3. L'expérimentation "manuels numériques et ENT"

Suivi de l'expérimentation "manuels numériques et ENT" lancée par le ministère de l'Éducation nationale en 2009.

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28 juin 2011

Où en sont les manuels numériques ? (juin 2011)


Réunions du groupe académique manuels numériques

10, 21 et 24 juin 2011 – Auditorium du Cddp92

 

Ordre du jour :

1. Bilan de l’année 2010-2011

2. Le point sur les usages élèves

3. Présentation des nouveautés par les éditeurs

 

Nouveauté : réunions diffusées en streaming à partir du site du Cddp92.

Fil Twitter : #mn92

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Problématique/enjeu :

Positionner un contenu de référence dans les environnements numériques de travail pour les apprentissages scolaires.

Recenser les conditions matérielles et pédagogiques du développement des usages élèves des manuels numériques.

 

 

1. Bilan de l’année 2010-2011

 

a) Bilan du groupe Cddp92/CRDP

- Accompagnement de l’expérimentation « manuels numériques et ENT ».

- Blog « Guide des manuels numériques » http://blog.crdp-versailles.fr/mncddp92/

- Réunions du groupe de travail.

- Salon Intertice des manuels scolaires numériques le 260111, qui a attiré plus d’une centaine de visiteurs

http://www.intertice.fr/interTICE-Manuels-numeriques  

http://blog.crdp-versailles.fr/mncddp92/index.php/tag/intertice

- Nouvelles vidéos sur le manuel numérique sur la webtv du CRDP

http://blog.crdp-versailles.fr/mncddp92/index.php/post/08/06/2011/Nouvelles-vid%C3%A9os-sur-les-manuels-num%C3%A9riques-%28juin-2011%29

 

Pour alimenter notre réflexion :

Notamment sur les fondements du manuel numérique, pour information, signalons la parution de l’ouvrage de Michèle Drechsler, Manuels scolaires et albums augmentés, Numerikmedias, 2011

http://numerikmedias.com/librairie/?wpsc-product=manuels-scolaires-et-albums-augmentes    

 

 

 

b) Bilan des usages

 

Aspects généraux

Impression contradictoire des enseignants : attachement au manuel mais en même temps attachement à certains usages, plus souples que ceux permis actuellement par les mn.

 

Le développement des tablettes change la donne

- La lecture du livre numérique dispose ainsi d’un nouveau cadre, d’un nouveau confort d’usage.

- Dans ce nouveau cadre, la production du livre numérique, accessible à tous, prend une nouvelle dimension.

- Effort du Cddp92 : tester et accompagner les usages sur toutes les tablettes, pas seulement l’iPad.

- Autre dimension à intégrer : le problème du stockage et de la conservation des ressources scolaires.

- Le cloud computing génère de nouvelles habitudes dissociant le support et le contenu.

On s’habitue à retrouver ses ressources, quel que soit l’outil utilisé.

 

Aspects fonctionnels : l’attente d’une véritable garantie de service

- Problème de l’intégration à l’ENT, qui n’est pas encore totalement opérationnelle.

- En cas de dysfonctionnement : problème de l’identification des interlocuteurs par les établissements et par les personnes chargées de l’accompagnement.

- La garantie de service n’étant pas là dès la rentrée, les usages s’effondrent.

- Problème également des établissements qui changent d’ENT, ex. dans le 92 : Scolastance vers Atos/Itop.

- Levier : la culture du changement qui s’instaure dans les établissements qui prennent le tournant du numérique.

- Reste le problème de la liaison entre  numérique et insécurité dans l’accès aux ressources.

- Choisir, acquérir, réceptionner les manuels numériques restent encore un « parcours du combattant ».

- Les établissements ont encore une impression de confusion face à l’offre commerciale en ressources numériques, au-delà des seuls manuels.

- Un gros travail reste donc à faire pour se mettre d’accord sur une terminologie commune et fixer un process d’achat pour les collectivités et les établissements, les collectivités et les écoles dans le premier degré.

- Reste donc à améliorer la chaîne technique et logistique des différents interlocuteurs.

- En suspens enfin la question du rôle du professeur documentaliste ; le Cddp92 parie sur leur implication documentaire et pédagogique pour accompagner ces changements, plus que sur leur implication exclusivement technique et/ou matérielle, comme c’est le cas avec le papier.

- Ce problème est aussi celui de l’équipement en ressources numériques des CDI puis de leur utilisation.

