Méthodes

Fil des billets

04 septembre 2009

Le sujet tombé en juin 2009 au Bac Français

4 09 2009

Dans ce billet, vous pouvez lire le sujet sur lequel ont planché les élèves de 1ère S en juin dernier.

Objet d'étude : le théâtre, texte et représentation.
Textes : 
Texte A - MOLIERE, La Critique de l'Ecole des femmes (1663), scène 5
Texte B - Edmond ROSTAND, Cyrano de Bergerac (1897), acte I, scène 3
Texte C - Paul CLAUDEL, Le Soulier de satin (1929), Première journée, scène 1
Texte D - Jean ANOUILH, Antigone (1944), Prologue.

 

Texte A -  Molière, La Critique de L'Ecole des femmes.

  [La Critique de L'Ecole des femmes met en scène un débat entre des personnages adversaires et partisans de la pièce L'Ecole des femmes, « quatre jours après » la première représentation. Quand Dorante entre en scène, la discussion est en cours.]

SCÈNE V
DORANTE, LE MARQUIS, CLIMÈNE, ÉLISE, URANIE.

DORANTE
 Ne bougez, de grâce, et n'interrompez point votre discours. Vous êtes là sur une matière qui, depuis quatre jours, fait presque l'entretien de toutes les maisons de Paris, et jamais on n'a rien vu de si plaisant que la diversité des jugements qui se font là-dessus. Car enfin j'ai ouï condamner cette comédie à certaines gens, par les mêmes choses que j'ai vu d'autres estimer le plus.
URANIE
 Voilà Monsieur le Marquis qui en dit force mal.
LE MARQUIS
 Il est vrai, je la trouve détestable ; morbleu ! détestable du dernier détestable ; ce qu'on appelle détestable.
DORANTE
 Et moi, mon cher Marquis, je trouve le jugement détestable.
LE MARQUIS
 Quoi ! Chevalier, est-ce que tu prétends soutenir cette pièce ?
DORANTE
 Oui, je prétends la soutenir.
LE MARQUIS
 Parbleu ! je la garantis détestable.
DORANTE
 La caution n'est pas bourgeoise1. Mais, Marquis, par quelle raison, de grâce, cette comédie est-elle ce que tu dis ?
LE MARQUIS
 Pourquoi elle est détestable ?
DORANTE Oui.
LE MARQUIS
 Elle est détestable, parce qu'elle est détestable.
DORANTE
 Après cela, il n'y a plus rien à dire : voilà son procès fait. Mais encore instruis-nous, et nous dis les défauts qui y sont.
LE MARQUIS
 Que sais-je, moi ? je ne me suis pas seulement donné la peine de l'écouter. Mais enfin je sais bien que je n'ai jamais rien vu de si méchant2, Dieu me damne ; et Dorilas, contre qui3 j'étais, a été de mon avis.
DORANTE
 L'autorité est belle, et te voilà bien appuyé.
LE MARQUIS
 Il ne faut que voir les continuels éclats de rire que le parterre4 y fait : je ne veux point d'autre chose pour témoigner qu'elle ne vaut rien.
DORANTE
 Tu es donc, Marquis, de ces Messieurs du bel air5, qui ne veulent pas que le parterre ait du sens commun, et qui seraient fâchés d'avoir ri avec lui, fût-ce de la meilleure chose du monde ? Je vis l'autre jour sur le théâtre6 un de nos amis, qui se rendit ridicule par là. Il écouta toute la pièce avec un sérieux le plus sombre du monde ; et tout ce qui égayait les autres ridait son front. A tous les éclats de rire, il haussait les épaules, et regardait le parterre en pitié ; et quelquefois aussi le regardant avec dépit, il lui disait tout haut : « Ris donc, parterre, ris donc ! » Ce fut une seconde comédie, que le chagrin7 de notre ami. Il la donna en galant homme à toute l'assemblée8, et chacun demeura d'accord qu'on ne pouvait pas mieux jouer qu'il fit. Apprends, Marquis, je te prie, et les autres aussi, que le bon sens n'a point de place déterminée à la comédie ; que la différence du demi-louis d'or et de la pièce de quinze sols9 ne fait rien du tout au bon goût ; que, debout et assis, on peut donner un mauvais jugement ; et qu'enfin, à le prendre en général, je me fierais assez à l'approbation du parterre, par la raison qu'entre ceux qui le composent il y en a plusieurs qui sont capables de juger d'une pièce selon les règles, et que les autres en jugent par la bonne façon d'en juger, qui est de se laisser prendre aux choses, et de n'avoir ni prévention aveugle, ni complaisance affectée, ni délicatesse ridicule.
LE MARQUIS
 Te voilà donc, Chevalier, le défenseur du parterre ? Parbleu ! je m'en réjouis, et je ne manquerai pas de l'avertir que tu es de ses amis. Hai ! hai ! hai ! ! hai ! hai ! hai !
DORANTE
 Ris tant que tu voudras. Je suis pour le bon sens, et ne saurais souffrir les ébullitions de cerveau de nos marquis de Mascarille10. J'enrage de voir de ces gens qui se traduisent en ridicules, malgré leur qualité ; de ces gens qui décident toujours et parlent hardiment de toutes choses, sans s'y connaître ; qui dans une comédie se récrieront aux méchants endroits, et ne branleront pas à ceux qui sont bons ; qui voyant un tableau, ou écoutant un concert de musique, blâment de même et louent tout à contre-sens, prennent par où ils peuvent les termes de l'art qu'ils attrapent, et ne manquent jamais de les estropier, et de les mettre hors de place. Eh, morbleu ! Messieurs, taisez-vous, quand Dieu ne vous a pas donné la connaissance d'une chose ; n'apprêtez point à rire à ceux qui vous entendent parler, et songez qu'en ne disant mot, on croira peut-être que vous êtes d'habiles gens.

