Préparation du bac français pour les ES de Villaroy

Ce blog concerne les deux classes de première ES du Lycée de Villaroy. Il a pour but de faciliter les échanges et d'aborder la préparation des EAF de façon solidaire. Le blog sera le lieu des retours sur les lectures analytiques, sur les lectures cursives ainsi que de façon générale sur les séquences pour une plus grande aisance le jour de l 'oral. Les élèves sont invités à partager leurs fiches de révisions, leurs réflexions et trouvailles diverses. Dans l'espoir que tous nous trouverons un plaisir et un bénéfice à l'utilisation de ce blog...

Méthode du commentaire

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Entrainement au commentaire

12mars

Vous trouverez en pièce jointe un plan détaillé pour le texte de Queneau (lecture analytique choisie par les ES1). Je vous propose de rédiger le commentaire pour entrainement.

 

Exercice d'entrainement - le paragraphe argumenté de commentaire

17février

A partir de votre travail sur la lecture analytique n°3 de la séquence 2 (L'humour pour argumenter - Rostand, Pensées d'un biologiste), rédigez un paragraphe argumenté qui permette de démontrer l'une des idées suivantes :

- Le texte autorise une connivence, une complicité intellectuelle entre le lecteur et l'auteur.

- Le ton adopté par Rostand est plaisant et inscrit alors le texte dans la dynamique du "placere et docere" classique.

- L'auteur adopte une distance critique vis à vis de l'homme qui est analysé avec une objectivité toute scientifique.

La méthode :

Annoncer l'idée (1)/ la reformuler pour l'expliquer (2) / renvoyer à un procédé observé dans le texte (3)/ citation précise (4) / explication de l'intérêt de ce procédé pour prouver la validité de l'idée (5)/ reformulation et approfondissement de l'idée (6).

Exemple :

Je veux démontrer  que le texte donne une leçon de relativisme.

"A la lecture de cet essai, on reçoit une leçon de relativisme (1). Le relativisme consiste à considérer les choses en fonction du reste : ici Rostand invite à considérer l'existence humaine en fonction de l'âge de l'Univers, ou encore de considérer la grandeur de notre Terre en fonction de l'immensité de la galaxie (2). On constate alors une opposition entre deux champs lexicaux, celui de la petitesse et celui de la grandeur. On relève par exemple les adjectifs "misérable" (l.15), "dérisoire" (l.11), "minuscule" (l.21), "petite" (l.16), ou bien encore l'image de la "boue" (l.15), le nom "coin" (l.21); par ailleurs l'univers est lui associé à des "espaces sans bornes" (l.18). On remarque par ailleurs que le singulier utilisé pour renvoyer à l'homme ou à sa planète s'oppose au pluriel utilisé à propos de l'univers : par exemple, la Terre, le "royaume" (l.11) des hommes n'est rien comparé aux "gouffres glacés" ou aux "nébuleuses spirales" (l.13)(3). Ces oppositions entre l'infiniment grand et l'infiniment petit permettent d'imager la taille ridicule de la planète et de l'homme en regard de l'Univers, elles permettent à l'auteur de créer un effet d'échelle (5). Le vocabulaire employé par l'auteur rend visible la notion de relativité, et c'est en passant par ces images que l'auteur parvient à délivrer un message plus clair : la démarche est sans conteste didactique (6).

La méthode du commentaire.

22décembre

Le commentaire est l'un des trois sujets d'écriture de l'EAF. Il est évalué sur 16 points. On attend en moyenne quatre pages ou plus.

Le commentaire consiste à "commenter", c'est-à-dire à proposer des interprétations d'un extrait ou d'un texte intégral. Il s'agit de découvrir progressivement les couches fines du texte, les multiples lectures qui peuvent en être faites. Le commentaire reproduit à l'écrit une démarche qui se veut celle de la lecture personnelle que vous devrez avoir acquise en fin de première. On part du principe qu'un texte littéraire peut et doit être lu plusieurs fois, qu'il a besoin d'être creusé, exploité pour révéler tout ou partie de ce qu'il recèle. Un texte littéraire, cest comme l'oignon (l'image vient de Queneau, pas de Shrek !) : il a plusieurs couches, il ne faut pas se fier à l'extérieur, et puis les couches sont tellement fines et nombreuses que l'on ne peut prétendre jamais l'éplucher complètement... c'est ce qui fait qu'un texte littéraire "survit à l'homme" (Sartre).

Que nous dit le Trésor de la Langue Française Informatisé ?

Commenter, c'est " expliquer un texte, une œuvre en l'éclairant de remarques, de jugements critiques en vue d'une meilleure appréciation de sa valeur".

