s'exprimer, partager, créer, échanger...au lycée Marie Curie de Versailles

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25 mai 2020

Histoire Magazine 176

"Cyprien, élève de 2de1, partage ici son travail d'histoire. Il a parfaitement su profiter des synthèses proposées pour en faire de vraies initiations au métier d'historien. En bon apprenti-historien, il s'est complètement approprié les questionnements. Puis, à partir d'une analyse méthodique de documents historiques, il a élaboré des réponses ordonnées et argumentées exactement comme le ferait un historien confirmé. Découvrez les meilleurs numéros de la revue historique dont il est le rédacteur en chef : Histoire magazine".

Stéphanie Charles, professeur d'Histoire Géographie.

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Histoire Magazine 175

"Cyprien, élève de 2de1, partage ici son travail d'histoire. Il a parfaitement su profiter des synthèses proposées pour en faire de vraies initiations au métier d'historien. En bon apprenti-historien, il s'est complètement approprié les questionnements. Puis, à partir d'une analyse méthodique de documents historiques, il a élaboré des réponses ordonnées et argumentées exactement comme le ferait un historien confirmé. Découvrez les meilleurs numéros de la revue historique dont il est le rédacteur en chef : Histoire magazine".

Stéphanie Charles, professeur d'Histoire Géographie.

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19 mai 2020

Histoire Magazine 174

"Cyprien, élève de 2de1, partage ici son travail d'histoire. Il a parfaitement su profiter des synthèses proposées pour en faire de vraies initiations au métier d'historien. En bon apprenti-historien, il s'est complètement approprié les questionnements. Puis, à partir d'une analyse méthodique de documents historiques, il a élaboré des réponses ordonnées et argumentées exactement comme le ferait un historien confirmé. Découvrez les meilleurs numéros de la revue historique dont il est le rédacteur en chef : Histoire magazine".

Stéphanie Charles, professeur d'Histoire Géographie.

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18 mai 2020

Le Concours d'éloquence confiné - 2020

Bonjour à toutes,

Bonjour à tous,

Avec le confinement il a fallu nous adapter et modifier nos habitudes. Initialement prévu en salle de conférence au lycée, le concours d'éloquence, a lieu pour la première fois en version confinée ! Même à distance, le CVL et vos professeurs ont à coeur de maintenir l'élan de la vie lycéenne même à domicile.

Un jury s'est réuni pour délibérer mais les élèves, professeurs, personnels et responsables sont invités à voter pour le choix du public sur le sondage publié sur l'ENT avant vendredi.

Nous espérons être à la hauteur de vos espérances et nous vous souhaitons un bon visionnage !

Le CVL

 

Comment voter pour le "Prix du public" ?

13 mai 2020

A la fenêtre !

 

 

 

 

 

Oh Oxymore, suis-je à la porte de la vie ou de la mort ?

par Anna Cadignan, spécialité HLP

Bonne lecture !
 

Oh, Oxymore, Suis-je à la porte de la vie ou de la mort ?
 
Zéphyr me fait sentir la beauté de la vie
La nuit me rappelle à quel point elle est futile.
Là-bas, une fille assise sur un banc pleure son amant,
Ici, un homme pleure ce nouveau monde qui déjà se meurt,
L’étincelle d’espoir se consume entre mes doigts et la fumée qui l’accompagne s’étend
au fin fond de mon âme.
Ce soir, je vois  la terre reprendre des droits,
Ce soir, je vois les hommes regretter leurs choix,
Ce soir, c’est à son bord que j’espère apercevoir la lueur de ton regard, 
Quelques traits de ton sombre visage qui éclaircit
 Tous les cauchemars de la vie d’un enfant trop sage. 
A mon grand regret, je ne vois que les banalités d’un monde de songes et de mensonges.
Oh Famine, il n’y a ici que de tristes mines, je m’en vais quitter notre idylle.
Ma vision change, je regarde à travers cette ouverture les étoiles.
Et soudain celle-ci s’éclaircit, mes yeux s’animent et scintillent,
Ton absence crée ma haine et si comme les grands sages le disent l’étoile que je contemple est un de mes parents parti au combat...
 Alors c’est un message de paix que je t’envoie.
Ici je sens l’espoir, je pleure l’absence, je cherche ma légende personnelle, et je souris à la nuit qui avec mon coeur compatit.
Oui, ce soir, je suis hypnotisé  par les étoiles, 
Oh, Oxymore, suis-je à la porte de la vie ou de la mort ? de l’enfer ou du paradis? 
Avant que le jour ne se lève, je jette un dernier coup de plume sur ces pages auxquelles je me confie, seule, à ma fenêtre, sans un bruit. 
 

A la fenêtre !

