02 mai 2013

Les latinistes mènent l'enquête (4)

Les lieux : cuisine, forum et triclinium.

Les personnages : Messalina (l’esclave de la domus), Crispina et Kaeso (ses enfants), Verus Tiberius (le dominus) et Paulina (la domina).

Tout commence par une belle journée de printemps, Messalina, l'esclave du dominus Verus Tiberius et mère de deux enfants qui se nomment Crispina et Kaeso, décide de se rendre au forum avec ses enfants pour acheter de quoi cuisiner pour le soir pour la familia. En route pour le forum, elle  prévoit de se séparer d’eux, les laissant seuls pour rentrer plus vite et demande à son fils de prendre les ingrédients pour qu'elle puisse faire sa recette : La Patina Rubelio et Pulas. Sa fille, elle, va acheter les ustensiles manquants. 

Après une heure, ils décident de rentrer pour préparer la cena mais à peine arrivés à la maison, Crispina et Kaeso vont s'enfermer dans leur chambre pour éviter d'avoir à aider leur mère. 

Messalina range les courses et commence à préparer le repas quand, soudain, un cri retentit dans le triclinium. Elle court et aperçoit alors Kaeso gisant dans une mare de sang. Messalina se jette alors sur son fils en essayant de le réveiller, en appelant au secours. Verus Tiberius entre alors dans le triclinium et prend un drap blanc dont il recouvre le corps de Kaeso. Messalina, elle, se fait une promesse : tenter tant bien que mal de trouver qui a pu commettre cet acte si cruel...

En premier lieu, elle pensait à Verus Tiberius car il avait toujours nourri une haine évidente envers Kaeso. Kaeso était en effet un jeune homme beau, intelligent, respectueux et toujours souriant. 

Ensuite, elle pensa au voisin car il détestait les esclaves (il maltraitait d’ailleurs régulièrement kes siens !) et il avait toujours éprouvé une petite jalousie envers Kaeso qui avait séduit l’une de ses esclaves. 

Enfin, il y avait aussi la domina (Paulina) car elle éprouvait non pas de la haine mais de la rage ; elle traitait effectivement Kaeso comme un chien. 

Messalina  fit donc sa petite enquête et finit par trouver le meurtrier.

 Et vous, lecteur, avez-vous deviné ? 

Réponse: Le coupable est le dominus Verus Tiberius car lorsqu’il a mis le drap blanc sur Kaeso, il n’a rien dit et d'autre part on sait qu’il ne l'aimait pas. Comment s’y est-il pris ? Il lui était facile à lui de circuler dans toute la maison ; il est chez lui ! Lorsqu’il a vu que Kaeso ne faisait rien au lieu de travailler comme son statut le demande, il a perdu la tête et l’a tué.

Pauvre Messalina ! Jamais elle n’obtiendra réparation. C’est un fait, un maître a tout pouvoir sur ses esclaves... 

  

SIRINE, NOURHANNE, YNES 


30 avril 2013

les latinistes mènent l'enquête (3)

Un peu d'humour...

En -50 avant J-C, un 1er avril, il y eut un meurtre dans l'apodyterium des thermes du champ de Mars ; c'était Milanus que l'on avait été assassiné. 

Le tueur avait massacré sa victime avec un strigile. Le sénateur Pomperus Verus qui était alors présent aux thermes ce jour-là décida de mener l'enquête... En effet, Milanus était sénateur et tuer un sénateur, c'était s'attaquer à l'Etat romain...

Le sénateur identifia la victime et il trouva un éclat de strigile et puis une toge de sénateur. Il interrogea tous ceux qui se trouvaient là pour savoir où ils étaient l'instant d'avant ; Velus Marcus bégayait et déjà le sénateur Pomperus trouvait un autre indice : c'étaient des cheveux, de la couleur de ceux de Marcus et l'attitude de ce Marcus était comme un autre indice. Le sénateur arrêta donc Marcus, le coupable. 

A ce moment-là, son ami Servius à qui il faisait le récit de cette arrestation s'enthousiasma et le félicita chaleureusement.

N'y tenait plus, Pomperus Varus éclata de rire et cria « Poisson d'avril! ». Tout ceci n'avait été qu'une invention de notre sénateur en mal de sensations fortes!

