Séances numériques

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20 mai 2009

TNI : des tableaux qui ne soient pas écrans

Mon premier contact avec les tni date d'il y a trois ans. C'était un contact particulier : je devais animer un stage sur l'usage du tni en classe. Je n'avais jamais utilisé un tni en classe - il n'y en avait pas en lycée - et j'avais potassé le plus possible pour construire un cours qui puisse donner quelques pistes concrètes aux stagiaires. C'était aussi mon premier stage comme formateur tice, la première fois que je devais animer un cours avec des collègues et non de grands enfants. Bref, ça faisait beaucoup de premières fois et j'avais le sentiment d'essuyer les plâtres... Ça ne s'est pas mal passé, j'ai tout de suite trouvé des collègues très intéressés, intrigués, curieux, voyant vite ce qu'on pouvait faire avec cette surface blanche dans laquelle on pouvait tout faire entrer, tout enregistrer, tout manipuler, si vite, si bien.

Cette année, j'ai animé des formations TNI sur presque tous les modèles : promethean, smart et hitachi, dans cinq établissements, une bonne centaine de stagiaires. J'ai un tableau dans ma classe, il y a des tni dans tous les collèges de mon bassin : tout est allé très vite de sorte que j'ai eu l'envie de mesurer un peu le chemin parcouru par l'outil depuis mes premiers pas. Soyons honnête, les évolutions sont décevantes. Certes, on a généralisé les vidéo-projecteurs à courte-focale, on y gagne un grand confort d'utilisation, mais l'essentiel reste trop souvent négligé. Et l'essentiel dans un TNI, c'est le logiciel qu'on manipule : ce n'est pas le tout d'avoir en main un craie qui ne fait pas d'ombre sur le tableau, si l'on doit sans cesse s'interrompre pour sélectionner, cocher, cliquer, si l'outil nous freine, s'il fait écran, à quoi bon ? Les défauts dans l'ergonomie des logiciels des tableaux numériques sont parfois si patents qu'on se demande s'ils ont fait l'objet d'une étude, d'une réflexion et même d'une simple série de tests. En formation ces défauts sautent aux yeux : six heures de rang devant des stagiaires à la fois novices en TNI et experts en tableau-graphie, tout ce qui ne tombe pas sous la main, tout ce qui impose un détour au pointeur ou à l'esprit, tout cela agace et fait penser qu'il y a du pain sur la planche.

On peut imaginer que la généralisation des interfaces à touchers multiples permettra de gagner en efficacité, on pourra zoomer, tourner, faire défiler, sans chercher le menu ou le bouton adapté, mais il ne faut pas que cette technologie fasse passer au second plan l'autre enjeu en termes d'ergonomie qui est de proposer à l'utilisateur un vocabulaire visuel cohérent dans les logiciels et de ce côté-là, il y a encore beaucoup à faire. Pour commencer, je me propose de faire le point, logiciel par logiciel.