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Lettre pour Paula Giusti

dans la catégorie première 8

Cher Paula Giusti, je m'appelle Lucas, j'ai assisté à la puce " Le Revizor". Si je vous fais part de ce message c'est d'une part pour donner mon avis mais également pour obtenir quelques réponses car je ne vous cache pas que je n'ai pas tout compris et étant de nature curieuse je suis dans l'impasse et contraint de vous demandé de m'aider pour mieux détailler la pièce.

Je vous remercie d'avance d'en prendre connaissance 

    

       Le 19 Novembre dernier, j'ai assité à votre mode en scène au centre culturel à Taverny.

Avant de venir assister à votre pièce, je ne m'étais absolument pas renseigné sur cette pièce pour pouvoir gardée la surprise une fois que la pièce aurait commencé. C'est chose faite, votre mise en scène à su largement se démarquer des autres mises en scène par le biais du Pantin, des costumes, des personnages et du décor que j'aimerais avec vous développer. 

Dés l'ouverture du rideau, la pièce à commencé fortement, c'est à dire avec l'apparition de 5 personnages sans réelle introduction. Le spectateur n'a donc pas le temps de se plonger dans l'histoire et de s'imaginer la scène en quelques secondes grâce aux tenues des personnages et par les décors. Le spectateur doit alors se concentrer sur les dialogues et être attentif à ce qu'il se dit. De plus ce personnage masculin, si je ne m'abuse est joué par une femme. Pourquoi avoir pris cette décision? Je pense que ce n'était pas un bon choix car le spectateur n'a pas le temps de prendre connaissance de l'histoire que déjà il se pose la question "est ce que homme ou bien une femme?" 

Vos personnages sont également géniaux, ils apportent du suspens et représentent à merveille votre pièce. Vos choix ont été très judicieux sur leurs costumes car ils sont énormément caricaturés ce qui permet selon moi de renforcer l'argumentation. J'ai assisté par la suite à la mise en scène de Jean Louis Benoît et sa compréhension n'était pas prise au sérieux puisqu'ils n'avaient pas aidant de maquillage, ni de gros nez. Ils avaient simplement un gros ventre.

Votre mise en scène du Revizor animé par un pantin lui même animé  par la Vagabond qui était un énorme risque puisque ce rôle était sur un' personnage primordial alors que sur la scène originale, le Revizor est joué par un homme. L'homme permet ainsi de donner plus de vie à la scène qui permet de dynamiser la scène. En prenant le risque de faire jouer un pantin vous vous êtes exposée à une scène monotone et bien non, le pantin a permis d'ajouter un registre comique et ainsi encore caricaturé et appuyer le fait que la ville avait tellement de chose à se reprocher qu'ils avaient  fait n'importe quoi pour éviter cela. 

J'aimerais également en savoir un peu plus sur le choix de votre décor qui était à nouveau différent de la scène de Jean Louis Benoît car la scène est bien défini, par contre il n'y a pas beaucoup de détails marquant mais les murs sont gigantesques et bien marqués. Votre décor était selon moi trop petit. Il y avait trop d'espace entre le jardin et la cours de la scène. Le décor comprenait la lumière. chez vous la lumière était classique, il n'y avait pas vraiment de jeu de lumière, ce choix était justement judicieux car on pouvait avoir un ensemble de la pièce mais malheureusement cela était légèrement maladroit. J'aurais aimé voir plus d'éclairage sur les personnes qui parlaient. Cela aurait pu être intéressant. En élément extérieur de la scène il y avait également le jardin ( où se situe le musicien.) Sur ce point là je n'ai absolument aucun reproche, c'était vraiment exceptionnel. Dans la mise en scène de Le Revizor façon orientale qui est particulièrement originale de par leur façon de jouer mais également par le biais du décor ainsi que les costumes que je vous parlerai par la suite. La musique choisie était tout simplement parfaite, elle permettait d'ajouter beaucoup de suspense et également de ne pas laisser de moment sans sons et enfin permettait d'occuper les spectateurs pendant les changements de scène. 

