HISTOIRE DES ARTS AU COLLEGE CONDORCET - DOURDAN

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LA FONTAINE DES AUTOMATES OU FONTAINE STRAVINSKY.

A Paris, derrière le centre Pompidou, au centre d'une petite place calme et protégée, se trouve la FONTAINE STRAVINSKY, produit de la collaboration entre le sculpteur d'origine suisse JEAN TINGUELY et sa compagne, l'artiste NIKKI DE SANT-PHALLE. 

Hommage au compositeur IGOR STRAVINSKY, la fontaine ne représente pas le musicien russe mais rend hommage aux œuvres musicales de celui-ci et à ce qu'elles évoquent. Les sculptures semblent être sorties du musée tout proche pour envahir la place. Le musée semble avoir débordé dans la rue.

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JEAN TINGUELY, poète de la mécanique.

JEAN TINGUELY a commencé sa carrière comme peintre, mais c'était un peintre qui ne pouvait finir ses tableaux: il lui fallait toujours changer quelque chose! Comme il le dit :" Le définitif, c'est la transformation."

Toujours à la recherche de la métamorphose, il introduit le mouvement dans ses œuvres. Moteurs, électricité, forces mécaniques, gravité, roues dentées et engrenages permettent d'animer les assemblages qu'il présente. Mais la mécanique n'est pas seulement un moyen d'animer, c'est une partie très importante de l’œuvre, une partie qu'on montre et qui a une valeur esthétique propre. Au quotidien,  la mécanique est cachée, le fil électrique peint, le moteur enfermé. Tinguely, lui, montre, et va plus loin, il rend la mécanique plus complexe et plus bruyante que nécessaire. Le tintamarre qui accompagne la mise en mouvement est lui aussi partie de l’œuvre, c'est l'idée de la mécanique, sa définition.

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KEITH HARING, le petit homme qui danse.

En effet, c'est l'image du petit homme qui danse, petit homme rapidement tracé en deux traits parfaits, petit homme sans visage mais qui déborde de joie de vivre et d'énergie, qui restera pour toujours liée au nom de l'artiste de street art américain, KEITH HARING.

Or, l’œuvre engagée de Keith Haring est moins connue. L'artiste a aussi critiqué et dénoncé des choix gouvernementaux.

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LES RAYURES DE DANIEL BUREN.

Impossible de parler de Daniel BUREN sans parler du motif de Daniel BUREN : les bandes blanches et colorées. Chaque bande fait 8,7 cm de large. Plus récemment dans son œuvre, les bandes colorées sont devenues sombres. Depuis les années 60, Buren les installe dans la ville, sur des drapeaux, collées sur des murs, des colonnes.

Pourquoi la ville? Pour être vu par le plus grand nombre, surtout par ceux qui n'entreraient pas dans une galerie, ceux que l'art ne concerne pas, ceux qui disent:" je n'y connais rien.". Et puis, l'espace public permet d'échapper aux musées et au marché de l'art, au poids de l'argent. Enfin, l'espace public permet de dire tout ce qu'on veut. Comme il le résumait lui-même en 1967, l'espace public est :" favori, libre et gratuit."

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DELAUNAY et les artistes allemands à la veille de la 1ère Guerre Mondiale.

La chaine culturelle franco-allemande ARTE présente en replay pendant une semaine un petit reportage de 25 minutes sur l'amitié qui a lié quelques peintres allemands - KLEE, MACKE et MARC - au peintre français DELAUNAY et sur l' influence que cette amitié a eue sur les œuvres respectives des artistes.

Nous pouvons voir à travers les tableaux présentés, la représentation particulière que DELAUNAY  a fait de la ville de Paris. Il a effectué une série de tableaux de la Tour Eiffel qui était encore à cette époque un symbole de grande modernité et un emblème du progrès technique dans lequel on mettait beaucoup d'espoir. Le progrès, c'est aussi le développement de l'aéronautique qui fascinait Delaunay. Il a utilisé de nombreux clichés aériens pour varier le point de vue de ses tableaux et la composition des paysages.

