LITTERATURE ET SOCIETE › Le médecin dans la littérature et le cinéma

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24 mai 2019

Corpus: L'image du médecin dans la littérature

Nous avons choisi trois extraits, pour constituer un corpus, sur l'image du médecin dans la littérature française : Mont Oriol de Guy de Maupassant, Le médecin malgré lui de Molière et pour finir, Réparer les vivants de Maylis De Kerangal.

Nous allons les mettre en relation pour étudier la représentation du médecin selon les époques et différents auteurs.

 

Texte 1 : Maupassant, Mont Oriol (première partie , chapitre I)

 

        « Sur une grande feuille blanche de papier à écolier, ses ordonnances s'étalaient par nombreux paragraphes de deux ou trois lignes chacun, d'une écriture rageuse, hérissée de lettres pareilles à des pointes.

Et les potions, les pillules, les poudres qu'on devait prendre à jeun, le matin, à midi, ou le soir, se suivaient avec des airs féroces.

On croyait lire : « Attendu que M.X.... est atteint d'une maladie chronique, incurable et mortelle ; »

Il prendra : - 1° Du sulfate de quinine qui le rendra sourd, et lui fera perdre la mémoire ;

2° Du bromure de potatium qui lui détruira l'estomac, affaiblira toutes ses facultés, le couvrira de boutons, et fera fétide son haleine ;

3° De l'iodure de potatium aussi, qui, desséchant toutes les glandes sécrétantes de son individu, celles du cerveau comme les autres, le laissera en peu de temps aussi impuissant qu'imbécile ;

[…] Il écrivit longtemps, sur le recto et sur le verso, puis signa comme aurait fait un magistrat pour un arrêt capital.

 

Texte 2 : Molière, Le Médecin malgré lui, Acte II, Scène 4 (extrait)

LUCINDE, VALÈRE, GÉRONTE, LUCAS, SGANARELLE, JACQUELINE.

 

SGANARELLE.— Est-ce là, la malade ?

GÉRONTE.— Oui, je n'ai qu'elle de fille : et j'aurais tous les regrets du monde, si elle venait à mourir.

SGANARELLE.— Qu'elle s'en garde bien, il ne faut pas qu'elle meure, sans l'ordonnance du médecin.

GÉRONTE.— Allons, un siège.

SGANARELLE.— Voilà une malade qui n'est pas tant dégoûtante : et je tiens qu'un homme bien sain s'en accommoderait assez.

GÉRONTE.— Vous l'avez fait rire, Monsieur.

SGANARELLE.— Tant mieux, lorsque le médecin fait rire le malade, c'est le meilleur signe du monde. Eh bien ! de quoi est-il question ?

Qu'avez-vous ? quel est le mal que vous sentez ?

LUCINDE répond par signes, en portant sa main à sa bouche, à sa tête, et sous son menton.— Han, hi, hon, han.

SGANARELLE.— Eh! que dites-vous ?

LUCINDE continue les mêmes gestes.— Han, hi, hon, han, han, hi, hon.

SGANARELLE.— Quoi ?

LUCINDE.— Han, hi, hon.

SGANARELLE, la contrefaisant.— Han, hi, hon, han, ha. Je ne vous entends point : quel diable de langage est-ce là ?

GÉRONTE.— Monsieur, c'est là, sa maladie. Elle est devenue muette, sans que jusques ici, on en ait pu savoir la cause : et c'est un accident qui a fait reculer son mariage.

SGANARELLE.— Et pourquoi ?

GÉRONTE.— Celui qu'elle doit épouser, veut attendre sa guérison, pour conclure les choses.

SGANARELLE.— Et qui est ce sot-là, qui ne veut pas que sa femme soit muette ? Plût à Dieu que la mienne eût cette maladie, je me garderais bien de la vouloir guérir.

GÉRONTE.— Enfin, Monsieur, nous vous prions d'employer tous vos soins, pour la soulager de son mal.

SGANARELLE.— Ah ! ne vous mettez pas en peine. Dites-moi un peu, ce mal l'oppresse-t-il beaucoup ?

GÉRONTE.— Oui, Monsieur.

SGANARELLE.— Tant mieux. Sent-elle de grandes douleurs ?

GÉRONTE.— Fort grandes.

SGANARELLE.— C'est fort bien fait. Va-t-elle où vous savez ?

GÉRONTE.— Oui. (...)

SGANARELLE, se tournant vers la malade.— Donnez-moi votre bras. Voilà un pouls qui marque que votre fille est muette.

GÉRONTE.— Eh! oui, Monsieur, c'est là son mal : vous l'avez trouvé tout du premier coup. (...)

SGANARELLE.— Nous autres grands médecins, nous connaissons d'abord les choses. Un ignorant aurait été embarrassé, et vous eût été

dire : « C'est ceci, c'est cela » : mais moi, je touche au but du premier

coup, et je vous apprends que votre fille est muette.

GÉRONTE.— Oui, mais je voudrais bien que vous me pussiez dire d'où cela vient.

SGANARELLE.— Il n'est rien plus aisé. Cela vient de ce qu'elle a perdu la parole.

GÉRONTE.— Fort bien : mais la cause, s'il vous plaît, qui fait qu'elle a perdu la parole ?

SGANARELLE.— Tous nos meilleurs auteurs vous diront que c'est l'empêchement de l'action de sa langue.

GÉRONTE.— Mais, encore, vos sentiments sur cet empêchement de l'action de sa langue ?

SGANARELLE.— Aristote là-dessus dit... de fort belles choses.

GÉRONTE.— Je le crois.
SGANARELLE.— Ah ! c'était un grand homme !

GÉRONTE.— Sans doute.
SGANARELLE, levant son bras depuis le coude.— Grand homme tout à fait : un homme qui était plus grand que moi, de tout cela. (...)

 

 

Texte 3 Maylis de Kérangal, Réparer les vivants

C'est Cordélia Owl qui effectue la prise en charge du jeune homme, l'installe dans sa chambre, dans son lit, après quoi ceux du SAMU peuvent quitter le service, emportant leur matériel avec eux -brancard, respirateur de transport, bouteille d'oxygène. Il s'agit maintenant de poser un catheter artériel, des éléctrodes sur le thorax, une sonde urinaire, et de mettre en route le scope où s'incriront des paramètres vitaux de Simon -des lignes de couleurs et de formes différentes y apparaissent, superposées, lignes droites ou brisées, dérivations hachurées, ondulations rythmées : morse de la médecine. Cordélia travaille avec Révol, ses gestes sont sûrs,ses mouvements fluides, aisés, son corps semble dégrevé du spleen visqueux qui encollait ses gestes hier encore

 

 

 

La première oeuvre,  Mont-Oriol , est un roman qui se déroulent dans une station thermale ou un banquier avec l’appui de médecins tentent de faire croire à une vertu guérissante de l’eau afin de rendre prospères leurs intérêts.

La pièce de Molière est une comédie ou un simple valet est obligé d’endossé le rôle d’un médecin pour les besoins de son maître.

L’extrait de  Réparer les vivants traite du don d’organes et du deuil

 

La représentation de la médecine dans la littérature française.