La spécialité française consiste à éclairer le texte de remarques à la fois internes et externes au texte : il vous faudra non seulement convoquer votre culture, mais aussi observer les rouages du texte, son fonctionnement. Un mot combiné à un autre produit un effet : l'auteur a combiné des mots, il les a choisis, à nous de déterminer les effets. Non, nous ne prétendrons jamais que l'auteur "a voulu, si, si, produire tel effet", mais nous supposerons que l'auteur a sans doute voulu produire cette émotion... et de toutes façons, même si l'auteur ne l'a pas voulu, le texte produit bien cette émotion (à nous de le prouver).

En vérité, le commentaire est un exercice scolaire fondé sur une histoire de la critique littéraire assez complexe. Pour synthétiser, il existe plusieurs courants : la critique génétique (on comprend le texte en s'appuyant sur les origines du texte, les intentions avérées de l'auteur), la critique historique (on comprend le texte en fonction de son inscription dans une période donnée - voilà d'où vient l'importance du mouvement littéraire), la critique linguistique (ou la critique des Formalistes Russses - on comprend le texte en analysant son matériau, le langage - et voilà l'origine de nos registres et divers procédés), la critique psychanalytique (cf. Freud, L'Inquiétante Etrangeté : ouvrage dans lequel Freud commente par  exemple un conte d'Hoffmann en étudiant la psychologie des personnages), la critique sociologique, etc.

D'autre part, il existe plusieurs théories de la lecture : on lit le texte en fonction de ce que l'auteur a voulu dire (on cherche à comprendre ses intentions), ou au contraire on lit le texte en faisant abstraction de l'auteur et en n'écoutant que notre ressenti (auquel cas ce sont les effets produits sur nous qui nous intéressent, ce à quoi le texte nous fait penser, etc.).

Le commentaire se veut donc un exercice qui prend en compte ces différentes entrées dans une texte littéraire. Pour le réussir, il faut alors s'appuyer sur ces entrées, sur diverses connaissances : l'auteur, l'oeuvre, le genre, le contexte historique et littéraire, les procédés (toute la technique) ; et penser à étudier : la psychologie des personnages, les émotions suscitées, les échos avec d'autres textes.

Partant de tous ces constats, il est évident que l'exhaustivité, non seulement n'est pas exigée, mais elle n'est pas même espérée !

Il faudra en revanche proposer un devoir construit rigoureusement, car vous serez celui/ celle qui accompagnera votre lecteur novice dans la découverte du texte. Vous rédigerez en vous plaçant en spécialiste du texte, en professeur : votre démarche sera claire, didactique.

Les critères d'évaluation :
- LANGUE: orthographe, grammaire, niveau de langue, variété et précision du vocabulaire
- ARGUMENTATION: organisation d'ensemble, construction des paragraphes, insertion efficace des citations, des procédés
- INTERPRETATION: approfondissement du sens, justesse de l'interprétation
- ANALYSE: observation fine des procédés et utilisation de cette analyse pour l'élaboration d'une interprétation

Ce qui fait grimper la note - au-delà de l'interprétation :
- LES PARAGRAPHES
- LA VARIETE DES PROCEDES ANALYSES
- L'INTRODUCTION
- LES TRANSITIONS
- LA CONCLUSION
- LA QUALITE DE LA REDACTION (mais un devoir creux reste un devoir creux, même quand il est bien rédigé)

 

Il s’agit d’un bilan de lecture organisé qui admet plusieurs principes de structuration. Il comporte plusieurs parties, correspond à un mouvement interprétatif fondé sur des relectures successives du texte, de la compréhension première à l’interprétation fine.
Le commentaire porte sur un texte précis,  le corpus contextualise mais n’a pas à être forcément convoqué pendant le commentaire.
Modalités : le devoir doit : 1) être organisé, 2) proposer une interprétation,3) s’appuyer sur des éléments précis du texte, 4) dégager les spécificités du texte en s’appuyant éventuellement sur le corpus.
Enjeux : le commentaire a une visée explicative et une visée argumentative.

 

Giton et Phédon de La Bruyère : commentaire rédigé

4décembre

Voici un commentaire intégralement rédigé. La mise en page est commentée. Bonne lecture !

Commentaire en kit ES1

24novembre

Voici le début du commentaire (première sous-partie et transition). je n'ai pas pu terminer le travail car Etienne m'a fourni sa transition et non sa sous-partie ! Je complèterai le document prochainement, mais vous avez déjà là de quoi observer à quoi ressemble un début de commentaire.

N'hésitez pas à poser des questions ou commenter comme on le fait en classe (qualités et conseils).