01 juillet 2011

Résultat du concours

Tout d'abord, bravo à tous pour votre implication et les très beaux travaux que vous avez mis en ligne. Je suis fière de vous!!!

Malheureusement, le jury n'a pas couronné notre lauréat... Tant pis, nous ferons mieux l'année prochaine!

Le lien où vous pourrez consulter les critiques primées:

http://www.ac-versailles.fr/public/jcms/p1_68465/remise-du-prix-lyceen-de-la-critique-de-l-academie-de-versailles

17 mars 2011

Candidat au prix de la Critique lycéenne: Parle leur de batailles, de rois et d'éléphants, de Mathias Enard. L'histoire d'un pont ou le pont de l'histoire

Avec une couverture et un titre magnifique qui en disent déjà long sur la beauté du livre, Mathias Énard s'inscrit dans cette rentrée littéraire 2010 avec Parle leur de batailles, de rois et d'éléphants. Un livre qui n'a pas grand chose en commun avec ses précédentes oeuvres. En effet, rien à voir avec le tout premier roman de l'auteur, la perfection du tir (2003), qui nous mettait dans la peau d'un jeune sniper; rien à voir non plus avec son dernier livre, constitué d'une seule phrase de cinq cent pages, le couronné et réussi Zone (2008). Avec ce nouveau roman qui a toutes les caractéristiques de l'orientalisme, l'auteur change de cap et s'inscrit dans l'héritage laissé par Pierre Loti ou encore Théophile Gautier, un siècle plus tard. Il garde néanmoins le style qui lui est propre. Peut-être a-t-il voulu avec ce livre nous faire partager son amour pour le Moyen Orient car il ne faut pas oublier qu'en plus d'être écrivain, il enseigne l'arabe à l'Université de Barcelone.


Quelques mots d'abord sur le titre, porte d'entrée du livre, si envoûtant et qu'on ne se lasse pas de le lire et de le relire : Parle leur de batailles, de rois et d'éléphants. Un air de déjà vu me direz-vous ? En effet, ce titre est en réalité une citation de Kipling qui se trouve dans un livre intitulé Au hasard de la vie. Rappelons que Kipling est connu pour son remarquable talent narratif. Est-ce qu'ainsi, Mathias Enard a voulu, en le citant, se faire reconnaître comme conteur? Cependant, bien qu'emprunté, le choix  du titre s'avère excellent et tout à fait cohérent avec le contenu du livre. Bien qu'il ne soit pas réellement question de batailles ni d'éléphants, on ne pouvait pas choisir de titre aussi représentatif et proche de la beauté du livre. Ainsi, comme l'a dit Mathias Énard lors d'une interview, le titre évoque plus une manière de dire que des thèmes précis:


Il s’agit aussi d’un livre sur la création, sur la fonction de l’art, des récits collectifs que nous appelons histoire. En ce sens, la phrase de Kipling est magnifique, elle définit très bien ce qu’est la position d’un artiste, d’un créateur, qui cherche à communiquer avec un public, à s’inscrire dans la tradition, tout en s’en séparant, comme Michel-Ange. Nous parlons tous de batailles, de rois et d’éléphants, comme Michel-Ange peignait des thèmes bibliques ; c’est l’injonction de l’histoire, le poids de la tradition. Il faut être très fort pour y échapper. Je dois ce titre à Pierre Michon, c’est lui qui me l’a pour ainsi dire « soufflé », dans une interview que j’ai lue. Il se dit fasciné par cette phrase. Elle contient la clé de l’écriture, elle est programmatique, surtout dans sa deuxième partie : "comme ce sont des hommes, n’oublie pas de leur parler d’amour". C’est ce que j’ai essayé de faire ; d’une part de parler du collectif (batailles, rois, éléphants) dans la création, et aussi du singulier, de l’individuel (l’amour).


Mais alors, de quoi s'agit il ? Le roman se déroule en 1506. Michel Ange, après avoir essuyé une dispute avec le souverain pontife, reçoit une invitation du Sultan dans le but de construire un pont sur la Corne D'or. Il l'accepte, rempli d'orgueil, en sachant que son plus grand rival, Léonard de Vinci, a échoué. Arrivé à Constantinople, l'artiste peintre et sculpteur est en quête d'inspiration. Michel Ange va alors s'embarquer dans une merveilleuse aventure à travers Constantinople accompagné de Mesihi, un grand poète Ottoman qui lui fera office de guide. Ce séjour n'aura rien d'un long fleuve tranquille. L'artiste sera confronté à des choix difficiles : Orient ou Occident, Pape ou Sultan, amitié ou amour et même homosexualité ou hétérosexualité ? Michel Ange sera également tiraillé par l'angoisse que son projet soit refusé.