- L’ENT peut être une chance, dans le sens où il peut mettre à disposition de la communauté éducative une prolongation virtuelle du CDI à travers la « brique » qui lui est consacrée.

 

 

Importance de l’engagement global lié aux usages numériques : vers une « école des ressources » ?

- La bascule vers le numérique nécessite un engagement de toute l’équipe pédagogique et éducative.

- Pour asseoir cet engagement du côté de l’usage des ressources pédagogiques, la perspective est de monter de véritables « ENT du savoir », centrés sur les échanges (cf intervention de P.Mathias au séminaire ENT du CRDP de Versailles)

http://www.crdp.ac-versailles.fr/Ressources-numeriques/Podcasts-audios/Seminaire-academique-L-ENT/

- Les manuels numériques auraient ainsi toute leur place au sein de « campus numériques » agrégeant des ressources de tous types, du simple livre numérisé aux ressources e-learning et multimédias.

 

c) Contenu et forme des manuels numériques

- Peu ou prou, le mn garde encore l’empreinte du papier : sous forme « bi-média », ou comme « livre augmenté ».

- Il nous semble que dans l’animation collective de la classe, la forme du livre n’est plus justifiée.

 - L’attente se situerait sur un accès granulaire à une banque de ressources, non contradictoire avec l’apport éditorial sur une suggestion de progression pédagogique.

- Dans beaucoup de manuels actuels actuellement en développement, on note ainsi la pertinence d’outils de « re-séquençage » des ressources dans un espace personnel.

- Reste à gérer l’articulation entre l’animation de classe et l’impulsion de véritables usages individuels.

- A prendre en compte de plus en plus : la question de l’articulation entre petit écran et grand écran, entre visualisation individuelle et visualisation collective.

- En conclusion, nous nous dirigerions vers un manuel multi-face, polymorphe, dont la forme s’adapterait à l’utilisateur et au cadre d’utilisation, éventuellement au support utilisé, tout en restant une « balise » pour le travail de l’enseignant et des élèves.

 

Une problématique outils/ressources ?

- Ex. le TNI peut permettre des usages que la ressource – ici le manuel - ne permet pas forcément (confusion réalisée fréquemment au début de l’expérimentation).

- Cependant, la tendance que nous percevons est aux solutions légères et modulaires.

- Pour stabiliser les usages, n’est-il pas dangereux de trop dépendre des outils et des évolutions technologiques ?

- Pour autant, cette stabilité viendra-t-elle des ressources ou des outils ?

- Au-delà de ces questions, c’est le guide de référence scolaire qui est à réinventer, à la fois comme offre éditoriale et comme prestation de service.

- Ex. la notion de « bibliothèque numérique », donc en perspective celle d’une « bibliothèque scolaire numérique », semble prendre ancrage malgré la diversité des tablettes qui émergent sous nos yeux.

 

 

2. Pistes de réflexion pour le développement des usages élèves

 

a) De quoi dépendent les usages élèves ?

- Les usages élèves ne dépendent pas seulement des manuels eux-mêmes, ni des ENT, mais aussi de nouvelles habitudes pédagogiques qui s’instaurent en intégrant l’usage des ressources numériques.

- Ces habitudes supposent un préalable en équipement, non suffisant mais indispensable.

- En prenant compte les différences d’équipement et d’usages dans les familles, si ce préalable n’est pas posé, est-il possible d’être aussi exigeant – du point de vue l’enseignant - avec une ressource numérique qu’avec une ressource papier ?

- Du côté des éditeurs, la piste proposée est d’ouvrir des « sites élèves » en complément des manuels pour accéder à des exercices en ligne. Mais l’usage de ces sites dépend aussi des consignes données par leurs enseignants.

- Enfin, à côté de l’offre éditoriale, émerge fortement la question de la prise en compte de l’explosion des réseaux sociaux, de l’apparition des réseaux sociaux scolaires et de la place des ressources scolaires au sein de ces réseaux.

 

b) Question de l’équipement individuel de l’élève

- Dans plusieurs départements ou académies, se poursuivent ou débutent des expérimentations tablettes (sous IOS ou Android).

- Suite à l’expérimentation iPad92 dans les CDI des collèges, accompagnée par le Cddp92, se profile l’usage de nouvelles classes nomades constituées de « flottes » de tablettes.

- Comme mentionné plus haut, avec les tablettes se renforce la nécessité de réfléchir à une bibliothèque de référence pour accompagner et offrir un cadre solide au travail de l’élève.