 Venons aux costumes qui selon moi étaient une bonne idée car les costumes apportait un sens réel à la pièce puisqu'a cette époque la corruption était un sujet tabou, les costumes rajoutaient du sérieux et augmentait le suspens et l'argumentation tandis que la mise en scène de Michel Desoteaux leurs costumes étaient bien plus modernes ( année 2000 au moins ) et cela ne m'a pas du tout emballé car cela ne rendait absolument pas un sens sérieux à la pièce. On pensait plutôt à une simple scène de théâtre sans pour autant dénoncer un sujet t'avoir.

Je vous remercie d'avoir pris connaissance de ma lettre. En attente d'une réponse dans les plus brefs délais, je vous pris de croire en mes salutations les plus distingués. 

                                      Cordialement, Lucas


Lettre Paula Giusti

dans la catégorie première 8

Sanchez Romain                                                                                                                                                                                                                                                 à Paula Giusti et sa troupe
                                                                                                                                                                                                                                                                                               Taverny (95)                                                                                                                                                                                                                                                                            27 Novembre 2015 à 21h

                                                                                                                                                                                                                                            

                                                                                                                           Chère Paula Giusti et sa troupe

  J'ai assisté à votre représentation de " Le Révizor " de Gogol le 27 Novembre à 21h et je vous écris cette lettre pour vous faire part de mes impressions sur votre pièce. Tout d'abord, moi qui ne suis pas un grand fan du théâtre, j'ai décidé d'aller voir votre pièce après avoir entendu de bons échos sur cette dernière mais j'ai été très déçu, je m'explique :
  Dès le début de la pièce, j'ai trouvé que ça allait trop vite, à peine la pièce commencée que j'étais déjà perdu. On recevait plein d'informations, certaines qui étaient claires et que l'on comprenait et d'autres beaucoup moins. A mon goût,je pense qu'il manquait une petite introduction de l'histoire pour bien comprendre le sens de l'histoire et les personnages.
  Un autre point qui m'a déçu, c'est les décors. Je les ai trouvés un peu trop simplistes et que sur cette petite scène, cela la rendait trop chargée. A part un lit, un canapé et des portes il n'avait pas grand chose de spécial comme d'autres pièces que j'ai pu voir.
  J'ai pu voir des extraits de cette même pièce sauf que le metteur en scène était Michel Dezoteux et j'ai trouvé que son rendu était meilleur, la pièce était moderne, il y avait beaucoup de couleurs, la scène était plus grande et les décors étaient beaucoup mieux.
  Néanmoins, il y a quand même des choses que j'ai appréciées comme la mise en musique de la pièce, la personne qui s'occupait de jouer tous les sons a été très forte et je tiens à le remercier car cela ne devait pas être facile de jouer de plusieurs instruments avec un bon timing à chaque fois.
  Au niveau des acteurs, ils ont tous très bien joué, on ressentait bien leurs émotions, il n'y a pas eu d'erreurs de texte. Un autre point fort que j'ai noté, c'était au niveau des costumes. Le faux nez sur tous les personnages était très bien réalisé et c'est un peu ce qui fait l'originalité de Paula Giusti sur cette pièce. Les costumes des personnages étaient relativement corrects mais j'ai trouvé une autre pièce dont je ne connais pas le nom du metteur en scène où les personnages étaient représentés d'une façon différente, ils étaient vêtus de grands manteaux en fourrure et cela faisait un rapport direct avec les pays de l'est.
  Pour conclure, le fond de la pièce ( l'histoire ) ne m'a pas plu du tout mais j'ai beaucoup aimé les acteurs, les costumes...
                                                                                                                                                                                                                                                                                                      Romain


Lettre à Paula Giusti

dans la catégorie première 8

Chère Madame Giusti ,

Vue mon attirance envers la pièce "Revizor" je suis allé voir de nombreuses mises en scène différentes qui m'ont fait découvrir des idées de mises en scènes différentes de celle que j'aurais imaginées.
Heureux d'avoir assisté à votre représentation , je vous écris cette lettre pour vous faire part de mes ressentis envers votre pièce.