Le projet de Léonard de Vinci, (réalisé en 2001 !)
                                                           Le pont imaginé par Michel Ange.











A travers ce roman, Mathias Énard nous fait (re)découvrir l'extrême beauté de l'orient du XVIe siècle. En effet, grâce à ses descriptions, simples mais vraiment efficaces, de l'agitation qui anime les rues de Constantinople, nous explorons avec émerveillement ce décor si étranger. Vous me demanderez sans doute si cette succession de descriptions ne finira pas par vous ennuyer ? Et bien non, on ne se lasse pas d'explorer ce monde si captivant. L'auteur détaille avec précision, mais surtout sans excès, chaque mouvement de foule, chaque décor. Il choisit avec minutie et avec brio ce qu'il veut dire, ce qu'il veut nous montrer, ce qu'il croit bon de décrire. Par conséquent, le style de Mathias Énard est tel que l'on se laisse emporter, avec joie, au fil des pages, sur un nuage d'émotions mêlant légèreté, douceur et beauté.


Mais au delà de ça, le récit aborde un fragment méconnu de la longue vie de Michel Ange. Bien qu'on ne sache pas si l'artiste italien a réellement effectué ce voyage, Mathias Énard est arrivé à écrire une histoire véritablement passionnante et cohérente.  À aucun moment, nous ne tombons dans une biographie banale et barbante, l'auteur ne fait qu'évoquer ce fragment de la vie de Michel Ange et l'utilise plus comme prétexte que comme un réel sujet.  En effet, même si l'invitation du sultan est réellement évoquée dans Les Vies des plus excellents peintres, de Vasari et que de nombreux éléments du livre se basent sur des faits réels tels que  le  schéma du pont de Léonard de Vinci  ou encore les lettres de Michel Ange adressées à son frère, Mathias Énard laisse libre cours à son imagination. Il décrit Michel Ange comme un homme en marge de la société qui a des penchants sexuels indécis. Écrire un récit imaginaire à partir de faits historiques réels ? Ceci n'est pas sans rappeler la démarche d'un Pierre Michon, qui, dans son livre, Les Onze, à partir de la description d'un grand tableau représentant les onze membres du Comité de Salut public, réinvente l'histoire de son peintre Corentin et celle de la Révolution française. Ainsi, Mathias Énard s'inscrit avec un grand talent dans le courant de la biographie fictive, un genre où excellent les plus grands auteurs actuels.


Mais Mathias Enard donne également une dimension géopolitique à son récit. Comment expliquer qu'un Sultan du Moyen Orient puisse connaître Michel Ange? Tout simplement parce que les frontières, qui sont aujourd'hui bien fixées et qui démarquent l'Orient de l'Occident, n'ont pas toujours été aussi rigides. L'auteur veut donc nous montrer qu'il est tout à fait possible de les franchir. Ainsi lorsqu'on le questionne sur la place que la Turquie devrait avoir dans l'Europe actuelle, il répond que le pont qui doit être construit par Michel Ange n'est pas qu'un objet de communication entre les deux rives de la corne d'or, mais il est également le symbole de l'union entre l'Orient et l'Occident :



Ce qui s’est produit au XVIe siècle ne limite pas le XXIe, au contraire. Si ce livre a une quelconque volonté politique, c’est justement l’inverse : remplacer ce pont qui n’a jamais vu le jour par un pont de papier, un de ces ponts intellectuels que sont les livres. Il est possible que la Turquie rejoigne l’Europe, cette Europe qu’elle a contribué à façonner, à laquelle elle a participé des siècles durant, on l’oublie trop souvent. C’est, je crois, une nécessité culturelle, historique et géopolitique. La Turquie d’aujourd’hui devrait aider l’Union européenne à porter ses frontières jusqu’en Syrie, en Irak, en Arménie, en Géorgie. C’est très important, ce serait un premier pas dans l’effacement des frontières que l’histoire coloniale a tracées au XIXe siècle entre l’Orient et l’Occident. Tout est encore possible, il ne suffit que d’une volonté politique pour y parvenir.

