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15 décembre 2008

Comment se déroulaient les cérémonies du mariage ?

Selon la tradition grecque les mariages étaient décidés  par les parents de la jeune fille.L'âge légal pour se marier était de 18 ans pour les garçons et 15 ans pour les filles.La cérémonie du mariage(protéléia) consistait à ce que l'épouse aille dans la maison de son mari.Celle-ci s'accompagne de sacrifices.Les parents de la mariée offrent un banquet.

Le jour des noces. Au milieu des chants d'hyménée, les époux montent sur un char en direction de leur demeure, les parents du marié les accueillent et leur offre une datte et un coing.Le lendemain les époux reçoivent des cadeaux offerts par la famille.

A suivre ...

Tout savoir sur la monnaie grecque...

Pour commencer, la monnaie était frappée dans un atelier, sous la surveillance de magistrats dont le nom ou les initiales sont généralement gravés sur la monnaie et en garantissent l'authenticité. A Athènes, une loi de Solon punit de mort les faux monnayeurs.                                             

 Les pièces n'ont cours que dans la cité qui les a émises, mais les Etats cherchent à remédier aux inconvénients de cette mesure en contractant entre eux des unions monétaires (Mitylène et Phocée décident de frapper la même monnaie avec le nom et les types des deux villes : c'est une monnaie fédérale.) Ainsi, la circulation étendue des différentes monnaies permet une véritable prospérité commerciale, mais aussi la création de monnaies dites internationales, bien que non-reconnues par la loi, et acceptées de tous.                                                       

Les monnaies d'Athènes, au Vème siècle, sont un parfait exemple de monnaies internationales. Côté face on trouve la tête d'Athéna, et côté pile la chouette de la célèbre déesse.                    

La valeur:                                                                                                                        L'unité est la drachme, qui a une valeur absolue de 0 francs 90 (c'est -à-dire trés peu d'euro !).   La drachme se divise en 6 oboles. On frappe des pièces de une, deux et quatre oboles, et une, deux,et quatre dachmes. Pour voir les différentes monnaies, des plus anciennes aux plus récentes...

Merci au site qui a servi à cet article, sacra moneta.                                                                                                       

Le site le grec, le nombre propose également un aperçu très intéressant. 

 

 

Exposé sur Gorgias

Pendant l'étude de l'Eloge d'Hélène,  on aprend beaucoup sur la personnalité si athypique pour un grec du Vème (il a vécu 103 ans et est mort riche et dans de très bonnes conditons pour un rhéteur, contrairement à Socrate).

Je vous invite donc à cliquer sur ce lien pour découvrir enfin qui est ce personnage.

Le mythe d'Hélène

A propos de L'éloge d'Hélène de Gorgias (sophiste grec du Vème-IVème s)

Hélène est la femme de Ménélas pour laquelle les Grecs combattirent pendant dix ans devant Troie.

Dans l'épopée homérique, il est raconté qu'Hélène est la fille de Zeus et de Léda.Son père humain se nommerait Tyndare. Elle avait pour frères les Dioscures, Castor et Pollux, et pour soeur Clytemnestre.

Hélène, chez certains auteurs, passe pour la fille de Némésis qui aurait fui Zeus parcourant le monde entier sous toutes sortes de formes. A la fin elle se transforma en oie mais Zeus se changea en cygne et s'unit à elle en Attique. Némésis pondit un oeuf dont Hélène naquit. L'oeuf fut amené à Léda par un berger, celle-ci éleva Hélène comme sa propre fille.

Certains mythes disent que Thésée enleva Hélène, encore jeune fille. Dans cette version, ce sont les Dioscures qui auraient reconquis Hélène alors que Thésée était parti aux Enfers enlever Perséphone. Parfois on raconte que Thésée lui aurait donné une fille qui n'était autre qu'Iphigénie.Quand elle fut rentrée à Lacédémone, Tyndare pensa qu'il était temps de la marier. Beaucoup de prétendants se présentèrent et le roi craignit la guerre en en choisissant un. Sur le conseil d'Ulysse il leur fit prêter serment de respecter le choix d'Hélène et de porter secours à l'élu. C'est ce serment que rappelle Ménélas et qui conduit tous les chefs grecs à partir en guerre contre Troie. Hélène choisit Ménélas. Elle eut une fille, Hermione, avec lui.