Imran S, Yacine S, El Hocine B

25 avril 2013

Les latinistes mènent l'enquête (2)

    Un meurtre au cirque

Personae: Maximus : le meilleur conducteur de chars de Gènes.        

                Marcus : le rival de Maximus.

                 Aurelius : l'ancien entraîneur de Maximus.

                 Elena : la femme de Marcus.

 Un bon matin, à Gènes, Maximus, le meilleur conducteur de chars et le plus titré de Gènes, s’entraînait pour une course qui devait avoir lieu l'après-midi. Son adversaire était le meilleur conducteur de la région voisine et son rival de toujours, Marcus qui vivait dans son ombre depuis quelques années déjà. 

Aurelius, l’ancien entraîneur de Maximus, lui proposa de préparer son char comme au bon vieux temps car lui seul savait parfaitement attacher ses chevaux et savait parfaitement comment fonctionnait le mécanisme d'un char.

Tout en lui gardant malgré tout une certaine rancoeur puisque l'année précédente Maximus avait changé d’entraîneur au profit d’un plus riche qui le payait d'avantage et ayant du bon matériel pour l'époque. 

Du côté de chez Elena, l'épouse de Marcus, on comptait beaucoup sur cette victoire ; Marcus nourrissait en effet depuis longtemps des rêves de gloire. Quelques heures avant la fameuse course, Marcus proposa à Maximus une collation en signe de paix... Les conducteurs apportaient les derniers changements à leurs chars dans les carceres  mais Maximus avait comme un mauvais pré-sentiment.

Et en effet... La course avait commencé, les deux dauphins dorés étaient déjà tombés, quand Maximus s'évanouit. Tombant de son char et le conducteur suivant n'ayant pas le temps de l'esquiver, il se fit écraser...

SI VIS PACEM PARA BELLUM

Explications : Marcus était dans l'ombre de Maximus depuis trop longtemps. Quand il l'avait soit disant invité à la collation en signe de paix, il en avait profité pour empoisonner le vin de Falerne. Qui veut la paix prépare la guerre...

Mohamed, Jérémy, Kader

18 avril 2013

Les latinistes mènent l'enquête (1)

Énigme aux Thermes  

Un beau jour, un couple se rend aux thermes. Sur la route, une fois séparée de son mari, Aurelia, femme de Gaius, rencontre Lucius, le meilleur ami de ce dernier et par ailleurs son amant... Ils discutent, se séparent puis elle se rend dans l'apodyterium féminin et va ensuite dans le sudatorium. A peine arrivée et malgré la buée, elle aperçoit au loin une silhouette ressemblant à celle de son mari ! Étonnée, elle se frotte les yeux, ne voit rien. Après que la buée autour d'elle se soit dissipée, elle n'entend plus un bruit mais sent des regards rivés sur elle. Quelques instants après, les discutions des autres femmes reprennent : elle entend alors parler de son mari et de Lucius son amant ancien gladiateur ! 

Gênée et prête à quitter les thermes, elle entend un cri roque et brutal auquel elle ne prête guère attention. Au contraire, elle profite de cette diversion pour partir au plus vite sans donner à parler quant à sa fuite. Elle sort rapidement, s'habille en vitesse et court jusqu'au sudatorium masculin où elle rejoint Julius et Romanus (le cri qui venait de retentir avait créé une telle confusion que personne ne s’étonna alors de voir une femme... parmi les hommes!). Elle leur demande s'ils ont entendu le cri, ils acquiescent. Ils se posent des questions sur le fait que Lucius, Gaius et Marcus ne les aient pas rejoints. Pourtant, il y a à peine un quart d'heure, ils étaient avec eux.

Quand Lucius arrive enfin, il prend comme excuse le fait qu'avec la buée du sudatorium, il ne trouvait pas la sortie. Marcus quant à lui revient aussi, il déclare alors qu'il était à la bibliothèque et   qu'après il était allé chercher Romanus et Julius à la taverne puisqu'ils y avaient rendez-vous ; en entendant le cri il était allé chercher ses quatre amis. Une demie heure plus tard, bien que l'on ait interrogé toutes les personnes se trouvant dans les thermes, Aurelia se rend  enfin compte que son mari, lui, n’a pas été interrogé et pour cause : il n’est pas visible !

