analytique, plus froid, celui du scientifique.

 [MAB22]?? pousse ?

 [MAB23]Il ne suffit pas d’affirmer ; prouvez le !

 [MAB24]Impropre. « perdition » a des connotations morales ; ou alors, il est employé dans la locution « en perdition » (langage maritime)

 [MAB25]orthographe

 [MAB26]Encore eût-il fallu présenter  ce déroulement hypothétique de façon précise en proposant les sources et en analysant les points de convergence et de différence.

 [MAB27]orthographe

 [MAB28]orthographe

 [MAB29]Remise en cause totale non pertinente. Vous fournissez du reste l’argument contra juste après. Dites plutôt qu’en revanche, l’existence même de cette guerre semble attestée par les résultats des fouilles archéologiques.

 [MAB30]impropre

 [MAB31]impropre

 [MAB32]peu approprié

 [MAB33]ouverture purement mécanique. Hypothèse non pertinente.

CA - période archaïque - Athènes, de la Royauté aux débuts de la démocratie

Culture antique : « Athènes, de la Royauté aux débuts de la démocratie. »

Exposé : Mathilde

Des informations à glaner même si :
- bien des points n'ont été que mentionnés.
- un dossier mal organisé et superficiel faute de reposer sur une problématique.
La question à traiter était : En quoi et comment Athènes évolue-t-elle des premiers temps de la royauté jusqu’à l’aube de la démocratie ? 

Il aurait fallu faire apparaître les éléments de la légende qui rendent compte de ce qui fonde l’identité athénienne.
Il fallait dégager les forces en présence dans la société athénienne ; analyser en quoi les modifications de régime traduisent ce rapport de force ; rendre compte

Contextualisation :

 Traiter de la situation politique d’Athènes entre ces deux bornes, à savoir la Royauté, et les débuts de la démocratie revient à étudier la ville mythique de ses origines au VIIIème siècle avant Jésus-Christ.

 

 

 

 

 

On a souvent entendu parler de la démocratie athénienne comme d’un signe de grande modernité. Peut-on vraiment parler de démocratie ? Et avant la mise en place de ce régime politique, quels étaient les régimes précurseurs ? La situation politique de l’Athènes antique est relativement flou, à nous de l’éclairer. Quelle était[MAB1]  son évolution ?

 

 

 

 

 

1.La Royauté héréditaire [MAB2] 

 

La royauté commence avec Cécrops, premier roi mythique d'Athènes, au corps de serpent, né de la terre. C'est sous son règne qu'eut lieu, dit la légende, la dispute d'Athéna et de Poséidon pour savoir qui donnerait son nom à la ville.

La royauté se termine à la fin du VIIIe s. av. J.-C (-683) avec le roi Codros, à qui succéda un groupe d'aristocrates  les eupatrides.

 

2. L’Aristocratie et l’oligarchie. (662-561 av.JC)

 

Au début du VIIe s. (662) av. J.-C., les eupatrides[MAB3] sont propriétaires de la terre et demandent aux paysans 5/6e de la récolte. Dans les mauvaises années, les paysans s'endettent, et s'ils ne peuvent payer leurs dettes, leurs terres sont confisquées et ils deviennent esclaves[MAB4] .

La cité est gouvernée par trois archontes mandatés pour un an, issus de la classe aristocratique. Un conseil, l'Aréopage, surveille les archontes et rend la justice. Comme ses jugements sont arbitraires et obéissent à des règles que personne ne connaît, le peuple exige l'affichage public des lois.
Seuls les nobles participent à l'Aréopage et à l'Assemblée.
La bourgeoisie enrichie par le commerce jalouse les eupatrides, ce qui va aussi provoquer des troubles.

Aristote écrit d’ailleurs à propos de cette situation : « Les nobles et le peuple furent en conflit pendant un long temps. En effet, le régime était oligarchique en tout ; et en particulier les pauvres, leurs femmes et leurs enfants étaient les esclaves des riches. Toute la terre était en un petit nombre de mains [...]. [Le peuple], pour ainsi dire ne possédait aucun droit. »

Aristote, Constitution d'Athènes, II, 1-3.

 

Un archonte, nommé Dracon va le premier établir un code de lois écrites[MAB5] . En 594, un autre archonte, Solon, met en place une série de réformes :  

                                                 Buste de Solon, Musée National de Naples

 

  • il supprime l'esclavage pour dettes [MAB6] 
  • il rend aux paysans les terres confisquées
  • il encourage la culture de la vigne et de l'olivier, ce qui enrichit les paysans, mais aussi les potiers.
  • il admet le peuple dans l'Assemblée, où se discutent toutes les affaires importantes de la cité.
  • il répartit la population en quatre classes.
  • il crée le tribunal de l'Héliée auquel participe le peuple. [Qu’est-ce que l’héliée ? Il s’agit finalement du tribunal du peuple. Composée de 6 000 citoyens de plus de 30 ans (5 000 membres plus 1 000 suppléants), les héliastes, désignés pour un an par tirage au sort, elle est chargée de rendre la justice. Elle est divisé en plusieurs sections de 500 membres (dicastéries), tirées elles-mêmes au sort pour chaque procès et présidées par un archonte. Attention, il n’y a pas d’avocat, chacun se défend lui-même]