Votre pièce m'a agréablement plu mais quelques détails m'ont un peu dérangé .
En effet le décor n'était pas celui que j'avais imaginé .
Il était d'une nature simple et sans artifice. Pourtant dans la mise en scène du Théâtre kolyada , il y a un nombre inconsidérable de tableaux , d'objets en tous genre mis n'importe où , rien n'est bien rangé . Cela pour faire un rapport avec la vie aussi folle et mal organisée de cette province de Russie.

Je vais faire un point sur ce pantin qui incarnait  à ce que j'ai compris le faux inspecteur .
Servi ici par une marionnette qui ne prend jamais vraiment vie, le rôle pourtant central perd de son essence et ne parvient pas à provoquer l'empathie donc l'intérêt du public. C'est seulement lorsque le comédien en charge du Révizor  qui est censé être son assistant, joue sans plus avoir à le manipuler que les scènes retrouvent de l'énergie. Certes on comprend l'idée mise en œuvre mais l'on n'est ni touché ni émus, ni vraiment amusé de voir tous ces comédiens se prendre à ce jeu si grossier.

Cependant il y a aussi la musique qui est à mon gout sans vie, or les personnes sont excitées et courent partout, dans le contexte de leur vie tout va mal, il l'aurait fallu une musique au rythme plus entraînant et énergique.
La musique nous laisse nous laisse sur notre fin et vous endort pour la plupart du spectacle.

Puis il y a cette femme qui incarne le bourgmestre qui est perturbante à mon égard. Pourquoi une femme ? Alors qu'un homme aurait très bien pu faire l'affaire. De plus l'actrice parle vite et n'articule pas, elle mache ses mots. Ce qui nous décroche assez rapidement de la pièce car on ne comprend pas ce qu'elle dit . L'idée est originale mais déstabilisante. C'est la première pièce où je vois une femme jouer ce rôle contrairement à la mise en scène de Michel Dézoteux

Je vous remercie, d'avoir prêté attention à mon avis sur votre pièce et je vous prie de recevoir Madame mes respectueuses salutations     

  


UN COEUR SIMPLE-Laure

dans la catégorie seconde 9

    J’ai choisi de lire un cœur simple de Flaubert. Ce livre fait partie du recueil Trois contes composé de trois nouvelles parues en 1877. Un Cœur Simple est une nouvelle réaliste qui résume la vie de Félicité,  une  jeune femme sans éducation ayant eu une enfance difficile qui n’a pas eu d'autre choix que de servir la famille d'une bourgeoise, Madame Aubain mère de deux enfants,Paul et Virginie. Félicité  est une servante modèle,suite à une déception amoureuse elle a commencé à servir cette famille depuis l’âge de 18 ans.  Elle se voue complètement a cette famille, et s'attache particulièrement aux enfants. félicité est pleine de gentillesse elle ne pense qu'au bonheur des autres jusqu’à oublier son propre bonheur.

    Je n'ai pas tellement apprécié le fait qu'il y ai autant de descriptions. Et le coté triste de l'histoire m'a fortement déplu. Elle perd tous les êtres qui lui sont cher, les seules personnes faisant partie de sa pauvre vie.

    En conclusion ce livre m'a semblé un peu monotone car le quotidien de félicité n'est pas passionnant mais c'est peut être ce que l’auteur a voulu faire, réaliser une nouvelle sans beaucoup d'actions pour nous faire ressentir à quel point la vie de félicité est plate et sans intérêt.