Nous avons choisi trois extraits d’oeuvres de trois auteurs sur une période allant du XVII siècle à nos jours. Deux sont issus de romans, Mont Oriol (1887) de Guy de Maupassant, écrivain appartenant au mouvement réaliste du XIX siècle, et Réparer les vivants (2013) de Maylis de Kerangal auteure de la littérature moderne, qui joue sur le rythme du récit et l’intensité des sentiments. Le troisième est un extrait de l’acte II scène 4 du Médecin malgré lui (1666) de Molière figure du classicisme au XVII siècle. Ces trois extraits adoptent des parti-pris différents quant à la perception des médecins et de leurs pratiques. Ces oeuvres témoignent de la diversité du regard porté à la médecine. Nous étudierons les évolutions de cette vision au fil des siècles au travers de ces trois extraits.

 

En quoi ces passages sont-ils liés?

Tout d’abord la médecine est perçue comme une discipline très savante avec l’emploi de termes très techniques comme « sulfate de quinine », «bromure de potassium », »iodure de potassium », glandes secrétantes » dans « Mont Oriol « ou « cathéter », « scope » « électrodes » dans « Réparer les vivants ». Ce vocabulaire scientifique donne un caractère mystérieux à la médecine qui la rend inaccessible pour la plupart des individus. Dans « Le médecin malgré lui », c’est le simple fait de prétendre savoir qui donne le pouvoir au médecin « nous autres grands médecins, nous connaissons d’abord les choses ».

Le médecin de part sa qualification détient la connaissance, cela est implicite dans chaque extrait, au regard des autres personnages, et donc le savoir pour guérir face à l’ignorance des gens.

Ainsi, les patients s’en remettent aveuglément au médecin. Molière montre la bêtise de Géronte qui est prêt à accepter tous les dires de Sgnanarelle »Enfin, Monsieur, nous vous prions d'employer tous vos soins, pour la soulager de son mal. », » Voilà un pouls qui marque que votre fille est muette. GÉRONTE.— Eh! oui, Monsieur, c'est là son mal : vous l'avez trouvé tout du premier coup. (...) «. Le médecin dans Mont Oriol qui prescrit des potions et des pilules qui ressemblent plus à du poison mais que l’on écoute. Et dans « Réparer les vivants » où les gestes s’enchainent pour la prise en charge du patient face à la mort, »(…)poser un cathéter……paramètres vitaux(…..) ».

Cependant ces textes sont bien différents quant à l’image qu’il propose du médecin face à ses patients. Maupassant et Molière dénoncent des médecins sans scrupules, pour eux ils ne sont intéressés que part le profit, tandis que marlis de Kerangal à un regard respectueux pour la dévotion du médecin. Dans Mont Oriol le médecin est plus décrit comme un tortionnaire,  un personnage dénuer de douceur ,« une écriture rageuse »,de compassion (;;;) maladie chronique, incurable….Il prendra:( … )contrairement à Révol qui a des » gestes sûrs, des mouvements fluides, aisés, (…).

De plus, les trois auteurs n’utilisent pas le caractère mystérieux de la science dans le même but. Chez Molière c’est l’ironie qui domine; le médecin est décrit comme un charlatan. Maupassant le montre tel un escroc qui ne semble intéressé que par le profit et non la guérison des malades , » détruira son estomac(…..)fétide son haleine », « M.X ». Tous deux dénoncent la pratique malhonnête de la médecine par des personnages sans scrupules. Ce sont deux visions satiriques contrairement à Maylis de Kerangal  qui fait le portrait d’homme et de femme qui possèdent un au niveau de technicité doublé de gestes bienveillants, rassurants et préoccupés par le sort de leur patient, « la prise en charge », « l’installe », « les paramètres vitaux de Simon », « mouvements fluides ». Le médecin devient sauveur.

Au fil du temps, les progrès scientifiques ont amenés les individus à changer de regard sur les médecins. Ce groupement de textes illustre l’évolution de la perception du médecin dans la société et la littérature.

 

 

 

 

23 mai 2019

CORPUS LITTSOC Anya Angie Camille Loïse

CORPUS- la médecine dans la littérature

 

Le malade imaginaire, Molière, acte III scène 5, 1673

 

MONSIEUR PURGON.— Mais puisque vous n'avez pas voulu guérir par mes mains...

ARGAN.— Ce n'est pas ma faute.

MONSIEUR PURGON.— Puisque vous vous êtes soustrait de l'obéissance que l'on doit à son médecin...

TOINETTE.— Cela crie vengeance.

MONSIEUR PURGON.— Puisque vous vous êtes déclaré rebelle aux remèdes que je vous ordonnais...

ARGAN.— Hé point du tout.

MONSIEUR PURGON.— J'ai à vous dire que je vous abandonne à votre mauvaise constitution,à l'intempérie de vos entrailles, à la corruption de votre sang, à l'âcreté de votre bile, et à la féculence de vos humeurs

TOINETTE.— C'est fort bien fait.

ARGAN.— Mon Dieu!

MONSIEUR PURGON.— Et je veux qu'avant qu'il soit quatre jours,vous deveniez dans un état incurable.

ARGAN.— Ah! miséricorde.

MONSIEUR PURGON.— Que vous tombiez dans la bradypepsie

ARGAN.— Monsieur Purgon.

MONSIEUR PURGON.— De la bradypepsie, dans la dyspepsie

ARGAN.— Monsieur Purgon.

MONSIEUR PURGON.— De la dyspepsie, dans l'apepsie

ARGAN.— Monsieur Purgon.

MONSIEUR PURGON.— De l'apepsie, dans la lienterie

ARGAN.— Monsieur Purgon.

MONSIEUR PURGON.— De la lienterie, dans la dyssenterie.

ARGAN.— Monsieur Purgon.

MONSIEUR PURGON.— De la dyssenterie, dans l'hydropisie.

ARGAN.— Monsieur Purgon.

MONSIEUR PURGON.— Et de l'hydropisie dans la privation de la vie, où vous aura conduit votre folie.

 

 

Mont Oriol, Maupassant, partie 2 chapitre II, 1887

De ce moment il fut à la mode. Il était de bon goût, de bon ton, de grand chic de se faire soigner par lui. C’était le seul médecin comme il faut, disait-on, le seul en qui une femme pût avoir entière confiance.

Et l’on vit courir d’un hôtel à l’autre, du matin au soir, ce petit homme à tête de bouledogue qui parlait bas, toujours, dans tous les coins, avec tout le monde. Il semblait avoir des secrets importants à confier ou à recevoir sans cesse, car on le rencontrait dans les corridors en grande conférence mystérieuse avec les patrons des hôtels, avec les femmes de chambre de ses clients, avec quiconque approchait ses malades.

Dans la rue, dès qu’il apercevait une personne de sa connaissance, il allait droit à elle de son pas court et rapide, et il se mettait aussitôt à marmotter des recommandations nouvelles et minutieuses, à la façon d’un prêtre qui confesse.

Les vieilles femmes surtout l’adoraient. Il écoutait leurs histoires jusqu’au bout sans interrompre, prenait note de toutes leurs observations, de toutes leurs questions, de tous leurs désirs.

Il augmentait ou diminuait chaque jour le dosage de l’eau bue par ses malades, ce qui leur donnait pleine confiance dans le souci qu’il prenait d’eux.

— Nous en sommes restés hier à deux verres trois quarts, disait-il ; eh bien ! aujourd’hui nous prendrons seulement deux verres et demi, et demain trois verres… N’oubliez pas…, demain, trois verres… J’y tiens beaucoup, beaucoup !

Et tous ses malades étaient convaincus qu’il y tenait beaucoup, en effet.