- Le premier pas à tester pourrait être la mise à disposition d’une bibliothèque scolaire de référence pour assurer le suivi des leçons, y compris dans un premier temps à partir d’un livre numérisé,

- Reste la question technique de la mise à disposition de ces ressources en ligne (avec les débats actuels sur la wifi) et/ou en local (avec des outils de synchronisation et de mise à jour).

 

c) Se placer dans une chaîne d’usages

Enfin, la réflexion sur les usages élèves doit s’effectuer dans une « chaîne d’usages »

cf. intervention de Michel Hagnerelle lors des journées de l’innovation à l’UNESCO en juin 2011

http://media.education.gouv.fr/file/Agenda/57/1/journee_inovations_programme_180571.pdf  

En fonction du lieu :

- en classe ;

- en réponse à une consigne du professeur ;

- au CDI ;

- au domicile ;

- éventuellement dans les espaces publics numériques, etc.

Cette chaîne d’usages peut aussi être celle du traitement des ressources : accès, lecture, traitement, échange, etc. le numérique permettant un enrichissement considérable de ce traitement.

En fonction des usagers, essentiellement :

- professeur ;

- élève ;

- parent.

- La prise en compte du rôle des parents, y compris en intégrant le problème des représentations attachées à l’usage du numérique par les jeunes (un parent est moins « rassuré » si son enfant est face à un ordinateur ou un ordiphone qu’il ne le serait en l’observant face à un livre papier…), est en effet essentielle dans la conduite du changement.

 

3. Présentation des nouveautés éditoriales (sélection)

 

A la rentrée 2011 sera proposée, comme en 2010, une présentation détaillée de l’offre éditoriale.

Se référer aussi à la brochure du salon Intertice des manuels scolaires numériques :

http://blog.crdp-versailles.fr/mncddp92/index.php/post/13/01/2011/Brochure-en-ligne-du-salon-Intertice-des-manuels-scolaires-num%C3%A9riques-du-Cddp92-%2813-janvier-2011%29

 

Quelques tendances éditoriales :

- la diffusion et le stockage sur clé USB ;

- les espaces personnels permettant de réorganiser les ressources du manuel ;

- la facilitation du zoom par la granularité des unités documentaires ;

- l’enrichissement des compléments en ligne ;

- des outils spécifiques pour le travail et l’évaluation des compétences du socle commun ;

- des outils spécifiques aux langues de type « labo de langue » avec module d’enregistrement et ressources en podcast.

 

Nathan

http://www.nathan.fr/manuels-videoprojetables/

 

Bordas

http://www.editions-bordas.fr/manuels-numeriques

 

Hatier

http://www.numerique-hatier.com/

 

lelivrescolaire.fr

http://lelivrescolaire.fr/

 

Didier

http://www.editionsdidier.com/news/view/les-manuels-numeriques/

 

Canal numérique des savoirs

http://www.cns-edu.net/

 

 

Magnard/Delagrave

http://www.magnard.fr/spip.php?article5264

 

Belin

http://www.libtheque.fr/

 

Hachette

http://www.enseignants.hachette-education.com/pages/manuel-num/choix-niveau.php

 

 

 

 

16 décembre 2010

Où en sont les manuels numériques ? (16/12/10)

Où en sont les manuels numériques ?

Réunion de la mission TICE académique

CRDP de Versailles - 16/12/10

 

Introduction : Contexte de l’expérimentation

L’expérimentation « manuels numériques et ENT » a été lancée par le Ministère de l’Éducation nationale au printemps 2009. Elle a d’abord concerné les classes de 6e dans une soixantaine de collèges répartis sur douze académies et se poursuit pour l’année 2010-2011 dans les classes de 5e.

Elle se donne trois objectifs principaux : alléger le poids des cartables, développer l’usage pédagogique des TICE, favoriser l’usage de ressources numériques innovantes dans les ENT.

Dans l’académie de Versailles, l’expérimentation concerne cinq établissements : quatre dans le Val-d’Oise et un dans les Hauts-de-Seine, le collège Jean Macé à Clichy.

 

1. État de l’expérimentation

 

L’expérimentation nécessite un contexte favorable au développement des usages : pilotage volontariste de l’équipe de direction, niveau d’équipement suffisant (au moins un vidéoprojecteur ou un TNI par salle concernée), cohérence de l’équipe pédagogique, suivi régulier par les interlocuteurs départementaux et académiques.

