Face aux menaces qui pèsent sur la France révolutionnaire,
les Montagnards, Robespierre et Danton, qui s'appuient sur les sans-culottes,
organisent la mise en place d'un régime dictatorial : les institutions
démocratiques et les libertés sont suspendues. Les
députés girondins sont arrêtés et exécutés (2 juin 1793) et diverses
mesures sont alors prises :
De nature judiciaire.
La "loi des suspects" permet d'arrêter
toute personne dénonçée ou soupçonnée
comme étant un ennemi de la Révolution.
Le Tribunal révolutionnaire voit
ses pouvoirs augmenter : c'est ce tribunal qui envoya le plus
de personnes à la guillotine.
De nature institutionnelle.
Les institutions sont désormais contrôlées par un
Comité de salut public et un Comité
de sûreté générale.
Robespierre déclare "le gouvernement
de la France est révolutionnaire jusqu'à la paix" (10 octobre 1793) : la Terreur durera tant que la France sera menaçée
par ses ennemis.
De nature militaire.
La Convention envoie des représentants en mission
munis des pleins pouvoirs dans les provinces et les armées.
De nature religieuse.
La répression s'abat contre les prêtres réfractaires,
des églises sont fermées, des processions sont interdites.
La création du culte de l'Etre Suprême doit remplacer le
culte catholique.
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Loi des suspects, septembre 1793
"Tous
les gens suspects qui se trouvent dans le territoire de la République
et qui sont encore en liberté seront mis en état
d'arrestation.
Sont réputés suspects :
-ceux qui par leur conduite, leurs relations, leurs propos,
leurs écrits, se sont montrés partisans de la
tyrannie, du fédéralisme et ennemis de la liberté
;
-ceux à qui a été refusé un certificat
de civisme ;
-ceux des ci-devant nobles (maris, femmes, pères, mères,
fils, filles, frères, soeurs) qui n'ont pas manifesté
leur attachement à la Révolution ;
-ceux qui ont émigré quoiqu'ils soient rentrés
en France."
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