Pour ne pas oublier ces chiffres et ces fractions de chiffres, il les inscrivait sur un calepin, afin de ne se jamais tromper. Car le client ne pardonne point une erreur d’un demi-verre.

 

 

Le médecin volant, Molière, scène X, 1645

SGANARELLE- Merveille sur merveille : j’ai si bien fait, que Gorgibus me prend pour un habile médecin. Je me suis introduit chez lui ; je lui ai conseillé de faire prendre l’air à sa fille, laquelle est à présent dans un appartement qui est au bout de leur jardin, tellement qu’elle est fort éloignée du vieillard, et que vous pourrez l’aller voir commodément.

VALERE- Ah ! que tu me donnes de joie ! Sans perdre de temps, je la vais trouver de ce pas. (Il sort.)

SGANARELLE- Il faut avouer que ce bon homme de Gorgibus est un vrai lourdaud de se laisser tromper de la sorte. (Apercevant Gorgibus) Ah ! ma foi, tout est perdu : c’est à ce coup que voilà la médecine renversée ; mais il faut que je le trompe.


 

 

La satire de la médecine dans la littérature française

Problématique : Comment ces œuvres montrent-elles la satire de la médecine ?

 

Nous avons choisi trois œuvres pour ce corpus de texte :

Un extrait du Malade imaginaire de Molière paru en 1673; le personnage principal est Argan, un veuf, « le malade imaginaire ». Il épouse Beline, qui simule de le soigner mais qui n'attend que son héritage. Il se fait faire des saignées, des purges, il prend des remèdes, et Toinette, sa servante se déguise en médecin et lui dispense de nombreux conseils ironiques et moqueurs envers les médecins.

Un extrait de Mont-Oriol de Maupassant paru en 1887 ; En Auvergne , des stations thermales s'installent, dirigées par des médecins. Ces médecins créent une affaire et privilégient l'image de leur réussite au détriment de la santé des patients. Cet extrait montre un médecin qui semble plus intéressé par son apparence et prodigue des soins sans intérêt, et ses patients semblent satisfaits.

Un extrait du Médecin volant de Molière, paru en 1645 ; c'est l'histoire de Gorgibus qui veut marier sa fille Lucile au vieux Vilbrequin. Or, Lucile est amoureuse de Valère. Elle va simuler une maladie et demander à Valère de trouver un homme qui se fera passer pour un médecin et l'enverra dans une maison de campagne. Sganarelle, le valet de ce dernier va jouer ce  rôle. Dans l'extrait choisi, Valère et Sganarelle sont satisfaits de leur tromperie envers Gorgibus.


 

Synthèse :

Dans ces trois extraits nous pouvons observer une description satirique des médecins. En effet, les trois textes, écrits au 17ème et 19ème siècles, ont pour objectif de faire réfléchir et de se moquer de la médecine de leur époque. Les trois extraits décrivent ici des personnages profiteurs: dans Le Malade imaginaire, Beline n’est pas médecin, elle ne s’intéresse qu’à son héritage et non aux soins prodigués à son mari ; dans Mont-Oriol, Maupassant décrit des médecins intéressés par l’argent de leurs clients et non par leur santé; enfin, dans Le Médecin volant, les deux personnages mis en scène sont fiers de leur leurre, Sganarelle réussit à se faire passer pour un médecin. Dans le Malade imaginaire, on peut relever ce discours du Docteur Purgon :”Mais puisque vous n'avez pas voulu guérir par mes mains…”, mais aussi “-J’y tiens beaucoup, beaucoup ! Et tous ses malades étaient convaincus qu’il y tenait beaucoup, en effet.” dans Mont-Oriol. Ces passages nous montrent encore plus la fourberie de ces médecins, qui ont en réalité peu d’intérêt pour leurs patients, et qui arrivent à les faire culpabiliser ou les manipuler.

Ces trois extraits présentent également des similarités car les médecins veulent tous donner une bonne image d’eux comme dans Mont-Oriol, les médecins veulent être aimés des clients et respectés ou dans Le Malade imaginaire où Beline veut tout faire pour plaire à son mari afin de recevoir un héritage.

Aussi, dans Le Médecin volant, Sganarelle prodigue ses soins à Lucile, et dans le Malade imaginaire, c’est Beline qui s’occupe de son mari. Ce sont donc des personnes non qualifiées qui font semblant de les soigner ; cette caractéristique rend les médecins encore plus ridicules, car leur statut et leur nom de médecin ont plus d’importance que la qualité de leur travail à cette époque. De plus, il y a quelques passages assez comiques dans Mont-Oriol : “le seul en qui une femme pût avoir entière confiance.” ou encore “Les vieilles femmes surtout l’adoraient.” ; ainsi les médecins sont représentés comme une sorte de fantasme, ou d’homme rassurant, plutôt que quelqu’un de compétant.

Pour finir, on remarquera que Le Médecin volant et Le Malade imaginaire sont deux pièces écrites par Molière. Le dramaturge est en effet très connu pour ses comédies qui visent à faire réagir le public, dans lesquelles il se moque de la médecine.


 

Nous avons répondu à cette question tout au long du corpus : comment ces oeuvres montrent-elles la satire de la médecine? Ces oeuvres essaient de ridiculiser les médecins, en créant des personnages prétentieux et corrompus, qui pensent plus à leur argent et leur apparence, qu’au bien-être de leurs patients. Ces médecins cherchent à renvoyer une bonne image et leur titre a plus d’importance que la qualité de leur travail. Ces oeuvres font la satire de la médecine dans un registre comique, n’hésitant pas à ajouter de nombreux stéréotypes.

 

08 avril 2019

Analyse de la médecine dans la littérature: Axel, Marie, Louis, Lea

Le médecin malgré lui ACTE II, SCÈNE 2
VALÈRE, SGANARELLE, GÉRONTE, LUCAS, JACQUELINE. 
VALÈRE.— Monsieur préparez-vous, voici notre médecin qui entre. 
GÉRONTE.— Monsieur, je suis ravi de vous voir chez moi: et nous avons grand besoin de vous. 
SGANARELLE, en robe de médecin, avec un chapeau des plus pointus.— Hippocrate dit... que nous nous couvrions tous deux. 
GÉRONTE.— Hippocrate dit cela? 
SGANARELLE.— Oui.
GÉRONTE.— Dans quel chapitre, s'il vous plaît? 
SGANARELLE.— Dans son chapitre des chapeaux. 
GÉRONTE.— Puisque Hippocrate le dit, il le faut faire. 
SGANARELLE.— Monsieur le médecin, ayant appris les merveilleuses choses... 
GÉRONTE.— À qui parlez-vous, de grâce? 
SGANARELLE.— À vous. 
GÉRONTE.— Je ne suis pas médecin. 
SGANARELLE.— Vous n'êtes pas médecin? 
GÉRONTE.— Non vraiment. 
SGANARELLE. Il prend ici un bâton, et le bat, comme on l'a battu.— Tout de bon? 
GÉRONTE.— Tout de bon. Ah! ah! ah! 
SGANARELLE.— Vous êtes médecin, maintenant, je n'ai jamais eu d'autres licences. 
(…)
GÉRONTE.— Ne parlons plus de cela. Monsieur, j'ai une fille qui est tombée dans une étrange maladie. 
SGANARELLE.— Je suis ravi, Monsieur, que votre fille ait besoin de moi: et je souhaiterais de tout mon cœur, que vous en eussiez besoin, aussi, vous et toute votre famille, pour vous témoigner l'envie que j'ai de vous servir. 