On pourra malgré tout se demander pourquoi écrire une biographie dont le contenu n'est que le pur fruit de l'imagination ? Et bien, en réalité, ce livre n'est pas qu'une simple biographie, c'est un livre (une oeuvre ?) qui laisse place à la création et à une interprétation totalement libre et onirique. De plus, l'auteur captive et intrigue avec un triangle amoureux vraiment inattendu et rocambolesque. Ce dernier tourne autour d'un monologue très énigmatique, où les changements d'énonciateurs qui jalonnent le texte déroutent et laissent perplexe. En effet, nous passons, sans crier gare, de la troisième personne à la première. Mais qui est donc cet étrange narrateur qui se permet de faire subitement irruption dans le récit, est-ce un personnage ? Lequel ? Ainsi, l'intrique ne prend réellement tout son sens qu'au dénouement du livre. Ce récit mêle donc Histoire, religion, romance et poésie avec perfection, ce qui fait de lui un des plus beau livre de cette rentrée littéraire.

Les lycéens ne se sont pas laissé rebuter par l'apparente aridité du sujet et ont su voir tous les éléments qui font de ce livre un récit vraiment moderne. C'est donc à juste titre qu'ils ont fait de ce roman le lauréat de leur Prix Goncourt 2010.

Martin Nguyen, Seconde 6, Lycée Jean-Jacques Rousseau, Sarcelles.

16 mars 2011

Cindy. Une année chez les français. Méritait-il le Prix Goncourt des lycéens ?

Fouad LAROUI, auteur d’origine marocaine a fait ses études au lycée français Lyautey de Casablanca au Maroc. C’est d’ailleurs le lycée où le jeune Medhi, le héros de l’histoire, va faire lui aussi ses études. Fouad LAROUI écrit toujours en français et a gagné de nombreux prix. En 1996, il gagne son premier prix, le Prix Découverte Albert Camus avec son premier roman intitulé Les Dents du Topographe; et il obtient le Prix Méditerranéen des Lycées ainsi que le Prix Radio-Beur FM, en 1998 avec le roman De Quel amour blessé?. Il s'agit également d'une citation de Jean RACINE dans le Phèdre: "Ariane, ma sœur, de quel amour blessée, -Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée!". Par ailleurs, cela nous donne une indication sur un thème majeur du livre qui va être de rendre hommage à des grands auteurs et philosophes français en faisant référence à quelques-uns de leurs textes.

Ce roman nous plonge dans l‘histoire, assez rigolote, d’un jeune garçon qui a reçu une bourse pour aller étudier au prestigieux Lycée français Lyautey de Casablanca. Ce jeune homme essaie de s’intégrer peu à peu chez les français mais les trouve néanmoins très différents de lui. C’est avec un grand humour que Fouad LAROUI nous montre la vie des français vue par un jeune maghrébin. En effet, certaines scènes nous donnent le sourire puis d’autres moins, LAROUI jongle très bien entre les deux. Cependant, à cause de l’imagination débordante de Medhi, on s’y perd quelques fois ; comme par exemple : « Au moment où le surveillant général finissait sa phrase, un lion surgit de son bureau, se jeta sur lui et lui arracha la tête… » ; On ne comprend pas tout de suite ce qui se passe. Medhi donne également des surnoms aux personnages qui l’entoure, par exemple la lingère, il l’appelle « l’ogresse ».