Critique : Un coeur simple de Flaubert par Calypso.

dans la catégorie seconde 9

Le livre Un cœur simple de G. Flaubert parle d'une servante, Félicité qui consacre sa vie au service de Mme Aubain.
J'ai apprécié cette œuvre car dans ce livre, on ressent les émotions de Félicité : elle est dévouée, sensible, aimante et elle donne beaucoup d'elle même. Ce que je n'ai par contre pas trop aimé c'est lorsque sa mort est arrivée et qu'elle voit l'ombre de son défunt perroquet, je trouve que c'était trop prévisible. Je sais bien que cette critique n'est pas très longue, mais je ne sais pas quoi dire de plus, après tout, quand on aime un livre, nous n'avons rien à dire !


Critique Littéraire , Un Coeur Simple par Naila

dans la catégorie seconde 9

Je viens de terminer la lecture d’un  livre que j’ai beaucoup aimé. Il s’agit d’Un Cœur Simple de Gustave Flaubert. Ce livre est assez court (une centaine de pages environs), il a été publié en 1877.Gustave Flaubert a écrit plusieurs livres, dont Madame Bovary et Bel Ami  que j’ai déjà lu    .

 

Le roman que j’ai choisi de lire est  la dernière œuvre du livre les Trois contes. Un Cœur Simple est une nouvelle réaliste qui résume la vie de Félicité,  une  paysanne sans éducation qui n’a eu de choix que de servir une veuve endettée de la bourgeoisie de Pont-l'Evêque, Madame Aubain mère de deux enfants (Paul et Virginie).  Elle s’abdique complètement au service de cette famille, et s'attache plus particulièrement aux deux enfants. Félicité  est une servante modèle, elle a commencé à servir cette famille depuis l’âge de 18 ans suite à une déception amoureuse.

 Paul va quitter la maison pour poursuivre ses études. Le temps passe et elle perdra successivement tous ceux qu'elle aime : Virginie, son neveu Victor, son perroquet  Loulou et sa maitresse, Mme Aubain. Elle finit sa vie seule, dans sa chambre insalubre. Ayant contracté une pneumonie, elle meurt le jour de la Fête-Dieu, heureuse de retrouver au Paradis son perroquet qu'elle assimile au Saint-Esprit.

 J’ai  globalement été divisée à la lecture de ce livre pour diverses raisons.J’ai trouvé  qu’Un Cœur Simple est un livre monotone dans lequel il y’a peu d’actions, on passe de l’enfance jusqu’à la mort de Félicité, sans rebondissements ce qui peut être ennuyeux. Néanmoins  je me suis attaché à la personne qu’est Félicité elle a de belles qualités humaines, c’est une femme dévouée, spirituelle, timide et humble malheureusement trop humble pour avoir sa propre vie et faute d’avoir celle-ci, elle goute à la vie des autres. Elle montre un dévouement immense  quasi surhumain mais malgré son altruisme elle ne récolte que de l’ignorance ce qui est pour moi un gâchis.

J’ai apprécié le réalisme des descriptions dans le livre par lequel on pouvait bien imaginer le cadre des scènes.

 Félicité avait la meilleure des intentions dans tous ses efforts religieux, mais son cœur simple et son intelligence limitée ne lui permettaient pas de comprendre des notions plus complexes et abstraites. Elle a reçu l’animal de compagnie , son perroquet Loulou comme cadeau, et lui ouvre son cœur immédiatement. Avec Un Cœur Simple, Flaubert nous montre  des chemins  nouveaux dans la compréhension de la simplicité d’esprit présente chez certains êtres et des supposées vertus bourgeoises.  J’aurais aimé voir une sorte d’évolution dans l’environnement de Félicité.

 J’ai décortiqué le titre du livre Un Cœur Simple et je suppose que le mot cœur signifie l’attachement et l’amour qu’a Félicité et le mot simple veut dire le naturel et la stupidité de Félicité.

 Pour conclure j’ai trouvé le récit court, sombre, mélancolique mais qui a le mérite d’être précis sur les détails de  la vie quotidienne de Félicité dans la Normandie du 19ème siècle, ainsi que sur la structure sociale de l'époque;

Les personnages sont bien appropriés mais peut être manquent un peu de nuances.

Une histoire sérieuse et triste qui nous plonge dans tout un univers médiocre.