 
Par Ambre Louette, spécialité HLP

Bonne lecture.

Le chant d’une tondeuse au loin me rappelle que le printemps n’est pas loin. Il est arrivé sans que nous puissions le fêter, coincés derrière la vitre fermée. Il ne tient qu’à moi de l’ouvrir et de la dépasser. Avec mes yeux, mon cœur, mes sens éveillés.

Cher printemps que j’imagine balbutiant. Tu m’offres à la vue des bourgeons naissant. Leurs couleurs s’échappent timidement, attendant que le soleil les chauffe pour s’épanouir doucement. Le parfum de l’herbe fraichement coupée me chatouille le nez. L’air encore froid caresse mes bras dénudés. J’ai envie de m’y étirer comme mon chat insoucieux dans notre confinement programmé.

Des silhouettes passent furtivement, coupables sans doute de marcher, craignant de se faire épingler. J’aimerais partir avec eux, quitter ma chaise et ma fenêtre, parcourir les rues sinueuses, retrouver mes amis, parmi le bruit de la foule, de la rue, des voitures, de la vie.

Les oiseaux chantent pour moi. Ils me disent que ça ira. La vie est bien là.

Tandis que la nature reprend ses droits, qu’elle exhibe ses couleurs et ses voix, je me recroqueville sur nos aléas…

Ma fenêtre s’ouvre sur des promesses. Les tiendra-t-elle pour moi ? Pourrais-je demain, bientôt, un jour, reprendre mon existence où je l’ai laissée, et ne pas fêter mes 17 ans derrière ce verre lustré ?

Je devrais savourer mon insouciance, je ne devrais même pas regarder à travers une fenêtre entr’ouverte. Je devrais ne pas y penser, rester plongée dans mes pensées d’étudiante inspirée.

La cage est ouverte, mais l’oiseau ne peut pas s’envoler. Si je le pouvais, c’est au-dessus des clochers des églises et des toits que je volerais ! Traversant l’atlantique, traversant le monde, foulant les planches d’un théâtre, usant les bancs d’un cours : rencontrer, apprendre, partager, rire aux éclats, se prendre dans nos bras, courir, chanter, hurler, danser ! 

Demain on pourra… Demain on pourra…

Par la fenêtre, je vois les jours passer, pourtant paisibles et confortables. Je me sais chouchoutée, protégée. Je ne risque rien, ou si peu. Je me sens aimée, entourée.  Derrière ma fenêtre, rien ne peut m’arriver. Alors je me redresse, j’ouvre les deux portes plus grandes, je me lève et je passe mon torse au-delà des frontières. J’ouvre les bras, je ferme les yeux, et je ressens :

La vie qui pousse, l’amour qui passe, le monde qui se bat et moi qui attend. Le soleil chauffe maintenant mon visage, la tondeuse fait silence, les oiseaux prennent place et chantent encore plus fort. J’entends même mon cœur battre dans le vent. Je ne fais plus qu’un avec les éléments. 

Une fenêtre ouverte sur le monde est un trésor : A défaut d’une vue sur la mer, c’est face à l’espoir que je m’endors. 


 

Les étoiles sont ternes

Une nouvelle de Noémie GRENETTE, 1re 2

Bonne lecture.

 

Les étoiles sont ternes.

 

J’ai longtemps rêvé d’un fil rouge qui nous reliait. Alors je regarde par la fenêtre et j’imagine ce lien. Il est rouge, on ne voit que lui dans la ruelle. Il est lumineux, un peu. 

Notre rue est étroite, sombre, les géants de briques nous privent du soleil. Il sont grands jusqu’à Neptune, et même depuis ma fenêtre je ne peux voir ni le sol ni le ciel. Mais je te vois toi, dans le géant d’en face. Ta fenêtre donne sur la mienne, et le soir, alors que la ville nous suit dans les ténèbres, je te vois allumer ta lumière violette.

Chaque soir, j’admire tes lampes de fête et je rêve qu’un jour ce violet me caresse la joue comme il caresse la tienne. Je sais que tu joues à des jeux et que tu lis, je vois ta console et ton impressionnante bibliothèque. Je vois aussi ton lit, collé à ta fenêtre. Sais-tu que je te regarde t’endormir? Tu as un lit pour deux, je pourrais m’y glisser. Sous la couette, nous deux...et la lumière violette n’aurait d’égale que tes caresses. J’y pense souvent : comme nous pourrions nous aimer à en perdre le souffle dans le grand violet. Et quand tu te lèves et que tu éteins ta console, que tu te prépares à te coucher, je détourne le regard, par respect. 