 

Le malade imaginaire acte III scene X
TOINETTE
Oui. Que sentez-vous ? 

ARGAN
Je sens de temps en temps des douleurs de tête. 

TOINETTE
Justement, le poumon. 

ARGAN
Il me semble parfois que j'ai un voile devant les yeux. 

TOINETTE
Le poumon. 

ARGAN
J'ai quelquefois des maux de cœur. 

TOINETTE
Le poumon. 

ARGAN
Je sens parfois des lassitudes par tous les membres. 

TOINETTE
Le poumon. 

ARGAN
Et quelquefois il me prend des douleurs dans le ventre, comme si c'étaient des coliques. 

TOINETTE
Le poumon. Vous avez appétit à ce que vous mangez ? 

ARGAN
Oui, monsieur. 

TOINETTE
Le poumon. Vous aimez à boire un peu de vin. 

ARGAN
Oui, monsieur. 

TOINETTE
Le poumon. Il vous prend un petit sommeil après le repas, et vous êtes bien aise de dormir ? 

ARGAN
Oui, monsieur. 

TOINETTE
Le poumon, le poumon, vous dis-je. Que vous ordonne votre médecin pour votre nourriture ? 

ARGAN
Il m'ordonne du potage. 

TOINETTE
Ignorant ! 

ARGAN
De la volaille. 

TOINETTE
Ignorant ! 

ARGAN
Du veau. 

TOINETTE
Ignorant ! 

ARGAN
Des bouillons. 

TOINETTE
Ignorant ! 
{{personn age|Argan}} 
Des œufs frais. 

TOINETTE
Ignorant ! 

ARGAN
Et, le soir, de petits pruneaux pour lâcher le ventre. 

TOINETTE
Ignorant ! 

ARGAN
Et surtout de boire mon vin fort trempé. 

TOINETTE
Ignorantus, ignoranta, Ignorantum. Il faut boire votre vin pur, et, pour épaissir votre sang, qui est trop subtil, il faut manger de bon gros bœuf, de bon gros porc, de bon fromage de Hollande ; du gruau et du riz, et des marrons et des oublies, pour coller et conglutiner. Votre médecin est une bête. Je veux vous en envoyer un de ma main ; et je viendrai vous voir de temps en temps, tandis que je serai en cette ville. 

ARGAN
Vous m'obligerez beaucoup. 

TOINETTE
Que diantre faites-vous de ce bras-là ? 

ARGAN
Comment ? 

TOINETTE
Voilà un bras que je me ferais couper tout à l'heure, si j'étais que de vous. 

ARGAN
Et pourquoi ? 

TOINETTE
Ne voyez-vous pas qu'il tire à soi toute la nourriture, et qu'il empêche ce côté-là de profiter ? 

ARGAN
Oui ; mais j'ai besoin de mon bras. 

TOINETTE
Vous avez là aussi un œil droit que je me ferais crever, si j'étais à votre place. 

ARGAN
Crever un œil ? 
{{personnage| Toinette}} 
Ne voyez-vous pas qu'il incommode l'autre, et lui dérobe sa nourriture ? Croyez-moi, faites-vous-le crever au plus tôt : vous en verrez plus clair de l'œil gauche. 

ARGAN
Cela n'est pas pressé. 

TOINETTE
Adieu. Je suis fâché de vous quitter si tôt ; mais il faut que je me trouve à une grande consultation qui doit se faire pour un homme qui mourut hier. 

ARGAN
Pour un homme qui mourut hier ? 

TOINETTE
Oui : pour aviser et voir ce qu'il aurait fallu lui faire pour le guérir. Jusqu'au revoir. 

ARGAN
Vous savez que les malades ne reconduisent point. 

BERALDE
Voilà un médecin, vraiment, qui paraît fort habile ! 

ARGAN
Oui ; mais il va un peu bien vite. 

 

Mont-oriol deuxième partie scene 1
Le docteur Latonne, l’année précédente, médisait les lavages d’estomac préconisés et pratiqués par le docteur Bonnefille dans l’établissement dont il était inspecteur. Mais les temps avaient modifié son opinion, et la sonde Baraduc était devenue le grand instrument de torture du nouvel inspecteur qui la plongeait dans tous les oesophages avec une joie enfantine. 
Il demanda à Paul Brétigny : 
— Avez-vous jamais vu faire cette petite opération-là ? 
L’autre répondit : 
— Non, jamais. 
— Venez donc, mon cher, c’est très curieux. 
Ils entrèrent dans la salle des douches où M. Riquier, l’homme au teint de brique, qui essayait, cette année-là, les sources récemment découvertes, comme il avait essayé, chaque été, de toutes les stations naissantes, attendait sur un fauteuil de bois. 
Pareil à quelque supplicié des temps anciens il était serré, étranglé dans une sorte de camisole de force en toile cirée qui devait préserver ses vêtements des souillures et des éclaboussures ; et il avait l’air misérable, inquiet et douloureux des patients qu’un chirurgien vient opérer. 
Dès que le docteur apparut, le garçon saisit un long tube qui se divisait en trois vers le milieu et qui avait l’air d’un serpent mince à double queue. Puis l’homme fixa un des bouts à l’extrémité d’un petit robinet communiquant avec la source. On laissa tomber le second dans un récipient de verre où s’écouleraient tout à l’heure les liquides rejetés par l’estomac du malade ; et M. l’inspecteur prenant d’une main tranquille le troisième bras de ce conduit, l’approcha, avec un air aimable, de la mâchoire de M. Riquier, le lui passa dans la bouche et, le dirigeant adroitement, le fit glisser dans la gorge, l’enfonçant de plus en plus avec le pouce et l’index, d’une façon gracieuse et bienveillante, en répétant : « Très bien, très bien, très bien ! Ça va, ça va, ça va, ça va parfaitement. » 
M. Riquier, les yeux hagards, les joues violettes, l’écume aux lèvres, haletait, suffoquait, poussait des hoquets d’angoisse ; et, cramponné aux bras du fauteuil, faisait des efforts terribles pour rejeter cette bête de caoutchouc qui lui pénétrait dans le corps. 
Lorsqu’il en eut avalé un demi-mètre environ, le docteur dit : 
— Nous sommes au fond. Ouvrez. 
Le garçon alors ouvrit le robinet ; et bientôt le ventre du malade se gonfla visiblement, rempli peu à peu par l’eau tiède de la source. 
— Toussez, disait le médecin, toussez, pour amorcer la descente. 
Au lieu de tousser il râlait, le pauvre, et secoué de convulsions paraissait prêt surtout à perdre ses yeux qui lui sortaient de la tête. Puis soudain un léger glouglou se fit entendre par terre, à côté de son fauteuil. Le siphon du tube à double conduit venait enfin de s’amorcer ; et l’estomac se vidait maintenant dans ce récipient de verre où le médecin recherchait avec intérêt les indices du catarrhe et les traces reconnaissables des digestions incomplètes. 
— Vous ne mangerez plus jamais de petits pois, Lisait-il, ni de salade ! Oh ! pas de salade ! Vous ne la digérez nullement. Pas de fraises, non plus ! Je vous l’ai déjà répété dix fois, pas de fraises ! 

Problématique : En quoi ces auteurs utilisent la satire pour décrire, critiquer la médecine ? Et pourquoi ?