En témoigne, le basculement progressif de politique auquel Solon a été l’investigateur dans son éloge faite par lui-même [MAB7] « J'ai rédigé des lois égales pour le bon et pour le méchant, fixant pour chacun une justice droite. […] Je me suis tourné de tous côtés comme un loup au milieu d'une meute de chiens. »

 

3. La tyrannie. 561.511 av.JC[MAB8] 

En 561 av. J.-C., le tyran Pisistrate s'empare du pouvoir (« par la ruse » écrira d’ailleurs Hérodote), appuyé par l'armée et soutenu par le peuple. Il lance de grands travaux, embellit Athènes de monuments et de fêtes, ce qui crée des emplois et enrichit la ville. Il conserve le pouvoir jusqu'à sa mort. Ses deux fils, les Pisistratides lui succèdent, mais l'un est tué et l'autre chassé par les Athéniens.[MAB9] 
La tyrannie est abrogée en 511-510 av. J.-C. et le dernier tyran, Hippias, est exilé
.

 

 

4.La démocratie. 507 av.JC    

Après le départ d'Athènes du tyran Hippias, second fils de Pisistrate, en — 510, les [MAB10] réformes radicales proposées par Clisthène, membre de la famille aristocratique des Alcméonides, mais chef du parti progressiste, sont adoptées. Aristote écrit d’ailleurs à son propos : « Quand le peuple eut le pouvoir, Clisthène en fut le guide et le chef...  Le peuple avait confiance en Clisthène... A la suite de ces changements, la constitution devint bien plus démocratique que n'était celle de Solon. » (Constitution d'Athènes, XXII, 1)

À l'ancienne structure clanique de la société, cantonnée désormais au domaine religieux, se substitue une organisation administrative à trois niveaux, dont la pondération complexe assure l'équilibre social du corps civique, où la plupart des magistratures, annuelles, sont tirées au sort : les dèmes, environ cent quarante communes, sont regroupés en trittyes, composées chacune de trois groupes de communes : de la côte, de la campagne et de la ville ; ces trente trittyes forment elles-mêmes dix tribus. L'ostracisme – bannissement pour dix ans d'un citoyen jugé dangereux – est destiné à prévenir toute velléité de tyrannie. L'égalité (isonomia) ainsi instaurée sera perfectionnée tout au long du ve siècle.

Attention, certes la démocratie athénienne est caractérisée par la souveraineté accordée au peuple, il n’empêche que son application n’était absolument pas comme nous le concevons aujourd’hui : les femmes, les étrangers non-citoyens et les esclaves étaient exclus.

Les réformes de Clisthène : 507 av. J.-C., Clisthène, un eupatrides, chef des démocrates, donne le pouvoir au peuple, met au pouvoir les démocrates et fait des réformes importantes.

  • Égalité de tous les citoyens. Le citoyen était désigné non plus en fonction de son origine sociale mais de son appartenance géographique.
  • Pouvoir souverain donné au peuple réuni en assemblée 
  • Division de l'Attique en 100 dèmes.
  • Regroupement des dèmes en trittyes et des trittyes en dix tribus, chacune placée sous la protection d'un héros éponyme.
  • Création ou réorganisation des assemblées : Boulè, Héliée etc. [La Boulè ? Sorte de conseil des ministres, elle prépare les projets de lois et détermine l'ordre du jour des sessions de l'Ekklèsia (l’Assemblée de tous les citoyens).]
  • Magistrats issus de chaque tribu en nombre égal.
  • Création de l'ostracisme.

La démocratie athénienne est à son apogée comme l’écrit Thucydide, « Notre constitution est un exemple à suivre. Du fait que l'Etat, chez nous, est administré dans l'intérêt de la masse, et non d'une minorité, notre régime a pris le nom de démocratie. En ce qui concerne les différends entre particuliers, l'égalité est assurée à tous par les lois ; mais en ce qui concerne la participation à la vie publique, chacun obtient la considération en raison de son mérite, et la classe à laquelle il appartient importe moins que sa valeur personnelle. Enfin, nul n'est gêné par la pauvreté et par l'obscurité de sa condition sociale. »

Thucydide, Guerre du Péloponnèse, II, 37

Périclès, stratège et homme d'État athénien régna sur la démocratie athénienne presque sans interruption pendant plus de trente ans, à partir de 462 av. J.-C. Il poursuit la démocratisation de la vie politique athénienne dans la continuité de Clisthène (son grand-oncle maternel) : la charge d'archonte (magistrat) est ouverte à tous les citoyens et le tirage au sort étendu à de nombreuses autres magistratures ; une indemnité est versée aux magistrats, simples citoyens et métèques (étrangers résidant à Athènes) en campagne ; les indigents bénéficient de la gratuité des spectacles. Mais il n'indemnise pas les citoyens assistant aux séances de l'ecclésia, et institue les « procès d'illégalité » pour annuler les décisions de cette assemblée du peuple qui vont à l'encontre des lois existantes.

 Buste de Périclès, Musée du Vatican.

 

Qu’en sera-t-il de la démocratie athénienne dans les années qui furent à venir ? [MAB11] Cette citation de Thucydide, extraite de la Guerre du Péloponnèse, est représentative de la limite à laquelle le régime est et sera confronté : « Périclès avait acquis une autorité qui lui permettait de contenir le peuple tout en respectant sa liberté. [...] Théoriquement le peuple était souverain, mais en fait l'Etat était gouverné par le premier citoyen de la cité ».