Lucius, son amant caché, s'étonne que malgré le fait qu'il la batte, elle s'inquiète quand même pour lui ! Aurelia, quant à elle, s'étonne que Lucius, qui est sensé être le meilleur ami de Gaius, ne s'inquiète même pas ! 

Julius revient alors du sudatorium en hurlant: «Gaius est mort ! Poignardé !»  Aurelia s’effondre et les hommes autour d'elle tentent de la rassurer, mais … qui sait regarder constatera que l'un d'entre semble discrètement sourire… 

Alors à votre avis, lecteur, qui peut être le coupable de ce meurtre ? 

* Aurelia ? 

L'aurait-elle tué car elle le trompait avec Lucius ?

Mais alors, pourquoi avoir pleuré ? 

Faisait-elle semblant ?

* Gaius ?

Cela serait-il un suicide?

* Lucius ?

L'aurait-il tué car il aimait Aurelia ? 

* Romanus ? 

N'était-il donc pas avec Julius ? 

Julius serait-il donc son complice ?

* Julius ? 

N'était-il donc pas avec Romanus ? 

Romanus serait-il donc son complice ?

 

* Marcus ?

Son excuse était-elle fausse ? 

Réponse :

Nous espérons que vous avez trouvé...

C'est bien Lucius qui a commis le meurtre :

  • il a poignardé Gaius avec son glaive. Rappelez-vous, à la fin du premier paragraphe, il a été dit que Lucius est un ex gladiateur.
  • Il a tué Gaius car il est amoureux d'Aurelia et qu'il ne supportait plus de voir un autre homme près d’elle. Rappelez-vous, il a été dit aussi que c'était l'amant d'Aurelia...

Elodie, Sandra, Maryna 

AUGUSTE : un testament oui mais politique

Les Res Gestae Divi Augusti

Les Res Gestae Divi Augusti qui signifient  « les Actes du divin Auguste » est le La première partie décrit la carrière politique d'Auguste, les charges, offices et honneurs qu'il a occupés ou reçus,

  • La seconde partie cite les distributionsjeux et les monuments offerts au peuple romain. 
  • La troisième partie décrit ses hauts faits militaires et son action diplomatique
  • La quatrième partie met en évidence les origines des noms Auguste et père de la patrie.
  • Dans certains paragraphes des Res Gestae, on peut aussi y trouver un document géographique qui nous donne l’impression que l’ensemble du monde est très connu des Romains au début de l’empire. 

    Auguste avait rédigé son texte sur des tablettes de bronze mais, bien qu'elles aient disparu, le texte des Res Gestae est connu grâce aux copies qui ont été découvertes dans plusieurs endroits du monde.

    La copie d'Ancyre (aujourd'hui Ankara) est la plus complète et sert de base. Elle a été découverte en 1555 par Ogier Ghislain de Busbecq, un humaniste et diplomate français. Cet homme étant très curieux, il se promenait le long du Temple de Rome et d'Auguste (le Monumentum Ancyranum), qui avait été transformé en mosquée quand il leva les yeux et vit des caractères non arabes. 

    Les autres copies retrouvées ne sont que des fragments, qui ont servi à compléter ou clarifier le texte d'Ancyre, dont le latin est très simplifié ou entamé.

    Safia, 3°1

     

    15 juin 2012

    A la découverte des guerres puniques (III)

       III - Troisième guerre punique

    Les romains ont emportées les deux premières guerres puniques  dont la deuxième avec les célèbres éléphants d’Afrique emportés par Hannibal  (247-183 aC) qui a failli gagner.

    Le Censeur Caton (234-149 aC) veut que Carthage soit détruit mais les sénateurs ayant peur que Carthage gagne cette fois-ci repousse les tentatives.

    Caton  pour guetter les Carthaginois se rendit sur place.

    Une fois arrivé, Caton fut étonné, vit les Carthaginois  rétablir leurs villes et leur commerce, Caton cueilli une figue toute mûre et de retour à Rome, il montra aux sénateurs la figue devenu mûre durant son retour. Ca finissait tous ses discours par "Delenda est Carthago".

    Les romains allaient déclarer pour la troisième fois la guerre contre Carthage et voulaient en finir. Les romains débarquèrent à Utique en 149 A-C.

    Rome fut dirigé par Scipion Emilien (185-129 aC) qui était le fils adoptif de Scipion l’africain (235-183 aC) qui lui, avait participé à la deuxième guerre punique.