 

 Nous avons constitué un corpus de trois textes. Chaque texte abordant la médecine de manière différente.

 

Dans cet extrait du Médecin Malgré Lui, acte 2 scène II, Molière nous offre une satire des médecins de son temps.

Tout d’abord, le respect qu’inspire les médecins est essentiellement lié à leur image et non à leur compétence : pour être considéré comme tel, il faut porter l’habit – puisqu’Hypocrate l’a dit ainsi dans l’antiquité !

Par ailleurs, Molière critique la légitimité du diplôme de médecine, puisqu’ici quelques coups de bâtons suffisent à devenir médecin

Enfin, il critique l’état d’esprit des médecins, qui cherchent à se valoriser eux-mêmes, plus qu’à soigner les patients : Sganarelle se réjouit que la fille de Géronte soit malade, et souhaiterait qu’il en soit de même pour toute la famille afin de pouvoir se rendre utile et donc s’enrichir. Cela montre le paradoxe avec la citation: dans le serment d’Hypocrate, les médecins promettent de se soucier et de préserver la santé de leurs patients, non pas de souhaiter qu’ils soient malades.

 

Dans l’extrait de « Mont-Oriol », on observe une critique envers les médecins.

L’opération est décrite comme une supplice pour le patient, M. Riquier car le médecin utilise des ustensiles non adaptés ( « le garcon saisit un long tube qui se divisait en trois  vers le milieu... »). De plus le patient semble souffrir alors que le médecin prend un malin plaisir à expérimenter sur lui ses méthodes. La scène du lavement nous illustre les médecins comme des escrocs car ils utilisent la source pour s’enrichir.

Enfin, Maupassant développe le vocabulaire de la torture (« étranglé », »suffoquait »...) et multiplie les exagérations pour donner un aspect réaliste de la chose en l’occurrence la caricature des médecins.

 

 

 

Dans « Le malade imaginaire », Molière dénonce et critique la médecine du 17e siècle ainsi que les bourgeois prétentieux. Dans ce texte il met en scène Argant un medecin malade et Toinette une femme. Ce qui est critiqué ici c'est le fait qu'Argan ne puisse pas se soigner lui-même ce qui montre qu'il est incompétent dans son domaine et que Toinette revendique les prescriptions que lui donne le médecin.

 

Cependant, il y a certains points communs que l’on peut noter :

Ces trois textes parlent de la médecine.

Les auteurs cherchent a accentué la vérité pour la rendre comique (satire)

 

En conclusion, dans la littérature, les médecins sont représentés comme des escrocs incompétants ne cherchant qu’à s’enrichir.

Problématique : En quoi ces auteurs utilisent la satire pour décrire, critiquer la médecine ? Et pourquoi ?

 

 

Nous avons constitué un corpus de trois textes. Chaque texte abordant la médecine de manière différente.

 

Dans cet extrait du Médecin Malgré Lui, acte 2 scène II, Molière nous offre une satire des médecins de son temps.

Tout d’abord, le respect qu’inspire les médecins est essentiellement lié à leur image et non à leur compétence : pour être considéré comme tel, il faut porter l’habit – puisqu’Hypocrate l’a dit ainsi dans l’antiquité !

Par ailleurs, Molière critique la légitimité du diplôme de médecine, puisqu’ici quelques coups de bâtons suffisent à devenir médecin

Enfin, il critique l’état d’esprit des médecins, qui cherchent à se valoriser eux-mêmes, plus qu’à soigner les patients : Sganarelle se réjouit que la fille de Géronte soit malade, et souhaiterait qu’il en soit de même pour toute la famille afin de pouvoir se rendre utile et donc s’enrichir. Cela montre le paradoxe avec la citation: dans le serment d’Hypocrate, les médecins promettent de se soucier et de préserver la santé de leurs patients, non pas de souhaiter qu’ils soient malades.

 

Dans l’extrait de « Mont-Oriol », on observe une critique envers les médecins.

L’opération est décrite comme une supplice pour le patient, M. Riquier car le médecin utilise des ustensiles non adaptés ( « le garcon saisit un long tube qui se divisait en trois  vers le milieu... »). De plus le patient semble souffrir alors que le médecin prend un malin plaisir à expérimenter sur lui ses méthodes. La scène du lavement nous illustre les médecins comme des escrocs car ils utilisent la source pour s’enrichir.

Enfin, Maupassant développe le vocabulaire de la torture (« étranglé », »suffoquait »...) et multiplie les exagérations pour donner un aspect réaliste de la chose en l’occurrence la caricature des médecins.

 

 

 

Dans « Le malade imaginaire », Molière dénonce et critique la médecine du 17e siècle ainsi que les bourgeois prétentieux. Dans ce texte il met en scène Argant un medecin malade et Toinette une femme. Ce qui est critiqué ici c'est le fait qu'Argan ne puisse pas se soigner lui-même ce qui montre qu'il est incompétent dans son domaine et que Toinette revendique les prescriptions que lui donne le médecin.

 

Cependant, il y a certains points communs que l’on peut noter :

Ces trois textes parlent de la médecine.

Les auteurs cherchent a accentué la vérité pour la rendre comique (satire)

 

En conclusion, dans la littérature, les médecins sont représentés comme des escrocs incompétants ne cherchant qu’à s’enrichir.

07 avril 2019

Corpus

Le corpus est composé de trois extraits de romans. Pour notre corpus sur l’évolution de la critique du travail des médecins au fur et à mesure des siècles nous avons choisi comme  Le Malade Imaginaire de Molière ( XVIIè siècle ) ; Mont Oriol de Maupassant ( XIXè siècle ) et enfin Réparer les vivants de Maylis de Kerangal ( XXIè siècle ).
 

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01 avril 2019

OJMC

pour constituer notre corpus de trois textes nous avons choisi:

- Le médecin malgré lui de Molière

- Le malade imaginaire de Molière

- Mont Oriol de Maupassant

Pour chaque oeuvre nous avons sélectionnés des extrait mettant en lien les caricatures du monde médical.

Pour le médecin malgré lui, nous avons choisis un passage dans l'Acte II scène 5 . Dans cette scène le médecin Toinette consulte Argan. Il lui explique qu'il a un problème au poumon tandis que son médecin traitant lui a affirmé un problème de foie. Voici l'extrait choisi:

 

SGANARELLE, LÉANDRE.

SGANARELLE, regardant son argent.- Ma foi, cela ne va pas mal, et pourvu que...

LÉANDRE.- Monsieur, il y a longtemps que je vous attends : et je viens implorer votre assistance.

SGANARELLE, lui prenant le poignet.- Voilà un pouls qui est fort mauvais.

LÉANDRE.- Je ne suis point malade, Monsieur ; et ce n’est pas pour cela, que je viens à vous.

SGANARELLE.- Si vous n’êtes pas malade, que diable ne le dites-vous donc ?

LÉANDRE.- Non, pour vous dire la chose en deux mots, je m’appelle Léandre, qui suis amoureux de Lucinde, que vous venez de visiter : et comme, par la mauvaise humeur, de son père, toute sorte d’accès m’est fermé auprès d’elle, je me hasarde à vous prier de vouloir servir mon amour : et de me donner lieu d’exécuter un stratagème que j’ai trouvé, pour lui pouvoir dire deux mots, d’où dépendent, absolument, mon bonheur et ma vie.