On assiste ainsi aux débuts de la démocratie. Malgré une définition divergente de notre conception moderne, la Grèce constitue véritablement le berceau des idées novatrices : la conception de la cité et de la société est repensée et réorganisée. Certes, on pourrait y émettre certaines dérives [MAB12] (tout comme les contemporains l’ont fait), néanmoins, il paraît notable que l’évolution de la conception politique athénienne fut un modèle à suivre dans l’Histoire.

 

Sources :

  • Site du GRECTEL : Ministère Hellénique de la Culture, Direction Générale des Antiquités et du Patrimoine Culturel, Direction des Musées, des Expositions et des Programmes Éducatifs, Département des Programmes Éducatifs et de la Communication

 

  • Site Universalis

 

 

  • Histoire grecque Claude Orrieux et Pauline Schmitt Pantel

 [MAB1]Temps – « quelle fut l’évolution ? »

 [MAB2]Un paragraphe beaucoup trop rapide. Qu’institua Cécrops ?

Vous ne savez pas vous appuyer sur cette légende pour construire une réflexion.

En quoi la légende de la dispute d’Athéna et de Poséidon est intéressante ? Qu’est-ce que cela authentifie aux yeux des athéniens . En quoi cette légende est-elle fondatrice ?

 

 [MAB3]Qui sont els eupatrides ?? D’où viennent-ils ?

 [MAB4]Soit. Mais quel problème cela pose-t-il ? En quoi cela a-t-il une influence sur l’évolution politique d-Athènes ?

 [MAB5]Un peu léger sur l’apport de Dracon !!!

 [MAB6]A mettre en relation avec ce que vous mettez plus haut. Pourquoi ? Quel était le danger ?

 [MAB7]Expression ??

 [MAB8]Qu’est-ce qu’une tyrannie ? En quoi cela a-t-il participé à l’évolution de la situation politique à Athènes ?

 [MAB9]Pourquoi ? Quelles sont les forces en présence ? Qui est favorable à leur départ ou disparition ? pourquoi ?

 [MAB10]Oubli du verbe.

 [MAB11]Incorrect ; le futur et le passé-simple ne font pas bon ménage ?

 [MAB12]Mal dit

CA - période archaïque - le commerce en Méditerranée VIIIème/Vème siècles

Le commerce grec dans la Méditerranée occidentale entre le VIIIe et le Ve siècles av. J.-C.

Exposé de Thuy-My  

Un dossier qui n'aborde pas la question fondamentale de l’économie. Faire un travail sur les échanges commerciaux, c’est analyser comment l’économie a évolué en Grèce antique, comment ce sont mis en place les échanges commerciaux - commerce de quoi, avec qui…

Le travail reste présentatif et factuel. 

Il faut apprendre à chercher le matériau qui va permettre de nourrir la réflexion et de poser un problème propre à soutenir une réflexion. 

L’évolution des échanges entre les cités grecques est liée au développement, aux progrès de l’agriculture et de l’artisanat. Mais c’est l’essor du commerce (achat et vente, échange de marchandises ou d’espèces), rendu possible grâce à la création de la monnaie qui est à l’origine de véritables changements et qui a démarqué les cités les unes des autres.

Le nombre de commerçants était certainement inférieur à celui des personnes occupées à l’agriculture, cependant les paysans et surtout les artisans étaient souvent leurs propres marchands.

Les échanges ont laissé de multiples traces dans les sources littéraires et archéologiques, de manière inégale selon les régions qui ont permis de mieux connaître les activités des différentes cités. [MAB1] 

Les échanges commerciaux se développent ainsi dans la Méditerranée occidentale entre le VIIIéme et le Véme (Antiquité archaïque).

Dans quelles mesures[MAB2]  peut-on parler d’un essor du commerce grec en Méditerranée occidentale entre le VIIIème et le Vème siècles ?

[MAB3] Pour répondre à cette question [MAB4] nous verrons dans une première partie les deux principaux moyens d’échanges, puis dans une seconde partie nous étudierons les différents niveaux d’échanges commerciaux  et enfin, nous observerons les voies empruntées par ces « commerçants » grecs. 

 

 

Carte de la Méditerranée occidentale au Véme siècle(source: euroclippers.typepad.fr)

 

 

 

I)                  Les moyens d’échanges[MAB5] 

 

 

 

 

A)                        Le troc

Par définition, le troc est un échange direct d’un bien contre un autre.[MAB6]  C’est un système économique relativement primitif, excluant l’emploi de monnaie. Il a été l’unique moyen d’échange durant la période pré-monétaire et il a continué à être pratiqué plus tard dans les régions où l’économie monétaire a tardé à se répandre. Par exemple, les agriculteurs pouvaient céder leurs produits en échange de produits rares pour eux comme le sel ou les outils métalliques.

Il ne disparaît pas après l’invention de la monnaie, [MAB7] les pièces de bronzes étant rares et n’intervenant que dans les échanges quotidiens portant sur de petites valeurs.