Fouad LAROUI a un style très particulier dans Une Année Chez les Français qui est de donner son avis sur des scènes en écrivant des mots en arabe, qui ne sont pas traduits donc incompréhensibles pour les personnes qui ne parlent pas cette langue comme; "fine waldik" ou encore "dialek bibi". En effet, LAROUI cherche à produire sur le lecteur un effet qui a pour conséquence de le laisser dans l'ignorance ou bien d'essayer de comprendre le sentiment de Medhi par rapport à sa nouvelle année avec les français où il doit essayer de s'intégrer; le lecteur est aussi perdu que Medhi lui même car il ne comprend pas non plus l'arabe. Néanmoins il fait parfois référence à des informations culturelles et littéraires. En effet, c’est le grand style de Fouad LAROUI, il y a de nombreuses expressions littéraires issues de célèbres textes de grands auteurs français, dans ses histoires, comme les Fables de La Fontaine ; « tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr ». Il y a également des expressions du philosophe Platon : « cet état qui consiste à s’émerveiller est le propre d’un naturel philosophe » ; d’Horace : « dulce et decorum est pro patria » ; de Jean Ferrat, d’Antonin Artaud… On passe donc de grands écrivains du 17ème siècle aux chanteurs du 20ème siècle. Le livre nous informe aussi les différentes cultures maghrébines comme par exemple pour le mariage marocain qui a lieu et qui se termine en bagarre générale ou encore l’accueil de Medhi chez ses cousins. Un véritable choc culturel! Tout ceci à un effet bénéfique pour les lecteurs qui sont très souvent des jeunes. En effet, le lecteur s'amuse tellement qu'il ne se rend même pas compte qu'il augmente sa culture générale au fil des pages du livre. 

L’auteur a aussi divisé son roman en deux grandes parties : en premier lieu l’arrivée de Medhi au lycée et pourquoi il y est, puis ensuite son intégration avec les français. Cela, produit un effet sur la lecture car on sait à quoi s’attendre ainsi on n’est pas étonné. Mais malheureusement c’est sûrement le plus grand point qui déçoit puisque certaines scènes sont vraiment très prévisibles.

Par ailleurs, Fouad LAROUI nous donne son avis sur le livre dans cette vidéo.   

Lycée Lyautey

La description de la cour du lycée Lyautey vue par Medhi: 

"Mais dans cette cour immense qui ne tremblait pas, il avait des heures à passer et pas le moindre livre à lire. Il leva les yeux, découragé, et se mit à examiner avec attention les batiments qui encadraient la cour et qui formaient l'univers où sa vie allait désormais être confinée. Ils étaient assez quelconques, ces grands parallélépipèdes tout blancs de quatre ou cinq étages, troués de fenêtres rectangulaires où se reflétait le ciel, où miroitait parfois le soleil, et qui semblaient ne rien promettre, à première vue, ni ne menacer personne. Pourtant, plus on les regardait, ces blocs massifs, plus ils avaient l'air d'être à l'affût. [...] Il se mit à compter les fenêtres de la façade: cinq étages, huit ouvertures par étage. [...] Il scruta, l'un après l'autre, les arbres qui se dressaient, bonasses, autour des aires de sport..."

JACOB CINDY 506   

   

KOUDRI Dalila. Le Testament D'Olympe. Le XVIII ° siécle, une époque où le libertinage n'a pas de limite.

Ecrivain et universitaire de talent Chantal Thomas obtient le Prix Fémina en 2002 pour son premier roman Les Adieux à la reine. Spécialiste du XVIII siècle, elle a enseignée dans plusieurs universités (USA, France)  et est directrice de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique. Historienne et essayiste, elle écrit des essais sur Sade, Casanova et Marie-Antoinette. Chantal Thomas est également un des présidents d’honneur du Prix Marguerite Duras.

 

 

 

Chantal Thomas, auteur de talent nous conte dans le Testament D'Olympe, l’histoire de deux sœurs nées à Bordeaux, dans un milieu très religieux. La belle et rebelle Ursule rebaptisée Olympe pleine d’ambition décide un jour de s’enfuir désespérée par sa vie bordée de pauvreté et de déchéance, pour réussir à tout prix. Elle laisse derrière elle sa plus jeune sœur Apolline. Passionnée par la comédie, elle rêve de faire carrière au théâtre. Aidée par le Duc de Richelieu, Olympe se retrouve très rapidement à Paris. Ville où notamment elle va perdre sa virginité en ayant une relation avec Louis XV. De cette union naît un enfant. Mais, ce qu’Olympe n’avait pas prévu c’est que l’imposante et influente Marquise de Pompadour ne se laisse pas si facilement faire. Car le roi refusera jusqu'à la mort d'Olympe de la faire vivre à Versailles. Apolline elle, est envoyée au couvent de Notre-Dame de la Miséricorde. Elle devient, après sa sortit du couvent préceptrice chez des nobliaux de province. Le destin de notre ambitieuse sera effroyable. Elle en fait l’ultime aveu dans un testament adressé à sa sœur.

