les L du désir

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Mot-clé - Écriture d Invention

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24 avril 2013

#CeciNestPas

Atelier d'écriture (séq5)

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23 mars 2013

#objetsHamm

Séquence 4 - Écriture d'Invention.

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06 décembre 2012

#instantaTweets

Mardi 11 décembre, nouvelle séance d'écriture publication sur Twitter ! Suivre et utiliser #instantaTweets

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22 novembre 2012

#EnumLitt

Séquence 3

Atelier d'écriture #EnumLitt du 21 novembre 2012.

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15 novembre 2012

Goriot farci

Séquence 1

Variation 2 : on a ensuite demandé aux élèves d'insérer dans un extrait de leur choix du Père Goriot une phrase de leur cru :  saurez-vous la trouver ?

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Goriot réinventé

Séquence 1

Variation 1 : les élèves ont été invité.e.s à insérer dans leur écriture d'invention (faisant se rencontrer Goriot et ses filles) une phrase tirée du roman de Balzac :  la trouverez-vous ?

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07 novembre 2012

PerecRinations

Séquence 3

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24 octobre 2012

#OuLiNum

Séquence 1

Ce matin, exercices d'invention à contrainte : écrire un haïku  sur la figure du père.

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09 octobre 2012

Ecritures d'Invention

Atelier d'écriture à partir du texte du Père Goriot. Voici deux activités d'écriture.

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04 octobre 2012

Nos galeries s'étoffent

Trois galeries ont déjà été créées ici :

  • Lectures en classe

  • Portraits de femmes en peinture

  • Carnets d'artistes

29 septembre 2012

Écriture d'Invention (1)

Premier entraînement à l'Écriture d'Invention

Rappel du sujet :

Imaginez une scène de rencontre entre le Père Goriot et ses filles à partir de l'évocation qui en est faite par la duchesse de Langeais dans le document A (extrait du Père Goriot de Balzac ci-dessous). Vous aurez besoin d'intégrer à la narration des parties dialoguées en respectant le contexte historique et social ainsi que le niveau de langue des trois personnages.

Le texte extrait du roman de Balzac est visible sur Wikisource :

Oui, ce Moriot a été président de sa section pendant la Révolution ; il a été dans le secret de la fameuse disette, et a commencé sa fortune par vendre dans ce temps-là des farines dix fois plus qu’elles ne lui coûtaient. Il en a eu tant qu’il en a voulu. L’intendant de ma grand-mère lui en a vendu pour des sommes immenses. Ce Goriot partageait sans doute, comme tous ces gens-là, avec le Comité de Salut Public. Je me souviens que l’intendant disait à ma grand-mère qu’elle pouvait rester en toute sûreté à Grandvilliers, parce que ses blés étaient une excellente carte civique. Eh bien ! ce Loriot, qui vendait du blé aux coupeurs de têtes, n’a eu qu’une passion. Il adore, dit-on, ses filles. Il a juché l’aînée dans la maison de Restaud, et greffé l’autre sur le baron de Nucingen, un riche banquier qui fait le royaliste. Vous comprenez bien que, sous l’Empire, les deux gendres ne se sont pas trop formalisés d’avoir ce vieux Quatre-vingt-treize chez eux ; ça pouvait encore aller avec Buonaparte. Mais quand les Bourbons sont revenus, le bonhomme a gêné monsieur de Restaud, et plus encore le banquier. Les filles, qui aimaient peut-être toujours leur père, ont voulu ménager la chèvre et le chou, le père et le mari ; elles ont reçu le Goriot quand elles n’avaient personne ; elles ont imaginé des prétextes de tendresse. "Papa, venez, nous serons mieux, parce que nous serons seuls !" etc. Moi, ma chère, je crois que les sentiments vrais ont des yeux et une intelligence : le cœur de ce pauvre Quatre-vingt-treize a donc saigné. Il a vu que ses filles avaient honte de lui ; que, si elles aimaient leurs maris, il nuisait à ses gendres. Il fallait donc se sacrifier. Il s’est sacrifié, parce qu’il était père : il s’est banni de lui-même. En voyant ses filles contentes, il comprit qu’il avait bien fait. Le père et les enfants ont été complices de ce petit crime. Nous voyons cela partout. Ce père Goriot n’aurait-il pas été une tache de cambouis dans le salon de ses filles ? il y aurait été gêné, il se serait ennuyé. Ce qui arrive à ce père peut arriver à la plus jolie femme avec l’homme qu’elle aimera le mieux : si elle l’ennuie de son amour, il s’en va, il fait des lâchetés pour la fuir. Tous les sentiments en sont là. Notre cœur est un trésor, videz-le d’un coup, vous êtes ruinés. Nous ne pardonnons pas plus à un sentiment de s’être montré tout entier qu’à un homme de ne pas avoir un sou à lui. Ce père avait tout donné. Il avait donné, pendant vingt ans, ses entrailles, son amour ; il avait donné sa fortune en un jour. Le citron bien pressé, ses filles ont laissé le zeste au coin des rues.

1. Relever dans le texte tout ce qui va nous permettre de respecter les consignes (en gras)

2. Relire le sujet et répondre aux questions :

qui ?

- qui raconte ? un narrateur omniscient (nous pouvons faire ce choix, pratique pour préciser les pensées et autres détails pour chaque personnage)

- qui est présent dans le dialogue ? Goriot, une fille mariée à Nucingen (> Mme de Nucingen), un riche banquier, et une autre mariée à M. de Restaud (> Mme de Restaud). Elles ont environ 20-25 ans. Elles aiment aller au bal. On sait que Goriot les aime passionnément au point de leur avoir donner tout son argent. 

- les personnages dont on peut parler dans le dialogue  : les deux maris, la duchesse de Langeais (mais ne sont pas présents).

comment ?

- comment écrire le texte ? un scène de rencontre avec une partie de narration (temps du passé : imparfait, passé simple, plus-que-parfait) et une ou plusieurs parties dialoguées (présent).

- dans un registre au moins courant (pas de familiarités du type "Salut !", mettre les négations) voire soutenu (recherche de vocabulaire - l'emploi du passé simple est soutenu).

quoi ?

- on ignore ce qui motive leur rencontre : à vous de l'inventer. Cependant on sait où en sont leurs relations.On peut reprendre ce que dit la duchesse : thèmes de l'argent, de la honte, des relations sociales (noblesse vs bourgeoisie). Il peut être question de pardon, de remords, d'amour...

où ?

- C'est à vous de le décider, mais attention aux anachronismes. 

Sur quoi serez-vous évalué.e.s ?

1. Compétence "comprendre" : compréhension du texte de départ et des consignes données. Attention au respect du cadre historique et social.

2. Compétence "organiser" : respect des consignes de forme (narration, dialogue, trois personnages, contexte).

3. Compétence "maîtriser" : niveau de langue ; qualité de la langue (conjugaison notamment) ; richesse du vocabulaire.

4. Plaisir pris à lire votre copie (même imparfaite) : des points "bonus"

Pour vous aider :

- utiliser le conjugueur et le dictionnaire (en liens sur ce blog) !

- utilisez vos manuels, notamment la page 554.

- empruntez à Balzac ses procédés pour écrire un dialogue (et notamment ses verbes de parole) : lisez des passages sur Wikisource ! (ici)