1. Remarque moqueuse : une garantie était dite « bourgeoise » quand elle était fournie par une personne solvable. Le marquis est un aristocrate.
2. méchant : mauvais, sans valeur.
3. contre qui : à côté de qui.
4. le parterre : les spectateurs, qui n'appartenaient pas à l'aristocratie, s'y tenaient debout.
5. le « bel air » : les belles manières, celles des gens « de qualité ». Expression qui, après avoir été à la mode, s'employait souvent ironiquement.
6. Certains spectateurs, appartenant à l'aristocratie, prenaient place sur des chaises, de chaque côté de la scène.
7. chagrin : mauvaise humeur.
8. Remarque moqueuse : en homme de bonne compagnie, puisqu'il s'offre lui-même en spectacle au public..
9. Fait allusion au prix payé par les spectateurs assis aux places « sur le théâtre », et par ceux qui sont debout, au parterre.
10. Mascarille : ce valet, dans Les Précieuses ridicules, singeait les marquis, ainsi ridiculisés par Molière.

 

Texte B - Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac.

 [Le premier acte est intitulé : « Une représentation à l'Hôtel de Bourgogne ». La didascalie initiale indique : « en 1640 ».]

[...]

LA SALLE
Commencez !
UN BOURGEOIS, dont la perruque s'envole au bout d'une ficelle, pêchée par un page de la galerie supérieure.
                  Ma perruque !
CRIS DE JOIE
                                     Il est chauve !...
 Bravo, les pages !... Ha ! ha ! ha !...
LE BOURGEOIS, furieux, montrant le poing.
                                                  Petit gredin !
RIRES ET CRIS, qui commencent très fort et vont décroissant.
Ha ! ha ! ha ! ha ! ha ! ha ! (Silence complet)
LE BRET, étonné.
                                      Ce silence soudain ?...
Un spectateur lui parle bas
.
 Ah ?...
LE SPECTATEUR
             La chose me vient d'être certifiée.
MURMURES, qui courent.
 Chut ! - Il paraît ?... - Non ! - Si ! - Dans la loge grillée.
 - Le Cardinal ! - Le Cardinal ? - Le Cardinal1 !
UN PAGE
Ah ! diable, on ne va pas pouvoir se tenir mal !
On frappe sur la scène. Tout le monde s'immobilise. Attente
.
LA VOIX D'UN MARQUIS, dans le silence, derrière le rideau.2
 Mouchez cette chandelle3 !
UN AUTRE MARQUIS, passant la tête par la fente du rideau.
                                 Une chaise !
 Une chaise est passée, de main en main, au-dessus des têtes. Le marquis la prend et disparait, non sans avoir envoyé quelques baisers aux loges.
UN SPECTATEUR
                                                 Silence !
 On refrappe les trois coups. Le rideau s'ouvre. Tableau. Les marquis assis sur les côtés, dans des poses insolentes. Toile de fond représentant un décor bleuâtre de pastorale. Quatre petits lustres de cristal éclairent la scène. Les violons jouent doucement.
LE BRET, à Ragueneau, bas.
 Montfleury4 entre en scène ?
RAGUENEAU, bas aussi.
                                  Oui, c'est lui qui commence.
LE BRET
 Cyrano n'est pas là.
RAGUENEAU
                           J'ai perdu mon pari5.
LE BRET
 Tant mieux ! tant mieux !
 On entend un air de musette, et Montfleury paraît en scène, énorme, dans un costume de berger de pastorale, un chapeau garni de roses penché sur l'oreille, et soufflant dans une cornemuse enrubannée.
LE PARTERRE, applaudissant.
                                 
