Depuis plusieurs années, notre piège photographique enregistre des image de cet animal qu'on dit solitaire... mais pas tant que ça.

Voici un résumé de notre histoire avec les blaireaux :

 

  • Tout d'abord le podcast :  ICI

 

  • Et maintenant en vidéo :

 

Mais revenons au début.

Commençons par nos images proche d'une souille de sanglier :

Au début, nous observions sur les images des chevreuils, des sangliers... mais nous avons eu la chance d'observer un blaireau. En fait, à ce stade, nous ne savons pas encore s'il y a un ou plusieurs blaireaux. Difficile de les reconnaître.

Nous avons donc cherché et fini par trouver sa blaireautière pour y installer notre piège photographique... Elle se situait à 200 mètre de là.

Mais revenons en arrière pour découvrir qui est vraiment le blaireau (sources Wikipédia + classe).

 

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Le Blaireau européen, parfois désigné sous le nom de Blaireau commun, ou plus rarement sous la dénomination traditionnelle de Taisson, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des mustélidés (gloutons, martres, putois, loutres, belettes, visons, …) 

Très reconnaissable à son aspect trapu et court sur pattes, ainsi qu’aux bandes longitudinales noires qu'il porte sur sa face blanche, il s’agit d’un animal fouisseur (il creuse), capable de construire de vastes galeries « familiales ».

C’est aussi la deuxième plus grosse espèce de Mustélidés d'Europe après le Glouton. il peut atteindre 70 cm de long, pour 25 à 30 cm au garrot et jusqu'à une vingtaine de kilogrammes (12 kg en moyenne). Il possède 34 dents. Cette espèce vit potentiellement dans presque toute l'Europe du Nord et de l’Ouest (ailleurs dans le monde également) => jusqu'à 2 000 m d'altitude en France.

La femelle est appelée « blairelle » et les petits « blaireautins ». 
La tanière du blaireau est désignée sous le nom de « blaireautière » ou « taissonnière », d'où dérive d'ailleurs le mot tanière. 
Le blaireau européen se rencontre dans les forêts feuillues et mixtes, les clairières, les bosquets, les pâturages, y compris les maquis méditerranéens. Il s'est adapté à la vie dans les zones périurbaines et les parcs en milieux urbains. En zone montagneuse, il peut vivre jusqu'à 2 000 m d’altitude.

 

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Physionomie : caractéristiques physiques

Les blaireaux européens sont des animaux bien bâtis, avec une petite tête, un cou épais et court, un corps trapu avec une forme cyllindrique et une queue courte. 

  • Ils posent le sol avec la paume de leurs pattes et leur démarche est plantigrade (comme l’homme). 
  • Ses paumes sont étroites et pourvus de cinq doigts chacun. 
  • Les membres sont courts et massifs, avec la partie inférieure des pattes dépourvue de poils. 
  • Les griffes sont solides, allongées et à extrémité obtue, ce qui renforce leur capacité d’excavation (de creusage) plus aisée. Ces griffes ne sont pas rétractiles (pas comme les chats), et celles des pattes postérieures (celles de derrière) s’usent avec l’âge. Les blaireaux âgés ont parfois leurs griffes postérieures presque complètement abîmées. 
  • Leur museau, utilisé pour creuser et explorer, est musclé et flexible. 
  •  Les yeux sont petits et les oreilles courtes, terminées par une pointe blanche. 
  • Des vibrisses (poils qui permettent à leur porteur de transmettre le sens du toucher et de détecter le mouvement dans son environnement proche.) sont présentes sur le museau et au-dessus des yeux.
  • Les mâles ont généralement une tête plus large, un cou plus épais et une queue plus étroite que les femelles, lesquelles ont une silhouette plus élancée, une tête plus étroite et moins bombée et une queue plus touffue. 
  •  Le tube digestif des blaireaux est plus long que celui des renards roux, reflet de leur régime omnivore
  •  Les deux sexes ont trois paires de mamelles, mais elles sont plus développées chez les femelles. 
  • Les adultes mesurent 25 à 30 cm au garrot, 60 à 90 cm de longueur pour le corps, 12 à 24 cm de longueur pour la queue, 7,5 à 13 cm de longueur de la patte postérieur et 3,5 à 7 cm de longueur des oreilles. 
  •  Les mâles dépassent légèrement les femelles en taille, mais peuvent être beaucoup plus lourds. Leur poids varie selon les saisons, augmentant du printemps à l’automne et atteignant un pic juste avant l’hiver. En été, les blaireaux européens pèsent généralement 7 à 13 kg et 15 à 17 kg en automne (le plus lourd observé faisait 27 kg).
  •  En moyenne, le blaireau européen est le deuxième plus grand mustélidé terrestre, après le glouton. 
  •  Bien que leur odorat soit très développé, leur vision est monochromatique, (vison en noir et blanc avec peu de nuances). Seuls les objets en mouvement attirent leur attention.
  •  Leur audition n’est pas meilleure que celle des humains.
  •  Des glandes à phéromones sont présentes sous la base de la queue et autour de l’anus. 
  • Pelage => Peau de blaireau, les marquages contrastés du pelage servent à avertir les prédateurs plutôt qu’à camoufler, car ils sont visibles la nuit.
  • En hiver, le pelage du dos et des flancs est long. Le pelage du ventre est composé de poils courts et épars. La longueur des poils de garde au milieu du dos est de 75 à 80 mm en hiver. 