 

 

 

 

B)                        La monnaie

Le commerce fut facilité par l’usage de la monnaie frappée. La monnaie est apparue entre le milieu du VIIème siècle et le début du VIème siècle. Elle est une invention des Lydiens, peuple d’Asie Mineure occidentale dont la capitale était Sardes et dont le dernier roi fut Crésus. Les premières monnaies d’or ou d’argent pur sont apparues vers le milieu du VIème siècle et sont traditionnellement attribuées à Crésus, mais certaines d’entre elles furent peut-être émises par le roi de Perse Cyrus l’Ancien ou même son successeur Darius.

 

Créséide, pièce d’or de Lydie (source : site comportant plusieurs illustrations, photos de pièces d’or antiques sacra-moneta.com)[MAB8] 

 

 

Après 550, l’exemple fut suivi par d’autres cités grecques, comme Egine, Athènes et Corinthe, villes maritimes et marchandes, puis d’autres cités d’Italie du  Sud et de Sicile. L’usage se répandit largement et rapidement entre 520 et 480 dans des cités comme Cyrène et Marseille.

Certaines cités ont mis plus de temps à adopter la monnaie, comme Sparte par exemple, mais le monde grec en a fait un outil de plus en plus régulier. En effet, après une importante phase de développement interne et d’expansion en Méditerranée, beaucoup de cités étaient en mesure de l’adopter car elles avaient mise en place un cadre politique, économique, fiscal nécessaire à son expansion.

La monnaie a introduit dans les échanges commerciaux plus de souplesse et de commodité : ces pièces calibrées de manière uniforme et dont la valeur, en fonction de leur poids et de leur titre, était garantie par une emprunte officielle, procuraient un instrument de mesure facile à calculer, à transporter et à entreposer.

La diffusion de la monnaie marque, par définition, le début d’échanges véritablement commerciaux.

Les monnaies en argent étaient de plus en plus utilisées au Vème siècle, tandis que les petites pièces de bronze, spécifiquement destinées à l’usage local et aux transactions quotidiennes, ont commencé à être frappées de manière systématique au IVème siècle. Dès lors on peut parler d’une monétarisation de l’économie. 

 

 

 

 

C)                          La banque

Dans les lieux de commerce, dès la seconde moitié du VIème siècle, les nécessités du change ont créé le métier de changeur (commerçant qui fait le métier de troquer les monnaies les unes contre les autres). Au siècle suivant, la banque est née quand les changeurs ont commencé à accepter les dépôts et à travailler avec eux. La banque portait alors le nom de trapézacar une table ou un comptoir servait aux opérations des banquiers (trapézitai). Le système bancaire restait cependant rudimentaire : les changeurs avaient pour rôle d’apprécier le poids en argent des monnaies étrangères avant de les convertir en monnaies locales.

 

 

 

 

 

 

II)               Les niveaux d’échanges

 

 

Durant des siècles, le développement des échanges fut freiné, dans une certaine mesure, par les entraves des multiples frontières, les risques de guerre, de piraterie, du brigandage et des saisies mais également par les efforts d’autosuffisances dans l’agriculture et l’artisanat.

 

 

 

 

A)                        Les échanges locaux

Les cités et leurs subdivisions locales ont été les cadres des échanges locaux. Ces échanges étaient certainement les plus anciens et sont demeurés les plus stables, malgré les changements politiques. C’est à une échelle qui est donc locale que le commerce antique a joué le plus grand rôle, par l’importance du nombre de transactions et de personnes impliquées. Pendant des siècles, les habitants se sont échangés les surplus de la culture, de l’élevage, de la pêche et des autres activités. Par ailleurs, certains agriculteurs ont peu à peu orienté leur production, vers le marché local, procédé qui supposait une diversification suffisante des échanges et un recours régulier à la monnaie. Toutes ces pratiques s’inscrivaient dans une perspective autarcique (autos, soi-même et arkein, suffire[MAB9] ) à l’échelle de la cité.

C’est dans ce contexte que sont apparus, dès la période archaïque, les boutiquiers ou détaillants (kapèloi), qui étaient de simples intermédiaires, car tous les produits agricoles et artisanaux n’étaient pas vendus directement par leurs producteurs. Par ailleurs, les objets venus de l’extérieur, qui se sont ajoutés aux produits locaux, aboutissaient eux aussi au marché où se faisaient toutes les ventes au détail. Ces marchés ont été progressivement aménagés et dotés de véritables édifices à partir du VIe siècle, après les grandes constructions publiques et sacrées. 

 

 

 

 

B) Les échanges régionaux et lointains[MAB10] 

A partir du VIIIéme siècle, après le repliement de la période précédente[MAB11] , les échanges ont repris, notamment en Méditerranée. Ils se sont beaucoup développés durant la période de colonisation, en parallèle [MAB12] avec ceux des Phéniciens et des Etrusques.

Par le biais des cités côtières, des régions lointaines comme la Gaule, l’Espagne, l’Europe centrale et l’Afrique du Nord étaient mises en relation. Les cités les plus actives étaient par ailleurs au centre de réseaux régionaux (ex : Tarente, Syracuse, Marseille…).

Malgré l’unification politique et la pacification de la Méditerranée le commerce régional est resté largement dominant.