Bravo, Montfleury ! Montfleury !

1. Le cardinal Richelieu, qui assistait parfois aux spectacles, et qui faisait régner son autorité sur les lettres et les arts.
2. Certains spectateurs, appartenant à l'aristocratie, prenaient place sur des banquettes et des chaises, de chaque côté de la scène.
3. L'éclairage aux chandelles exigeait qu'on les éteigne et qu'on les remplace fréquemment.
4..Montfleury. cet acteur a véritablement existé, jouant notamment à l'Hôtel de Bourgogne, puis dans la troupe de Molière.
5. Ragueneau a parié que Cyrano, qui avait interdit à Montfleury de se produire « pour un mois », viendrait le chasser de la scène. Et, en effet Cyrano va faire bientôt son entrée.

 

Texte C - Paul Claudel, Le Soulier de satin.

 PREMIÈRE JOURNÉE

[...]

   Coup bref de trompette.

 La scène de ce drame est le monde et plus spécialement l'Espagne à la fin du XVI°, à moins que ce ne soit le commencement du XVII° siècle. L'auteur s'est permis de comprimer les pays et les époques, de même qu'à la distance voulue plusieurs lignes de montagnes séparées ne sont qu'un seul horizon.

Encore un petit coup de trompette.
Coup prolongé de sifflet comme pour la manœuvre d'un bateau.
Le rideau se lève
.

 SCÈNE PREMIÈRE
L'Annoncier1, le Père Jésuite.

L'ANNONCIER - Fixons, je vous prie, mes frères, les yeux sur ce point de l'Océan Atlantique qui est à quelques degrés au-dessous de la Ligne2 à égaie distance de l'Ancien et du Nouveau Continent. On a parfaitement bien représenté ici l'épave d'un navire démâté qui flotte au gré des courants. Toutes les grandes constellations de l'un et de l'autre hémisphères, la Grande Ourse, la Petite Ourse, Cassiopée, Orion, la Croix du Sud, sont suspendues en bon ordre comme d'énormes girandoles3 et comme de gigantesques panoplies4 autour du ciel. Je pourrais les toucher avec ma canne. Autour du ciel. Et ici-bas un peintre qui voudrait représenter l'œuvre des pirates — des Anglais probablement — sur ce pauvre bâtiment espagnol, aurait précisément l'idée de ce mât, avec ses vergues et ses agrès5, tombé tout au travers du pont, de ces canons culbutés, de ces écoutilles6 ouvertes, de ces grandes taches de sang et de ces cadavres partout, spécialement de ce groupe de religieuses écroulées l'une sur l'autre. Au tronçon du grand mât est attaché un Père Jésuite, comme vous voyez, extrêmement grand et maigre. La soutane déchirée laisse voir l'épaule nue. Le voici qui parle comme il suit : « Seigneur, je vous remercie de m'avoir ainsi attaché... » Mais c'est lui qui va parler. Écoutez bien, ne toussez pas et essayez de comprendre un peu. C'est ce que vous ne comprendrez pas qui est le plus beau, c'est ce qui est le plus long qui est le plus intéressant et c'est ce que vous ne trouverez pas amusant qui est le plus drôle.

 (Sort l'Annoncier.)

1. Annoncier : « devant le rideau baissé », ce personnage, « un papier à la main », a annoncé le titre de la pièce, « Le Soulier de satin ou Le Pire n'est pas toujours sûr, Action espagnole en quatre journées.»
2. la Ligne : l'équateur.
3. « girandoles » a ici le sens de guirlandes lumineuses.
4. panoplie : à l'origine, armure complète d'un chevalier, ici ensemble d'objets de décoration.
5. Les « vergues » servent à porter la voile ; les « agrès » désignent l'ensemble de ce qui concerne la mâture d'un navire.
6. écoutilles : ouvertures pratiquées dans le pont d'un navire pour accéder aux entreponts et aux cales.