 

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Durée de vie

Quinze ans à l'état sauvage, vingt ans en captivité. Dans la nature, 30 % des adultes meurent par an, davantage chez les mâles, d’où la prépondérance des femelles. 
30 à 60 % des jeunes meurent dans leur première année. De maladie, de famine, de parasitose, ou chassé par l'homme, le lynx, le loup, le chien, le renard, le grand-duc, l'aigle, voire parfois d'« infanticide animal* ».

 

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Comportement 

Le blaireau européen est un animal nocturne qui peut être identifié de nuit avec notre piège photographique ou des appareils photographiques infrarouges.
Cet animal territorial a longtemps été présenté comme solitaire.
Sa vie sociale est marquée par :

  • le toilettage ; il se fait généralement en commun et durant plusieurs minutes au sortir du terrier ;
  • les marquages sociaux odorants ; ils se font à partir de sécrétions de la région anale déposées par frottement d'un individu sur les flancs et la croupe d’un congénère, ces deux régions étant régulièrement reniflées quand deux blaireaux se rencontrent ;
  • les jeux ; ils concernent surtout les jeunes mais aussi parfois les adultes. Constitués de roulades, bousculades, courses poursuites, « empoignades à la nuque », « emboîtements de mâchoires », « tentatives de grimper aux arbres », etc., avec souvent des vocalises de type staccatos (évoquant parfois un petit rire), couinements, grognements, soufflements ou ronronnement, et des attitudes spécifiques « (aplatissement sur le sol ou au contraire dos arqué et poils hérissés), ponctuées de marquages mutuels » ;
  • Il peut être agressif lorsqu'il se sent menacé.

Il existe une certaine hiérarchie dans les groupes, mais qui semble moins marquée que chez de nombreux autres mammifères.

 

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Alimentation
 

En hiver, sensible au froid, il exploite ses réserves de graisse et se rabat sur les lombrics qu'il trouve en fouissant le sol non gelé. Ses variations annuelles de poids (importantes) semblent liées aux variations d'accessibilité de la nourriture. S'il trouve un cadavre, il se fait volontiers nécrophage, mais ce n'est pas un chasseur qui poursuit des proies.

