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15 mars 2010

Promethean s'inspire

Chez Promethean, on a fait des choix clairs : orange à tous les étages et pas de technologie tactile. Commençons par le tableau lui-même sur lequel j'ai formé plusieurs dizaines de collègues, c'est un objet très agréable, la surface très lisse offre un bon support de projection et les stylos, qui fonctionnent sans piles, sont légers et précis. On a vite un sentiment de confiance et on clique sans avoir peur de rater sa cible et de faire choux blancs.

Paranoia, http://www.flickr.com/photos/katiew/320161805/

Comme chez tous les autres constructeurs, Promethean propose des vidéo projecteurs à très courtes focales, des hauts-parleurs, des systèmes réglables en hauteur, rien de bien original. C'est surtout le logiciel qui retient l'attention et comme toujours c'est lui qui fait ou non la différence. Active studio m'a fait grande impression quand je l'ai découvert, une gamme très impressionnante d'outils, une reconnaissance d'écriture efficace, un graphisme soigné, la règle et le compas.

Mais c'est à l'usage que l'on peut juger de leur efficacité et devant les élèves qu'on s'aperçoit des détours et des clics inutiles que l'outil nous impose : toutes les irrégularités de parcours deviennent patentes. En formation, face aux attentes et aux questions des collègues certains choix laissent perplexes. Je n'en donnerai que deux exemples :

  • un clic droit sur un bouton de la barre d'outils déclenche en général l'apparition d'une boite d'aide. En général, parce ce qu'un clic droit sur le bouton du marqueur donne accès aux outils de dessins géométriques. Pourquoi ce choix et pourquoi associer deux actions différentes à un même geste ? On pourra toujours dire qu'il reste possible de modifier sa barre d'outils pour disposer d'un outil « dessins géométriques », là n'est pas le problème. Ce qui m'étonne pour ne pas dire plus, c'est de découvrir de telle aberrations d'ergonomies sur des logiciels
  • autre aberration : le parcours incroyable qu'il faut faire lorsqu'on utilise la galerie de ressources. Un clic à droite dans la barre d'outils : apparition de la galerie à l'opposé du tableau. Un clic dans la galerie : ouverture d'un volet à droite de la galerie de gauche... On a le sentiment de faire un exercice de wii-fit devant les élèves et on se demande pourquoi il a fallu placer ces trois objets à trois endroits différents et aussi pourquoi aucun de ces outils n'utilise le lexique graphique habituel de nos interfaces, ni les menus, ni les icônes.

Depuis ces premières impressions, il y a eu l'arrivée d'une nouvelle version du logiciel, « active inspire » que j'ai eu l'occasion de tester tout récemment avec des collègues. C'est nettement mieux, plus cohérent, on sent qu'on a passé du temps pour remettre un peu d'ordre. Il reste pourtant des choses gênantes, une confusion dans le vocabulaire et des complications inutiles : pourquoi y a-t-il un bouton « création » et un bouton « mode création » ? pourquoi répartir les objets dans des couches et offrir des boutons qui ne permettent pas à un objet de passer d'une couche à une autre ? On garde aussi une inutile redondance, avec un « paperboard de bureau » et un « paperboard » qui restent séparés et empêche l'utilisateur de naviguer facilement entre son environnement et son cours ? Tout cela fait d'active inspire un logiciel puissant, performant, mais dont la prise en main est longue et qui conserve des pesanteurs et beaucoup de fonctions inutiles. Finalement, on a besoin d'outils simples, rapides, qui laissent toute la place au cours.

Photo par Katiew (http://www.flickr.com/photos/katiew/320161805/)