 

Texte D - Jean Anouilh, Antigone.

   Un décor neutre. Trois portes semblables. Au lever du rideau, tous les personnages sont en scène. lis bavardent, tricotent, jouent aux cartes. Le Prologue se détache et s'avance.

 LE PROLOGUE1

 Voilà. Ces personnages vont vous jouer l'histoire d'Antigone. Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. Elle pense qu'elle va être Antigone tout à l'heure, qu'elle va surgir soudain de la maigre jeune fille noiraude et renfermée que personne ne prenait au sérieux dans la famille et se dresser seule en face du monde, seule en face de Créon, son oncle, qui est le roi. Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. Elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout... Et, depuis que ce rideau s'est levé, elle sent qu'elle s'éloigne à une vitesse vertigineuse de sa sœur Ismène, qui bavarde et rit avec un jeune homme, de nous tous, qui sommes là bien tranquilles à la regarder, de nous qui n'avons pas à mourir ce soir. Le jeune homme avec qui parle la blonde, la belle, l'heureuse Ismène, c'est Hémon, le fils de Créon. Il est le fiancé d'Antigone. Tout le portait vers Ismène : son goût de la danse et des jeux, son goût du bonheur et de la réussite, sa sensualité aussi, car Ismène est bien plus belle qu'Antigone, et puis un soir, un soir de bal où il n'avait dansé qu'avec Ismène, un soir où Ismène avait été éblouissante dans sa nouvelle robe, il a été trouver Antigone qui rêvait dans un coin, comme en ce moment, ses bras entourant ses genoux, et il lui a demandé d'être sa femme. Personne n'a jamais compris pourquoi. Antigone a levé sans étonnement ses yeux graves sur lui et elle lui a dit « oui » avec un petit sourire triste...  L'orchestre attaquait une nouvelle danse, Ismène riait aux éclats, là-bas, au milieu des autres garçons, et voilà, maintenant, lui, il allait être le mari d'Antigone. Il ne savait pas qu'il ne devait jamais exister de mari d'Antigone sur cette terre et que ce titre princier lui donnait seulement le droit de mourir. Cet homme robuste, aux cheveux blancs, qui médite là, près de son page, c'est Créon. C'est le roi. Il a des rides. Il est fatigué. Il joue au jeu difficile de conduire les hommes. Avant, du temps d'Œdipe, quand il n'était que le premier personnage de la cour, il aimait la musique, les belles reliures, les longues flâneries chez les petits antiquaires de Thèbes. Mais Œdipe et ses fils sont morts. Il a laissé ses livres, ses objets, il a retroussé ses manches et il a pris leur place.

1. Dans la tragédie grecque, le Prologue précédait l'entrée du chœur. De manière originale, Anouilh utilise le mot pour désigner un personnage et la première partie de la pièce.

 

I- Après avoir lu tous les textes du corpus, vous répondrez d'abord â la question suivante (4 points) :

Quelles attitudes de spectateur ces textes proposent-ils ?
Vous répondrez de façon organisée et synthétique.

II. Vous traiterez ensuite, au choix, l'un des sujets suivants (16 points) :

  • Commentaire
    Vous ferez le commentaire du texte de Molière (texte A).

  • Dissertation
    Dans quelle mesure le spectateur est-il partie prenante de la représentation théâtrale ?
    Vous répondrez en faisant référence au corpus, aux œuvres étudiées en classe, et à celles que vous avez vues ou lues.

  • Invention
    Dans Cyrano de Bergerac, avant le lever du rideau, "Tout le monde s'immobilise. Attente."
     Vous allez assister à la représentation d'une pièce que vous connaissez. Les lumières s'éteignent progressivement. Vous découvrez alors l'espace scénique. Faites part de vos réactions, de cette expérience des premiers instants du spectacle.
    Attention, il ne s'agit ni de raconter la pièce, ni de la résumer.

 

02 septembre 2009

L'année de première : présentation des objets d'étude et de l'épreuve anticipée de Français pour les séries ES et S.