 

 

 

Historienne de métier, Chantal Thomas signe avec Le Testament D’Olympe (Editions le Seuil) un deuxième roman « historique » qui fait partie de l’ultime sélection du prix Goncourt 2010. Chantal Thomas a écrit son livre avec une intensité qui entraîne le lecteur dans une histoire palpitante et envoûtante, au point de ne plus pouvoir s’arrêter de lire cette histoire qui reflète la réalité de la femme au XVIII° siècle. Une époque où le libertinage n'a pas de limite. Olympe exprime une image de la femme courtisane et libertine. La mere et la soeur d'Olympe, Apolline represente dans cette histoire, une femme appartenant à la noblesse de province, pauvre et religieuse. On trouve egalement l'image de la femme religieuse, superstitieuse, à la limite du fanatisme. Quoi qu'il en soit le Testament D'Olympe est un livre à la lecture agréable c'est pour cela que je le conseille à tout ceux qui ne l'ont pas encore lu.

 (N'hésitez pas à utiliser ce que  vous faites en LitSo pour étoffer votre critique: les différents portraits de femmes par exemple)

 

 

 

Par KOUDRI Dalila, lycee Jean-Jacques Rousseau. Classe de Seconde 6

Emilie. Critique littéraire de Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants de Mathias Enard.

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, livre vainqueur du prix Goncourt des lycéens 2010, est le cinquième et le plus récent bouquin écrit par Mathias Enard. Il rédige ce livre deux ans après Zone, livre aussi vainqueur d'un prix : le Prix Décembre. Après avoir publié un livre d'une phrase de cinq cent pages, il décide d'écrire ce livre suite à sa stupéfiante découverte à propos de cette partie peu connue de la vie du héros, invitaté par le Sultan d'Istanbul en tant qu'architecte européen. Il a l'idée de nous raconter cette histoire après avoir lu cette phrase : " Et il reçut une invitation du sultan de Constantinople pour se rendre à Istanbul et construire un pont sur la Corne d'Or."Une suite de descriptions non seulement physique, de personnalité tant appréciable du guide du personnage principal, comme ça peut être une description d’un paysage visité lors d'une mission peu connue sur le célèbre sculpteur, peintre, poète et architecte.


Mais d'où vient le titre de cet ouvrage? Vous avez sûrement entendu cette citation : " Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants". En effet, ce titre n'est pas l'invention d'Enard, mais celle de Rudyard Kipling dans son livre, Au hasard de la vie, où la phrase originale est: " Puisque ce sont des enfants, parle-leur de batailles et de rois, de chevaux, de diables, d’éléphants et d’anges, mais n’omets pas de leur parler d’amour et de choses semblables. " Ce sont probablement les plus beaux sujets sur lesquels peuvent rêver les auditeurs d'un conteur, d'après le texte original. Quoique le livre ne parle pas vraiment de batailles, de rois et d'éléphants, il y a dans cette phrase un art de dire similaire à la beauté de l'écriture de Mathias Enard.

 

          

 

 

 

                                                                                        Pont actuel de Galata

Célèbre sculpteur, à qui l'on doit le fameux David, ayant aussi produit la Chapelle Sixtine dans le domaine de la peinture, un artiste également poète et architecte? Facile à deviner, il s'agira de Michel-Ange et plus précisément d'une partie orientale de sa vie. Après une dispute avec le pape Jules II, il va séjourner en Turquie étant alors à l'époque l'Empire Ottoman, et va se voir proposer une mission par le grand Sultan. Il s'agira de construire un pont reliant deux parties de Constantinople, que l'on appelle à présent Istanbul. Un pont qui se devra d'être magnifique et qui reflètera aussi la politique de l'époque entre ces deux côtes.

 

 

Pont proposé par Léonard de Vinci :

Apprenant que Léonard de Vinci célèbre peintre de La Joconde, a également proposé un projet de construction pour cette mission, et que celui-ci a été refusé, Michel-Ange accepte sachant que ce sont deux rivaux et que l'idée de réussir là où Léonard a échoué est pour lui un plaisir qui sera pour lui un défi, qu'il pense pouvoir gagner. Une sublime description, une façon de s'exprimer magnifique. Une histoire de voyage, mais parle aussi de  l'amour qu'éprouve le guide de Michel-Ange pour ce dernier, pendant que notre héros, lui, aime une danseuse totalement inconnue. Des pertes d'inspiration, de longs jours sans idées de projet... Finira-t-il par proposer au Sultan un bon plan? Le mal du pays se fera-t-il ressentir? Qu'est-ce qui lui poussera à réaliser un bon projet? Est-ce que les sentiments autour de lui lui nuiront? Va-t-il abandonner? Mathias Enard nous projette dans un autre pays, un autre paysage, et nous fait découvrir un endroit merveilleux avec d'anciens poèmes perses écrits par Mesihi
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Construction du pont proposé par Léonard de Vinci