Même si dans les établissements expérimentateurs ces éléments sont souvent réunis, plusieurs facteurs contribuent à freiner ce développement :

a) La lourdeur du dispositif de mise en route : à la gestion des commandes papier s’ajoute celle des licences numériques ; cette gestion représente une charge de travail supplémentaire pour l’établissement à deux moments sensibles (mai/juin et septembre).

b) La complexité et les dysfonctionnent techniques qui dissuadent les enseignants d’utiliser les manuels numériques en passant par l’ENT et les incitent à prévoir un « plan B » (utilisation d’une version en local, voire de ressources numériques hors manuel).

c) En cas de dysfonctionnement, les interlocuteurs sont trop nombreux.

d) L’absence de transparence dans la continuité d’une année scolaire à l’autre : le choix des manuels au printemps est encore fondé sur le spécimen papier et sur une version démo donc « tronquée » du manuel numérique ; les comptes d’accès sont recréés quelques jours avant la rentrée et on a fréquemment observé un retard dans la mise à jour des manuels pour qu’ils soient conformes à la version commandée, etc.


2. Etat des usages

 

a) Les usages professeurs

- Les professeurs utilisent surtout les manuels numériques en préparation de cours et en classe en situation « frontale » (avec un vidéoprojecteur et/ou un TNI).

- En classe, le manuel numérique s’avère utile lorsque l’ensemble de la classe doit étudier un même document ou effectuer un même exercice. Mais, même dans ce cas-là, les élèves les plus éloignés du tableau sont nécessairement pénalisés.

- Le professeur peut éventuellement « piloter » le TNI à distance à l’aide d’une tablette graphique, mais l’usage de ce type d’outil reste marginal.

- Certains professeurs ont tenté de travailler avec les élèves en classe sans manuel papier, mais la seule vidéoprojection du manuel numérique apparaît comme un frein pour développer une pédagogie individualisée.

- Enfin, l’articulation ENT/manuel numérique est encore loin d’avoir trouvé une justification. Outre la lenteur des connexions, le professeur ne dispose pas encore des outils et de l’infrastructure technique lui permettant de personnaliser les ressources du manuel, de les partager avec ses élèves (éventuellement en les « profilant » dans une démarche de pédagogie différenciée) et de récupérer leurs travaux pour évaluation.

 

b) Les usages élèves

Très peu d’éléments peuvent, en l’état, favoriser l’usage des manuels numériques par les élèves :

- Le plus souvent aucun équipement numérique individuel n’est prévu dans les classes. Les classes nomades pourraient être une solution mais le temps de mise en route est dissuasif pour une seule heure de cours.

- Chez lui, l’élève dispose encore du livre papier et l’usage du manuel numérique nécessiterait des consignes explicites de son professeur, ainsi qu’un poste informatique opérationnel et disponible pour son travail scolaire.

Pour développer les usages élèves (la priorité pour l’année 2010-2011), la solution que nous préconisons serait donc de coupler les outils de visualisation collective (vidéoprojecteur, Cube, TNI) avec des postes individuels (fixes ou nomades de type tablettes numériques).

Ces derniers permettraient d’améliorer la visibilité des manuels et de mettre les élèves en activité (c’est-à-dire en situation de recherche, d’apprentissage et de production).

 

3. Forme et contenu des manuels scolaires numériques

C’est l’un des éléments positifs de l’évolution de l’expérimentation depuis la rentrée 2009. En effet, les premiers manuels numériques étaient plutôt des manuels numérisés « simples » (reflet sans modification du manuel papier) ou « enrichis » de ressources multimédias.

Au printemps 2010, les éditeurs ont présenté lors du salon Intertice de nouvelles versions de leurs manuels, davantage « numériques », c’est-à-dire offrant de véritables services de personnalisation et de réorganisation des ressources en fonction des besoins et des stratégies pédagogiques des enseignants.

 

Exemples de fonctionnalités qui se diffusent depuis la rentrée 2010 :

  • comparateur de documents
  • accès « granulaire » aux ressources
  • espace personnel pour réorganiser les ressources
  • lecture audio des leçons ou de certains documents
  • personnalisation du contenu par l’importation de ressources personnelles
  • accès à la base de données des ressources du manuel

Un point reste cependant problématique : la persistance du modèle de la double-page (à l’exception de quelques manuels comme certains Hatier ou lelivrescolaire.fr), alors qu’il semble acquis que la vidéoprojection d’une double-page de manuel ne présente qu'une  utilité limitée en configuration de classe entière.

La double-page vidéoprojetée ne garde en effet un intérêt, par conformité « commode » avec l’exemplaire papier, que lorsque l’élève dispose d’un poste individuel.