    Les romains finissent avec cette ville en la brûlant, en y versant du sel, et décidèrent de dédier ce site sacer (sacré aux dieux).

    Carthage tomba dans les mains de Rome en 146 A-C.

     

                                                                                      Par Cédric Mourty et Hassan Si Salem 4°2

    13 juin 2012

    A la découverte des guerres puniques (II)

       II - Deuxième Guerre Punique

    Cette guerre a commencé à l'initiative des Carthaginois, qui ont voulu prendre leur revanche suite à leur défaite lors de la Première guerre punique. Cette guerre est assez connue par les moyens employés pour l'époque et pour ses conséquences : son coût humain (taille des populations concernés) et économique, l'impact décisif sur le contexte historique, politique et social, dans l'ensemble du monde méditerranéen et pour de nombreux siècles, furent considérables.

    Contrairement à la Première guerre punique, qui a été menée et gagnée principalement sur mer, la seconde a été une succession ininterrompue de batailles terrestres avec des mouvements des masses énormes d'infanterie, de cavalerie et d'éléphants. Les moyens maritimes ont été presque exclusivement utilisés pour aider les armées dans leurs déplacements, ou encore pour les voyages des diplomates d'un royaume méditerranéen à l'autre. 

    Les grandes figures de cet affrontement sont célèbres. Du côté carthaginois, le général Hannibal Barca passa avec ses éléphants les Pyrénées, le Rhône et les Alpes, et remporta une série de victoires sur les légions romaines. Du côté romain, les Scipion menèrent des contre-attaques décisives en Espagne, puis en Afrique. Hannibal fut finalement battu par Scipion l'Africain à la bataille de Zama.

    À la fin de la Première guerre punique, Carthage est dans une situation financière désastreuse. Des sommes énormes (près de 3 200 talents d'Eubée sur 10 ans) doivent être donnée à titre de compensation à Rome. De plus, les riches territoires de Sicile sont perdus pour Carthage et passent sous le contrôle de Rome ; il est interdit à Carthage de porter la guerre contre Hiéron II de Syracuse. Carthage est par conséquence incapable de payer les mercenaires libyens et numides qui ont été utilisé durant la guerre. Ces mercenaires se révoltent et il faut trois ans d'efforts et de durs combats pour que Carthage écrase la révolte. Rome profite de cette révolte pour occuper la Sardaigne et la Corse, en 238 et 237 avant J.-C. Carthage est également obligé de payer une indemnité complémentaire de 1 200 talents, afin d'éviter une résurgence de la guerre (car Carthage n'a alors plus les moyens de faire une nouvelle guerre contre Rome). Cette action fut considéré comme une blessure humiliante par les Carthaginois, qui subirent ainsi une défaite sans combattre.

    Après avoir écrasé les Carthaginois en Espagne, le général romain Scipion débarque en Afrique du Nord en -204, afin de mettre à mal les Carthaginois. Pendant ce temps, Hannibal poursuit sa progression en Italie, sans trouver l’occasion d’écraser Rome. En difficulté, Carthage finit par appeler son général à l’aide. Hannibal rejoint aussitôt sa patrie pour la défendre mais se heurte au roi Numide, Massinissa, allié à Scipion. En -202, Hannibal essuie une défaite cuisante contre les forces ennemies à Zama. Carthage sera contrainte de céder l’Espagne et les îles méditerranéennes ainsi que de payer de fortes indemnités à Rome. À son retour, Scipion prendra le surnom de "Scipion l'Africain".

     

    08 juin 2012

    A la découverte des guerres puniques (I)

        Conflit : Rome - Carthage

    Introduction

    Rome fut fondée par Romulus en 753 avant J.-C. C'est une grande puissance tant en armée tant en territoire dans l'Empire.

    Carthage fut fondée par des colons phéniciens de Tyr en 814 avant J.-C. Elle devint une ville rivale importante de la République romaine pour la domination de la Méditerranée occidentale au IVe siècle av. J.-C. Une série de trois conflits entre les deux puissances, les guerres puniques, débutèrent au IIIe siècle av. J.-C. et se terminèrent avec la victoire de Rome et la destruction de Carthage

     

    I - Première Guerre Punique

    La Première Guerre punique ou Guerre de Sicile est la première d'une des trois guerres qui opposent Rome et Carthage, deux puissances majeures en Méditerranée occidentale. L’adjectif punique vient du nom Poenici que les Romains donnent à leurs adversaires, assimilés aux Phéniciens.  Ce conflit, engagé pour le contrôle de la Sicile et qui dure 23 ans de 264 av. J.-C. à 241 av. J.-C'est un des plus longs menés par Rome.