                                                                                                                                                       Poème turc de Mesihi

                                                                                                                                     

 

 

                                                                                                                                                Istanbul
Voici une "rentrée romanesque" comme pourrait le dire Pierre Assouline en parlant de Michel Houellebecq avec son livre La carte et le territoire. Un livre parfaitement écrit mais qui pourrait endormir plus d'un. En effet, ce livre n'est qu'un enchainement de descriptions de lieux orientaux. Une petite péripétie ici, puis une autre par là. Un langage beau mais néanmoins dur à comprendre surtout pour  la jeunesse qui n'utilise pas forcément un langage aussi soutenu, et aussi poétique avec une présentation similaire à un poème,  dans de courts chapitres sur des pages presque vides, mais aussi dans de longs monologues, exprimant les grands sentiments de Michel-Ange pour une mystérieuse danseuse. Est-ce sa manière d'écrire qui a capturé le cœur des lycéens qui lui ont fait gagner le prix Goncourt des Lycéens, ou bien est-ce pour les incroyables actions au long du livre? L'amour d'un homme pour homme, puis un amour de notre héros pour une personne dont on ignore le sexe. Un meurtre d'amour dans un livre de beaux paysages? L'envie de plus d'argent, l'orgueil de vouloir mieux faire qu'un autre, la colère qui mène au meurtre, l'envie d'être aimé par l’amour de sa vie. Ces traits du livre ne correspondent pas vraiment à la description de départ, il y a ici un mélange entre de mauvaises actions et un paysage somptueux. Certains des péchés capitaux sont regroupés dans cette histoire qui devrait être sobre et innocente, ayant pour principal sujet les paysages orientaux. Certains aiment le fait de voyager dans ce beau pays, d'autres apprécieront moins la longueur de la description. Une histoire qui ne finit pas bien mais par une action inattendue pour un lecteur qui s'attendait seulement à plonger dans une construction d'un inoubliable artiste, un beau pont, un pays oriental qui peut fasciner. 


Par Saisoth Emilie, Seconde 6.

 

14 mars 2011

Les autres oeuvres de Fouad LAROUI

La Femme la plus riche du Yorkshire:

Les Dents du Topographe:

De quel amour blessé?:

Méfiez vous des parachutistes:

Le jour où Malika ne s'est pas mariée:


07 mars 2011

Khelil - Fouad Laroui

Agé 52 ans, Fouad Laroui, poète, romancier  et écrivain marocain, a été l'auteur de plusieurs livres tels que  Les dents du topographe (1996), De quel amour blessé (1998),  Méfiez vous des parachutistes (1999) et Le jour où Malika ne s'est pas mariée (2009). Cette année, Fouad Laroui nous fait découvrir son nouveau livre nommé Une année chez les Français . Ce livre raconte l’histoire d’un jeune marocain prénommé Mehdi qui atterrit au lycée Lyautey de Casablanca. L'instituteur, impressionné par l'intelligence et sa soif de lecture de son jeune élève, lui a obtenu une bourse dans le prestigieux établissement français de Casablanca.

(bon dédut, n'hésitez pas à donner votre avis maintenant)

07 février 2011

Maridza LAROUI (donnez un titre à votre critique)

Fouad Laroui est un auteur d'origine marocaine. Il a fait ses études au lycée Lyautey de Casablanca au Maroc. Mais c'est dans ce lycée que le petit Medhi fait ses études.(Précisez de qui il s'agit)

Le roman Une année chez les français est apparût le 19 août 2010. Ce roman de Fouad Laroui est un succès auprès des jeunes lecteurs. Ce livre est mon préférée dans la sélection du prix Goncourt comparée aux autres romans (le testament d'olympe qui est un livre totalement différent que celui de LAROUI(milieu du XVIIIe siècle) tandis que LAROUI(au XXe siècle)et parle-leur de roi, de batailles et d'éléphantc'est un livre différent des deux autres (XVIe siècle), il est passionnant et drôle. Fouad Laroui essaie de nous montrer les relations entre les professeurs français et les élèves arabes. Juste en regardant le titre de ce roman , on voit qu'il y a une différente culture. Ce livre est passionnant car on visionne deux mondes différents. C'est avec un grand humour que Fouad Laroui , nous montre la vie chez les français par un petit maghrébin.