Ton corps est un bijou, et je ne peux me l’octroyer, alors je me dois de le préserver, de le respecter. Je sais que je ne t’aurai jamais. Tu es une personne qu’il faut mériter, et ce n’est pas depuis ma fenêtre, entre les reflets, que tu pourras me remarquer. Je pose ma main sur le verre, et je vois un rond de buée s’y dessiner. Ma gorge est nouée, je retiens mes larmes de perler, je te regarde t’installer dans ton lit. 

La lumière violette disparaît. Je ne suis plus que seule dans le noir, à pleurer comme chaque soir. La lumière est éteinte et le fil coupé et d’un coup, je peux voir le sol de ma ruelle crasse, et je peux voir les étoiles qui brillent. 

 

Elles paraissent si ternes à côté de mon rouge ou de notre violet.


 

12 mai 2020

Les 2ndes 5, 6 et 8 se mobilisent pour la Course contre la Faim !

En dépit de l'annulation de la Course contre la faim qui devait se tenir le vendredi 15 mai, les élèves de 2nde 5, 6 et 8 du lycée Marie Curie de Versailles ont décidé de se mobiliser pour Action contre la Faim !

07 mai 2020

C'est bête ! C'est déraisonnable !

Par Capucine MERCIER

 

 

Ce soir, à la fenêtre de ma chambre, j’ai allumé une cigarette et je me suis rendue compte de pas mal de choses...

On vit dans un monde où tout va à 10 000 à l’heure et avec ce confinement, tout s’est arrêté. On se retrouve seul, face à nous-mêmes, à devoir gérer un temps qui nous semble infini. Pourtant les journées durent toujours 24 heures et les heures 60 minutes. On se retrouve tous à faire un tas de choses inutiles, juste histoire de faire passer le temps. Je me suis tristement rendue compte que je faisais partie de ceux qui, comme la plupart, n’étaient pas capable de passer du temps avec soi-même. On est tous tellement obsédé par l’amour que nous porte l’autre, qu’on en oublie de nous aimer nous-mêmes. En y réfléchissant, j’ai trouvé que c’était complètement fou et absurde. C’est vrai, quoi qu’il arrive, on perdra des amis et des amours comme on en a déjà perdu...

Ça me semble tellement insensé d’aimer une personne à s’en ouvrir les veines puisque dans tous les cas, celle-ci ne sera que de passage. On a un peu trop été bercé par les Disney.

On rêve d’un amour semblable à celui des films. C’est bête ! C’est déraisonnable !

L’amour a ce pouvoir, il peut vous combler ou vous détruire, tout dépend à qui vous confiez votre cœur. Pourtant, je connais peu de jeunes qui ont l’impression d’avoir été réellement aimés mais beaucoup qui ont été blessés. Comme si on courait après ceux qui nous détruiraient avec un seul prétexte : qu’ils nous auraient aimé à un certain moment. Ce moment était, sans doute, une sensation de ventre plein et d’ivresse. J’ai appris à mes dépens, que certains hommes ont l’obscure faculté de s’octroyer d’autres femmes pour combler leur vie. Je fais face à toutes ces questions, ces remises en question et je me remémore chaque instant de ma vie en détail. C’est à ce moment que je rends compte que je suis face à moi-même et à mes sentiments. Mes sentiments qui me font rire, danser, sourire, pleurer, angoisser et détester. Ces sentiments qui font se sentir vivant, sont les miens et les fruits de ce monde.

Le monde évolue avec les humains et les humains évoluent avec le temps. Ce temps nous rappelle que chaque instant est différent et unique car d’une seconde à une autre tout peut s’éteindre. On est né sur Terre pour faire avancer le monde et construire une descendance, mais cette descendance sera-t-elle égoïste, matérialiste ou…veinarde ? Personne ne peut donner de réponses à ce questionnement, mais quand on voit ce que l’absence d’activité humaine fait de bien à notre monde, forcément ça remet beaucoup de choses en question. Je continue donc de croire que le luxe et les drogues ne nous feront pas tenir et que l’amour et la solidarité pourraient peut-être être la solution à nos problèmes.

Alors oui, je suis encore très jeune, donc je n’ai pas tout vu, pas tout compris, mais pense avoir appris qu’il faut voir la complexité de tout et de tous. On a tous nos travers, nos doutes, nos peines et nos folies. Mais ce soir, à ma fenêtre, alors que je regarde la cendre de ma cigarette se déposer sur le sol, j’espère seulement qu’un jour on arrivera à trouver la solution à tous ces problèmes, qu’on arrivera à vivre ensemble, à s’accepter les uns les autres et à arrêter de se critiquer gratuitement. J’aimerais juste qu’on arrête de se pourrir la vie et qu’on se serve de cette vie pour faire quelque chose de bien tous ensemble.

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