                                                                                                                                          Naila ILLIKOUD

                                                                                                                                               

 

                                                                                             

Critique littéraire sur Un Coeur simple de Gustave Flaubert par Naëla

dans la catégorie seconde 9

Un coeur simple fait partie du recueil "Trois Contes" composé des trois nouvelles de Gustave Flaubert parues en 1877.

La vie simple et pieuse d'une jeune servante appelée Félicité est retracé dans cette nouvelle. C'est une jeune femme qui n'a pas eu une enfance heureuse, elle a été recueillit par un fermier suite à la mort des ses parents. Elle a été déçu par l'amour, elle devait se marier avec Théodore mais appris que celui s'était marié avec une vielle femme riche. Elle se fit employer par Mme Aubin une veuve de Pont-L'Evêque, elle se voua à cette famille.

Je n’ai pas forcément apprécié ce livre qui est assez ennuyant car tout au long du livre on suit le quotidien d’une simple servante. J’ai trouvé qu’il n’y avait pas assez de rebondissement mais d’un côté le livre ne peut pas être passionnant en racontant la vie d’une servante honnête et digne qui accepte sa triste vie et le peu de chose qu'elle a.                                                                                                                                                                                                                                                                                   Néanmoins le personnage de Félicité a retenu mon attention car son attachement et sa vocation aux enfants de sa maîtresse comme si c’était ses propres enfants (on le voit dans le passage avec le taureau, elle a failli se sacrifier pour la famille) montre sa bonté et son honnêteté.On a l’impression qu’elle essaye de combler son manque d’affection avec un amour maternel qu’elle porte a Virginie et Paul (les enfants de Mme Aubin) et a son neveu Victor, elle est très généreuse avec lui et de même lorsqu’elle retrouve sa soeur.              Elle porte un amour désespéré à un perroquet destiné a Mme Aubin qui lui donna par la suite, elle ira jusqu’à l’empailler et le laisser dans sa chambre, elle ne se remet pas de cette perte. Il y a un amour religieux, qu’elle pratiquait avec Virginie, qui est un peu comme un dernier recours car tous ses proches meurent tour à tour : Virginie, Victor, Loulou son perroquet puis sa maîtresse Mme Aubin. Elle a été très affectée par la mort de Virginie et Victor donc elle s’accroche à un amour religieux pour garder comme une sorte de lien entre elle et les défunts. Elle se rapprocha de Mme Aubin à la mort de Virginie, elle la consola malgré qu’elle ne soit pas très reconnaissante envers son dévouement.                 Félicité deviendra sourde, aveugle puis décédera d’une pneumonie. L’amour religieux l’amena quand même à confondre le Saint-Esprit et son perroquet au moment de sa mort.

Tout cela fait quand même d’elle un personnage assez attachant car elle ne se plaint pas de sa vie qui n’est pas très agréable et se contente de ce qu’elle a et est assez heureuse.

 Le récit n’était pas très long ce qui est un point positif car j’ai eu plus de facilité à le lire et cela m’a permis de ne pas décrocher. Cependant, j’ai trouvé qu’il y avait trop d’annotations ce qui nous oblige a coupé très souvent notre lecture pour comprendre le sens de certains mots qui sont soutenus.

Pour conclure, j’ai moyennement apprécié ce livre.

   Naëla


critique littéraire : Bel ami Clara PEIGNEUX

dans la catégorie seconde 9

Le roman de Guy de Maupassant, Bel Ami, raconte l'histoire d'un jeune homme sans fortune ni talent particulier mais ambitieux qui va, grâce à la séduction, entre autre, gravir tous les échelons de la société parisienne de la fin du XIXè siècle.