Conclusion : Quelles perspectives pour les manuels numériques ?

 

Dans le cadre d’une démarche prospective, le passage au numérique du manuel scolaire nous oblige à revenir sur la nature de l’objet lui-même car l’expérimentation en cours a complètement bousculé les réflexions sur cet outil pédagogique et les services qu’il peut rendre.

Pour l’enseignant, il est toujours important de disposer d’un guide pédagogique et d’une banque de données pour l’application des programmes. Pour l’élève, le manuel est un guide d’apprentissage en complément du cours de son professeur. Enfin le parent dispose là d’un outil pour suivre et accompagner la scolarité de son enfant.

Mais le numérique dilue forcément la dimension objective du manuel scolaire puisque l’univers numérique et la culture de l’hypertextualité créent l’attente d’une « porosité » de la ressource et d’une très grande souplesse d’utilisation (difficilement conciliable il est vrai avec les contraintes juridiques et économiques des éditeurs).

Il permet ainsi de se recentrer sur la ressource elle-même, son contenu et ses apports cognitifs.

Se profilerait ainsi un « guide numérique d’enseignement et d’apprentissage » constitué d’un réservoir ou d’une arborescence de ressources, intégré dans un espace numérique de travail interopérable.

Ce guide permettrait des affichages différenciés en fonction du lieu et de l'usage (préparation du cours, travail en classe, travail au domicile, etc.) sachant que les tablettes numériques repositionnent le livre dans l’univers des TIC.

Certaines ressources numériques peuvent par ailleurs faire office de « manuel numérique  » sans s’afficher officiellement comme tel (exemple : la fonction organiseur de ressources dans Maxicours, le « gestionnaire de ressources personnalisé »).

Concluons en essayant de fixer le périmètre d’un manuel scolaire numérique :

Prescriptions pédagogiques

1. La fonction guide : Une publication regroupant de façon commode et guidée un ensemble de ressources pédagogiques ;

2. La validation : Une publication validée par une autorité scientifique et pédagogique ;

3. La conformité : Une publication conforme aux programmes ;

4. La cohérence : Une publication cohérente issue d’un groupe de travail qui délivre un « discours » sur le programme ;

5. L’exhaustivité : Une publication traitant l’intégralité d’un programme ;

6. La didactisation : Une publication documentée et didactisée en fonction des objectifs de la discipline et des compétences du socle ;

7. La documentation : Une publication associant une partie « cours » et un corpus documentaire.

Prescriptions numériques

1. Simplicité d'accès : Le manuel doit être accessible pour le professeur et pour ses élèves, rapidement, simplement et de n'importe quel poste (en utilisant éventuellement des services en nuage et de synchronisation).

2. Multimédia et interactivité : Des ressources exploitant toutes les possibilités multimédia du numérique : image, son, vidéo (écoute et enregistrement).

3. Ouverture : Des possibilités d’importation et d’exportation des ressources.

4. E-learning : Des outils pédagogiques et didactiques adaptés à la culture numérique (suivi des apprentissages, évaluation, intégration aux ENT, etc.).

5. Multiplicité des interfaces : Professeur (préparation de cours, gestion des visualisations – individuelle ou collective, évaluation), élève (utilisation accompagnée ou autonome).


Ressources

 

  • Guide des manuels numériques du Cddp92

http://blog.crdp-versailles.fr/mncddp92/

 

  • Tester les manuels numériques

http://blog.crdp-versailles.fr/mncddp92/index.php/pages/Tester-les-manuels-num%C3%A9riques

 

  • Informations sur le salon Intertice des manuels numériques du 26 janvier 2011

http://blog.crdp-versailles.fr/mncddp92/index.php/post/09/11/2010/Salon-Intertice-des-manuels-num%C3%A9riques-au-Cddp92

 

  • Blog iPad/Tablettes numériques du Cddp92

http://www.cddp92.ac-versailles.fr/tablettes-numeriques/

 

  • Contact

cddp92@ac-versailles.fr

 

30 mars 2010

L’opération ministérielle « Manuels numériques et ENT » dans l’académie de Versailles

L’opération ministérielle « Manuels numériques et ENT » dans l’académie de Versailles.

 

5 collèges expérimentateurs :

 

Hauts-de-Seine

 - Jean Macé à Clichy

 Val-d'Oise

 - Charpak à Goussainville

 - Gabriel Péri à Bezons

 - Les Merisiers à Jouy-le-Moutier

 - Aimé Cézaire à Ezanville

 

 

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