SGANARELLE, paraissant en colère.- Pour qui me prenez-vous ? Comment oser vous adresser à moi, pour vous servir dans votre amour, et vouloir ravaler la dignité de médecin, à des emplois de cette nature?

LÉANDRE.- Monsieur, ne faites point de bruit.

SGANARELLE, en le faisant reculer.- J’en veux faire moi, vous êtes un impertinent.

LÉANDRE.- Eh ! Monsieur doucement.

SGANARELLE.- Un malavisé.

LÉANDRE.- De grâce.

SGANARELLE.- Je vous apprendrai que je ne suis point homme à cela : et que c’est une insolence extrême...

LÉANDRE, tirant une bourse qu’il lui donne.- Monsieur.

SGANARELLE, tenant la bourse.- De vouloir m’employer... Je ne parle pas pour vous : car vous êtes honnête homme, et je serais ravi de vous rendre service. Mais il y a de certains impertinents au monde, qui viennent prendre les gens pour ce qu’ils ne sont pas : et je vous avoue que cela me met en colère.

LÉANDRE.- Je vous demande pardon, Monsieur, de la liberté que...

SGANARELLE.- Vous vous moquez : de quoi est-il question ?

LÉANDRE.- Vous saurez, donc, Monsieur, que cette maladie que vous voulez guérir, est une feinte maladie Les médecins ont raisonné là-dessus, comme il faut ; et ils n’ont pas manqué de dire, que cela procédait, qui, du cerveau, qui, des entrailles, qui, de la rate, qui, du foie. Mais il est certain que l’amour en est la véritable cause : et que Lucinde n’a trouvé cette maladie, que pour se délivrer d’un mariage, dont elle était importunée. Mais, de crainte qu’on ne nous voie ensemble, retirons-nous d’ici : et je vous dirai en marchant, ce que je souhaite de vous.

SGANARELLE.- Allons, Monsieur, vous m’avez donné pour votre amour, une tendresse qui n’est pas concevable : et j’y perdrai toute ma médecine, ou la malade crèvera, ou bien elle sera à vous.

 

 

Corpus de textes: les différentes visions du médecin dans la littérature.

Corpus de texte

 

Texte A : Le médecin malgré lui ; Molière

Je suis d’avis de m’en tenir, toute ma vie, à la médecine. Je trouve que c’est le métier le meilleur de tous ; car, soit qu’on fasse bien ou soit qu’on fasse mal, on est toujours payé de même sorte : la méchante besogne ne retombe jamais sur notre dos ; et nous taillons, comme il nous plaît, sur l’étoffe où nous travaillons. Un cordonnier, en faisant des souliers, ne saurait gâter un morceau de cuir qu’il n’en paye les pots cassés ; mais ici l’on peut gâter un homme sans qu’il en coûte rien. Les bévues ne sont point pour nous ; et c’est toujours la faute de celui qui meurt. Enfin le bon de cette profession est qu'il y a parmi les morts une honnêteté, une discrétion la plus grande du monde ; et jamais on n'en voit se plaindre du médecin qui l'a tué.

 

Texte B : Mont Oriol ; Guy de Maupassant

La journée du lendemain s'annonça mal pour Andermatt. En arrivant à l'établissement des bains, il apprit que M. Aubry-Pasteur était mort, dans la nuit, d'une attaque d'apoplexie, au Splendid Hôtel. Outre que l'ingénieur lui était très utile par ses connaissances, son zèle désintéressé et l'amour dont il s'était pris pour la station du Mont-Oriol qu'il considérait un peu comme sa fille, il était fort regrettable qu'un malade, venu pour combattre une tendance congestive, mourût justement de cette manière, en plein traitement, en pleine saison, au début du succès de la ville naissante.
Le banquier, fort agité, allait et venait dans le cabinet de l'inspecteur absent, cherchait les moyens d'attribuer une autre origine à ce malheur, imaginait un accident, une chute, une imprudence, la rupture d'un anévrisme ; et il attendait avec impatience l'arrivée du docteur Latonne, afin que le décès fût adroitement constaté sans qu'aucun soupçon pût s'éveiller sur la cause initiale de l'accident.

 

Texte C : Récits d'un jeune médecin ; Mikhaïl Boulgakov

Sur la table, il y avait une seringue sur un morceau de gaze, ainsi que quelques ampoules pleines d'une huile jaune. Les pleurs de l'employé nous parvenaient par la porte que quelqu'un vint fermer, la silhouette d'une femme vêtue de blanc apparut dans mon dos. La chambre était plongé dans la pénombre, on avait recouvert le coté de la lampe d'un chiffon vert. Dans cette ombre verdâtre, un visage de papier mâché reposait sur l'oreiller. Des cheveux clairs pendaient en mèches, tout en désordre. Le nez était pincé et les narines bouchées par un coton rougis de sang .

- Le pouls..., me murmura le médecin.

Je pris le bras inanimé, y posait mes doigts d'un geste déjà habituel, et tressaillit. Sous mes doigts, je sentis trembler à petits coups , rapidement, puis tout retomba et il n'y eut polis qu'un fil. Comme chaque fois que je vois la mort en face, quelque chose se glaça en moi, au creux l'estomac. Je la déteste. J’eus encore le temps de briser l’extrémité d'une ampoule et d'aspirer l'huile épaisse dans ma seringue.

 

 

Présentation du corpus

 

Grâce a cet ensemble de trois textes nous allons pouvoir exprimer les différentes façons dont les médecins sont vus par les différents auteurs. Nous avons utilisé les œuvres : Mont-Oriol de Guy de Maupassant, Le médecin malgré lui de Molière, et Récits d'un jeune médecin de Mikhaïl Boulgakov.

Nous avons sélectionné ces trois textes car selon nous, ils montrent parfaitement les différentes visions que la société peut avoir sur les médecins. En effet, dans ces extraits, on voit le médecin à chaque fois très différemment en fonction de la vision de l’auteur.

Dans le premier texte que nous avons sélectionné, Molière explique que les médecins n'ont jamais de problèmes, quoiqu'il fassent, même si ils commettent une faute grave.

Dans le deuxième texte, le médecin est présenté comme un personnage véreux qui se fiche du bien-être de ses patients et préfère cacher la vérité sur la mort d'un homme plutôt que de la dévoiler et risquer de se créer une mauvaise réputation.

Dans le troisième texte, le médecin est vu comme un homme qui s'inquiète du bien-être de ses patients et fait ce qu'il peut pour les sauver.

Les deux premiers textes montrent une vision péjorative du médecin: le premier le montre comme quelqu'un qui se fiche de savoir si il fait bien son métier ou non car au final il n'aura jamais de problèmes; et le deuxième comme quelqu'un de véreux et qui préfère mentir pour se protéger au détriment de ses patients. Ainsi, on voit que ces deux textes montrent le médecin comme un personnage mauvais.

Pour préciser, on peut dire que dans le deuxième texte, on voit deux vices du médecin: son envie de cacher la vérité pour ne pas entacher son image mais aussi le fait qu'il soit plus affecté par le fait que la mort d'un homme puisse entacher l'image de la station plutôt que par le fait d'avoir perdu l'ingénieur dont il était proche. On le voit bien dans cet extrait: "Outre que l'ingénieur lui était très utile par ses connaissances, son zèle désintéressé et l'amour dont il s'était pris pour la station du Mont-Oriol qu'il considérait un peu comme sa fille, il était fort regrettable qu'un malade, venu pour combattre une tendance congestive, mourût justement de cette manière, en plein traitement, en pleine saison, au début du succès de la ville naissante." D'ailleurs, on repère cela par l'emploi du mot "outre".