Son alimentation est variée, avec :

  • de grandes quantités d'invertébrés comme des mollusques (escargots, limaces) ou des insectes (coléoptères, hannetons, guêpes et autres apidés vivant ou pondant dans le sol (bourdon, etc.), sauterelles), ainsi que leurs larves ;
  • des champignons ;
  • des petits rongeurs ou des lapereaux, très rarement des œufs trouvés près du sol ou au sol, ou oisillons ;
  • des grenouilles ou crapauds (au moment du frai [période de reproduction] principalement) ;
  • des serpents (il est immunisé contre le venin de vipère) ;
  • des vers de terre, principalement en hiver (il pourrait ingérer annuellement près de cent kilogrammes de lombrics) ;
  • des animaux qu'il capture dans le sol en creusant ses terriers (campagnols, taupes, etc.) ;
  • des végétaux, fruits et fruits secs (par exemple des glands), racines et tubercules ; ces aliments végétaux constituent une part bien plus importante de son alimentation que chez les autres mustélidés.

Il est omnivore 

Ce qui n'est pas bon pour le blaireau : la viande crue, les tomates ou toute nourriture trop sucrée.

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Terrier

Les pattes avant d'un blaireau, charnues, griffues et musclées, sont parfaitement adaptées au fouissage (creusage).

 

Cohabitation : Le blaireau ne dédaigne pas s'installer dans des terriers existants (renards…), mais c'est l'inverse qui arrive le plus souvent : des animaux moins bien dotés que lui pour ce genre de travaux investissent fréquemment un ancien terrier de blaireau, voire s'y installent alors que le blaireau l'occupe toujours.


Ainsi, des cas de renards, lapins, chats forestiers, voire de putois partageant le terrier du blaireau ont été recensés. 
Un clan peut déplacer jusqu'à 1 tonne de terre par an !
Certains de ces terriers sont très anciens et si vastes qu'ils possèdent jusqu'à 30 à 40 entrées (en moyenne 5 entrées) ; dans ce cas, on parle de « village », « donjon » ou de « forteresse ». 


En moyenne, la taille de son territoire couvre 40 à 50 hectares.
Il est souvent creusé sur un sol en pente (ce qui facilite l'évacuation des déblais), et en pied de petits reliefs (butte, falaise, talus…) en forêt ou plus rarement en milieu ouvert, mais alors près d'un bosquet, d'une haie épaisse ou d'un talus ou fossé éventuellement couvert de ronces...
C'est le cas au bois Doucet où nous étudions 3 entrée d'une blaireautière au pied d'une butte très abrupte.
Le blaireau peut disposer de plusieurs terriers dans lesquels il passe plus de la moitié de son temps :

 

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Le terrier principal

Il est occupé par un « clan » familial de blaireaux (un clan est formé d'un groupe de deux à cinq blaireaux, plus un à trois jeunes) notamment en automne et pour l'hivernage. C'est là aussi que les femelles mettent leurs petits au monde.

  • Il est composé de plusieurs galeries qui peuvent descendre jusqu'à 3 ou 4 mètres de profondeur sur une distance atteignant quinze mètres de long, voire bien plus. 
  • Ces galeries s'étendent parfois sur plusieurs niveaux, avec une longueur totale pouvant atteindre 300 m environ. 
  •  Elles sont parsemées de chambres où les femelles peuvent mettre bas et allaiter leurs petits et de chambres où mâles, femelles et jeunes passent la journée tranquillement à dormir ou à se reposer sur des litières constituées de feuille, de mousse, de fougère et d'herbacées fréquemment changées.
  • Ce terrier principal est légué aux générations suivantes et peut être habité des dizaines, voire des centaines d'années. Le sol peut y avoir été remanié de génération en génération.
  • Des traces de griffes jusqu'à 1,40 m de hauteur peuvent témoigner de la proximité d'un terrier. Des rejets (cônes de déblais) peu discrets de terre, et/ou des coulées en marquent les entrées, souvent dissimulés sous des buissons ou dans un environnement densément végétalisé, dans les zones où il ne se sent pas en sécurité 
  • Les « gueules » de terriers (diamètre de 30 cm environ) sont souvent disposées sous les racines d'un arbre qui consolident ainsi l'entrée (ce phénomène est fréquent chez les castors, le rat musqué qui peuvent eux cependant plus facilement ronger des racines - qui cicatrisent généralement bien - pour forcer un passage. Ici, la photo de la blaireautière que nous observons, entre les racines et sur la pente abrupte de la butte. 