 

 

 

 

 

III)             Les voies empruntées

 

 

 

A) Le commerce maritime

La majeure partie de la Grèce a été longtemps un pays rural dont les habitants vivaient de la mise en culture et de l’élevage. En effet, la mer présentait diverses contraintes comme la piraterie, mais également comme les tempêtes, les vents violents, dangereux pour les bateaux de transports à voile.

Les navires (à rames ou à voile) du grand commerce empruntaient des itinéraires qui furent peu à peu définis et leur capacité de transport était variable, elle s’est accrue au cours des siècles.

Les produits en circulation devaient passer par des lieux d’embarquement et de débarquement nommés emporia, avant d’être acheminés vers les agorai pour la vente au détail. L’emporion était le lieu d’échange et de contrôle de toutes les marchandises importées ou exportées. Comme la majorité des cités avaient un port de mer, ou plusieurs (comme Corinthe ou encore Athènes), l’emporion se confondait souvent avec ce(s) dernier(s) ou en faisait partie.

Au début de la période archaïque, les installations portuaires étaient assez rudimentaires mais peu à peu les cités les ont aménagées, comme les agoras, et dotées d’édifices et des équipements nécessaires tels que des phares, des quais, des hangars, des bâtiments de douane pour la déclaration des marchandises et d’autres pour le paiements des taxes, etc.

De plus, on constate une hégémonie d’Athènes dans le commerce maritime, qui contrôlait tout le trafic dans les détroits.

Contrairement aux voies terrestres, la voie d’eau permettait des transports de produits pondéreux sur une grande distance et à très faible coût.

L’emprunt des voies maritimes a ainsi permis une certaine ouverture sur le monde et plus particulièrement sur la Méditerranée occidentale.[MAB13] 

 

 

 

 

B) Le grand commerce par voie de terre

Dans certains cas, le marché local pouvait ne pas suffire à répondre à la demande, ou l’offre pouvait dépassait dépasser les besoins locaux et le commerce était alors amené à se faire sur de plus longues distances. Mais ce grand commerce par voie de terre était très limité en raison des difficultés du transport qui ne peut se faire que le dos d’ânes ou de mulets. Le commerce par voie de terre ne convient que pour des marchandises de prix sous un faible volume et le transport est relativement lent.

Il n’y avait souvent que de simples pistes, peu praticables. Cependant il existait des réseaux de routes pavées dans certaines régions développées.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi, grâce à l’invention de la monnaie, au développement de l’artisanat et de l’agriculture, le commerce grec s’est au fil des siècles mis en place. Les différentes voies empruntées présentent différentes contraintes mais ne freinent plus l’activité. Cette évolution a permis de mettre en relation différentes régions de la Méditerranée occidentale mais également, a engendré un essor, un changement économique important. [MAB14] 

 

 

 

 

 

Bibliographie :

-      CABANES Pierre, Le monde grec

-      MIGEOTTE Léopold, L’économie des cités grecques

-      Dictionnaire Larousse (encyclopédique)

-      http://www.ac-nice.fr/cavailles/images/stories/hgec/6/H/2-Au-fondement-de-la-Grece/mediterranee_grecque.jpg

 

 

 

Des références complémentaires :

Présentation synthétique de P. Cabanes http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/la_colonisation_grecque_en_mediterranee.asp

Bibliographie adjointe :

Finley I. Moses Economie et société en Grèce ancienne Ed. La Découverte

 

 

 

 

Sites

http://www.histoire-pour-tous.fr/dossiers/85-antiquite/3671-leconomie-de-la-grece-antiquen2--la-finance.html

 

 

 

colonisation grecque http://jfbradu.free.fr/GRECEANTIQUE/GRECE%20CONTINENTALE/PAGES%20THEMATIQUES/colonisationb.php3?r1=3&r2=3&r3=0 synthèse à usage des élèves

http://www.memo.fr/article.asp?ID=ANT_GRE_012 MEMO en ligne


 [MAB1]Syntaxe. Ordre des mots.

 [MAB2]Au singulier

 [MAB3]Redondant. Améliorer la présentation.

 [MAB4]Malhabile sur un document écrit.

 [MAB5]Une première partie assez déséquilibrée dans sa construction interne. Vous êtes restée prisonnière des types d’échanges. Cela aurait pu nourrir une première sous-partie seulement. Ensuite, il aurait fallu étudier plus précisément et de façon précise dans une sous-partie, la manière dont l’usage de la monnaie s’est répandue progressivement, où par qui, carte de présentation de l’évolution de l’usage de la monnaie.

Dans une troisième sous-partie, reprendre et développer les idées sur le passage à une économie monétarisée,  son impact…

 [MAB6] La phrase est de vous ou reprise ? Le mieux serait de citer la définition de P. Cabanes ou  L.Migeotte.

 [MAB7]Il faudrait donner des repères chronologiques clairs.

 [MAB8]Bien pour la référence.

 [MAB9]Non archein signifie commander.

 [MAB10]Un passage rapide. Des cartes seraient les bienvenues. Vous auriez pu isoler les zones principales d’échanges comemrciaux.

 [MAB11]Précisez puisque votre exposé doit se suffire à lui-même.

 [MAB12]Vous voulez parler d’échanges grecs.

 [MAB13]Quelles sont els routes principales ? d’où à où ?