Masque en or dit "masque d'Agamemnon", frère de Ménélas.

Alors qu'Hélène est l'épouse de Ménélas, Aphrodite la promet en mariage à Pâris pour récompense car il lui a décerné le prix de beauté.Pâris (ou Alexandre de son autre nom) partit pour Sparte et fut l'hôte de Ménélas pendant neuf jours. Le dixième, le roi dut partir pour la Crète et Pâris en profita pour persuader Hélène de s'enfuir avec lui. La plupart des auteurs après Homère considérèrent qu'elle était consentante. Certains cherchèrent à la justifier en proclamant qu'elle ne céda qu'à la force.On alla même jusqu'à dire qu'Aphrodite avait donné à Pâris la forme et la figure de Ménélas.

Les Troyens se méfiaient d'elle et la voyaient comme responsable de la guerre. Elle-même, toujours menacée, savait qu'elle se tirerait de tous les mauvais pas grâce à sa beauté. Seuls Hector et le vieux Priam savaient que la guerre était la seule volonté des Dieux.

Après la mort de Pâris, Hélène épouse Déïphobe, le fils de Priam. Mais Ménélas tue celui-ci et veut en faire autant d'Hélène mais elle se présente à moitié nue devant lui et comme elle l'avait pensé, elle s'en sortit.De même les Grecs voulurent la dilapider et sa beauté la sauva encore une fois.

Hélène met huit ans à revenir à Sparte. D'après Euripide, Hélène et Ménélas auraient d'abord gagné Argos le jour où Oreste venait de tuer Clytemnestre et Egisthe. Quand Oreste vit Hélène, il voulut la tuer, la rendant responsable de tous ses malheurs.Mais sur l'ordre de Zeus, Apollon l'aurait rendue immortelle.Cette version garde quelque autorité puisqu'un grand nombre de sanctuaires d'Hélène et de Ménélas furent retrouvés.Ménélas aurait été divinisé à la demande d'Hélène pour compensation des tourments qu'elle lui avait infligés.On attribue également à ses prières la divinisation de Castor et Pollux.

 

Le théâtre dans la Grèce Antique


Théâtre de Delphes


La construction d'un théâtre s'articule autour de trois lieux :

- Le theatron: il signifie " lieu où l'on se regarde". A l'origine, ce n'était qu'une formation de gradins de pierres appuyés au flanc des collines. Il se situait la plupart du temps à proximité de la cité.

- L'orchestra : les gradins du theatron s'incurvaientautour d'un centre qui était appelé orchestre, car il accueillait les choeurs accompagnés de flûtes pendant des moments de la comédie ou de la tragédie qui nécessitaient un commentaire, une lamentation ou un avertissement.

- La skénè : derrière l'orchestre, il y avait une grande scène où les dialogues entre les personnages de la fiction se déroulaient.

Le décor utilisé pour la comédie ou la tragédie était souvent représenté par la Skénè, mais à l'origine les théâtres étaient orientés vers des paysages souvent magnifiques qui formaient alors comme un décor grandiose.

Origines du théâtre :

Le fils de Zeus, Dionysos, aurait inventé le vin selon les Grecs. Il était écartelé par les Titans et chaque année renaissait, symbolisant la fertilité de la terre. La civilisation grecque dédiait alors à ce dieu de grandes fêtes qui paralysaient complétement la vie de la cité au printemps et en hiver.

Pendant ces fêtes qu'on appelait les Dionysies, on célébrait des faits ou des récits légendaires par des musiques, des danses ou des dialogues. De ces formes festives primitives naquit le théâtre qui se déroulait dans un centre de rassemblement pour toute la communauté : l'édifice théâtral.