 

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Les terriers secondaires

Moins utilisés, ils sont plus petits et disposent de moins d’entrées. Ils ont servi à rechercher des vers de terre ou champignons souterrains et serviront de refuge en cas de dérangement ou de lieu de repos proche des lieux de nourrissage. Ils sont souvent reliés au terrier principal par des coulées. Ils se situent entre 100 et 500 mètres du terrier principal.
Le blaireau tolère assez bien la proximité de l'Homme, tant qu'il n'est pas dérangé de nuit à proximité de son terrier.

 

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Reproduction et mode de vie

  • La maturité sexuelle est atteinte dès l'âge de 2 ans.
  • La reproduction se déroule principalement du mois de janvier au mois de mars
  • L'ovule fécondé reste en attente pendant 10 mois avant de se fixer dans l'utérus (ovo-implantation différée).
  • La gestation à proprement parler ne dure que deux mois environ
  • Les blaireautins naissent en général l'année suivante vers les mois de février - mars
  • La portée de 2 à 7 blaireautins reste avec la mère dans le terrier car, comme beaucoup de petits de mammifères à leur naissance, ils ne sont pas en mesure de se déplacer et n'ont pas suffisamment de pelage pour se protéger du froid. 
  • Ils ont les yeux fermés. Ils commencent à sortir du terrier familial vers l'âge d'un mois et demi et seront allaités pendant trois mois, mais dès six semaines la mère peut aussi régurgiter des aliments.
  • Le blaireau devient un des rares mammifères monogames dont les couples paraissent unis pour une longue période.
  • Le blaireau est très peu prolifique (0,3 jeune par an et par femelle).
  • Les blaireaux ne sortent que le soir venu pour rechercher de la nourriture, uriner et déféquer. Le blaireau peut faire ses besoins dans le terrier, dans des chambres spéciales, mais il les fait le plus souvent à l'extérieur dans des trous en forme d'entonnoir creusés à cet effet (dits « latrines »).
  • Avant de partir en quête de nourriture, une séance de nettoyage du pelage et d'épouillage est pratiquée, seul ou en commun. Le blaireau se met alors sur le dos et se gratte ventre et flancs avec les dents et les griffes.
  • Les petits restent devant le terrier à jouer en attendant d'être nourris. Leurs jeux sont une imitation de la vie des adultes (fausses bagarres, creusement, recherche de litière propre qu'ils coincent entre le menton et la poitrine pour la rentrer à reculons dans le terrier). En octobre, les petits atteignent presque la taille des parents.
  • Pendant la période hivernale, le clan connaît une période de repos et non d'hibernation proprement dite : ses individus réduisent très fortement leur activité et vivent sur les réserves de graisse fabriquée pendant l'automne (durant cette période un blaireau peut augmenter son poids de 60 %). 

 

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Bienfaits pour la nature

  • Le blaireau aère et mélange le sol qu'il exploite. 
  • Il l'enrichit en nutriments.
  • Les endroits où l'animal urine et dépose ses excréments sont enrichies en azote.
  • L'utilisation à long terme des terriers entraînent une augmentation locale de la richesse des espèces végétales. 
  • Ce rôle du blaireau est également observé chez les mousses dont la diversité est favorisée sur le sol perturbé comme sur l'écorce des arbres et arbustes environnants. 
  • Il agit aussi dans la dissémination des graines des fruits qu'il consomme qui sont déposées avec ses excréments dans les latrines situées en limite de territoire. En conséquence, il favorise la biodiversité des espèces d'arbres et arbustes à fruits charnus comme le sureau noir.  

Par son activité prédatrice, le Blaireau régule les populations de certaines espèces animales pour lesquelles il joue un rôle de sélection naturelle. 