Je trouve que Maupassant décrit bien cette société avec des détails très précis sur les lieux parisiens tels que les Folies Bergères ou le Parc Monceau. Il traite aussi beaucoup de sujets d'actualité comme celui sur la colonisation même si  les questions politiques et économiques sont parfois trop présentes. De plus les personnages sont conformes à l'époque, notamment les hommes, qui sont décrits comme des êtres  hautains et avides de pouvoir semblables à Georges Duroy. Ce personnage m'a d'ailleurs assez déconcerté. En effet, ces sentiments à l'égard de Mme de Marelle semblent sincères et pourtant ils sont démentis par son attitude égocentrique et par son ambition qui m'ont empêcher de m'attacher a ce personnage.

J'ai, au contraire, apprécié le personnage de Mme Forestier qui apparaît comme une femme moderne pour l'époque. En effet, elle travaille, fume, c'est une femme de pouvoir qui n'hésite pas, par exemple, à imposer ses conditions à Duroy lors de leur mariage. Cependant les conséquences de son adultère montrent que la place des femmes à cette époque était bien inférieure à celle des hommes. D'ailleurs l'attitude de Mme Walter me semble très dégradante. C'est une femme soumise dans une situation quasi désespérée face à l'attitude de Bel Ami et qui finit par perdre toute dignité. Ce trait de caractère se retrouve à plusieurs reprises dans le roman, les femmes sont souvent présentées comme des êtres stupides et naïfs ce qui m'a déplu.

Enfin j'ai trouvé certains passages du roman un peu sombres et pessimistes plus particulièrement le personnage de Norbert de Varennes. Les passages concernant l'argent de Duroy et la question quotidienne de son utilisation sont, selon moi, trop présents et deviennent ennuyeux

Je ne pensais pas rentrer aussi facilement dans ce récit et, en dépit de ces quelques remarques, c'est un roman qui m'a plu car la critique de la société qu'il en fait nous permet de mieux comprendre la vie à cette époque.


Critique littéraire - Un cœur simple, Flaubert par Laëtitia LAPP

dans la catégorie seconde 9

J'ai été très touchée par ce livre, malgré la lecture du résumé qui ne m'a pas spécialement donné envie de le commencer. Mais petit à petit, je me suis attachée au personnage de Félicité, une femme simple avec un grand cœur, qui n'attend jamais rien en retour. Après avoir vécu une enfance difficile et une déception amoureuse, elle fera la rencontre de Mme Aubain et deviendra servante pour sa famille. Elle s'occupera de ses enfants, Virginie et Paul, avec beaucoup d'amour et d'attention.

Seulement, la famille dont elle s'occupe va se réduire au fil du temps, avec en premier le décès de Virginie, causé par une pneumonie. Mme Aubain, étant accablée par cette nouvelle, se rapprochera de Félicité avec qui elle avait pourtant été très distante depuis son arrivée ; elles se soutiendront moralement.

Plus tard, Félicité devient sourde et se fait offrir un perroquet par sa maîtresse qui voulait s'en débarrasser. Elle est en totale admiration pour cet oiseau qu'elle a nommé « Loulou » et reporte toute son affection sur lui. Puis arrive la mort de l'oiseau, qu'elle fera empailler et qu'elle considérait comme le Saint-Esprit.

À la mort de Madame Aubain, Félicité se retrouve dans cette grande maison désormais vide, avec comme seul compagnie le perroquet pour veiller sur elle jusqu'à la fin de sa vie...

J'ai ressenti de la compassion pour ce personnage tout au long du livre car elle voit mourir toutes les personnes autour d'elle et son seul ami est un perroquet. Elle est la gentillesse incarnée, elle aime les êtres pour ce qu'ils sont et non pour ce qu'ils représentent. Elle vit pour les autres et ne pense jamais à elle.

Le point négatif pour moi dans cette nouvelle est que le personnage de Félicité n'évolue pas dans le temps. Son personnage reste bloqué dans la routine de la famille Aubain.

En conclusion, j'aurais aimé que la personnalité de Félicité soit plus approfondie, et que cette nouvelle soit plus longue. Je considère que 95 pages ce n'est pas assez pour bien connaître un personnage, c'est trop bref.