    Les relations entre Rome et Carthage sont détendues tant que dure la domination grecque sur le bassin méditerranéen. En effet, des accords d'échanges sont conclus de manière successive : le premier en 508, le deuxième en 348, et le troisième en 306, un dernier traité de défense mutuelle est signé en 279. De plus, Carthage envoie en 279 une flotte à Ostie soutenir les Romains contre Pyrrhus. Mais, au milieu du IIIè siècle av. J.-C., les Grecs sont définitivement écartés de la Méditerranée occidentale car ils passent sous la domination des successeurs d'Alexandre le Grand (lui-même mort en 323), le roi de Macédoine. Leurs intérêts convergents ayant donc disparu, les deux cités rivales se retrouvent seules face à face.

    La guerre commence par un débarquement des Romains à Messine, qui soumettent ensuite la partie orientale de l’île, et construisent une flotte de guerre. Les premiers succès maritimes des Romains les incitent à débarquer près de Carthage pour forcer sa capitulation, expédition qui finit en désastre pour les Romains en 255 av. J.-C.

    La guerre s’éternise alors, les Carthaginois tiennent solidement la côte occidentale de Sicile, tandis que les Romains assiègent leurs positions et jonglent entre succès et désastres en mer.

    La situation de Carthage est fort différente : son implantation héritière des comptoirs phéniciens est un véritable empire maritime. Des rivages de l'Afrique du Nord en passant par une bonne partie de l'Hispanie, la cité punique dispose de nombreux territoires. Mais, par-dessus tout, toutes les îles de la Méditerranée occidentale sont carthaginoises : la Corse, la Sardaigne, les Baléares, Malte et les côtes nord, ouest et sud-ouest de la Sicile. Seules Les côtes de Gaule et du Nord de l’Espagne sont hors de son contrôle, et appartiennent à la sphère d’influence phocéenne basée sur Massalia, qui quoique allié à Rome, reste en dehors du conflit.

    Selon Dion Cassius, le général carthaginois Hannon peut prétendre que " Sans notre permission, les Romains ne peuvent même pas se laver les mains dans la mer. ".

    Entre ces deux blocs, la Sicile occupe une position exceptionnelle, avec ses trois façades maritimes, véritable passerelle entre la Grande Grèce et l’Afrique. L’île est très peuplée, riche en blé et en œuvres d’art accumulées dans ses cités. Après la mort d’Agathocle de Syracuse (317-289) qui avait unifié l’île et attaqué Carthage en Afrique même, l’anarchie règne, Carthage a repris ses positions sur la partie occidentale et les cités siciliennes s’affrontent. Plutarque met dans la bouche de Pyrrhus une réplique qui a valeur de constat " La Sicile nous tend les bras, une île prospère et peuplée, mais très facile à prendre car c’est la discorde partout là-bas aujourd’hui ".

    Cédric MOURTY, Hassan SI SALEM, 4°

     

     

    Le plus grand ennemi de Rome ?

        HANNIBAL BARCA

    Par CHAABANE Safia 4°2

    - Hannibal Barca est né en 247 avant J-C à Carthage et il est mort en 183 (suicide).

    - Il était originaire de Carthage et il fut commandant en chef de l’armée carthaginoise.

    - Son père s’appelait Hamilcar Barca.

    - Il grandit durant une période difficile dans le bassin méditerranéen, alors que Rome commence à imposer sa puissance en Méditerranée occidentale  après la prise de la Sicile et de la Sardaigne, conséquence de la Première Guerre punique.

    - Selon ses ennemis (les Romains donc),Hannibal est à l’origine de la deuxième guerre punique que les Anciens appelaient d’ailleurs « guerre d’Hannibal ».