  • Il tolère la présence dans son terrier de nombreux autres mammifères comme le renard roux, le lapin de garenne, le ragondin, la fouine, la martre des pins, le rat brun, le putois, la belette, le chat forestier, 
  • Les mulots et les campagnols peuvent y nicher et creuser leurs propres galeries latérales. 
  • Ses terriers abandonnés ou périodiquement inutilisés peuvent être des lieux de nidification ou des refuges provisoires pour d'autres espèces comme la chauve-souris ou la salamandre tachetée qui y hibernent. 
  • De façon plus anecdotique, lors d'un incendie dans le massif des Albères en Espagne, de nombreuses tortues d'Hermann ont survécu en trouvant refuge dans des terriers de blaireau.

Notons que les terriers de blaireau près des falaises peuvent briser l'équilibre des arbres à cause du creusage entre les racines. Le fait de creuser entre les racines permet au blaireau d'assurer la solidité de la "gueule" d'entrée mais fragilise l'encrage de l'arbre au sol.

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Menaces, dynamique et état des populations

  • Le blaireau a mauvaise réputation auprès des chasseurs et des agriculteurs : il consomme parfois un peu de blé, d'orge, avoine ou quelques épis de maïs dans les champs, voire des grappes de raisin dans les vignobles, mais cela reste très exceptionnel. 
  • Cette espèce a disparu d'une grande partie de son aire de répartition naturelle, du fait de la chasse, du piégeage et de la dégradation ou de la destruction de ses habitats
  • Il souffre probablement aussi de la régression des vers de terre induite par l'agriculture intensive.
  • C'est une espèce qui exploite un vaste territoire et circule beaucoup pour l'inspecter et y déposer des marques odorantes, et qui donc est particulièrement victime du phénomène de mortalité animale due aux véhicules et de l'augmentation globale du trafic routier.
  • En Europe la population de blaireaux n'est pas considérée comme globalement menacée, mais l'espèce a beaucoup souffert du gazage des renards (interdit depuis les années 1990) et de la chasse qu'on lui a donnée.
  • En France, une estimation grossière a évoqué environ 150 000 individus.
  • Les pièges de braconniers, la nourriture jetée près des routes constituent des menaces pour le blaireau qui peut se prendre dans le piège ou ingérer de la nourriture trop proche des routes. 

 

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Statut de protection

En Europe, le Blaireau est une espèce protégée depuis 1981. Il est interdit de le chasser, de le capturer, de le blesser et le tuer intentionnellement ou de détruire ses terriers. Cependant des dérogations peuvent être accordées (sanitaires, sécurité, dégâts importants).

 

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Le déterrage

Le « déterrage » est un mode de chasse dont le but est d'attraper le blaireau enterré au fond de son trou, en creusant pour atteindre une chambre du terrier et en utilisant des chiens spécialement dressés pour mettre le blaireau à l'accul, c'est-à-dire le coincer au fond de son trou. Le blaireau est ensuite extrait de son terrier à l'aide de pinces puis tué par le chasseur avec un fusil ou à l'arme blanche.
Certains déterreurs reconstruiront le terrier au mieux pour pouvoir revenir déterrer et tuer d'autres blaireaux l'année suivante. Lors de cette chasse, l'animal est attrapé par des pinces métalliques présentées par les déterreurs comme « non vulnérantes » mais qui peuvent lui infliger de terribles blessures et, si le chasseur le veut, le blaireau est ensuite tué à la dague ou sinon au fusil.
Le déterrage est considéré comme une pratique particulièrement cruelle et par conséquent est condamné par des défenseurs de la cause animale, dont plusieurs associations.
Le déterrage des blaireaux est autorisé en France et en Allemagne lors de dérogations administratives (voir plus haut, statut de protection).
 