A suivre ...

Histoire ou Fable ?

Jacques Le Goff, médiéviste d'autorité mondiale, explique à travers un entretien dans Le Figaro, paru le jeudi 16 octobre 2008, que les grands personnages bien connus des historiens sont ceux qui alimentent le plus de fantasmes. Ceci est dû au fait que le fabuliste a toujours concurrencé l'histoire et que les hommes ont toujours aimé qu'on leur raconte des histoires. Ainsi, des idées fausses perdurent alors que les travaux historiques ont établi les faits. Parmi ces idées fausses circulent notamment celle qui réinvente la geste des cathares, celle qui fait du Moyen-Age une période barbare alors que les historiens ont prouvé que c'était une période brillante, créatrice, voire de progrès, ou encore celle qui raconte que Jeanne d'Arc ne serait pas morte brûlée à Rouen, alors que la jeune pucelle est le personnage du Moyen-Age sur lequel les historiens sont le mieux renseignés. L'historienne Colette Beaune publie en 2004 une remarquable biographie de Jeanne d'Arc dans Jeanne d'Arc, vérités et légendes, rétablissant ainsi un certain nombre de vérités, selon Paul-François Paoli. Plus récemment, Pierre Péan, enquêteur de talent, spécialiste des mystères et des eaux troubles de la politique et Franck Ferrand, chroniqueur à Europe 1, spécialiste de Versailles, rouvrent les dossiers historiques négligés et apportent leur regard d'amateurs éclairés dans L'Histoire interdite, de F. Ferrand et Une blessure française de P. Péan.

Parlez-vous grec?

Les Grecs ont connu l'alphabet phénicien dés la fin du IXème siècle av. J-C. Mais il a fallu plusieurs générations pour le rendre d'un emploi commode. Les Phéniciens, en effet, notent seulement les consonnes. Il a donc fallu utiliser certaines lettres phéniciennes, inutiles en grec, pour noter les voyelles, et inventer des lettres nouvelles, comme le "phi" ou le "psi". c'est le système d'écriture que les cités grecques ont transmis aux Latins, aux Etrusques, et aux Gaulois. En deux ou trois générations, le monde grec a pris des dimensions jusqu'alors inconnues. Dans les villes, au moins, on parle grec, de l'Iran à la Sicile.

 

Phénicien

Grec classique

Aleph

A a

Beth

B b

Gimel

G g

Daleth

D d

He

E e

Waw

U u

Zayin

Z z

Heth

H h

Teth

Q q

Yodh

I i

Kaph

K k

Lamedh

L l

Mem

M m

Nun

N n

Samekh

X x, s, C c

Ayin

O o

Pe

P p

Sade

M m

Qoph

F f

Res

R r

Sin

S s/V

Taw

T t

Après -750, l'usage de l'écriture alphabétique s'est répandu ; il a permis de transmettre par l'écrit les ordres, les informations, aussi bien que les commandes et les factures !

Par ailleurs, le vocabulaire médical comprends environ 4500 mots directement issus du grec. Cet usage, qui s'est imposé en France et d'ailleurs qui nous vient d'un chirurgien français, Ambroise Paré, inventeur du mot "hygiène" (de "Hygiè", déesse de la santé). Physiciens et chimistes, dès la fin du XVIIIème siècle, puisent à leur tour dans la langue grecque pour forger des mots nouveaux: c'est à Lavoisier que l'on doit "oxygène" et "hydrogène". Dans notre vie quotidienne, nous parlons grec sans même y penser: "téléphone", "photographie" sont pour nous des mots familiers ; sans oublier le préfixe hyper-, largement utilisé par certains pour manifester leur "enthousiasme"... mot qui nous vient lui aussi du grec !!!

Didaskalos ajoute que le site de la BNF propose un exposé sur les origines phéniciennes du grec.