Le style de Fouad Laroui dans le roman Une année chez les français est bien car il nous fait partager l'écriture en arabe (donnez des exemples et trouvez d'autres éléments à commenter)

FOUAD LAROUI a fait d'autres livres comme Les dents du topographe en 1996 (prix découverte Albert Camus), De quel amour blessé en 1998 (prix méditerranée des lycéens)Tu n'as rien compris à Hassan II en 2004 (grand prix de la nouvelle de la société des gens de lettres)

Dizzy Donnez un titre à votre critique

En France sous le règne de Louis XV, deux sœurs (Ursule et Apolline) ayant été abandonnées dans la misère par leurs parents qui n'avaient plus les moyens de s'occuper de leurs nombreuses filles. Apolline est confiée à un couvent et Ursule fait une fugue, mais elle sera emmenée à Paris par le maréchal-duc de Richelieu.

Mon avis: Ce livre convient à public de lecteur mûr et passionné de l'histoire Française , un vocabulaire parfois compliqué «Sous ses airs évaporés et ses bouts rimés, ce pauvre Rhulière est consumé par la passion» ou parfois choquant pour des personne ne connaissant rien du sexe et n'ayant aucune vie sexuelle «je me faufilais, ma nudité du bas, bien que caché par le drap, me semblait rayonnante comme un soleil, comme si ma fente était capable d'éclairer le quartier. Tu connais cette sensation, Apolline l'impression d'avoir un lampion à la place du sexe?»

(Critiquer uniquement le vocabulaire me paraît un peu léger: étoffez votre critique)

On ne peut par contre rien reprocher a la précision et la richesse historique de ce roman.

Yanis : Critique Littéraire : Une année chez les Français.

Une année chez les français, retenu parmi la première sélection du Prix Goncourt 2010 est un roman écrit par Fouad Laroui et publié en 2010 par Julliard. Fouad Laroui est née à Oujda en 1958 c’est un écrivain marocain. Après des études à Casablanca il obtient un doctorat en sciences économiques et part vivre à Amsterdam où il enseigne l'économétrie puis les sciences de l'environnement à l'Université. Parallèlement, il se consacre à l'écriture. Une année chez les Français est le livre le plus récent écrit par Fouad Laroui, après Le jour où Malika ne s'est pas mariée (Julliard 2009) et L'Oued et le Consul (Julliard 2006).

 

En 1970, la réussite tombe sur le petit Mehdi Khatib originaire du petit village de Beni Mellal. Intelligent et très grand lecteur Mehdi est aidé par son instituteur. Effectivement celui-ci s’est battu comme un lion pour lui obtenir une bourse dans le Prestigieux lycée Lyautey de Casablanca. Pauvre, heureux et surtout timide, il tremble de ne comprendre ni les adultes ni ses camarades, se surprend à dire des choses qui lui échappent, excelle notamment en mathématiques et français et lit de manière compulsive. Mais néanmoins il s'adapte peu à peu, ose prendre la parole en groupe et prend confiance en lui. Le statut d’étranger rejeté lui colle au corps,  mais il s’adapte grâce à sa passion pour les livres, son père et son professeur de français lui faisaient souvent lire des livres car celui ci qui aimait lire et découvrir les livres. Le livre est regroupé en petit chapitre qui font penser aux titres des épisodes de « Martine » comme par exemple « Mehdi à la plage » ou «  Mehdi apprend à lire ». L’auteur utilise également les méthodes artistique comme le théâtre ou Mehdi se voit refuser le premier rôle alors qu’il était le meilleur acteurs de la troupe. On peut se dire qu’à partir du moment où il rentre dans sa nouvelle école, la vie de Mehdi change de dimension.

(Donnez des exemples précis d'épisodes)

 

J’ai pris plaisir à lire le livre est à suivre le petit Mehdi dans ses aventures,  un livre riche en retournements de situation.

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