 

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Légendes et littérature

  • La première évocation littéraire européenne du blaireau se trouve dans le Roman de Renart : Grimbert, le blaireau, est le cousin du goupil. Symbolisant le clergé, il n'a de cesse, par sa sagesse et ses conseils judicieux, de prendre la défense de ce dernier.
  • Dans Les Animaux du Bois de Quat'sous, où chaque animal de l'expédition est appelé par le nom de son espèce, Blaireau est un vieux blaireau, doyen des animaux du Bois de Quat'Sous, dernier survivant d'une grande famille de blaireaux, et respecté pour sa sagesse.
  • Dans la saga Harry Potter, le blaireau est l'emblème de la maison Poufsouffle. Il figure sur son blason.
  • Dans la suite romanesque Rougemuraille, les blaireaux sont des personnages nobles, dotés d'une force physique hors du commun. Ils sont traditionnellement les seigneurs de Salamandastron et règnent sur les lièvres.
  • Dans Les Chroniques de Narnia, au tome IV : Le Prince Caspian, le blaireau Chasseur-de-Truffes est aux côtés du prince Caspian pour l'aider à reconquérir le trône de Narnia dont il est l'héritier légitime. C'est un personnage bon et fidèle.

 

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Analyse du comportement des blaireaux autour d'une blaireautière du bois Doucet.

Sur la période du 9 janvier au 6 février, le piège photographique a relevé des images des blaireaux à ces dates :

  • 13 janvier
  • 15 janvier
  • 18 janvier
  • 22 janvier
  • la nuit du 28 au 29 janvier
  • 30 janvier
  • 3 février
  • 4 février
  • 5 février
  • 6 février

avec une activité très intense le nuit du 28-29 janvier.

Questions ?

  • 11 nuits de relevés, 14 nuits sans observation. Pourquoi ?
  • Il n'y a pas d'activité toutes les nuits => période hivernale, donc activité réduite ?
  • peut-être des naissances ont eu lieu ?
  • Nous ne savons pas si ce sont deux mâles, deux femelles ou bien un couple.

Analyse des images de la nuit du 28-29 janvier

  • 22h16 : Blaireau B1 arrive par la droite. On ne le voit pas sortir d’un endroit précis (probablement déjà à proximité).
  • 22h17 : B1 entre dans la blaireautière (terrier).
  • 22h19 : B1 ressort et reste près de la sortie.
  • 22h20 : B1 est toujours près de la sortie. B2 arrive par la droite et les deux blaireaux se frottent l’un contre l’autre (comportement social typique : marquage olfactif ou salutations).
  • 22h21 : B2 entre dans la blaireautière. B1 s’en va vers la droite.
  • 22h22 : B2 sort et part vers la droite.
  • 0h03 (minuit passé) : B2 réapparaît et entre à nouveau dans la blaireautière.
  • 1h00 : B2 est à l’entrée, puis se dirige vers la falaise à gauche.
  • 1h01 : B2 rentre dans la blaireautière.
  • 1h37 : B2 est dehors, devant l’entrée de la blaireautière.
  • 1h40 : B2 s’en va vers la droite.
  • 1h41 : B2 revient brièvement, puis repart définitivement vers la droite.

Analyse rapide des comportements observés

  • Interactions sociales : Le frottement entre B1 et B2 (22h20) suggère une reconnaissance mutuelle (marquage olfactif ou salutations). Cela confirme qu’ils font partie du même clan et tolèrent la proximité.
  • Utilisation du terrier : Les allers-retours fréquents de B2 (entrée/sortie en 1 heure) indiquent une activité de surveillance ou de recherche de nourriture à proximité.
  • B1 et B2 ne semblent pas en conflit pour l’accès au terrier, ce qui est typique des blaireaux sociaux.
  • Déplacements : Les deux blaireaux se déplacent vers la droite ou vers la falaise à gauche, ce qui suggère des chemins habituels (ex : vers une zone de nourriture ou un point d’eau).
  • A plusieurs reprises, on peut observer l'animal sans qu'on ne le voit sortir de sa tanière. => Il y a sûrement plusieurs entrées => Il faut les chercher lors de notre prochaine sortie.

A vous de jouer au détective en décryptant les images brutes de notre piège photo entre le 13 janvier et le 6 février 2026 : 

Depuis les premières observations, deux autres entrées ont été découvertes :

- l'une dans les racines d'un petit groupe d'arbre, en haut de la pente,

- l'autre entre les racines d'un gros arbre ce qui le fragilise énormément. Il y a d'ailleurs un arbre de plus petit diamètre, collé au plus gros qui est déjà penché à plus de 60°.