2 09 2009

I – LES OBJETS D’ETUDE


Ils sont différents de ceux de la seconde, mais complémentaires : quand un OE a été étudié en seconde, on va plus loin en première.
NB : enjeux du programme explicités dans le manuel Soleils d’encre p 606-609

1. Le roman et ses personnages : visions de l’homme et du monde

  • Corpus : un roman (du XVIIème siècle à nos jours), accompagné de textes et de documents complémentaires   

  • Perspectives d'étude : connaissance des genres et des registres ; approche de l’histoire littéraire et culturelle ; réflexion sur l’intertextualité et la singularité des textes.   

  • Objectifs: À partir des questions que soulève l’étude des personnages, il s’agira d’aborder le roman comme une forme littéraire privilégiée de représentation de l’homme et du monde. En situant une œuvre dans son contexte littéraire, historique et culturel, on s’interrogera sur l’évolution du genre romanesque.

2. La poésie

  • Corpus: un recueil de poèmes ou un groupement de textes poétiques (du XVIème siècle à nos jours)   

  • Perspectives d'étude : connaissance des genres et des registres ; approche de l’histoire littéraire et culturelle ; réflexion sur l’intertextualité et la singularité des textes.   

  • Objectifs : L’analyse des relations entre forme et signification permettra de saisir la spécificité du travail poétique sur le langage. En situant les textes étudiés à l’intérieur des mouvements littéraires qui les ont influencés, discerner les continuités et les évolutions qui ont marqué l’histoire de la poésie.

3. Le théâtre : texte et représentation

  • Corpus : une pièce de théâtre (du XVIIème siècle à nos jours), accompagnée de textes et de documents complémentaires (en particulier de caractère visuel).   

  • Perspectives d'étude : connaissance des genres et des registres ; approche de l’histoire littéraire et culturelle ; réflexion sur l’intertextualité et la singularité des textes.   

  • Objectifs: Analyser le texte de théâtre en tenant compte des éléments sonores et visuels qui caractérisent sa représentation. Percevoir que ces éléments varient selon les genres, les registres et les époques, et que la réception d’un texte de théâtre se modifie à travers ses différentes mises en scène.

4. L’argumentation : convaincre, persuader et délibérer

  • Corpus : une œuvre littéraire ou un groupement de textes, accompagnés de textes et de documents complémentaires (pouvant inclure des articles de presse et des images).   

  • Perspectives d'étude : analyse de l’argumentation et des effets sur le destinataire ; connaissance des genres et des registres.   

  • Objectifs : Réfléchir aux modalités de l’argumentation directe ou indirecte à travers les problèmes que posent les différentes formes de l’essai, de la fable ou du conte philosophique.

5. Un mouvement littéraire et culturel

  • Corpus : une œuvre littéraire ou un groupement de textes, accompagnés de textes et de documents complémentaires (y compris iconographiques).   

  • Perspectives d'étude : approche de l’histoire littéraire et culturelle ; connaissance des genres et des registres ; réflexion sur l’intertextualité et la singularité des textes.   

  • Objectifs : Etudier un mouvement littéraire et culturel du XVIème, du XVIIème ou du XVIIIème siècle, en le situant dans son contexte européen et en le mettant en relation avec les éléments d’histoire littéraire découverts en classe de seconde.

II – L’EPREUVE


NB : définition de l’épreuve dans le manuel Soleils d’encre p 606-609

On évalue le bagage culturel, l’esprit critique, la sensibilité littéraire et les moyens d’expression des candidats (capacité à communiquer).

1)    L’écrit : coeff 2 pour les séries générales


Un corpus de trois à cinq textes (parfois, l’un des supports peut être un document iconographique) est proposé. Il repose sur une cohérence thématique et problématique :
      ex en 2009 en 1ères S et ES : plusieurs extraits de pièces de théâtre où les personnages parlent du théâtre
Il faut donc être capable de réfléchir sur une question ou des textes imprévus, d’opérer un tri parmi ses connaissances. Les auteurs sont généralement connus.
NB: le corpus peut être constitué d’extraits d’une même œuvre ou bien d’un seul document, une œuvre intégrale brève.

a)    Les questions :

Plusieurs questions sont posées sur le corpus, afin d’établir des relations entre les différents documents, d’en faire percevoir l’unité, l’enjeu, la problématique. Elles appellent la rédaction d’un développement d’une trentaine de lignes.
Séries générales : sur 4 points
Recommandations :
-    Présenter d’abord les textes (titre, auteur, mouvement littéraire)
-    répondre d’abord à ces questions pour ne pas faire d’erreur sur le second sujet (les questions doivent guider le candidat pour une meilleure compréhension du corpus)
-    rédiger un texte qui compare les textes suivant la question posée

b)    Trois sujets au choix sont ensuite proposés (sur 16 points)