 [MAB14]C’est ce qu’il aurait fallu développer de façon plus précise :

- la mise en relation des différentes régions

- les modifications économiques liées à l’essor du commerce.

CA - IXème – VIIIème, période du Haut-Archaïsme : caractéristiques de la société grecque.

 

Exposé de Carine

Une synthèse de bonne tenue mais non sans maladresse.
Une expression à corriger. 
La réflexion manque d'étoffe.
Pour améliorer 
il faut :

- apprendre à utiliser les articles sur lesquels vous vous fondez. Il faut savoir mettre en œuvre un dialogue avec la penser des autres pour construire la sienne propre.
- donner mieux à vos lecteurs les moyens de se situer dans le temps et dans l’espace. Une frise chronologique, une carte avec les « invasions » doriennes ». 
- mieux rendre compte du contexte d’ensemble avec le renouvellement de population, la question de l’arrivée des doriens, invasion ? arrivée progressive ? où ? d’où ? 

L'exposé manque d’illustrations.

Vers 900, virgule à supprimer débute la période que les archéologues, se fondant toujours[MAB1]  sur les styles céramiques, appellent le Geométrique ancien (jusque vers 800, puis moyen 800-750, enfin récent, 750-700). La césure entre Xe et IX siècles est certes largement arbitraire à quelques dizaine d’années près. Toutefois Mieux travailler la ponctuation : d’années près ; toutefois,  on observe un réel changement dans le courant du IX siècle. En premier lieu, un accroissement démographique. Mais cette téhéorie théorie aurait été .contestée par I.Morris, virgule à supprimerqui a avancé l’hypothèse d’une modification en profondeur des usages funéraires (le droit de sépulture à tous). Cependant, l’aspect spectaculaire du changement dans la société grecque des IX et surtout VIII siècles est dans sans doute d’ordre religieux. Cette dimension qui paraissait presque absente dans la période précédente, se concrétise maintenant au niveau archéologique avec notamment, la construction de bâtiments spécifiques dont les premiers temples, culte rendu [MAB2] à de nouveaux personnages, les « héros »… Les cadres idéologiques des cités à naître se mettent lentement en place. Ainsi, en quoi ces éléments nous permettent de déceler les caractéristiques de la société grecque entre le IX et le VIII siècle.[MAB3] 

I. Naissance des sanctuaires

Les IX et VIII marquent la rupture avec les siècles précédents. Une nouvelle sensibilité religieuse apparaît, se traduisant par la création de lieux de culte spécifiques destinés à recevoir les offrandes des fidèles qui, pour la première fois depuis l’âge de bronze, affluent aussi depuis les terres lointaines[MAB4] . Les premiers temples apparaissent lentement entre le IX et le VIII siècle, parfois longtemps après les dépôts d’offrandes ; ce sont des structures de dimensions relativement réduites si on les compare aux monuments postérieurs. Seul l’un des plus anciens, vers 800, l’Héraion de Samos, témoigne d’une étonnate étonnante maîtrise architecturale.

Samos : l’Hécatompédon I ou Héraion I, vers 780 avant JC. 6,5 x 32,86 m. Brique crue et colonnade de bois. (Art grec)Samos : l’Hécatompédon I ou Héraion I, vers 780 avant JC. 6,5 x 32,86 m. Brique crue et colonnade de bois. (Art grec)

Mais le fait le plus frappant reste sans conteste celui de la silmutanéité simultanéitéde ces mises en place. Tous les grends grands cultes de la Grèce classique prennent naissance à cette époque, en l’espace d’un siècle. Ce sont des constructions « civiques », au cœur des bourgades en passe de devenir des cités. [MAB5] Ce sont encore des lieux de culte déjà « internationaux », destinés à rassembler les pèlerins venus de toute la Grèce, servant aussi dans certains cas à bien marquer la limite territoriale de la « civilisation » face aux Barbares. Eretrie et Samos représentent peut-être un cas intermédiaire, à la fois sanctuaire de cité et lieu de pèlerinage « international », en face d’une côte qui n’est que paretiellement partiellement grecque.

Les divinités qui font l’objet de ces cultes ont eu à s’imposer face à la diversité et au relâchement cultuel qui caractérisent la période des siècles obscurs. Ce sont le plus souvent des dieux, qui, pour la première fois, représentent l’ensemble de la communauté et symbolisent son enracinement dans le territoire. Parmi les plus importants, deux sont des déesses, Athéna et surtout Héra, qui suscitent une grande vénération à travers toute la Grèce. A côté d’elles, Apollon tient un rôle de premier plan. De même, Zeus anime les grands sanctuaires de Dodone et Olympie. A côté d’eux, Artémis, Déméter, Poséidon, Dionysos et d’autres encore se partagent les faveurs du reste du pays. Chaque cité naissante se choisit une seule divinité, sans pour cela bannir les cultes mineurs.