 

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Que pouvons-nous faire à notre niveau ? Comment le protéger ?

Travaux en cours...

 

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Nos dessins des blaireaux... plusieurs enfants se sont essayé et remarquez la qualité de leur travail.

Adam =>

Maria =>

Rayan =>

Cloé =>

Inconnu =>

inconnu =>

 

Photographies prises sur place : nous observons non pas une mais 3 entrées !

Une des entrées entre les racines.

Une autre entrée entre les racines :

Pour comprendre : Ces entrées sont situées juste au bord d'une pente abrupte. On se demande s'ils peuvent l'utiliser sans risquer de se blesser.

 

 

 

J'avais demandé de deviner le réseau souterrain de galeries...
Elouane a cherché d'après la photo et avec l'aide d'une IA

 

12 mars

De nouvelles images de ces trois dernières semaines montrent que :
  • Il y a peu de vidéos des blaireaux (uniquement 8 vidéos d'un seul blaireau réparties sur 3 jours). On ne le voit ni entrer ni sortir du terrier.
  • Il y a beaucoup de vidéos du renard (une trentaine) et on le voit :
    • la nuit et le jour
    • les premiers jours, on ne l'observe qu'autour du terrier
    • Très vite il entre (on le voit 11 fois entrer et 3 fois sortir)

Nous nous posons donc beaucoup de questions :

  • Est-ce que les blaireaux et le renard cohabitent ? => Il faut se renseigner de cette possibilité)
  • Le renard a t-il fait fuir les blaireaux ?
  • Est-ce qu'il y a des blaireautins ?
  • Y-a t-il une autre entrée puisqu'on voit le renard principalement entrer et peu sortir.

Un deuxième piège photographique a été posé le 12 mars devant la souille des sangliers où nous avions également aperçu un blaireau.

 

Le blaireau

 

 

Le renard et le blaireau : 

Cette vidéo analyse les entrées et sorties des blaireaux et du ou des renards. On s'aperçoit qu'alors qu'il y a 1 mois, les blaireaux entraient et sortaient sans cesse de la blaireautière et que le renard lui s'approchait sans jamais entrer, les données se sont maintenant inversées.

Le blaireau n'entre pas une seule fois sur la période du 13 février au 12 mars alors que le renard entre et sort de nombreuses fois. En fait, on ne voit qu'un seul renard entrer et sortir. On l'appellera R1 avec une majestueuse queue bien droite. Deux autres renards R2 et R3, semblent s'intéresser à cette blaireautière mais ils n'entrent et ne sortent pas. Ils s'approchent puis s'en vont.

On s'aperçoit aussi de la progressivité de l'appropriation du terrier par le renard. Avant le 24 février, R1 s'approche, tourne autour mais ne risque pas trop à l'intérieur alors que 10 jours plus tard, il n'y a plus d'hésitations. Il entre et sort sans appréhension.

 

22 mars

Cette vidéo analyse la différence physique entre les différents renards qui sont autour de l'entrée de la blaireautière. Nous observons même R1 arriver avec une proie (un pigeon ramier semble t-il) qu'il rentre aussitôt dans le terrier.

 

A la suite de cette vidéo, nous trouvons une autre entrée de blaireautière, à 300 mètres de là, de l'autre côté du vallon. Alors que là où se trouvent maintenant les renard, nous n'avons enregistré que 3 entrées, nous nous trouvons maintenant devant 9 entrées situées dans une surface de 500 m² environ.

Après quelques essais avec nos pièges photographiques pour trouver quelle entrée est utilisée, nous décidons de lacer le piège en face d'une entrée alors que le deuxième reste pour les renards.

  • 6 avril

Retournons vers la blaireautière où il se passe de belles choses... En effet, des naissances ont eu lieu et les blaireautins commencent à s'aventurer hors de leur terrier.
Bientôt des images en plein jours ??

Allez, combien de petits voyez-vous ?

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Quelques reportages :