Dans le deuxième texte en revanche, on peut bien comprendre ce que l'on a évoqué plus haut, c'est-à-dire que le médecin se fiche de bien faire les choses car il n'aura jamais aucun problème, dans cette citation: "Je trouve que c’est le métier le meilleur de tous ; car, soit qu’on fasse bien ou soit qu’on fasse mal, on est toujours payé de même sorte." Il semble totalement détaché de ce pourquoi un médecin devrait aimer sa profession: sauver des vies, aider des personnes, car la raison pour laquelle il aime son métier est celle évoquée plus haut. Cela prouve bien qu'il se fiche de ses patients et de son métier.

Le troisième texte est différent, c'est le seul qui apporte une vision plutôt positive du médecin qui est décrit comme attentionné et soucieux. En effet on peut lire dans l'extrait: "Comme chaque fois que je vois la mort en face, quelque chose se glaça en moi, au creux l'estomac. Je la déteste." Il semble ainsi très affecté par la mort de sa patiente et ne pense pas tout de suite à savoir les problèmes qu'il pourrait avoir ou à cacher la vérité. Il parait ainsi bien plus humain que le personnage décrit dans les premiers extraits.

 

On pourrait aussi réfléchir à l'évolution de la vision de la société à l'égard des médecins. Le médecin malgré lui et Mont-Oriol ont respectivement été écrit en 1666 et 1887, ce sont donc des textes plutôt anciens; alors que Récit d'un jeune médecin a été écrit en 1963. Certes l'écart dans le temps n'est pas immense, mais il n'en reste pas moins que l'on peut se poser la question de savoir si, en environ quatre-vingts ans, le regard que porte la société sur la figure qu'est le médecin n'a pas changé. On ne voit plus le médecin comme intéressé par l'argent mais pas par le bien-être de ses patients mais comme une personne réellement soucieuse et attentionnée. 

Ce qui pourrait aussi expliquer cet écart de vision est l'auteur lui-même. En effet, Molière et Maupassant ne sont pas réellement médecins alors que Boulgakov l'est. On pourrait donc avoir simplement le contraste entre ce que les auteurs et donc la société pensent et ce qu'est la réalité du métier et de la pensée du médecin...

 Grâce à ce regroupement de textes, il semble que l'on ait pu voir les différentes visions du médecin dans la société.

Corpus des jeunes médecins

Pour ce corpus, nous avons choisi deux romans et une autobiographie. Le premier est intitulé Réparer les vivants de Maylis de Kerangal. Il retrace l'opération d'une transplantation cardiaque à travers tous les médecins, infirmiers et mêmes figurants qui y assistent. Le second roman est écrit par Shilpi Somaya Gowda et se nomme Un fils en or. C'est une histoire d'amour entre un étudiant Indien en médecine qui part faire son internat aux Etats-Unis et une jeune indienne de son village d'origine. L'autobiographie est celle du Docteur Nadia Volf qu'elle a intitulée J'ai choisi la liberté et dans laquelle elle parle de son parcours en tant que médecin juif russe qui a du repasser son diplôme en médecine à Paris à cause de sa religion.

Nous avons trouvé intéressant le lien entre Un fils en or et J'ai choisi la liberté puisque Anil et Nadia sont tous les deux de jeunes médecins qui ont du quitter leur pays d'origine pour suivre leur vocation. Tous les deux ont du faire face à l'indifférence de leur pays d'accueil et ont subi une mise à l'écart : le premier pour ses origines et la seconde pour sa religion.

La satire des médecins dans les œuvres littéraires- Lucie G, Noa, Lisa et Paul

Nous avons décidé de constituer un corpus composé des trois textes suivants issus des œuvres Mont-Oriol, de Guy de Maupassant, Le Malade Imaginaire de Molière et une œuvre littéraire allemande, Les Physiciens de Friedrich Dürrenmatt.

Nous avons réuni ces textes, car ils nous semblent posséder de nombreux points communs et d’après nous, nous évoquent les médecins d’une manière semblable.

                    Le lien ci-dessous vous dirigera vers le recueil des extraits de notre corpus:

https://docs.google.com/document/d/1pBwKrkER6Pzd_IMasH5aoOW4paM-D4Pvij2nVfvj6nE/edit#

 

Premièrement, dans l’œuvre Mont-Oriol, qui est un roman de Guy de Maupassant, nous avons choisi un extrait dans lequel le docteur Bonnefille prescrit une ordonnance, sous l’œil attentif de Madame Andermatt. Cet extrait se situe dans le premier chapitre de l’œuvre.

Concernant notre deuxième œuvre nous avons choisi Le Malade Imaginaire par Molière, qui est une pièce de théâtre dramatique. Plus précisément un extrait se situant à la scène VI, de l'acte II dans lequel le médecin Mr. Diafoirus effectue une consultation avec son fils Thomas, futur médecin.

Pour compléter et clôturer notre sélection, nous avons retenu une œuvre étrangère, un classique littéraire Allemand, Les Physiciens de Friedrich Dürrenmatt, qui est aussi une pièce de théâtre. Dans cet extrait, l’auteur nous fait part de sa vision des physiciens et des médecins.

 

Nous allons, dans un premier temps, analyser les différents extraits pour relever leurs points communs. Puis, nous verrons que ces textes comportent, tout de même, des différences.

Premièrement, deux des trois œuvres sont toutes deux des comédies. En effet, l’œuvre de Friedrich Dürrenmatt ainsi que celle de Molière sont, toutes deux, des pièces de théâtre.

Deuxièmement, les trois textes nous offrent une vision péjorative des médecins où la satire est utilisée pour les décrédibiliser. Effectivement, dans Mont-Oriol, Mr. Bonnefille prescrit des substances insensées ayant des effets secondaires inimaginables et tous plus fantasques les uns que les autres : “De l’iodure de potassium [...] le laissera, en peu de temps, aussi impuissant qu’imbécile. [...] Du chloral qui rend fou, de la belladone qui attaque les yeux". Ici, le médecin est donc présenté comme une personne saugrenue, qui n’a aucune réelle compétence et qui prescrit n’importe quoi. D’autre part, dans Le Malade Imaginaire le médecin Mr. Diafoirus est également ridiculisé, présenté de la même façon que Mr. Bonne-Fille. Lors de leur consultation, ils utilisent des grands mots pour mettre en avant leurs compétences de médecins, qui sont en réalité plus que contestables, comme le révèlent ces citations : “Eh oui, qui dit parenchyme, dit l’un et l’autre, à cause de l’étroite sympathie qu’ils ont ensemble, par le moyen du vas brève du pylore, et souvent des méats cholidoques. Il vous ordonne sans doute de manger force rôti ? [...] Eh oui, rôti, bouilli, même chose. Il vous ordonne fort prudemment, et vous ne pouvez être en de meilleures mains.” Ces deux phrases sont prononcées par Mr. Diafoirus.