Reconstitution Temple de Zeus -  Olympie

Reconstitution du Temple de Zeus, Olympie

Dans ces sanctuaires, les offrandes affluent et le chiffre des objets dédiés grimpe sans cesse jusqu’à la fin du VIIIème siècle. Ce sont vases, figurines de terre cuite en très grand nombre, mais aussi bronzes de toutes sortes. Les offrandes métalliques en métal sont particulièrement spectaculaires ; elles témoignent d’une nouvelle richesse en même temps que de la reprise des communications permettant l’acheminement des lingots de cuivre et d’étain vers la Grèce, car, le bronze devient, redevient le matériau noble par excellence, à supprimer que l’on consacre aux Dieux. Il s’agit donc ici, virgule à supprimer d’un changement radical d’attitude , virgule à supprimer vis-à-vis des formes sociales de la religion, qui accompagne la lente ascension de la cité avec une réappropriation de l’espace et des divinités spécifiques laissées à l’abandon durant les siècles postérieurs.

Nous devons maintenant traiter le second grand volet de cette reprise religieuse des IX et VIII siècle, à savoir le développement des cultes héroïques dans la Grèce du Haut-Archaïsme.[MAB6] 

 

II. Les cultes héroïques

Dès la fin du IX siècle en Grèce, et surtout à partir de 750, se manifeste un phénomène singulier ; des offrandes sont déposées devant l’entrée ou à l’intérieur du dromos des grandes tombes mycéniennes encore visibles dans le paysage. On y apporte des dons, essentiellement de la céramique et des figurines de terre cuite, à l’exclusion d’objets mételliques[MAB7]  destinés aux sanctuaires. Ces tombes sont perçues comme celles des héros ancestraux des multiples sagas de l’âge de bronze.

http://www.quizz.biz/uploads/quizz/162021/2_PLiFp.jpg

Saga de l'âge de bronze; les Sept contre Thèbes

 

 Comment explique-t-on ce brusque intérêt pour des tombeaux apparemment oubliés depuis des siècles ? Plusieurs facteurs entrent en jeu. Tout d’abord, le désir de reconstituer un passé à la mesure des ambitions présentes de communautés en plein développement. Les siècles obscurs donnaient l’impression  d’une vie au jour le jour, dominée par la précarité, privée d’épaisseur chronologique comme beaucoup de sociétés sans écriture. Le culte des morts y était absent sur la durée, limité à la cérémonie des funérailles uniquement. Au VIIIème siècle au contraire, période de croissance démographique, on se préoccupe d’affirmer ses droits sur les terres agricoles et les héros sont là pour rappeler que, « de tout temps », les ancêtres ont possédé ce territoire et se sont battus pour le conserver. A la revendication de propriété se mêle l’exaltation des sentiments nationaux de la cité en devenir ; au fur et à mesure qu’elle dessine son emprise spatiale, elle affiche ses propres dieux et revendique ses héros spécifiques. [MAB8] 

A partir de ce constat de départ, les interprétations des historiens divergnent divergent. Selon Snodgrass, la géographie conïncide coïncide avec le statut des personnes ; il n’y a pas de héros dans les terres doriennes où prédominent mes des paysans dépendants, hilotes, penestes ou autre. Les cultes héroïques marqueraient donc les institutionnalisés entre la paysannerie libre de la cité nouvelle et la terre civique qu’ils possèdent désormais.[MAB9]  Pour I.Morris, ils seraient au contraire la preuve de la mainmise aristocratique sur le domaine foncier, par le biais de généalogies fabriquées attestant de la longévité de la lignée et donc de sa légitimité. On le voit, sur ce point précis de la vie religieuse se concentre un débat fondamental, autour des structures sociales du VIIIe siècle. Y avait-il déjà véritablement une paysannerie moyenne libre, libérée de l’emprise aristocratique ? Les héros auraient donc représenté si l’on considère les efforts de Solon, près de deux siècles plus tard, pour libérer la « terre esclave ».[MAB10] 

Inversement, l’absence presque totale de cultes héroïques sur les principaux territoires doriens est un argument  plausible et il est difficile de ne pas le lier au statut spécifique des populations paysannes.[MAB11] 

 

III. La mise en place de la cité-Etat

Tous ces éléments, développement des grands sanctuaires, diffusion des cultes héroïques, appartiton apparition de l’écriture[MAB12] , vont dans le même sens et constituent l’arrière-plan du principal phénomène social et politique de la fin de l’âge de fer. Avec l’installation de régimes stables pour la première fois depuis la chute des palais, la dispersion sur tout le territoire grec de micro-Etats jalous jaloux de leur indépendance, où une part importante de la collectivité prend désormais part aux décisions et à la conduite des affaires publiques. Ces nouvelles entités s’appuient sur un élargissement des cercles dirigeants, que la pression démographique ne parvient pas à expliquer à elle seule. On passe d’une aristocrate étroite, imbue de ses privilèges, à un groupe dominant plus vaste, qui englobe à la fois noblesse ancienne et nouveaux-venus issus des niveaux inférieurs sous le terme générique de citoyens. La naissance reste la condition incontournable du statut, mais il est indéniable que de nouvelles couches sociales ont fait une entrée dans le club fermé des élites, qui dut céder, une part importantes e de ses prérogatives. Comment en est-on arrivé là ?

La tradition grecque fournit une date communément admise de la formation de la cité-Etat, celle de la première Olympiade, en 776. Ces effectivement dans le courant du VIIIe siècle, que tout s’enclenche, que les citoyens reçoivent véritablement un statut, à l’intérieur d’un Etat qui possède déjà les fonctions de la cité.