UN COEUR SIMPLE DE FLAUBERT PAR JEANNE MERCEREAU

dans la catégorie seconde 9

J'ai choisi de lire Un cœur simple, qui est la dernière œuvre publiée pas Gustave Flaubert de son vivant. Elle a d'abord été publiée en feuilleton, puis éditée en volume le 24 avril 1877 avec deux autres récits sous le titre Trois contes, mais ce serait plutôt une nouvelle réaliste. Dans cette nouvelle Flaubert retrace la vie de Félicité, une jeune femme simple de la campagne déçue par l’amour qui entre au service de Madame Aubain, une veuve de Pont l’Evêque.

J’ai, dans l’ensemble, apprécié cette nouvelle parce que le récit n’est pas trop long (80 pages environ) et facilement compréhensible bien que ce soit un autre langage qui est employé par Flaubert.

Parmi les différents personnages du récit, celui qui a le plus retenu mon attention est Félicité, personnage principal de cette histoire. Bien que présentée comme un peu sotte, on la découvre capable d’aimer. Elle réunit toutes les qualités que doit réunir une bonne domestique et c’est ce qui fait que Félicité reste auprès de la famille tout au long de l’histoire et jusqu’à sa propre mort. L’attachement qu’a Félicité envers les enfants de sa maîtresse, le fait qu’elle s’occupe d’eux comme elle le ferait pour ses propres enfants, peut-être pour combler un manque affectif, l’a intégrée dans cette famille. Cette jeune femme est même prête à se sacrifier pour eux, cela est marquant lors du passage avec le Taureau. Elle n’a jamais été critiquée pour son travail, c’est une jeune fille courageuse, qui travaille très durement et exigeante envers elle-même. Quand elle retrouve sa sœur et son neveu, elle est très généreuse avec eux. Elle s’investit dans ce que les autres ont mais qu’elle n’a pas (une vraie vie de famille par exemple). Au final la seule véritable histoire d’amour  qu’elle aura connu avant sa mort sera son adoration pour Loulou, le perroquet qu’elle ira jusqu’à faire empailler pour ne jamais le quitter. Cela m’a à la fois touchée de voir qu’elle était désespérée à ce point-là mais également amusée parce que c’est un peu ridicule d’adorer autant un oiseau !

Cependant j’ai moins aimé le côté assez sombre et triste de cette histoire, par exemple l’évolution peu flatteuse de Félicité et le fait qu’elle soit présentée aussi sotte et peu intéressante. J’ai trouvé qu’elle n’avait pas d’échappatoire à sa tristesse : chaque personne à laquelle elle s’attache et qui la comblent d’un peu de bonheur meurt ou s’en va. J’ai trouvé que les morts s’enchaînaient trop rapidement avant  d’avoir pu en découvrir d’avantage sur les personnages.

Madame Aubain, la maîtresse de Félicité n’est pas très reconnaissante envers Félicité malgré son dévouement, bien qu’elle ait été intégrée dans cette famille depuis des années (elle y restera en tout un demi-siècle). Elle est également peu empathique notamment lorsque Victor, son neveu, décède, comparativement aux longues heures que Félicité passe à tenter de consoler sa maîtresse à la mort de Virginie alors qu’elle est tout autant touchée.  

Il y a deux personnages que je n’ai vraiment pas appréciés : tout d’abord Théodore, beau parleur et séducteur qui lui promet beaucoup de choses, et ne lui donne rien, il va même jusqu’à la trahir en épousant une riche vieille femme pour éviter la conscription. Ensuite la sœur de Félicité qui lui confie son neveu uniquement par intérêt m’a extrêmement déplu : c’est une femme profiteuse du peu que Félicité possède et ingrate, elle ne la remercie jamais.

En conclusion ce livre m’a semblé plat, sans aucun événement qui sorte du quotidien de la jeune femme, en effet sa vie est si monotone qu’il n’aura fallu que 80 pages à Flaubert pour raconter 50 ans de sa pauvre existence.  


Jeanne.M

 

 


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