Sans oublier, Les Physiciens qui présente les médecins travaillant dans des établissements psychiatriques comme équivalents, aussi délirants que leurs patients, sans conscience : “fous inoffensifs, dociles”. Autrement dit, ils les décrivent mentalement aussi instables que les patients dont ils s’occupent. On peut relever ces citations montrant que Friedrich Dürrenmatt a souhaité montrer au lecteur jusqu'où ils peuvent aller à cause de leur inconstance mentale : ”quelque chose d’inquiétant”, ou “l’un deux a étranglé une infirmière”. Ainsi, l’auteur, comme pour les deux textes précédents met en exergue le fait que les médecins peuvent être poussés à commettre des actes improbables pour des médecins. De ce fait, Maupassant, Dürrenmatt, et Molière présentent dans leurs trois oeuvres les médecins comme des charlatans, des imposteurs, qui se vantent de pouvoir guérir diverses maladies alors qu’en réalité, ils profitent seulement de la crédulité des patients, en utilisant de belles paroles sans avoir de réelles compétences pour les soigner, et en pratiquant des consultations non-valables.

Nous avons pu trouver un autre point commun entre Mont-Oriol et Le Malade Imaginaire : en effet, il nous a semblé que les deux extraits étaient construits de manière assez similaire : ils sont écrits d'une certaine façon que l'on pourrait croire que la consultation et ensuite la prescription de médicaments feraient partie d'un même extrait : en effet les deux extraits sont extrêmement ridicules, aussi la date de publication du Malade Imaginaire est 1673, et celle de Mont-Oriol est 1887, comme ci Molière avait écrit le début de l'extrait satirique et plus de deux cents ans après, Maupassant avait repris l'écriture de l'extrait et fait la prescription suite à la consultation. Les deux extraits s'emboîtent comme s'ils faisaient partie d'une seule et même oeuvre. Nous avançons cet argument car nous trouvons que leur manière d'écrire chacun les extraits que nous avons choisi se complètent, correspondent, il y a comme une sorte d'harmonie entre ces deux passages, ce qui nous paraît particulièrement intéressant dans la mesure où l'époque des auteurs et par conséquent de rédaction des deux œuvres sont complètement différentes.

Ainsi, nous avons pu, en comparant ces trois textes, voir comment nos trois auteurs dénoncent la pratique des médecins de leur époque.

 

Cependant, ces trois textes ne sont pas en tous points similaires. C'est pourquoi nous avons pu relever quelques différences.

Premièrement, nous pouvons remarquer que ces trois œuvres sont chacunes, écrite à une époque différente ainsi que par un auteur différent. En effet, Le Malade Imaginaire a été écrit par Molière en 1673, soit dans la seconde partie des Temps Modernes. Mont-Oriol, quant à lui, a été écrit par Maupassant dans L'Époque Contemporaine plus précisément en 1887. Enfin, Les Physiciens est un livre écrit par un auteur allemand et paru, comme Mont-Oriol dans l'Époque Contemporaine. Cependant, il a été écrit plus de 80 ans plus tard en 1962. De plus, ces livres ne sont pas tous des romans naturalistes à l'image de Mont-Oriol. Ce livre est même le seul roman de la sélection puisque Le Malade Imaginaire ainsi que Les Physiciens sont, tous deux, des pièces de théâtre. Ainsi, nous pouvons voir que la critique des médecins est universelle : les médecins sont critiqués à toutes les époques et dans tous les pays.

Enfin, nous pouvons remarquer que si l'humour satirique est mis en évidence dans Le Malade Imaginaire ainsi que dans Mont-Oriol, ce n'est pas le cas des Physiciens. Effectivement, le style d'écriture de l'auteur laisse moins transparaître le côté humoristique de l'extrait. Il est vrai que les médecins ne se retrouvent pas à faire des consultations et des prescriptions ridicules faisant rire les lecteurs. Cependant, l'humour satirique reste présent dans ce livre. En effet, nous pouvons relever certains passages tels que "ils feraient de malades modèles" ou encore "fous inoffensifs". Au travers de ces deux citations, nous pouvons relever des traces d'humour, en effet un médecin comparé à un malade ou à un fou est ridicule. Ainsi, l'auteur utilise, tel que Maupassant et Molière, l'humour pour critiquer sauf que celui-ci est plus caché, moins transparent.

 

En conclusion, nous pouvons dire que bien que ces trois textes possèdent quelques différences, ils ont de nombreux points communs qui nous permet de les rassembler dans un seul et même corpus. En effet comme nous l'avons vu plus tôt, bien que les auteurs ont écrit leurs livres à des époques différentes, leur vision péjorative des médecins reste la même. Cependant, nous pouvons nuancer leur vision puisque aujourd'hui, les médecins sont des personnes compétentes faisant avancer la science grâce à leurs facultés plus que remarquables. Sans oublier que chaque jour, ils sauvent des vies.

 

 

 

 

Voici les biographies des trois auteurs dont les œuvres sélectionnées pour rédiger ce corpus :

542px-Friedrich_duerrenmatt_19890427.jpg

Friedrich Dürrenmatt,

Source : Wikipédia

 

Friedrich Dürrenmatt est un écrivain, auteur de romans policiers, dramaturge et peintre suisse de langue allemande. Il est né le 5 janvier 1921 et est mort le 14 décembre 1990 en Suisse. Son grand-père était un célèbre satiriste.

Ses livres les plus connus sont La Panne, Les Physiciens, La Promesse, ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

469px-Molière_-_Nicolas_Mignard_(1658).jpg

Molière, Source : Wikipédia

 

 

Molière ou Jean-Baptiste Poquelin est un comédien et dramaturge français. Il est né 1622 et est mort à l'âge de 51 ans le 17 janvier 1673. L'Étourdi, Le Bourgeois gentilhomme, Les Amants magnifiques, Psyché, La Comtesse d'Escarbagnas, Les Fourberies de Scapin, Les Femmes savantes, Le Malade imaginaire sont ses principales œuvres.

 

 

 

 

 

437px-Guy_de_Maupassant_fotograferad_av_Félix_Nadar_1888.jpg

Guy de Maupassant,

Source : Wikipédia

Guy de Maupassant est un écrivain et journaliste littéraire français. Il est né le 5 août 1850 et est mort le 6 juillet 1893.

Ses principales œuvres sont : Bel-Ami, le Horla.

 

 

corpus: l'image du médecin dans la littérature

corpus médecins litterature et société 2.odt

Analyse :

Dans ce corpus, tous ces extraits d’œuvres littéraires ont le même sujet, critiquer les médecins sur leur profession. Les scènes se ressemblent entre le patient et le médecin, en effet dans tous ces passages le docteur se moque de son patient et ne prend pas au sérieux, comme dans Knock lors de la scène avec le Tambour, « Est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce que ça vous grattouille ? ». Selon les auteurs, pour les médecins tout est prétexte de maladie afin gagner plus d'argent, les méthodes de guérison les plus extrêmes sont utilisées, dans le malade imaginaire, Toinette recommande à Argan de se faire crever un œil et couper un bras car selon lui, cela lui permettra de réduire sa consommation de nourriture. Les médecins ne soucient pas de la santé de leurs patients mais les arnaquent. Les patients dépensent sans compter pour se faire soigner car ils ont confiance en leurs médecins alors qu'ils n'ont pour but que de s'enrichir.

En conclusion, dans la littérature les médecins sont tous représentés comme des arnaqueurs qui veulent seulement gagner de l'argent et qui vont en l'encontre de leur profession qui est de soigner leurs patients. En effet, dans ces extraits les docteurs jouent de leur influence, se moquent de leurs patients.

Marie L ; Capucine.