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HUNDERTWASSER, peintre, rêveur et médecin.

Il se définissait lui-même comme le médecin de l'architecture, celui qui allait guérir l'homme de la ville et qui allait faire de son oeuvre artistique un pont entre l'homme, son habitation, la ville et la nature. A la fois peintre et architecte, il fut aussi le premier partisan de l'écologie, avant que l'écologie moderne n'existe.

Contre la ligne droite, le classicisme, l'uniformité et la grisaille.

Pour la courbe, la spirale, les ondulations, la lumière et la couleur.

Ses batailles, il les menait à travers ses manifestes, ses peintures pleines de couleurs et ses projets architecturaux: église, immeubles d'habitation, des maisons.

Pour avoir un aperçu du personnage, ici.

Lien avec son site officiel ici.

NILS-UDO, poète de la Nature.

Depuis 1972, l'artiste Nils-Udo installe des œuvres éphémères et poétiques dans la Nature même. 

Tout d'abord, il trouve le lieu qui l'inspire et il le transforme en espace artistique: la nature devient le support de son œuvre.

Puis, il récolte autour du site les éléments naturels qu'il organise et met en scène pour créer le tableau que le lieu lui inspire.

Enfin, il photographie l’œuvre éphémère pour la rendre immortelle.

Nils-Udo décrit son travail ainsi: " Aider la Nature à se mettre en scène".

Pour visionner une interview de Nils-Udo, c'est ici.

Pour lire des articles et commencer votre recherche, c'est ici.

Pour voir l'oeuvre RADEAU D'AUTOMNE, c'est ici.

(Si vous n'arrivez pas à ouvrir les fichiers pdf, demandez à Mme Jardet.)

DRAGON: mythe et technologie.

Une installation intéressante à observer à Paris, de jour comme de nuit, c'est la danse de la fontaine émergente, dite la fontaine dragon, place Augusta  Holmes, à deux pas du quai Austerlitz. Un dragon géant, au corps transparent semble plonger dans le sol et s'enfoncer dans le mur de l'usine de traitement des eaux située là.

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ARCHITECTURES du XXème siècle en Ile-de-france.

101 fiches qui présentent 101 lieux d'Ile-de-France sont disponibles dans un classeur au CDI du collège. A chaque année du XXème siècle correspond un projet architectural ou d'urbanisme. Paris y tient une place dominante : 1926 et les magasins de la Samaritaine, le Palais de Chaillot place du Trocadéro en 1937, le stade du parc des Princes en 1972 ou encore l'Institut du Monde Arabe en 1986. D'autres lieux sont représentés:l'aérogare d'Orly en 1961, la ville nouvelles D'Evry en 1975 ou encore le récent Stade de France en 1998.

Chaque fiche, très complète, présente des informations techniques et historiques ( pourquoi? Qu'y avait-il avant à cet endroit? Qui a décidé du projet? Qui l'a réalisé? En quoi? Combien de temps a pris la réalisation?...), un contexte historique ( cette année-là...), un portrait de l'architecte et une analyse plus complète du projet qui permet de comprendre la place de l'oeuvre dans l'espace urbain.

A consulter au CDI le classeur des architectures du XXème siècle.

DAVID NASH, l'anglais qui murmurait à l'oreille de la Nature.

Le travail de David Nash ne nécessite pas de longues descriptions. Que ce soit au jardin des plantes à Paris ou au Kew Garden de Londres, il travaille à établir un dialogue entre l'Art et la Nature, un dialogue tout en suggestion, où l'artiste trace des passages et des liens entre ce que fait la Nature et ce que fait l'Homme, et nous amène à constater que les œuvres naturelles et les œuvres humaines peuvent se rejoindre, se ressembler ou se compléter.

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