    À la fin de l’année 218, il quitte en effet l’Espagne avec son armée et traverse les Pyrénées, puis les Alpes pour gagner le nord de l’Italie. Pourtant, il n’arrive pas à s’emparer de Rome. Les historiens pensent qu’il ne possédait pas assez de matériels à l’attaque et au siège de la ville[]. Pour John Francis Lazenby, ce n’est pas le manque d’équipements, mais celui de ravitaillement et son ambition politique qui empêchent Hannibal d’attaquer la cité. Néanmoins, il réussit à maintenir une armée en Italie durant plus d’une décennie sans toutefois parvenir à imposer ses conditions aux Romains. 

    Une contre-attaque de ces derniers le force cependant à retourner à Carthage où il est finalement défait à la bataille de Zama, en 202 avant J-C.

    22 mai 2012

    Meurtre à Rome ; menez l'enquête (2)

    Meurtre à Capri

    DRAMATIS PERSONAE :

    Marcus Senequs, dominus et vitis cultor

    Julia Senequs, Marci uxor

    Tibulli, vicini

    Julius, Marci amicus

    Brutus, faber

    I

    Par une journée ensoleillée sur l’île de Capri, la famille SENEQUS est invitée chez leur voisin la famille TIBULLUS. A l’heure de manger Marcus SENEQUS, qui était vigneron, fit un saut chez lui pour chercher une amphore de vin. Il tarda à arriver et sa femme s’impatienta. Elle alla le voir et poussa un cri étrange, un cri de terreur. Tout le monde accourut chez les SENEQUS et virent Marcus par terre un verre de vin in mano. Sa femme, Julia, était terrifiée.

    II

    Dix jours après, Julius CIRCUS, le collègue de Marcus, vint chez Julia prendre des nouvelles de Marcus. Elle lui annonce qu’il est mort. Il fait semblant d’être triste mais, dans ses pensées, il est joyeux. Julia le remarque…

    Après son départ, elle le suit ;  il va jusque chez Brutus le forgeron – qui était un ennemi personnel de Marcus car Brutus, quand il était jeune, ne réussissait jamais rien et Marcus réussissait toujours tout alors Brutus lui en voulait.

    Malheureusement, elle n’entendait pas ce qu’ils se disaient. Elle rentra chez elle.

    III

    Elle réfléchit à cela pendant longtemps. Quinze jours après, elle décida d’en parler à un sage. Il testa le vin ; il apprit que le vin était empoisonné par une plante rare. Julia croyait que son mari avait eu une crise cardiaque. Après être rentrée chez elle, Julia se rappela que, deux jours avant la mort de Marcus, Julius et lui s’étaient disputés et que Marcus avait renvoyé Julius. Ils étaient en très mauvais termes. Elle se demanda si ce n’était pas Julius qui aurait tué Marcus, mais, bien vite, elle se retira cette idée de la tête.

    IV

    Quelques temps après, Julia partit au forum, aperçut Julius tout affolé. Il rejoignit Brutus le forgeron pour lui parler. Ils s’éloignèrent de la foule et allèrent se cacher derrière des thermopilias pour mieux discuter. Julia les suivit. Julius dit d’une voix affolée : «  La po…po…po…potion que tu… tu m’avais donnée je…je…je ne la trouve plus. » Brutus lui répondit : « Ce n’est pas grave j’en ai une sur moi. Tiens. » Et il la lui donna. Julia marcha sur une branche et on entendit un petit craquèlement et là ils la virent. Ils la poursuivirent en vain.

    Arrivée chez elle, elle envoya un servus pour fouiller la maison de Julius. Le servus alla et trouva une bouteille suspecte avec un message dessus. L’esclave prit la bouteille et l’amena à sa domina. Le message était à moitié effacé mais Julia réussit à en lire une partie : « poison Marcus ». La domina, Julia, faillit s’évanouir… Après s’être un peu remise du choc, elle remarqua un martellus dessiné en-dessous de l’inscription en guise de signature. Elle comprit qui était le meurtrier.

    Cher lecteur, tu as sans doute toi aussi trouvé le coupable. Qui est-ce ?

     

    *                                             *                                             *

     

    SOLUTIO :

    C’est bien sûr le forgeron Brutus, lui seul qui avait accès au marteau. Il a en effet tué Marcus parce qu’il était jaloux de sa réussite.

     

    De Rébecca FRANCISQUE,

    Anastasia EREMTSOVA

    et Safia CHAABANE.

     

     

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