Il a fallu pour cela plusieurs conditions. D’une part, la stabilité des communautés désormais fixées sur un territoire agricole propre, croissance du chiffre de la popuplation globale, constitution des fortunes foncières et reprise des communnications « internationales ». [MAB13] D’autre part, d’autres facteurs entrent en jeu, avec la taille modérée des communautés phéniciennes, existence d’un conseil auprès du roi, dynamisme du commerce, présence de grands sanctuaires où affluent les pèlerins étrangers… [MAB14] Cependant, les cités grecques reposent davantage sur  la prééminence du politique et sur le partage des responsabilités entre citoyens. La question reste à savoir comment accéder au statut de citoyen. Si l’aristocratie semble en recul au cours de la seconde moitié du VIIIe siècle, cela ne signifie pas qu’elle soit minoritaire au plan civique. La démocratie n’est qu’un aboutissement lointain et surtout isolé du processus. Au VIIIe siècle, les éventuels citoyens sont certainement tous des aristoi (meilleurs) par opposition aux kakois (méchants). La théorie la plus communément admise voit dans ces premiers citoyens les premiers représentants de la petite et moyenne paysannerie constituée au choix en classe, pour faire face à l’aristocratie foncière. Ce paysan-soldat-citoyen possède un statut absolument libre. Cependant, il est hors de doute que de nombreuses revendications au sujet de la participation aux affaires de la cité, le partage des responsabilités et une certaine redistribution des richesses sont à l’ordre du jour au VIIIe siècle.

Cependant, on peut penser que cette liberté ultime des citoyens fut acquise quand le besoin d’hommes en armes nombreux pour la guerre, virgule à supprimer contraignit les chefs aristocratiques à faire des concessions de plus en plus spectaculaires. Car la guerre est sans surprise un des fondements de la cité archaïque. Chez Homère déjà elle représente une éthique de vie.[MAB15] 

On remarquera que ces tentatives de lecture des formes premières d’existence de la cité grecque laissent de côté une partie non négligeable de la population, les artisans. Leur statut pose problème encore dans le monde classique où ils peuvent indifféremment figurer parmi les citoyens, les métèques ou les esclaves. Toutefois leur place dans les tensions et conflits de toute nature qui agitent la polis aristocratique reste largement inconnue.

 

 

 

Ainsi, la cité naissante du VIIIe siècle change surtout dans les conditions d’accès à la citoyenneté. Mais les Grecs, avaient comme spécificité, de vivre avant tout en « cité »  (polis) par opposition au reste du monde ; la diversité des situations, des cultes, ne faisait pas obstacle à l’unité profonde du système et de la communauté, qui reste entièrement original dans l’histoire.

[MAB16] 

Sources

Introduction à l’histoire de l’Antiquité ; Pierre CABANES

La Cité dans le monde grec ; Raoul LONIS

La Naissance de la cité grecque ; François De Polignac

[MAB17] http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/59/37/19/PDF/ktA_ma07.pdf

Article Universalis, Grece Antique Histoire

Article Universalis, Grece Antique-Civilisation-La religion grecque

Article Universalis, Grece Antique-Civilisation-La cité grecque

http://www.encyclopedie.bseditions.fr/article.php?pArticleId=149&pChapitreId=27861

 

 

 

 


 [MAB1]Non pertinent

 [MAB2]Maladroit ; ajouter un article

 [MAB3]Une introduction maladroite, très fragmentaire. Vous posez mal la question à traiter, sinon la mise en place dans le temps en début d’introduction.

 [MAB4]De quoi parlez-vous ? Des migrations doriennes ou de déplacements depuis des sites éloignés pour l’accomplissement de culte ?

 [MAB5]De quoi parlez-vous ?

 [MAB6]Une transition extrêmement maladroite. Il ne s’agit pas de plaquer des paragraphes thématiques les uns à côté des autres. La transition a pour fonction de souligner la logique du discours.

 [MAB7]Mal dit

 [MAB8]TB et très intéressant. Il est dommage que vous n’appuyiez pas votre synthèse sur la citation d’articles sur lesquels vous vous êtes fondée.

 [MAB9]Un passage pas très clair à reprendre. Mieux expliciter.

 [MAB10]Votre phrase doit être incomplète. Pensée pas claire.

 [MAB11]?? Relisez tout le paragraphe. Je pense que vous avez eu du mal à maîtriser la controverse et à prendre du recul. Du coup, le rendu en est très confus et votre expression malhabile, les phrases tronquées ajoutent à la confusion.

 [MAB12]Ce n’est pas tout à fait la même chose.

 [MAB13]Sens ?  que viennent ajouter « croissance du chiffre » « constitution des fortunes foncières »

 [MAB14]Valeur de l’argument ? explicitez ! on ne comprend pas grand-chose.

 [MAB15]Assertion plaquée, mal reliée à ce qui précède. Mieux travailler la logique de l’argumentation.

 [MAB16]Une conclusion non pertinente.

Elle n’est pas articulée au sujet d’ensemble.
Elle ne remplit pas ses fonctions traditionnelles soit :

- faire une synthèse du raisonnement, un bilan sur la question posée.

- mettre en perspective le sujet.

 [MAB17]Ce sont des articles ?

Il faut indiquer la revue, sa date .. etc

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