•    L’écriture d’invention : lettre, article, texte narratif, prise de position argumentée… Sujet difficile, car il demande une bonne maîtrise de l’expression et de réutiliser des procédés étudiés dans le texte du corpus.
-    Exemple : « Après avoir lu un roman, le lecteur adresse une lettre au romancier pour lui reprocher la vision très pessimiste que celui-ci donne de la réalité. Quelques jours plus tard, il reçoit la réponse de ce romancier qui défend sa position. Rédigez chacune de ces deux lettres. »
-    Recommandation : recenser dans le manuel et en classe les types d’écriture d’invention.

•    La dissertation : rédiger une délibération (prise de position pour et contre) à propos d’un sujet d’esthétique générale ou de critique littéraire. ce sujet demande une rigueur de composition et une certaine culture littéraire (il faut être capable de citer des œuvres en les expliquant précisément).
-    Exemple : « Dans le roman de Guy de Maupassant Une vie, Rosalie déclare : « La vie, voyez-vous, ce n’est jamais si bon ou si mauvais qu’on croit. » Pensez-vous qu’un roman doit ouvrir les yeux du lecteur sur la vie ou bien au contraire permettre d’échapper à la réalité ?  Vous présenterez votre argumentation en prenant appui sur les extraits proposés et sur les œuvres que vous avez pu étudier ou lire. »
-    Recommandation : reenser des sujets de dissertation connus dans la classe.

•    Le commentaire : étude raisonnée d’un texte selon un plan ; ce plan est organisé en fonction d’un parcours de lecture choisi par le candidat. Le parcours de lecture est impliqué par une problématique. 

Un exemple de sujet de bac vous est proposé dans ce billet.

2)    L’oral : coeff 2 pour les séries générales


Il faut être capable de faire un tri dans ses connaissances pour répondre de manière improvisée à une question sur le texte et aux questions de l’entretien.

L’oral se déroule en deux parties de chacune dix minutes, qui s’enchaînent et qui sont précédées d’un temps de préparation de 30 minutes. Chacune de ces deux parties est évaluée sur dix points.

NB : les textes ne doivent pas du tout être annotés. Attention donc pendant l’année à ne pas écrire sur la photocopie donnée par le professeur. 

Une méthode plus précise vous est proposée dans ce billet.

a)    l’exposé :


Il s’agit de proposer une lecture d’un texte choisi par l’examinateur dans le descriptif des lectures et activités (pour voir un exemple de descriptif, cliquez ici). Cette lecture doit répondre à une question posée par l’examinateur. Réciter la lecture analytique faite en classe ne servirait donc à rien.
On peut être interrogé sur un texte qui n’a pas fait l’objet d’une lecture analytique mais c’est rarement le cas. 

Recommandation: apprenez l'introduction et la conclusion puis mettez en fiche, sous forme de liste, les éléments importants qui se sont dégagés lors de la lecture analytique menée en classe. Rédiger sur le blog des lectures analytiques vous permettra d'être plus rapide et efficace dans vos révisions.

b)    l’entretien :


Il porte sur la même séquence que celle d’où a été tiré le texte support de l’exposé. Il s’agit de dialoguer sur l’œuvre intégrale ou le groupement d’où le texte est extrait, sur la lecture cursive, sur l’objet d’étude, sur ses réflexions et lectures personnelles. Le dialogue vise à vérifier les connaissances (OE, lectures perso), à vérifier la maîtrise de la langue, à apprécier l’intérêt du candidat pour les textes lus et étudiés…

Il faut donc s’entraîner à répondre à de nombreuses questions sur les séquences et les objets d’étude. 

Des exemples de questions sont disponibles dans ce billet.

Cela exige une certaine réflexion personnelle, donc de répartir son effort sur toute l’année.

14 février 2009

Quelques rappels de méthode pour l'oral du bac

14 02 2009

Vous trouverez en annexe de ce billet une fiche qui vous rappelle la manière dont se déroule l'oral du bac ainsi que des conseils pour vous y préparer.

Attention, il faut disposer d'un code pour accéder à cette fiche. Vous savez comment l'obtenir...