Le texte de votre L.A. :

Pour vous aider dans votre lecture du chapitre :

  1. Dans le chapitre qui précède ("De la modération"), Montaigne a longuement décrit l'horreur des sacrifices effectués chez les Indiens ("toutes leurs Idoles s'abreuvent de sang humain, non sans divers exemples d'horrible cruauté" mais elle est mise sur le même plan que la cruauté des pratiques religieuses qui "ici" consistent à "gratifier au  Ciel et à la nature  par nostre massacre et homicides."
  2. Pour préparer le lecteur à considérer les Indiens d'un autre point de vue, Montaigne prend du recul, aussi bien historique (Pyrrhus) que géologique (description des changements topographiques opérés entre continents ou sur les rives de la Dordogne). Le changement de point de vue du lecteur doit aussi ne pas être gêné par un filtre qui serait l'opinion, le point de vue, de la personne qui témoignerait sur les Indiens. C'est pourquoi Montaigne évoque son homme de confiance assez simple pour ne pas gloser sur la narration de son voyage chez les Indiens.
  3. Le monde est donc en mouvance perpétuelle, ainsi doit procéder notre réflexion. Si on appelle "barbarie ce qui n'est point en son usage", la désignation de barbarie chez l'autre procède donc d'une ignorance ou d'une méconnaissance de l'Autre : il faut donc connaître l'Autre (par le dialogue or Montaigne a justement un interprète qui fait mal son travail). C'est ainsi qu'il décrit les mœurs des "sauvages" au milieu du chapitre.

Pour vous aider à comprendre l'extrait (pp. 31-32), voici une présentation réalisée par Mme Duret pour ses élèves (clic ! dans le lien) :